POP Montréal | Mosez Jones, hip-hop MTL pur jus

Entrevue réalisée par Jacob Langlois-Pelletier
Genres et styles : boom bap / hip-hop / jazz-hop

renseignements supplémentaires

Amateurs de rap old-school et boom bap teinté d’inspirations jazz & R&B, Mosez Jones est sans équivoque l’artiste que vous devez découvrir à travers la vaste programmation de Pop Montréal. Le Montréalais allie sa passion pour la poésie à la musique, proposant des textes soignés et d’excellentes productions de son cru. À quelques heures de sa présence à POP Montréal, PAN M 360 s’est entretenu avec lui afin d’en connaître plus sur son histoire, ses inspirations et ses projets futurs.

En 2018, Mosez Jones fait son apparition sur la scène musicale montréalaise avec Redfern, une collaboration avec le chanteur Fernie. D’entrée de jeu, ses habiletés rythmiques se faisaient ressentir. Après près de deux ans de pause, il est revenu à la charge en mars dernier avec Runnin’ suivi quelque mois plus tard de Perfect Like This?. Dans ses deux dernières sorties, Jones est en plein contrôle de son art et n’hésite pas à chanter davantage. Le mariage de rap et de chant que l’on retrouve sur ses récents morceaux lui va à merveille. Ça promet pour la suite! 

Samedi soir, Mosez Jones partagera la scène du Diving Bell Social Club avec Claire Ridgely, 1000joules et Stockdale.

PAN M 360 : Apprenons à vous connaître! D’où venez-vous? 

MOSEZ JONES : Je suis né et j’ai grandi à Montréal. J’ai vécu à plusieurs endroits et j’ai déménagé à plusieurs reprises. La ville est magnifique, je l’adore.

PAN M 360 : Quelle place occupait la musique lors de votre enfance?

MOSEZ JONES : La musique était très importante dans ma vie, principalement parce que mon père était musicien. Quant à mère, elle est aussi passionnée de musique. Bien évidemment, j’ai toujours été entouré de musique. Quand j’étais plus jeune, j’écoutais de tout, du heavy métal jusqu’à Whitney Houston et Queen. J’ai aussi passé de nombreuses heures à écouter des vidéo-clips à la télévision sur des chaînes comme MTV. Ça m’a exposé à la musique de partout. 

PAN M 360 : Pourquoi avez-vous commencé à créer de la musique? Qu’est-ce que cela vous apportait?

MOSEZ JONES : Je crois que j’ai commencé à créer de la musique afin d’amener mon écriture à un autre niveau. J’ai débuté l’écriture de poème à l’âge de six ans. Lorsque j’ai commencé à écouter davantage de rap, hip-hop et R&B, je suis tombé en amour avec la combinaison de rythme et de poésie qu’on y retrouve. Pour moi, créer de la musique était la suite logique pour atteindre un niveau supérieur. Cela me permettait de rendre mon art plus accessible. La création musicale a aussi eu un effet thérapeutique dans ma vie. J’ai appris beaucoup en écoutant les créations de différents artistes. 

PAN M 360 : Quelle importance accordez-vous à l’écriture dans votre création?

MOSEZ JONES : Je crois que c’est la partie la plus importante! Cependant, je suis probablement biaisé, car je suis un écrivain. Pour moi, la poésie est une manière de rendre mon message plus agréable et digeste, ce qui est nécessaire en musique. C’est très important de jouer avec les mots et d’utiliser des métaphores afin de peindre des images avec nos mots. Quand j’écoute une chanson, je trouve que c’est primordial de sentir que beaucoup d’efforts ont été mis dans l’écriture. Bref, j’y accorde beaucoup de temps. 

PAN M 360 : Votre musique est teintée d’influences diverses telles que le jazz, le hip-hop et le R&B. Qu’écoutez-vous en général?

MOSEZ JONES : Ces derniers temps, j’écoute beaucoup de chansons tirées de films, car j’en ai visionné plusieurs récemment. Je trouve que les musiques de film sont géniales. Sinon, je m’intéresse beaucoup à tout ce qui est indie, rock et même punk. Récemment, j’écoute pas mal de Jungle, Half Moon Run, Mac Miller et Dominic Fike. D’ailleurs, j’ai adoré le dernier album de ce dernier. Dominic Fike est probablement dans mon top des artistes avec qui je rêverais de collaborer. 

PAN M 360 : Quand avez-vous commencé à faire paraître des morceaux?

MOSEZ JONES : Je dirais que j’ai commencé à réellement prendre la musique au sérieux en 2018. Avant ça, je mettais des morceaux en ligne ici et là sur SoundCloud. Ça m’a permis de m’habituer à sortir des titres et d’avoir l’avis des gens avant de réellement me lancer. 

PAN M 360 : On retrouve de nombreuses productions datant de plusieurs années sur votre SoundCloud. Produisez-vous encore?

MOSEZ JONES : Oui, je produis encore. Prenons en exemple ma dernière sortie Perfect Like This?, j’ai créé 95% du morceau. Le reste a été fait avec un ami à moi. Aussi, la plupart de mes chansons qui ne sont pas encore sorties, je les ai produites. 

PAN M 360 : Parlons justement de votre plus récent titre Perfect Like This?. Comment s’est déroulée la création de ce morceau?

MOSEZ JONES : J’adore cette chanson. Ça faisait longtemps que je ne m’étais pas senti aussi bien lors de la création d’un morceau. Mon ami et moi sommes partis dans un chalet dans le nord pendant quelques jours. Nous avons apporté tout notre matériel pour créer, et c’est là que ce titre est né. Perfect Like This? a été façonné en une journée, et la création était extrêmement fluide. Je ne dirais pas que c’est une chanson d’amour, mais ça aborde définitivement ce thème. « Qu’est-ce qui rend quelque chose ou quelqu’un de parfait » ou « Est-ce possible d’être parfait » sont deux questions qui émanent de ce morceau. Il faut vraiment écouter et lire les paroles pour bien en saisir le message. 

PAN M 360 : Dans vos deux plus récentes sorties Runnin’ et Perfect Like This?, vous arborez un style plus assumé et R&B. Est-ce le son que vous recherchez présentement? 

MOSEZ JONES : C’est une bonne question. Je ne sais pas si c’est nécessairement ça que je recherche. Récemment, j’expérimente beaucoup et j’aime essayer de nouvelles choses. J’aime chanter davantage et je veux le faire de plus en plus. C’est ce que j’essaie d’accomplir. Je ne dis pas que mon prochain projet va être entièrement différent de ce que j’ai fait par le passé, mais j’aimerais avoir une approche créative plus indie dans le futur.

PAN M 360 : Alors, à quoi devons-nous s’attendre de vous au cours des prochains mois?

MOSEZ JONES : En ce moment, je prépare beaucoup de choses. Tranquillement, je me prépare à la sortie d’un projet. J’ai très hâte de pouvoir dévoiler des morceaux sur lesquels je travaille depuis longtemps. 

PAN M 360 : Comment décririez-vous votre projet à venir?

MOSEZ JONES : Plus élaboré. Je sais que c’est un choix intéressant de mot, mais je dirais que c’est définitivement plus élaboré. Focused

PAN M 360 : En quel sens sera-t-il plus élaboré que ce que vous avez fait antérieurement?

MOSEZ JONES : J’ai créé dans un état d’esprit très isolé, 90 à 95% des idées proviennent de moi-même, de mes pensées et de mon énergie. Je me suis occupé de la plupart des productions et de l’enregistrement. J’avais mes propres idées et j’ai tout fait pour les transposer dans ma musique. Presque tout provient de moi et c’est en ce sens que ce sera plus élaboré et approfondi. 

PAN M 360 : Vous monterez sur la scène du Diving Bell Social Club samedi soir dans le cadre de POP Montréal. Comptez-vous offrir des morceaux inédits au public?

MOSEZ JONES : Oh yeah, c’est certain! Je vais jouer quelques-uns de mes morceaux déjà parus et je vais en faire plusieurs qui sont inédits. J’adore pouvoir faire de nouvelles musiques en show afin de voir les réactions des gens dans la salle. Je ne sais pas encore si je vais dire les noms des titres inédits, mais je suis certain que vous serez en mesure de reconnaître lorsque j’en jouerai des nouveaux!

Tout le contenu 360

Domaine Forget 2026 | Marc Hervieux chante 35 ans de carrière

Domaine Forget 2026 | Marc Hervieux chante 35 ans de carrière

Concerts aux Îles du Bic | Robin Servant : la musique comme lieu de rencontre

Concerts aux Îles du Bic | Robin Servant : la musique comme lieu de rencontre

Domaine Forget 2026 | Bach éternel et éternelles passions avec Rachel Barton Pine

Domaine Forget 2026 | Bach éternel et éternelles passions avec Rachel Barton Pine

Élan de cordes dans les parcs de Montréal avec Andrei Feher et l’Orchestre classique de Montréal

Élan de cordes dans les parcs de Montréal avec Andrei Feher et l’Orchestre classique de Montréal

Présence autochtone 2026 | La programmation avec André Dudemaine

Présence autochtone 2026 | La programmation avec André Dudemaine

Concerts aux Îles du Bic | Samaqani Cocahq fait revivre les traditions wolastoq

Concerts aux Îles du Bic | Samaqani Cocahq fait revivre les traditions wolastoq

Concerts aux Îles du Bic | Pierre-Luc Lecours et l’Ensemble Modulaire : entre le son, l’image et l’instant 

Concerts aux Îles du Bic | Pierre-Luc Lecours et l’Ensemble Modulaire : entre le son, l’image et l’instant 

Concerts aux Îles du Bic | Andrea Stewart : « On est toujours en création »

Concerts aux Îles du Bic | Andrea Stewart : « On est toujours en création »

Concerts aux Îles du Bic | Chloé Dumoulin ose une nouvelle lecture de Chopin

Concerts aux Îles du Bic | Chloé Dumoulin ose une nouvelle lecture de Chopin

Lanaudière 2026 | Saskia Giorgini : le piano italien

Lanaudière 2026 | Saskia Giorgini : le piano italien

Lanaudière 2026 | L’extase romantique de Beethoven à Tchaïkovski : Veronika Eberle nous en cause

Lanaudière 2026 | L’extase romantique de Beethoven à Tchaïkovski : Veronika Eberle nous en cause

Concerts aux Îles du Bic – Audace et convivialité, sur les berges du Bas-du-Fleuve

Concerts aux Îles du Bic – Audace et convivialité, sur les berges du Bas-du-Fleuve

Domaine Forget 2026 | Kim Richardson parle de Duke Ellington… et d’elle-même !

Domaine Forget 2026 | Kim Richardson parle de Duke Ellington… et d’elle-même !

Lanaudière 2026 | Macbeth de Verdi et l’OM en clôture, le baryton Étienne Dupuis nous explique le tout

Lanaudière 2026 | Macbeth de Verdi et l’OM en clôture, le baryton Étienne Dupuis nous explique le tout

Domaine Forget 2026 | L’Orchestre national des jeunes du Canada selon deux interprètes

Domaine Forget 2026 | L’Orchestre national des jeunes du Canada selon deux interprètes

Nuits d’Afrique 2026 | Elida Almeida électrise le folklore capverdien

Nuits d’Afrique 2026 | Elida Almeida électrise le folklore capverdien

Concerts lyriques de l’ICAV| Le chef Julien Proulx nous prépare aux Contes d’Hoffmann

Concerts lyriques de l’ICAV| Le chef Julien Proulx nous prépare aux Contes d’Hoffmann

L’Orchestre du CNA au Domaine Forget : voyage entre musiques allemandes, britanniques et andines

L’Orchestre du CNA au Domaine Forget : voyage entre musiques allemandes, britanniques et andines

Nuits d’Afrique 2026 | Forro das Comadres : le Forro des femmes

Nuits d’Afrique 2026 | Forro das Comadres : le Forro des femmes

Lanaudière 2026 | Charles Richard-Hamelin et l’OSQ jouent Grieg dans une célébration nordique

Lanaudière 2026 | Charles Richard-Hamelin et l’OSQ jouent Grieg dans une célébration nordique

Lanaudière 2026 | Une Vie de héros par Payare et l’OSM, Les Nuits d’été de Marie-Nicole Lemieux

Lanaudière 2026 | Une Vie de héros par Payare et l’OSM, Les Nuits d’été de Marie-Nicole Lemieux

Lanaudière 2026 | L’OSM et Rafael jouent Chostakovitch et Gabriela Ortiz avec Alisa Weilerstein

Lanaudière 2026 | L’OSM et Rafael jouent Chostakovitch et Gabriela Ortiz avec Alisa Weilerstein

Nuits d’Afrique 2026 | Azara, la voix du flamenco qui s’enracine à Montréal

Nuits d’Afrique 2026 | Azara, la voix du flamenco qui s’enracine à Montréal

Nuits d’Afrique | Chris Combette, richesse et fluidité guyanaises

Nuits d’Afrique | Chris Combette, richesse et fluidité guyanaises

Inscrivez-vous à l'infolettre

Inscription
Infolettre

« * » indique les champs nécessaires

Type d'abonné