Ghost Woman : Madame et son fantôme

Entrevue réalisée par Stephan Boissonneault
Genres et styles : garage-rock / rock / stoner-rock

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Ghost Woman, groupe de garage psychédélique albertain, est le pseudo du multi-instrumentiste Evan Uschenko, qui a gagné sa vie de musicien en jouant, entre autres, au sein du groupe de Michael Rault. Il a eu l’occasion de tourner avec King Gizzard & The Lizard Wizard. Mais en 2016, Evan Uschenko a décidé d’écrire et d’enregistrer sa propre musique. Résultat : Ghost Woman, un mélange de psych-vintage des années 60 qui évoque des groupes comme The Pretty Things, et de son plus moderne comme White Fence. Ghost Woman a rejoint l’étiquette britannique Full Time Hobby et prépare son premier album complet. 

Avant son double passage à M pour Montréal, ce mercredi et ce vendredi, Evan Uschenko a discuté avec PAN M 360 de ses origines, de ses influences et de l’avenir de Ghost Woman. 

PAN M 360 : Pourquoi as-tu créé Ghost Woman

Evan Uschenko : Eh bien, j’ai surtout été un musicien embauché par d’autres groupes. Tout au long de ma vie, je n’avais jamais vraiment fait quelque chose de mon propre chef. Et puis, un peu par hasard, je me suis trouvé à un moment où une relation s’est terminée et des saloperies ont commencé à se produire. Et je me suis dit que je devrais peut-être commencer à faire mes propres trucs. Alors j’ai écrit un tas de chansons et j’ai fait quelques concerts au hasard. Et beaucoup de gens ont aimé ça. Et j’ai aimé ça.

PAN M 360 : Y a-t-il une histoire derrière ce nom?

Evan Uschenko : C’est une histoire anodine… Nous étions en tournée à Portland, Oregon, et nous sommes allés chez Mississippi Records. C’est une sorte de magasin de disques, qui vend aussi ses propres productions, de vieilles compilations et de vieilles chansons, entre autres. Il y avait une compil de blues intitulée Ghost Woman Blues. Et je crois que c’est une chanson de… Heu, je ne me souviens pas de son nom parce que j’avais un peu la gueule de bois…

PAN M 360 : George Carter?

Evan Uschenko : Oui, je crois. J’ai juste regardé ça et je me suis dit « Cool, ça se lit bien », et j’ai noté ce truc dans mon téléphone portable en me disant que, peut-être, je l’utiliserais un jour. Donc, c’est à peu près ça l’histoire. Au fil des ans, j’ai remarqué que dans toutes les relations dans lesquelles je me suis trouvé, tout le monde finit par partir sans dire grand-chose. Alors peut-être que c’est un thème récurrent dans ma vie, les « femmes fantômes »… Mais je ne sais pas. Tu peux inventer tout ce que tu veux, mais en fait, ça avait l’air chouette.

PAN M 360 : J’ai lu quelque part que tu voulais vivre dans une camionnette, à un moment donné de ta vie. Est-ce que c’est toujours le cas?

Evan Uschenko : J’espère y arriver d’ici deux ans. J’ai cette camionnette que je veux transformer en « maison ». C’est un peu en veilleuse, c’est un projet à long terme. J’ai juste besoin d’un petit atelier pour pouvoir travailler dessus et tout ça. Si vous revenez dans un an, quelque chose aura peut-être été fait. Nous verrons bien.

PAN M 360 : Vous avez sorti quelques simples et un EP, mais avez-vous l’intention de sortir un album complet à un moment donné?

Evan Uschenko : J’ai assez de chansons pour un album complet. L’objectif est de le lancer au printemps de l’année prochaine. Nous avons sorti une chanson récemment. Et peut-être en sortirons-nous quelques autres  d’ici le printemps. Ensuite l’album complet sortira.

PAN M 360 : Et l’EP, Lost Echo’s, était plus fuzzy-garage-rock, mais le nouveau simple Do You est plus psychédélique, à la Brian Jonestown Massacre. 

Evan Uschenko : Quand j’ai fait les chansons de l’EP, j’écoutais beaucoup de choses avec mon groupe et nous étions sur la route avec King Gizzard & the Lizard Wizard. Donc, c’était un peu là où j’avais la tête. Je me disais « Ces gars-là jouent et leurs concerts sont dingues ». Alors OK, peut-être qu’on devrait essayer quelque chose comme ça. J’écoute beaucoup White Fence et d’autres groupes du genre. Ça m’a fait découvrir tout un tas de vieilles compilations de rock garage des années 60, notamment. Au fil des ans, je me suis mis à aimer Brian Jonestown Massacre et les Black Angels, j’ai décidé que cette ambiance serait cool en concert.

PAN M 360 : Super. Alors, à quoi ressemble Ghost Woman sur scène?

Evan Uschenko : Tout le monde y passe un bon moment. Quand je crée ou que j’enregistre une chanson, j’essaie toujours de la projeter sur scène; comment passera-t-elle en live? Parce que j’adore les concerts, c’est plus bruyant, c’est plus rugueux. En fait, je préfère notre son en concert. C’est un peu différent. Nous essayons de reproduire les enregistrements aussi fidèlement que possible, mais la plupart du temps, nous les étoffons et nous nous amusons pas mal. On a trois guitares, une basse et une batterie. C’est vraiment rock’n’roll.

PAN M 360 : Vous devez produire des mélodies d’enfer avec trois guitares?

Evan Uschenko : (rires) Ouais, c’est comme Lynyrd Skynyrd.

Dans le contexte de M pour Montréal, Ghost Woman se produit au Café Cléopâtre mercredi soir, 22 h avec Beach Body et Hippie Hourrah.

Ghost Woman se produit également vendredi soir au Turbo Haüs, à 22 h, avec Mother Hood et Beach Body.

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