Pas facile pour des artistes classiques de performer à la Fête de la Musique de Tremblant. La température a ses humeurs, et elle ne se soucie pas si cela sied aux interprètes et leurs instruments. Il faisait frisquet en ce samedi après-midi au pied de la montagne, ce qui ne doit pas être idéal pour une chanteuse. En plus, il pleuvait, il faisait soleil, et il repleuvait. Mais bon, Julie sait y faire et a enchaîné avec caractère les différents airs au programme présenté sur la grande scène Québécor. Beaucoup de Mozart (Les Noces, Don Giovanni…) et des Mélodies françaises (Hahn, Pauline Viardot…), un répertoire qui l’habite naturellement et que la mezzo québécoise a bellement dessiné, avec un tantinet de jeu facial, suffisamment pour suivre les états d’âmes des personnages. Luc Beauséjour a assisté avec toute l’élégance nécessaire. À la fin du récital, tout de même suivi par pas mal de monde malgré les incertitudes météorologiques, Angèle Dubeau a remis un sac rempli de plumes d’oiseaux au pianiste. Il nous a révélé qu’il les utilise pour fabriquer des plectres pour son clavecin (ce qui sert à pincer les cordes de l’instrument), un matériau qu’on utilisait jadis. Juste pour voir la réaction du public qui a ‘’découvert’’ un secret de fabrication caché derrière la musique, la Fête de la Musique valait la peine d’être organisée.
classique occidental























