Stéréo Africa Festival – Cocktail privé d’ouverture

par Sandra Gasana

D’habitude, les cérémonies d’ouverture sont protocolaires, avec de longs discours qui plombent l’ambiance. Mais ce n’était pas le cas pour celle de la 4ème édition du Stéréo Africa Festival qui se tenait à l’Institut Cervantes en ce 6 mai 2025, juste avant le début de ce rendez-vous musical devenu incontournable dans le paysage artistique de Dakar, au Sénégal.

Et pour l’occasion, plusieurs performances acoustiques au menu qui ont su nous mettre dans les meilleures conditions pour accueillir cette rencontre de mélomanes.

Pour ouvrir le bal, nul autre que Moussa Traoré, lauréat de la 3ème édition Unplugged du festival en 2024, accompagné de sa guitare. Il a partagé un morceau rendant hommage à sa Casamance natale, mais aussi aux grands noms de la kora, instrument qu’il semble affectionner. 

Dans l’audience, des acteurs culturels, des représentants de ministères et d’institutions culturelles et bien entendu de nombreux mélomanes. Les ambassades de la Colombie et du Burkina Faso étaient également représentées, la première ayant contribué à la venue de l’artiste Elkin Robinson. Ce dernier vient d’une région méconnue de la Colombie, Providence, où l’on parle principalement un patois anglais, proche de celui de la Jamaïque. Il faisait partie des artistes prévus lors de cette ouverture et nous a partagé sa musique qui est un mélange de calypso et de country, avec une touche de soca parfois. Parmi les thèmes abordés dans ses chansons figurent les changements climatiques, la gastronomie de sa région natale qui tire ses origines de l’Afrique. Même si c’était sa première fois au Sénégal, il s’y sent déjà chez lui, puisque ses ancêtres viennent de ce continent. Il était également accompagné de sa guitare, à laquelle il ajoutait un genre de maracas attaché à ses doigts.

Je terminerai avec la performance qui m’a le plus touchée. Un nom à retenir : Nelida Karr de Guinée Équatoriale. Ce pays souvent méconnu au niveau artistique est désormais sur ma ligne de mire. Cette femme à la voix puissante nous en a mis plein la vue avec sa performance époustouflante. Accompagnée par sa guitare toute blanche et transformant les rythmes d’un instrument traditionnel de son pays natal en guitare, elle nous a ému avec son sourire contagieux et la portée de sa voix. Elle me faisait parfois penser à Buika mais avec une voix moins rauque. Elle s’adressait à l’audience en espagnol, langue parlée dans son pays, même si elle semble bien se débrouiller en anglais et en français. Après sa performance, elle était sollicitée de tous les côtés par les mélomanes conquis mais également par la presse qui voulait en savoir plus sur elle.

La soirée a terminé au Bazoff, avec un Jazz Up spécialement concocté pour l’occasion. Un quartet composé d’artistes exceptionnels nous a livré une soirée d’improvisations jazz comme on les aime. Guitare, basse, batterie et claviers, tels sont les ingrédients nécessaires pour un jam de lancement de festival. À ce quartet, s’est joint un trompettiste exceptionnel originaire du Congo qui a su compléter le groupe. Ensemble, ils nous ont fait passer une soirée mémorable, avec le fondateur du festival Sahad Sarr qui est monté sur scène le temps d’un morceau, ainsi que d’autres musiciens présents dans la salle qui ont alterné à tour de rôle.

Si cette entrée en matière était de ce calibre, je me demande ce que ce sera lorsque le festival aura bel et bien commencé. Pour le savoir, on se retrouve à l’Institut français ce soir pour le début officiel du SAF édition 2025.

Crédit photo: Cheikh Oumar Diallo

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