Soul Tropical, en deux mots qui font titre, David Walters pose les lignes de force de son nouvel album. Soul Tropical, cette âme tropicale qui sait célébrer en musique les grands moments de la vie, le connecte à nouveau à son histoire, à sa famille originaire des Antilles, peu de temps après le départ de sa mère. Cette âme caribéenne qui a su le soulager, il en est aujourd’hui, plus que jamais le dépositaire. Depuis « Awa », son premier opus, David n’a de cesse de chanter ce chapelet d’îles jetées entre les Amériques, tout en affirmant son chemin à quelques milliers de kilomètres de là. « Awa veut dire non en créole » expliquait-il à l’époque avec un large sourire. « Un non qui te fait du bien, te libère des comportements qui ne te conviennent pas ». Plus d’une quinzaine d’années après, ce sourire illumine toujours son visage. Il est son guide, telle une étoile solaire accrochée au plafond de ses pensées et résolutions, et cela s’entend sur ses 13 titres vecteurs de joie.
Soul Tropical, in two words that make up the title, David Walters sets out the main lines of his new album. Soul Tropical, that tropical soul that knows how to celebrate life’s great moments in music, connects him once again to his history, to his family originating from the West Indies, shortly after the departure of his mother. This Caribbean soul, which was able to ease him, is today, more than ever, the depositary of it. Since “Awa”, his first opus, David has never stopped singing about this string of islands thrown between the Americas, while affirming his path a few thousand kilometres away. “Awa means “no” in Creole” he explained at the time with a broad smile. “A no that makes you feel good, that frees you from behaviours that don’t suit you”. More than fifteen years later, this smile still lights up his face. It is his guide, like a sun star hanging from the ceiling of his thoughts and resolutions, and this can be heard on his 13 joyful tracks.
“Comme son nom ne l’indique pas, il s’agit d’un duo. Liza Liza et Sophie Massa, à deux sur disque et sur scène mais avec de nombreux synthés, nous offrent un parfait équilibre entre une certaine raideur, celle d’une brise cold wave qui souffle sur l’échine, et la douceur d’une synth pop acidulée qui sait viser juste, éviter avec une aisance déconcertante les écueils du millésime canal historique, et faire pleuvoir les tubes.” – Festival Lisle Sauvage
Sophie & Liza are À trois sur la plage, a French duo formed in Paris. After a 4-song debut EP released in 2018, A3SLP is presenting its first album on 21st May 2021. Recorded by Maxime Smadja (Rixe, Condor) during Summer 2020, this LP delivers 11 tracks in a somehow hybrid format blending traditional pop-oriented songs -in both English & French- an instrumental, a collaboration with Ray Jane, a cover of cult band The Passions and a remix by Alexis Lumière.
Les Psychotic Monks s’expriment dans un chaos incontrôlé mais délibéré. Une vie partagée entre les expérimentations dans leur propre studio et les concerts sur la route. Bruit et fureur, leur musique est animée par le pouls de la vie. Contre l’idée d’un leader charismatique, les quatre musiciens recherchent un équilibre entre folie névrotique et mélancolie contemplative.
The Psychotic Monks express themselves in a uncontrolled but deliberate chaos. A life split between experimentations in their own studio and concerts when they hit the road. Noise and fury, their music is driven by the pulse of life. Against the idea of a charismatic leader, the four musicians are looking for a balance between neurotic madness contemplative melancoly.
Les mardis Big Band avec Benjamin Deschamps au Dièse Onze
par Rédaction PAN M 360
Benjamin Deschamps est un saxophoniste et compositeur reconnu par ses pairs de la scène canadienne de jazz, mais également par l’industrie culturelle. Il a entre autres été nommé « Révélation Radio-Canada Jazz » en 2017-2018, puis a remporté le Grand Prix TD du Festival international de Jazz de Montréal en 2019. Son esprit grégaire l’amène à collaborer avec plusieurs ensembles tels le Rachel Therrien Quintet, Odd Lot (Jacques Kuba Séguin), le Joe Sullivan Big Band, L’Orchestre National de Jazz de Montréal et le JazzLab Orchestra (Effendi) avant de plonger tête première dans ses projets de composition. Du trio au sextet, il joue avec des géométries variables pour donner la couleur plus adéquate à chaque œuvre. Deschamps s’est établi comme un incontournable de la scène jazz canadienne avec ses 3 premiers albums. Il a présenté sa musique avec succès aux quatre coins du Canada, faisant la tournée de plusieurs festivals de jazz au pays et en France.
It was through his classical music background that Benjamin Deschamps discovered jazz to finally make it his own. Although he cumulates artistic mediums (he is a flutist, clarinetist and arranger), it is his talents as a saxophonist and composer that have put him in the spotlight. His gregarious spirit led him to collaborate with several ensembles such as the Rachel Therrien Quintet, Odd Lot (Jacques Kuba Séguin), the Joe Sullivan Big Band, the Orchestre national de jazz de Montréal and JazzLab Orchestra (Effendi) before diving headfirst into his own projects. From trio to sextet, he plays with variable ensemble sizes to give the most fitting touch to each work.Benjamin is recognized by his peers in the Canadian jazz scene, but also by the cultural industry. He was named “Révélation jazz Radio-Canada” in 2017-2018, and won the TD Grand Prize at the Festival international de Jazz de Montréal in 2019.
RÉSERVATIONS PAR TÉLÉPHONE AU 514-223-354
Ce contenu provient du Dièse Onze et est adapté par PAN M 360.
Les jam sessions avec Alex Bellegarde et son trio sont devenus un pignon hebdo du jazz montréalais. Vous y croisez les grands noms du jazz d’ici et d’ailleurs, ainsi que la relève. La première partie, Bellegarde son trio et invités présentent les pièces qui les inspirent et dans lesquelles l’improvisation a toute sa place. Le jam prend tout son envol dans la deuxième partie et se poursuit des fois tard dans la nuit. Les intrépides viennent se frotter aux démons de la scène ou créativité, spontanéité et générosité sont au menu!
Alex Bellegarde’s dynamic Tuesday jam session has become one of Montreal’s hippest weekly jazz events. The first set fires up with Bellegarde and his trio, playing host to a range of well known talents from the Montreal scene as well as musicians from out of town. The jam opens in the second set, to any jazz musician with the confidence to step up and play… there’s an unspoken rule though: « If you can’t keep up, you shouldn’t be on stage ». A great place to play and chill… the jam continues on into the early hours !
RÉSERVATIONS PAR TÉLÉPHONE AU 514-223-3543
Ce contenu provient du Dièse Onze et est adapté par PAN M 360.
Flavien Berger surprend et interpelle pour finalement nous charmer. En jouant avec les mots pour créer des histoires d’amour, en testant des sons tourbillonnants, le compositeur autodidacte s’est fait rapidement un nom en apportant un vent de fraicheur à la scène française. Flavien Berger, a toujours été intéressé par le bidouillage de machines pour en sortir des sons. Sur ce point, c’est assez difficile de définir son style : il va au-delà, mélangeant habilement les passages effrénés et les longues plages de synthétiseurs. En s’affranchissant de toute classification, il propose une musique aux influences aquatiques sur son premier album « Leviathan ». Chaque fois, il débarque avec des dynamiques différentes et celui qui l’écoute passe de montées fulgurantes à de sombres descentes. Écouter toutes ses sorties ou le voir jouer sur scène confirme son génie à emmener le public dans une expérience émotionnelle profonde, pleine d’imagination.
On pourra discuter à l’infini, mais on ne sait pas forcément très clairement où la voix de Gabi Hartmann nous transporte : un bar jazz en sous-sol, une plage tropicale au crépuscule, une terrasse dans une pente de Lisbonne, le fond d’une brasserie parisienne par une nuit d’hiver ? On ferme les yeux et passent, enlacées, l’ombre d’une légende du jazz, d’une diva de la bossa nova, d’une grande dame en noir de la chanson française ou portugaise, quelque part au carrefour du chic exquis et de la mélancolie vertigineuse, de la douceur consolante et du spleen partagé.
We can talk endlessly, but we don’t necessarily know very clearly where Gabi Hartmann’s voice takes us: a jazz bar in the basement, a tropical beach at dusk, a terrace on a slope in Lisbon, the background of a Parisian brasserie on a winter’s night? We close our eyes and pass, entwined, the shadow of a jazz legend, a bossa nova diva, a great lady in black from French or Portuguese song, somewhere at the crossroads of exquisite chic and vertiginous melancholy, consoling sweetness and shared spleen.
« Tout ce que fait Pyrrhon émane d’un noyau de death metal obsidional, mais cette musique est bien plus expressive et son impact bien plus inquiétant que presque tout ce qui se fait dans le genre. -Decibel
Doté d’un cerveau et de muscles, Couch Slut fait de la musique qui frappe les tripes et stimule l’esprit. La version déchirante du rock de l’album Contempt est à l’image de sa ville natale – sale, dangereuse, éblouissante – et assure la place du groupe dans la lignée des grands documentaristes de NYC, de Sonic Youth à Swans, d’Unsane à Pyrrhon.
« Outré as they get, everything Pyrrhon do emanates from an obsidian death metal core – just that this music is that much more expressive, its impact that much more disquieting than almost anything else in the genre. » -Decibel
Sporting brains and brawn, Couch Slut makes music that punches the gut and stimulates the mind. Contempt’s harrowing version of rock reflects its hometown – dirty, dangerous, dazzling – and secures the band’s place in the line of great NYC documentarians, from Sonic Youth to Swans, from Unsane to Pyrrhon.
Daniel Chien, plus connu sous le nom de Wax Motif, est considéré comme l’un des principaux orchestrateurs du développement du son house aux États-Unis. Avec des influences musicales telles que le R&B, le disco et la basse britannique, ce producteur né en Australie et basé à Los Angeles apporte un style unique au studio, ce qui fait de lui un producteur très recherché.
Daniel Chien better known as Wax Motif is regarded as a major orchestrator in developing house sound across the US. With musical influences like R&B, disco and U.K. bass, the Australian-born, LA-based producer brings a unique style to the studio, making him a highly sought-after producer.
L’équipe de PAN M 360 vous offre une couverture exhaustive de MUTEK Montréal 2023. Voilà une sélection des meilleurs performances samedi soir au Théâtre Maisonneuve, dans le cadre de la série A/Visions.
Crédits photos : Nina Gibelin Souchon
Hatis Noit
« Je n’utilise que ma voix, est-ce que c’est correct de jouer à Mutek? » C’est la question que Hatis Noit posait lors de sa première adresse à la foule. L’artiste japonaise basée à Londres n’avait effectivement qu’une pédale de boucles et des projections comme matériel technologique, opérant l’essentiel de son art à partir de ses plis vocaux. Du point de vue technique, Noït impressionnait en passant aisément du chant opératique à du yodel très près de ce que les chanteuses est-européennes font en musique traditionnelle. Imitations de cris d’animaux et autres textures étaient également au rendez-vous. Les voix se superposaient ainsi en textures arythmiques, toujours tonales. La compositrice n’avait toutefois pas une approche maximaliste, ses pièces restreignant leur épaisseur à quelques boucles. Les différentes couches mélodiques étaient donc toujours perceptibles pour l’oreille souhaitant décomposer la masse. Avec les déplacements et la présence scénique de l’artiste, celle-ci a livré une performance hors de l’ordinaire et des plus uniques du festival. La communication verbale avec la foule entre les pièces et les projections de Yuma Kishi étaient un bonus. Même uniquement sonore, le spectacle aurait été tout aussi captivant. Oui, Hatis Noit, c’est correct que tu joues à Mutek!
DATUM CUT
Derrière ses écrans et ses synthétiseurs, Maxime Corbeil-Perron composait un drone massif, mais harmoniquement assez simple. On avait l’impression d’être plongé dans un accord durant l’entièreté de la prestation, l’artiste prenant le temps de décortiquer et varier sur toutes ses formes le contenu harmonique. Sur cette trame relativement statique s’ajoutait une séquence complexe de sons plus rugueux. Sans pulsation perceptible, la composition était tout de même très rythmée, avec des attaques percussives rapides et sporadiques. La musique se développait par micro-montage, révélant des événements sonores complexes cachés dans la texture globale. Les aigus semblent avoir été filtrés, ce qui adoucissait nettement l’agressivité des sons plus noise. Esthétiquement, le tout rappelait un groupe comme Yellow Swans, qui développe justement une forme de « noise harmonique ». Visuellement, des photographies de textures métalliques alternaient avec des images de synthèse dans une palette néon. Inex.materia était un bon exemple d’œuvre accessible informée par une pratique académique. Il s’agit là de l’une des manifestations sonores de Corbeil-Perron, qui opère sous plusieurs alias.
SPIME.IM
Décidément, le collectif italien SPIME.IM ne passe pas par quatre chemins pour en mettre plein la gueule. En format duo, les artistes ont débuté la performance de façon assez minimaliste, avec une musique industrielle et noise rythmée, éclairée par des stroboscopes blancs. Rapidement, le tout est devenu beaucoup plus éclectique… et politique. Toutes les abjections de notre monde contemporain y sont passées : culture militaire, individualisme numérique, pollution, surconsommation, matérialisme, obscénités richissimes, destruction du monde naturel, etc. Ces images étaient décomposées et recomposées dans des séquences parfois raffinées et parfois viscérales. Particulièrement percutante était une longue mise en abîme où les pixels de chaque nouvelle image s’agrandissaient pour plonger dans de nouvelles images qui s’agrandissaient à leur tour pour ensuite révéler de nouvelles images. Il y avait quelque chose de thérapeutique à voir toutes ces représentations de violences être réutilisées de manière artistique.
La musique, toujours très expérimentale, devenait de plus en plus intense, martelant des sons très saturés avec quelques échos d’harmonie quand l’effet dramatique souhaité le commandait. Par exemple, une brusque progression d’accords entrecoupée de silences laissait apparaître un à un les mots « Where are we going then? ». Ce passage, comme bien d’autres durant la performance, aurait très bien pu clôturer le numéro. C’était peut-être le défaut de SPIME.IM: ne pas savoir quand s’arrêter. Les culminations dramatiques étaient si fréquentes que le public les applaudissait telles des fins de soli dans un spectacle de jazz. En somme, le public a eu droit à une critique cinglante des images médiatiques qui tapissent notre quotidien. La trame sonore apocalyptique accompagnant ces clichés déferlants soulignait habilement la brutalité des enjeux auxquels nous faisons face. Captivant du début à la fin.
MUTEK 2023 | Piknic Elektronic mutékien
par Rédaction PAN M 360
Scène Fizz
DJ Stingray 313 B2B Helena Hauff US+DE
OJPB FR/QC
SIM CA/QC
Scène du Boisé
Eli Goldstein (Soul Clap)US
G L O W Z i CA/QC
Les détenteur·trice·s d’un Passeport ou d’une Passe Weekend MUTEK accèdent gratuitement au Piknic Électronik MTL #12 sur présentation de leur bracelet à l’entrée de l’événement.