Une atmosphère feutrée, tout en langueur. Des lumières tamisées. Un micro sur pied au centre de la scène. Une petite robe noire. Une artiste toute simple. Des cordes indolentes. Puis la voix claire et tout en douceur de Bianca Rocha qui s’élève dans la brume ambiante. La magie opère, les instruments s’animent ; les cuivres, percussions, contrebasse, basse et guitare se mettent au service de la chanteuse. La Música popular brasileira (MPB) de Bianca Rocha, inspirée par les grandes dames de la musique brésilienne comme Rosa Passos et Elza Soares, emprunte aux Bossa nova et Samba sans jamais les imiter, intègre le Jazz sans jamais trop s’y attarder, puise dans les rythmes traditionnels comme le Frevo sans jamais s’apitoyer.
Invitée spéciale : Flàvia Nascimento – Expressive et généreuse, drôle et tendre à la fois, elle donne un relief particulier à ses compositions originales inspirées tant de la musique afro-brésilienne que de la musique populaire brésilienne.
A warm, dreamy ambiance. Soft lighting. A stand-up mic at the centre of the stage. Languid chords. A simple black dress. And Bianca Rocha’s clear, gentle voice rising up out of the mist. A bona fide artist. Then magic the happens and the instruments start to awaken—the brass, drums, double bass and electric guitar—to accompany the singer. Rocha’s Música popular brasileira, or MPB, inspired by Brazilian music icons like Rosa Passos and Elza Soares, borrows from Bossa Nova and samba without ever imitating them, integrates jazz without ever dwelling on it too much, and draws on traditional rhythms like frevo, without ever overindulging.
Special guest: Flàvia Nascimento – Expressive and generous, funny and tender all at the same time, she provides a unique texture to her original compositions that are as inspired by Afro-Brazilian rhythms as by popular Brazilian music.
“Enivrant hard blues antillais” (La Presse, 2021). Les insurgés de Delgres suscitent l’enthousiasme partout où ils passent. Il faut dire que leur touche est sans pareille. L’acoustique métallisée du bottleneck qui glisse sur les cordes de la guitare Dobro, arrimée aux sons de fanfare du soubassophone et à ceux d’une batterie désinhibée, enveloppent les Biguine, Quadrille et Mazurka antillais de rythmes Blues et Rock. Tantôt brute et fougueuse, tantôt ensoleillée et planante, chantée en créole ou en français, la musique de ce groupe nommé aux Victoires de la musique 2019 pour l’album de musiques du monde de l’année ne laisse personne indifférent.
“Intoxicating West Indian hard blues” (La Presse, 2021). Delgres’ rebellious intensity inspires enthusiasm everywhere it goes. No surprise, their music has a revolutionary feel like no other. Metallic acoustics of the bottleneck slide over Dobro strings, coupled with the tuba-like sousaphone and rhythmic drumming, animate Antillean beguine, quadrille and mazurka dance rhythms with blues and rock. Nominated in 2019 for a Victoires de la Musique award—the French equivalent of a Grammy—for best world music album, they sing in French or Creole to music that is at times fiery and raw or sunny and uplifting in a way that simply can’t be ignored.
Ce contenu provient des Productions Nuits d’Afrique et est adapté par PAN M 360.
Un 12 juillet au FINA: Angélique Kidjo, Chanda & the Passsengers, Boulila & Friends, Naxx Bitota
par Rédaction PAN M 360
L’équipe de PAN M 360 est très présente au Festival international Nuits d’Afrique, nos contributeurs.trices rapportent quotidiennement ce qu’ils.elles ont vu et entendu aux concerts présentés à Montréal jusqu’au 23 juillet.
Crédit photo: Pierre Langlois
Angélique Kidjo: impériale malgré une apparente économie de moyens
Sans conteste, Angélique Kidjo demeure cette bête de scène dont l’objet permanent est de mobiliser un à un ses fans potentiels à chacun de ses concerts. Rares sont ces esprits conquérants du showbiz ayant conservé la flamme de la scène une vie durant, la diva béninoise en est un exemple probant. Insatiable, la lauréate du Prix Nuits d’Afrique pour la Francophonie a offert une performance électrisante comme elle l’a toujours fait lors de ses escales montréalaises depuis les années 90.
Économie de moyens au demeurant : pas d’ambitieux décors de scène au programme, pas d’éclairages innovants, pas d’arrangements sophistiqués, pas de grands moyens audiovisuels, pas de contexte immersif. Mercredi soir au MTELUS, Angélique Kidjo choisissait de carburer à l’huile de bras, optant ainsi pour la vieille école des soirées afro-pop : percussions ouest-africaines, batterie, guitare, basse et une chanteuse assurément survoltée. Rien d’autre. Ce qui n’a aucunement empêché son public de danser et lui manifester bruyamment son amour et son admiration.
Une quinzaine de chansons étaient inscrites au programme : originales de Kidjo, dont Africa, One of a Kind, Do Yourself, Sahara, Meant for Me, Choose Love, Mother Nature, Free and Equal. Plusieurs titres provenaient de son plus récent album sorti en 2021, Mother Nature, mais sans le lustre des excellentes productions afrobeats, proéminentes dans cet enregistrement de fort belle tenue.
Le public a aussi eu droit aux reprises connues de l’interprète dont Bemba Colorá(Celia Cruz), Crosseyed and Painless et Once In A Lifetime (Talking Heads) ou encore Pata Pata (Miriam Makeba) en mode accéléré. Le tout fut assorti d’une apparition surprise du chanteur louisianais Zachary Richard dans une version presque rap du classique cajun L’arbre est dans ses feuilles, version prévue en duo via laquelle Angélique a visiblement éprouvé quelques difficultés d’adaptation.
Pour le reste, concert fondé exclusivement sur la seule et solide performance de sa soliste africaine, valeur sûre devant l’Éternel.
Chanda & The Passengers : funk vintage
Dans un même esprit vintage, la formation montréalaise Chanda & The Passengers, chapeautée par la soliste Chandra Holmes, a offert une performance digne des années 60 et 70, soit une approche funk à la James Brown, à la Parliament/ Funkadelic, à la Chic, à la Cameo… Cette magnifique chanteuse à la spectaculaire tignasse afro peut compter sur un puissant registre d’alto/contralto et s’exprime dans les règles de l’art d’une époque antérieure à la sienne. C’est idem pour ses musiciens férus de funk, de jazz et aussi de musique afro-latine… de la génération précédente. Les époques cohabitent au présent, force est de constater une fois de plus…
Alain Brunet
Boulila & Friends font sauter et se heurter le Club Ballatou
Boulila & Friends a offert un rythme régulier de fusion africaine, de funk, de blues et de jazz gnawan à une salle comble au Club Ballatou. En entrant, la piste de danse s’est immédiatement remplie, avec un groupe de neuf musiciens : un saxophoniste (le seul et unique Damian Jade Cyr de Montréal), une batterie, des choristes, une basse et des claviers, et le leader de Boulila, Boudouch Yassine, à la guitare et au Xalam (une guitare à deux cordes de la taille d’un gros ukelele).
Ce groupe était ridiculement soudé et bien préparé, se lançant dans des jams instrumentaux entre les numéros d’afro-fusion, et reprenant le refrain en union sans se regarder les uns les autres. Le groupe nous a emmenés dans le désert avec un blues saharien presque touareg, rappelant quelqu’un de Mdou Moctar, mais aussi le Calypso avec les rythmes. C’était une performance mystique combinant le son africain avec une fusion plus occidentale, et le public l’a adorée.
Stephan Boissonneault
Naxx Biota a une voix pour la scène
En apportant un peu de rumba congolaise et un style serein à Montréal, Naxx Biota a séduit le Club Ballatou, même si la foule commençait à s’éloigner, car il était 23 heures. Mais sa voix pleine d’âme les a convaincus de rester pendant presque toute la durée du concert. La voix et les mouvements de Naxx Biota sont à la fois enjoués et robustes. Bien que la musique soit rythmée et bien conçue, ce sont ses mouvements de danse et ses visages qui captivent le public. Il y a tant de passion dans ces chansons. Engagée mais très festive, elle poursuit son inspiration dans son style « Mutuashi-Rumba-Sebene » de grande qualité. Je n’ai jamais vu une telle performance. Whitney Houston rencontre Erykah Badu.
Nuits d’Afrique : Blick Bassy au Théâtre Fairmount
par Rédaction PAN M 360
“Si j’invite à un retour d’urgence aux traditions, c’est dans le but de mieux appréhender la modernité“. Pour Blick Bassy, ce sont dans les racines que se trouvent les solutions à de meilleurs lendemains. Chantées en langue bassa, les pièces de ce créateur aux multiples talents, partisan de l’Afro futurisme, sont poésie, douceur et sensibilité. Sa voix émouvante, ses intonations aux discrets accents d’un Gospel jamais oublié, habillent des mélodies aux couleurs de l’Afrique centrale teintées d’Indie Folk et d’Afro-soul. Le lauréat du Grand prix Sacem des musiques du monde 2019 présente son tout nouvel opus, ‘Madíbá’.
“When I call for an urgent return to tradition, it is in order to better understand the modern world.” For Blick Bassy, the solutions for a better tomorrow can be found in the roots of the past. Sung in his native Bassa language, the music of this multi-talented artist and proponent of Afrofuturism is gentle and thoughtful, pure poetry. His soulful voice, infused with a subtle hint of gospel, graces Central and West African melodies interlaced with indie pop and Afro-soul vibes. The 2019 Sacem Grand Prize winner for World Music will be showcasing his brand-new album, Madíbá.
Comme son archipel, la musique d’Eliasse est volcanique ; comme son archipel, la musique d’Eliasse est d’influence à la fois occidentale et indo-océanique. La guitare impétueuse, la basse grondante et la batterie ardente se déploient en un son percussif puissant. Chanté en français, en anglais, en malgache ou en swahili, ce Rock Zangoma, pétri de Blues et de Folk, dégourdit les traditions chaloupées du Twarab, du Mgodro, du Chigoma et du Maloya. Auteur-compositeur-interprète et multi-instrumentiste, le finaliste du Prix des musiques d’ici 2022 présente son tout nouvel et troisième album, “Zangoma”.
Like the archipelago from which he hails, Eliasse’s music is volcanic; and, like the archipelago, it is touched by Western and Indo-Oceanic influences. Unbridled guitar, growling bass and fiery drums roll out the percussive rhythms. Infused with blues and folk, and sung in French, English, Malagasy or Swahili, his Zangoma rock unleashes the lively Taarab, Mgodro and Maloya traditions. Singer-songwriter-composer, multi-instrumentalist and 2022 Prix des Musiques d’ICI finalist, Eliasse is all set to present his third and latest album, “Zangoma.”
Nuits d’Afrique : Juan Carmona avec Youba Adjrad au National
par Rédaction PAN M 360
Reconnu sur le plan international et repoussant les frontières de son art, Juan Carmona est une figure emblématique de la guitare flamenca contemporaine. Adepte du duende, il a côtoyé les plus grands noms du Flamenco et composé des œuvres qui sont interprétées par de prestigieux orchestres partout dans le monde. Il a également collaboré à la trame sonore du film La belle histoire, de Claude Lelouch. Son dernier album, “Zyriab 6.7”, rend hommage au pionnier de la musique arabo-andalouse: “un opus passionné (…) un voyage qui nous fait découvrir les délicatesses de la Méditerranée” (jazzradio.fr, 2021). “Partout où Zyriab est passé, j’invite un artiste emblématique du pays en question”. Youba Adjrad, algérien installé à Montréal et star du télécrochet Arab Idol, fait partie de cette liste sélective. Le compositeur et interprète de Raï, Chaabi et musique berbère est, dit-on, l’une des plus belles voix arabes au monde.
Always pushing the boundaries of his art, Juan Carmona is recognized internationally as one of the best guitarists of the new flamenco generation. Imbued with duende[AN1] , he has worked with the biggest names in flamenco and composed works that have been performed by orchestras worldwide. He also contributed to the soundtrack of the Claude Lelouch film, La Belle Histoire. His latest album, Zyriab 6.7, is a tribute to Arab-Andalusian music: a passionate work (…) a journey that lets us discover the exquisiteness of the Mediterranean” (jazzradio.fr, 2021).”Wherever Zyriab goes, I invite an iconic artist from that country.”[AN2] Youba Adjrad, an Algerian Arab Idol star now living in Montreal, is on Juan Carmona’s list of distinguished collaborators. This singer-songwriter of raï, Chaabi and Berber music is said to have one of the most beautiful voices of the Arab world.
« Sa voix est d’une telle douceur qu’à chacune de ses chansons, Naxx Bitota semble vouloir nous enlacer » a-t-on lu dans Le Devoir, en juin 2022, à l’occasion de la sortie de son album, “Kuetu”. Dans tous les registres, du plus festif au plus mélancolique, sa voix marque. Résonne. Émeut. Sa présence scénique impressionne. L’enjouée Naxx Bitota incarne la force et la splendeur de la femme congolaise. Tantôt elle rappelle la grande Tchala Muana, la reine du Mutuashi. Tantôt sa Rumba, exécutée en mode Sébène, avec de longues séquences de guitare improvisées, flirte avec le Soukous. Toujours, Naxx Bitota incorpore sa touche personnelle branchée sur une Afropop moderne, qui rend le tout irrésistible.
“Her voice is so gentle that, in each of her songs, Naxx Bitota seems to want to take us into her arms,” praised Le Devoir following the launch of her album Kuetu in June 2022. In all her moods, from the most festive to the most melancholic, her voice is remarkable, moving, resounding. Her stage presence is impressive. Naxx Bitota’s joyful spirit embodies the strength and splendour of the Congolese woman. At times she might remind us of Tchala Muana, Queen of Mutuashi. Other times, her Sebene-style rumba takes centre stage, with long, improvised guitar sequences, flirting with the Soukous beat. But Naxx Bitota always adds her personal touch infused to modern Afro-pop, making it all irresistible.
Lauréate de 5 Grammy Awards et d’un tout récent prix Polar. Nommée par Time Magazine parmi les 100 personnalités les plus influentes du monde en 2021… Qui mieux que l’incontournable, la flamboyante et toujours à l’avant-garde Angélique Kidjo pour ouvrir cette 37e édition du Festival ? Ambassadrice iconique de l’Afrique – et ambassadrice de l’UNICEF, cette artiste au grand cœur “crée des ponts entre les cultures pour que les gens puissent se rencontrer, se parler et s’aimer” (Métro, 2018). Zinli et autres rythmes ouest-afrcain, rehaussés d’une vaste diversité d’influences musicales (R&B, Funk et Jazz) : depuis 40 ans, Angélique Kidjo se distingue autant par sa production musicale prolifique que par sa voix puissante, sa présence scénique époustouflante et ses collaborations prestigieuses.
Winner of five Grammy Awards and the 2023 Polar Music Prize, included in Time Magazine’s 2021 list of the 100 Most Influential People in the world… who better than the brilliant, prodigious and trailblazing Angélique Kidjo to open the 37th edition of Festival? An iconic ambassador for Africa for over 40 years and UNICEF Goodwill Ambassador since 2002, her generous spirit has helped to “create cultural bridges, so people can unite, talk and love one another,” (Métro, 2018). Featuring Zinli and other West-African rhythms, enriched by an array of musical influences (R&B, funk, jazz), Kidjo is renowned for her powerful voice, striking stage presence and prestigious collaborations, not to mention her vast musical output!
Nuits d’Afrique : Boulila and Friends au Club Balattou
par Rédaction PAN M 360
Le Gnawa. Un rite, une musique, des danses. Un art inscrit au patrimoine immatériel de l’humanité de l’Unesco. La mémoire ancestrale, mystique, d’une ascendance d’Afrique sub-saharienne. Profondément ancrée dans la tradition, portée par les vibrations graves des cordes du guembri et le son claquant des karkabous, amplifiés par des répétitions entêtantes, ferment d’une transe libératrice, la musique de Boulila, lauréat de la 14e édition des Syli d’or de la musique du monde, renouvelle les codes de ce genre à la fois festif et thérapeutique par une instrumentation alliant guitare, saxophone, basse, piano et batterie, révélant l’africanité des musiques populaires occidentales.
Gnawa. Ritual, music, dance. Inscribed on UNESCO’s Representative List of the Intangible Cultural Heritage of Humanity. Gnawa represents the mystical, ancestral memory of sub-Saharan Africa. Deeply rooted in tradition, it is carried on the waves of the guembri’s bass tones and the percussive clacking of the qraqeb, and amplified by liberating trance-inducing rhythms that are both festive and healing. Winner of the 2020 Syli d’or de la Musique du Monde Award, Boulila reinvigorates the Gnawa genre with a combination of guitar, sax, bass, piano and drums, revealing the African spirit of Western popular music.
« Sa voix est d’une telle douceur qu’à chacune de ses chansons, Naxx Bitota semble vouloir nous enlacer » a-t-on lu dans Le Devoir, en juin 2022, à l’occasion de la sortie de son album, “Kuetu”. Dans tous les registres, du plus festif au plus mélancolique, sa voix marque. Résonne. Émeut. Sa présence scénique impressionne. L’enjouée Naxx Bitota incarne la force et la splendeur de la femme congolaise. Tantôt elle rappelle la grande Tchala Muana, la reine du Mutuashi. Tantôt sa Rumba, exécutée en mode Sébène, avec de longues séquences de guitare improvisées, flirte avec le Soukous. Toujours, Naxx Bitota incorpore sa touche personnelle branchée sur une Afropop moderne, qui rend le tout irrésistible.
“Her voice is so gentle that, in each of her songs, Naxx Bitota seems to want to take us into her arms,” praised Le Devoir following the launch of her album Kuetu in June 2022. In all her moods, from the most festive to the most melancholic, her voice is remarkable, moving, resounding. Her stage presence is impressive. Naxx Bitota’s joyful spirit embodies the strength and splendour of the Congolese woman. At times she might remind us of Tchala Muana, Queen of Mutuashi. Other times, her Sebene-style rumba takes centre stage, with long, improvised guitar sequences, flirting with the Soukous beat. But Naxx Bitota always adds her personal touch infused to modern Afro-pop, making it all irresistible.
La musique de JINJ est en équilibre. Hip hop. Électro. Trad. Elle oscille entre le lyrisme du Trap et le caractère mystique de la Folk arménienne. Elle flotte entre un Drill scandé dans un français soigné et une Technopop bonbon percée par la musicalité de la langue arménienne. Elle s’agite entre beatbox et flûtes traditionnelles. Elle tangue entre des sons méditatifs et d’autres dansants. Elle navigue entre la paix des montagnes verdoyantes et les bruits de la ville. Elle évoque la guerre et respire l’humanisme. L’Armobeat de Sevana Tchakerian et Gor Tadevosyan est à la fois résistance et résilience.
JINJ’s music has achieved a perfect balance. Hip hop. Electro. Traditional. It oscillates between the lyricism of trap and the mystical sounds of Armenian folk. It floats between charming technopop and processional chanting in impeccable French, pierced through with the musicality of the Armenian language. It writhes between a beatbox tempo and the tremor of traditional flutes. It sways between meditative and dancing rhythms. It weaves between the peacefulness of a fertile mountainside and the noisiness of an urban landscape. It recalls war but breaths humanism. Sevana Tchakerian and Gor Tadevosyan create an Armobeat that is as much about resistance as resilience.
« Sa voix est d’une telle douceur qu’à chacune de ses chansons, Naxx Bitota semble vouloir nous enlacer » a-t-on lu dans Le Devoir, en juin 2022, à l’occasion de la sortie de son album, “Kuetu”. Dans tous les registres, du plus festif au plus mélancolique, sa voix marque. Résonne. Émeut. Sa présence scénique impressionne. L’enjouée Naxx Bitota incarne la force et la splendeur de la femme congolaise. Tantôt elle rappelle la grande Tchala Muana, la reine du Mutuashi. Tantôt sa Rumba, exécutée en mode Sébène, avec de longues séquences de guitare improvisées, flirte avec le Soukous. Toujours, Naxx Bitota incorpore sa touche personnelle branchée sur une Afropop moderne, qui rend le tout irrésistible.
“Her voice is so gentle that, in each of her songs, Naxx Bitota seems to want to take us into her arms,” praised Le Devoir following the launch of her album Kuetu in June 2022. In all her moods, from the most festive to the most melancholic, her voice is remarkable, moving, resounding. Her stage presence is impressive. Naxx Bitota’s joyful spirit embodies the strength and splendour of the Congolese woman. At times she might remind us of Tchala Muana, Queen of Mutuashi. Other times, her Sebene-style rumba takes centre stage, with long, improvised guitar sequences, flirting with the Soukous beat. But Naxx Bitota always adds her personal touch infused to modern Afro-pop, making it all irresistible.