Période de candidature – Résidence PHI Nord

par Rédaction PAN M 360

PHI Nord est une résidence qui offre aux musicien·ne·s établi·e·s au Canada l’opportunité d’approfondir et de peaufiner leurs projets musicaux.

Le programme propose une retraite créative de deux semaines dans un loft situé aux abords d’une rivière dans les Laurentides avec un accès exclusif à un studio d’enregistrement et un soutien technique en ingénierie du son. Cette résidence permet aux artistes d’échapper au quotidien et de s’engager pleinement dans l’exploration et l’expérimentation de leur art.

PHI Nord remercie SiriusXM Franco pour son soutien.

Les artistes sélectionné·e·s recevront:

  • Soutien au développement du projet et hébergement: Séjour de deux semaines dans une maison propice à la création avec accès exclusif à un studio d’enregistrement;
  • Allocation: Une allocation de 1 600 $;
  • Soutien en studio d’enregistrement: Soutien en ingénierie du son jusqu’à 8 heures par jour pendant la résidence;
  • Production d’un profil vidéo: Création d’un vidéo d’une prestation en direct destiné à être diffusé dans les réseaux de PHI (réseaux sociaux, site web, etc.);
  • Accès au réseau: Accès au vaste réseau de collaborateur·rice·s de PHI.

Critères d’admissibilité:

  • Être un·e musicien·ne vivant au Canada;
  • Avoir un projet musical défini et vouloir le réaliser dans le cadre de la résidence;
  • Maintenir une pratique musicale professionnelle au Québec ou au Canada ou démontrer un potentiel de développement de carrière en musique;
  • Avoir fait paraître de la musique qui est disponible sur des plateformes d’écoute.
  • Les groupes sont admissibles (jusqu’à 4 membres). Les conditions offertes demeurent les mêmes que pour les artistes solos.

PHI Nord is a residency program that offers Canadian-based musicians the opportunity to deepen and refine their musical projects.

The program offers a two-week creative retreat in a riverfront loft in the Laurentians, with exclusive access to a recording studio and technical support in sound engineering. This residency allows artists to escape the daily grind and engage fully in the exploration and experimentation of their art.

PHI Nord thanks SiriusXM Franco for its support.

Selected artists will receive:

  • Project development support and accommodations: A two-week stay in a creative home with exclusive access to a recording studio;
  • Stipend: A stipend of $1,600;
  • Recording studio support: Sound engineering support for up to 8 hours per day during residency;
  • Video profile production: Creation of a video of a live performance for broadcast on PHI’s networks (social networks, website, etc.);
  • Network access: Access to PHI’s extensive network of collaborators.

Eligibility criteria:

  • Be a musician living in Canada;
  • Have a defined musical project and wish to carry it out within the framework of the residency;
  • Maintain a professional musical practice in Quebec or Canada, or demonstrate a potential for career development in music;
  • Have released music that is available on listening platforms.
  • Groups are eligible (up to 4 members). Conditions remain the same as for solo artists.

Date limite pour le dépôt des candidatures/Deadline for applications:
le 4 avril 2024, à 23h59/April 4, 2024, 11:59 pm

CLIQUER ICI/CLICK HERE

Ce contenu provient de la Société des arts technologiques et est adapté par PAN M 360.

MUTEK 2023 | Nocturne 4 : SUFYVN, Deadbeats present Ark Welders Guild, Honeydrip, µ-Ziq & ID :Mora, dBridge

par Laurent Bellemare

L’équipe de PAN M 360 vous offre une couverture exhaustive de MUTEK Montréal 2023. Voilà une sélection des meilleurs sets présentés samedi soir à la SAT, dans le cadre de la série Nocturne.

Crédits photos : Vivien Gaumand

SUFYVN

Dès son entrée sur scène, SUFYVN a installé une ambiance de club dans la salle, avec une musique électronique puissante et accrocheuse. Ce style s’est toutefois nuancé dès le second morceau, plongeant plutôt l’auditoire dans un langage IDM équilibrant bien les sonorités familières avec un traitement varié du rythme et du timbre. Il est dit que l’artiste s’inspire de sonorités et de rythmes soudanais, ce qui n’est pas immédiatement accessible comme référence pour la majorité des auditeurs. Quoi qu’il en soit, SUFYVN produisait sans équivoque une musique pour faire danser. La performance parcourait une variété de tempi, alourdissant ou précipitant l’énergie du parterre aux moments opportuns. Les projections de Kaminska faisaient défiler des formes ondulées dans des teintes multicolores. Si ces formes étaient apparemment puisées dans les graphiques économiques, leur résultat produisait une esthétique psychédélique bien connue dans le milieu de la musique électronique. Une performance variée, quoiqu’un peu générique, qui fonctionnait bien comme avant-goût, à une heure où le public entrait toujours au compte-goutte.

Deadbeats present Ark Welders Guild

Ark Welders Guild, c’est le nom d’une collaboration entre le producteur canadien Scott Monteith (Deadbeats) et la chanteuse italienne Leitizia Trussi. Avec ce duo, c’est une ambiance plus sombre qui se développait. Les pièces lourdes et planantes avaient notamment des échos de trip-hop par leur tempi plus lents. La voix noyée dans la réverbération y était également pour beaucoup, tout à fait dans le style. Le registre grave était très chargé, faisant onduler des basses qui supplantaient souvent les autres éléments du mix. Le reste du spectre harmonique était flottant, suffisamment libre pour y ajouter toute sorte d’interventions sonores. Des moments plus agressifs contrastaient l’occasion avec cette direction musicale. Par ailleurs, un mélange de sépia et de noir prédominait sur le plan visuel. Des images granuleuses de paysages désertiques ont graduellement laissé place à des formes sphériques évoquant une cartographie céleste imaginaire, puis à des alvéoles de matière spongieuse. Ces éléments s’arrimaient plutôt bien avec la nostalgie générale se dégageant de la musique.

Honeydrip

Artiste très attendue de la soirée, la Montréalaise Honeydrip s’est emparée de la scène avec son Bass/Dub énergique. Dans cette musique, la mélodie et l’harmonie ne font plus partie des paramètres. Plutôt, on a affaire à des boucles rythmiques aux subdivisions de « hi-hat » bien marquées et aux basses fréquences grondantes. L’élément le plus distinctif de cette performance était la participation du chanteur reggae King Shadrock. Cette collaboration ajoutait un élément performatif supplémentaire, en plus de créer une esthétique originale. La performance présentait le matériel d’un album au titre très approprié de Psychotropical. Dépourvu de ses accords de guitares et de son accentuation des contretemps, le reggae était ici recontextualisé dans une musique électronique inharmonique et aux downbeats bien lourds. Le tout était accompagné d’un visuel constitué d’archives vidéos filtrées de diverses façons, voulu comme une représentation de l’expérience vécue sous les drogues psychotropes. Signée par Emma Forgues, cette conception visuelle complémentait bien la présence scénique et les costumes des artistes.

µ-Ziq & ID :Mora

Vétéran de la scène britannique µ-Ziq s’est imposé à une SAT bondée de monde avec une musique complètement déjantée. Davantage breakcore qu’IDM, la musique se développait à toute allure, laissant place à peu de répétition. Structures déconstruites et entrées fréquentes de rythmes typiquement drum’n’bass, la performance débutait avec un matériel somme toute assez harmonique, créant même un sentiment de légèreté chez l’auditoire. La partie centrale était, quant à elle, tout à fait atonale et chaotique. Sans jamais décroître en énergie, Muziq a fait évoluer sa trame en la tapissant de progressions majeures à l’effet planant vers la fin. On avait ainsi droit à un mélange intéressant de breakcore sur le plan rythmique et de trance sur le plan mélodique. Visuellement, le spectacle était tout aussi prenant. Les animations 3D de l’artiste tchèque ID:Mora étaient totalement loufoques, passant d’une pluie d’autobus scolaires à des pantins faisant de l’escrime. Les couleurs étaient vives, les personnages étaient enfantins et le traitement graphique rappelait des ébauches d’écrans de veille Windows 1995. Ces éléments visuels enjolivaient nettement l’expérience.

dBridge

Au petit matin, c’était finalement au tour de dBridge de s’emparer de la scène. Cependant, c’est toute la SAT qui vibrait au rythme des basses extrêmes de cet autre vétéran britannique. On pouvait sentir une catharsis générale dans la foule, qui prenait collectivement ces attaques fréquentielles de plein fouet. La musique de dBridge était physique, et mettait surtout en valeur le registre grave. Des percées de courts motifs mélodiques au clavier venaient parfois décorer la trame, à l’instar d’échantillons de voix variés qui intervenaient à d’autres moments. L’artiste livrait une performance entièrement analogue, synthétiseurs modulaires et pédales en guise de matériel. Il y avait dans sa musique une urgence menaçante. Les projections de Line Katcho, très minimalistes, complémentaient bien cette énergie. Un moment Mutek vécu par le corps tout entier.

MUTEK 2023 | Nocturne 3 : upsammy & Jonathan Castro, Nick León, Halina Rice, Quan & DBY

par Alain Brunet

L’équipe de PAN M 360 vous offre une couverture exhaustive de MUTEK Montréal 2023. Voilà une sélection des meilleurs sets présentés vendredi soir à la SAT, dans le cadre de la série Nocturne.

Crédits photos : Nina Gibelin-Souchon

upsammy & Jonathan Castro

Posées sur des surfaces végétales, des formes cabalistiques sont projetées sur les écrans. Au milieu de tout ça, une femme, un homme. DJ, productrice et artiste multidisciplinaire, la Néerlandaise  upsammy (Thessa Torsing) aime illustrer les extrêmes: le confort, l’inconfort, la beauté harmonieuse, la désolation. Elle use de différentes couleurs pour peindre ses fresques sonores: voix traitées, rythmes et tempos variés, les sons de l’eau, les sons de la manipulation tactile, fragments mélodico-harmoniques, quelques poussées de beats fiévreux contrastants avec des séquences froides et arythmiques. On dit de cette approche illustrée dans l’espace par l’artiste péruvien Jonathan Castro Alejos, designer graphique de profession et artiste visuel de l’univers numérique, qu’elle serait de la techno expérimentale et de l’IDM. Peut-être… De notre côté, cette approche n’a pas de genre apparent a priori sauf l’usage de rythmes tirés de la techno minimale et de l’ambient cérébrale. On a plutôt ici un langage composite aux fondements électroacoustiques qui peuvent néanmoins accrocher le nuitard  avec quelques électrochocs qui peuvent le rendre agité.

Nick León

Le Floridien Nick León est féru des avancées latines en matière de musique électronique, particulièrement portoricaines et colombiennes. Un galbe psychédélique enveloppe les rythmes et en transforment l’identité originelle. Le psychédélisme et l’électronique, il faut le rappeler, font bon ménage depuis un demi-siècle,  nous en avons ici une version latine. Reggaeton, afrobeats, cumbia, krautrock et ambient se lient en direct. Juste assez groove pour un vendredi, juste assez nourrissant pour un set digne de MUTEK. D’une partenaire présente à ses côtés, des  projections top niveau appuient le tout, motifs de joaillerie en mouvement, scintillements, kaléidoscopes stylisés et plus encore. À l’écoute de ce set tout à fait concluant, on constate avec intérêt que le reggaeton a déjà généré des formes les plus raffinées. À l’évidence, Nick León et sa partenaire de scène font de belles choses.

Halina Rice

Suite d’harmonies et de fragments mélodiques au clavier,  musiques préenregistrées et modulées en direct. Techno cérébrale, électroacoustique, IDM. La Londonienne Halina Rice n’a pas le look de l’emploi, aucune extravagance vestimentaire sur scène, on la verrait fort bien animer un séminaire de doctorat. Les apparences sont trompeuses car Halina Rice crée une excellente musique technoïde,assortie d’une variété probante  d’arrangements consonants, d’une superbe sélection de sons industriels, de techno, de big beat, de chant choral au féminin, de hululements synthétiques non sans rappeler celui des  femmes arabes. Cette succession de climats contrastés, embrumés de glace sèche et de visuels conçus  par la principale intéressée, illustrent l’envergure conceptuelle,  l’intelligence et la sensibilité supérieures de cette femme qui, prédisons-le, marquera sa profession.

Quan & DBY

Au cœur de la nuit, un tandem montréalais de l’étiquette Chez.Kito.Kat fait dans la techno minimale, archi binaire pour les besoins évident du plancher de danse à l’heure qu’il est – de 2h à 3h. Les surimpressions sont relativement discrètes, absolument rien d’ostentatoire à ce programme déployé à la SAT: chuchotements variés, lignes rauques, ébullitions de microbasses et autres borborygmes de synthèse produisent un contrepoint sans l’emporter sur le beat. Plutôt que d’étaler toute la science qu’on leur connaît, breakbeat, deep house, acid, ambient, dub, bass music, dub, le tout produit par une impressionnante lutherie, notamment les synthétiseurs modulaires conçus pour les besoins de l’exercice, Quan et Dog Bless You (d’où l’acronyme D.B.Y., Samuel Ricciuti de son vrai nom) nous feront passer une  heure concluante de petites modulations et de gros beat destiné aux danseurs qui n’ont pas migré au MTELUS où sévit Sync en même temps qu’eux.

électronique

MUTEK : Nocturne 4

par Rédaction PAN M 360

La série Nocturne se déroule exclusivement à la SAT cette année avec une expérience augmentée le jeudi et le dimanche puisque les performances seront présentées sur deux étages, à la fois à l’espace SAT et sous le dôme de la Satosphère. Au programme, des créations novatrices qui réinventent les musiques électroniques, que ce soit avec des technologies avant-gardistes ou avec des instruments atypiques, le tout accompagné d’images fascinantes.

The Nocturne series takes place exclusively at the SAT this year, with an enhanced experience on Thursday and Sunday as performances are presented on two floors, both in the SAT space and under the Satosphère dome. The program features innovative creations that reinvent electronic music, whether with avant-garde technologies or atypical instruments, all accompanied by fascinating images.

Les artistes présents: SUFYVN SD/CA— Pseudan Rhythm & Kaminska | Deadbeat presents Ark Welders Guild CA/DE | Honeydrip CA/QC— Psychotropical | µ-Ziq & ID:Mora UK+CZ | dBridge UK— Black Electric & Line Katcho

SUFYVN 

SUFYVN est un producteur de musique électronique basé à Toronto et originaire de Khartoum reconnu pour son emploi d’instruments soudanais et son approche unique à la percussion. Inspiré par la scène hip-hop qu’il découvre pour la première fois à l’adolescence grâce au programme MTV, SUFYVN s’intéresse d’abord au beat making comme outil pour écrire des chansons de rap. Au fil des découvertes musicales et d’artistes comme Flying Lotus, il incorpore des éléments de musique électronique dans sa pratique. Depuis, ses compositions se sont inspirées d’une grande variété de genres musicaux, entremêlant de la musique et des rythmes soudanais traditionnels aux synthétiseurs et au beat making. À la rencontre de l’ancien et du moderne, ses EP tels que Ascension (2017) et Pseudarhythm Vol. 3 (2021) illustrent brillamment les techniques de percussion propres aux villages nubiens situés dans le nord du Soudan. Ses productions ont été présentées à de multiples festivals internationaux, parmi lesquels Sled Island à Calgary (Canada), Arab Film à Rotterdam (Pays-Bas), et Clandestino à Göteborg (Suède).

SUFYVN is a Toronto-based electronic music producer from Khartoum, renowned for his use of Sudanese instruments and his unique approach to percussion. Inspired by the hip-hop scene, which he first discovered as a teenager through the MTV program, SUFYVN first became interested in beat making as a tool for writing rap songs. As he discovered new music and artists such as Flying Lotus, he incorporated elements of electronic music into his practice. Since then, his compositions have been inspired by a wide variety of musical genres, blending traditional Sudanese music and rhythms with synthesizers and beat making. Where ancient meets modern, his EPs such as Ascension (2017) and Pseudarhythm Vol. 3 (2021) brilliantly illustrate the percussion techniques specific to Nubian villages in northern Sudan. His productions have been presented at numerous international festivals, including Sled Island in Calgary (Canada), Arab Film in Rotterdam (Netherlands), and Clandestino in Göteborg (Sweden).

Honeydrip

Si la DJ Honeydrip a atteint une réputation indéniable sur la scène underground montréalaise au cours des sept dernières années, elle bénéficie désormais d’une portée internationale grâce à ses premières réalisations à titre de productrice. Reconnue pour ses assemblages créatifs, sa vitalité et ses sélections lourdes de basses, elle juxtapose des sons aussi variés que le UK bass et la techno d’avant-garde, en passant par tous les genres intermédiaires. Son premier EP, Anti-Ego, témoigne de sa compréhension impeccable des rythmes hypercinétiques ainsi que de ses origines caribéennes et de son parcours en électroacoustique.

If DJ Honeydrip has achieved an undeniable reputation on the Montreal underground scene over the past seven years, she is now enjoying an international reach thanks to her first achievements as a producer. Known for her creative assemblages, vitality and bass-heavy selections, she juxtaposes sounds as varied as UK bass and avant-garde techno, and everything in between. Her debut EP, Anti-Ego, testifies to her impeccable understanding of hyperkinetic rhythms as well as her Caribbean origins and electroacoustic background.

dBridge

Véritable légende de la Drum and Bass, Darren White aka dBridge explore ce courant musical depuis le début des années 90. Dès lors, il n’a eu de cesse d’en repousser les frontières, multipliant les aliases et les collaborations éclectiques. De Future Forces aux côtés de Jason Maldini, à Bad Company avec Fresh et Vegas, en passant par Club Autonomic et plus récemment Heart Drive, White détient à son actif certains des morceaux qui orneront à jamais les chapitres de l’histoire de la DnB. Avec la fondation de son label Exit Records en 2003, il s’émancipe d’une Drum and Bass trop technologique à son goût et revient à des productions qu’il juge plus authentiques, usant de techniques old school et de matériel analogique. Son dernier album M|E est la continuité de la trajectoire ambient que White a opéré en 2020 avec son LP Inhibited, un ensemble de paysages sonores sans rythmiques dominantes, propice à l’observation de panoramas spatiaux. Loin du rythme syncopé de la Drum&Bass qu’il a distillé depuis ses débuts, dBridge prend le temps d‘observer et se livre sans concession dans son dernier opus, Black Electric, où des bandes sonores de science fiction se mêlent aux synthétiseurs, samples et pédales de guitares arrangés intuitivement.

A true Drum and Bass legend, Darren White aka dBridge has been exploring this musical trend since the early 90s. Since then, he has constantly pushed back the frontiers, multiplying aliases and eclectic collaborations. From Future Forces with Jason Maldini, to Bad Company with Fresh and Vegas, Club Autonomic and more recently Heart Drive, White has produced some of the tracks that will forever adorn the chapters of DnB history. With the founding of his label Exit Records in 2003, he emancipated himself from a Drum and Bass scene that was too technological for his taste, and returned to productions he considered more authentic, using old-school techniques and analog equipment. His latest album, M|E, is a continuation of the ambient trajectory White embarked on in 2020 with his LP Inhibited, a set of soundscapes without dominant rhythms, conducive to the observation of spatial panoramas. Far from the syncopated Drum&Bass rhythm he’s distilled since his debut, dBridge takes the time to observe and gives himself away without concession in his latest opus, Black Electric, where science fiction soundtracks mingle with intuitively arranged synthesizers, samples and guitar pedals.

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Ce contenu provient de MUTEK et est adapté par PAN M 360.

MUTEK 2023 | Nocturne 2: SAT – Twin Rising, Efe Ce Ele, Paraadiso, Animistic Belief, et plus…

par Laurent Bellemare

Opening Photo By: Frédérique Ménard-Aubin

Pour une seconde nuit, la Société des Arts Technologiques ouvrait ses portes à MUTEK 2023 pour l’événement Nocturne 2, présentant une palette d’artistes électroniques nichés. Avec ses deux espaces de prestations ouverts, les performances se sont enchaînées sans interruption, de sorte qu’il fallait parfois faire des choix déchirants entre l’une et l’autre des salles.

Twin Rising (VJ Isotone)

// Frédérique Ménard-Aubin

À travers son masque orné de chaînes, Twin Rising laissait entendre une voix douce et aiguë, dont la vulnérabilité faisait contraste avec les sonorités souvent rugueuses du registre grave. En effet, malgré une trame toujours harmonique, les basses fréquences onduleuses marquaient un tempo lent et pesant. Dans les moments les plus lourds, on se serait cru devant une performance de dubstep tel que le définissaient les années 2000. Une oreille attentive pouvait également déceler des « caisses claires » synthétiques volontairement asynchrones, créant un effet d’anticipation très efficace. Un équilibre entre pulsation accrocheuse et déconstruction rythmique gardait ainsi le public en haleine, tout comme le visuel hétéroclite projeté par Isotone sur le dôme de la satosphère. Entre déferlements aquatiques et géométrie granuleuse, il n’y avait que la palette multicolore pour s’accrocher à un fil conducteur. Quoi qu’il en soit, ces formes se mariaient très bien avec la musique de Twin Rising, créant une ambiance vaguement mélancolique. Une excellente façon de démarrer la soirée.

Efe Ce Ele

// Nina-Gibelin Souchon

En descendant au rez-de-chaussée, on pouvait tout de suite constater le changement d’atmosphère. Pour la performance de Efe Ce Ele, le ton s’est nettement assombri : pulsation insistante, éclairage stroboscopique, visuel psychédélique et messages politiques explicites. Il y avait des échos de techno et de musique industrielle dans cette trame sonore d’une époque anxiogène. Mélodiquement, la musique évoluait surtout dans le registre grave, avec quelques percées de piano, de percussions et de voix échantillonnées. Le plus souvent, on baignait dans un bourdon complexe où les voix modulaient lentement. Les transitions étaient souvent articulées par superpositions de sections, créant momentanément un passage très dense et dissonant.

Nadia Struiwigh

// Frédérique Ménard-Aubin

De retour dans une Satosphère bondée de monde, l’ambiance créée par Nadia Struiwigh était la première de la soirée à rappeler celle d’un rave. L’expérience était nécessairement plus physique que les autres, la musique de l’artiste hollandaise opérant avec des rythmes toujours en 4/4 et toujours accrocheurs. Des syncopes ajoutaient çà et là de légers échos de drum’n’bass et de breakbeat. Harmoniquement, des accords tenus ou entrants en fondu s’enchaînaient en une progression simple. Ces  dernières étaient couplées avec de courtes cellules mélodiques répétées, créant un contraste de densité rythmique toujours présent. Les textures s’ajoutant à cette base accrocheuse permettaient de maintenir l’intérêt sur le plan sonore, alors que le corps se laissait aisément entraîner par la backbeats continus. Au visuel, les artistes BunBun et Alex Vlair proposaient une composition fort réussie. Motifs spiralés, cercles concentriques et mosaïques circulaires; ces formes s’arrimaient parfaitement avec le dôme de la SAT.


Paraadiso

// Nina-Gibelin Souchon

Composé des artistes TSVI et Seven Orbits, le duo Paraadiso livrait un son beaucoup moins convenu. L’atmosphère était tantôt éthérée et consonante, et tantôt soudainement chaotique et bruitiste. Le  dénominateur commun ici, c’était les rythmes bien calculés pour éviter le prévisible. Les temps forts étaient souvent évités, accentuant plutôt les syncopes. À d’autres moments, des polyrythmies créaient des effets de déphasages très efficaces. Des subdivisions irrégulières venaient à leur tour déstabiliser la construction d’un rythme. De manière générale, les sonorités du duo étaient abstraites, plus près de l’art numérique que de la musique dansante. Cette expérimentation se reflétait également dans les projections, composées d’images microscopiques du monde naturel, lesquelles étaient hautement traitées jusqu’à devenir des textures méconnaissables. Avec une palette sonore riche, le duo Paraadiso offrait une savante performance de « musique pour ne pas danser ».

Amselysen/Racine

// Frédérique Ménard-Aubin

Le duo Amselysen/Racine présentait une musique austère, où tout était rythme et timbre. Pas de mélodie ni repères harmoniques. Qui plus est, la pulsation était noyée dans des syncopes rapides ou des tapis de bass drum rapides. Résolument industriel, ce son rappelait celui d’un Autechre dans ses moments les moins consonants. À l’image de cette musique grise, mais pas moins grisante, le visuel projeté sur le dôme par Diagraf était tout de noir et blanc vêtu. Des stalagmites en origami superposées de poussière d’étoiles se transformaient en nébuleuses de suie. Amselysen et Racine ont su habilement envoûter son public malgré une musique difficile et rigide.

X/O

// Nina-Gibelin Souchon

Déjà passé minuit, x/o montait sur scène pour présenter des morceaux de son excellent album Chaos Butterfly. Cette musique pesante, tout en contraste grâce à un chant rêveur, réinvestissait de nombreux repères musicaux connus. De l’IDM au métal, du dream pop au breakbeat; l’artiste de Vancouver performait de manière convaincante. On regrettait malheureusement une interprétation vocale un peu trop timide, laquelle ne perçait pas dans l’équilibre sonore. Problème technique ou manque d’assurance? Quoi qu’il en soit, la voix n’a pas eu un traitement qui rendait pleinement justice aux compositions, bémol qui s’est quelque peu corrigé vers la fin. Néanmoins, x/o a su captiver son auditoire sans problème, créant une atmosphère sombre augmentée d’un éclairage stroboscopique bleuté et de projections hypnotisantes. On pouvait apprécier des envolées noise presque shoegaze illustrées par des personnages dessinés à la japonaise. En somme, x/o a fait vivre un moment de catharsis aussi lourd qu’apaisant, avec une montée d’intensité bien contrôlée d’une pièce à l’autre.

// Frédérique Ménard-Aubin

D’emblée, Kyoka proposait une musique presque entièrement inharmonique, axée sur la plénitude de ses échantillons sonores et l’insistance de ses rythmes. Le début de la performance n’était pratiquement coloré que par les projections somme toute très cubistes de BunBun et Alex Vlair. Pourtant, dans un moment d’apesanteur soudain, toute trace de rythme s’est estompée pour laisser place à un long passage atmosphérique et harmonique. Il s’agissait là d’un réel vent de fraîcheur, dans une soirée où la pulsation continue était reine. Une musique rythmée, mais plus nuancée et avec de nouveaux éléments mélodique, a ensuite émergé de cette accalmie, bouclant une séquence de variations euphorisantes.

Animistic Beliefs

// Nina-Gibelin Souchon

Que leur apparition sur scène soit programmée aux petites heures importait peu à Animistic Beliefs. Le duo a vraiment transformé la SAT en fête nocturne, enivrant le parterre d’une pulsation incessante et de sonorités psychédéliques empilées les unes sur les autres. Leur musique expérimentale est générée en temps réel par un travail de synthétiseurs modulaires qui ne fait pas dans la dentelle. Le son était dense, le son était fort, et les sifflements rugueux aigus prenaient d’assaut les sens tout autant que les basses fréquences tonitruantes. La musique du duo était parsemée de sonorités intrigantes, des échantillons aux élans vocaux déclamés comme une chanteuse punk s’époumonerait dans un porte-voix. Il est dit qu’Animistic Belief incorpore des influences sud-est asiatiques dans leur son, échantillonnant notamment de la poésie vietnamienne et du totobuang, carillon de gongs des îles Moluques en Indonésie. Ce n’est toutefois pas le genre de nuances qu’on aurait pu percevoir sur le vif tant le duo a cassé la baraque avec son spectacle. Une découverte qui donne envie d’aller écouter leur album MERDEKA (indépendance en indonésien).

Eƨƨe Ran

// Frédérique Ménard-Aubin

Voilà un autre cas où la tonalité était bien peu présente. Alternant une pulsation effrénée à des rythmes syncopés puissants, Eƨƨe Ran avait la tâche ingrate de clôturer une soirée haute en stimulations.  La formule de l’artiste aurait pu rester un peu drabe n’eut-ce été des nombreux écarts de conduite. Le montréalais n’hésitait pas à détourner son tapis rythmique en improvisant un passage bruitiste évoquant des sonorités de vocoder inintelligibles, ou en étirant ou compressant momentanément le tempo. Tout était dans le travail de texture. Autrement, la musique partageait cette froideur industrielle, commune à de nombreux artistes de la soirée, dans laquelle bruit blanc est davantage la norme que note de musique. De manière peut-être un peu aléatoire, les images pointillistes de structures moléculaires et de nébuleuses spatiales s’intercalaient avec des paysages désertiques et rocheux, le tout créant une atmosphère d’abandon presque nihiliste à la danse et aux décibels de trop. La soirée s’est finalement terminée sur un rallentando et un decrescendo vers le néant.

techno expérimentale

MUTEK : Nocturne 3

par Rédaction PAN M 360

La série Nocturne se déroule exclusivement à la SAT cette année avec une expérience augmentée le jeudi et le dimanche puisque les performances seront présentées sur deux étages, à la fois à l’espace SAT et sous le dôme de la Satosphère. Au programme, des créations novatrices qui réinventent les musiques électroniques, que ce soit avec des technologies avant-gardistes ou avec des instruments atypiques, le tout accompagné d’images fascinantes.

The Nocturne series takes place exclusively at the SAT this year, with an enhanced experience on Thursday and Sunday as performances are presented on two floors, both in the SAT space and under the Satosphère dome. The program features innovative creations that reinvent electronic music, whether with avant-garde technologies or atypical instruments, all accompanied by fascinating images.

Les artistes présents: Outro — Intemperie | upsammy & Jonathan Castro — Germs in a Population of Buildings | Nick León & Kaminska | Halina Rice  — New Worlds | Quan & D.B.Y & Line Katcho

Outro

Outro est le projet musical du producteur et compositeur argentin Juan Barallobres, basé en Patagonie. Outro allie piano, synthétiseurs et field recording afin de créer des paysages sonores de musique électronique expérimentale à saveur dance. Au cœur de son processus, se trouve l’interaction entre musique, art sonore, art visuel, cinéma et performance. Agissant comme un collectionneur, Outro recueille les sons de personnes qu’il rencontre et des lieux qu’il traverse, puis les met en dialogue avec sa propre musique. Barallobres produit également la musique d’autres musicien·ne·s grâce à El Sello Rojo, une compagnie qu’il a fondée qui agit en tant que compagnie de disques et de série de résidences créatives. Il a participé à plusieurs évènements tels que Ted X Río de la Plata, Ciudad Emergente Festival et BAFICI (Buenos Aires Cinema Festival).

Outro is the musical project of Patagonia-based Argentine producer and composer Juan Barallobres. Outro combines piano, synthesizers and field recording to create soundscapes of experimental electronic music with a dance flavor. At the heart of his process is the interplay between music, sound art, visual art, cinema and performance. Acting like a collector, Outro gathers sounds from people he meets and places he passes through, then puts them into dialogue with his own music. Barallobres also produces the music of other musicians through El Sello Rojo, a company he founded that acts as a record label and creative residency series. He has participated in several events such as Ted X Río de la Plata, Ciudad Emergente Festival and BAFICI (Buenos Aires Cinema Festival).

upsammy & Jonathan Castro

DJ, productrice et artiste multidisciplinaire néerlandaise, upsammy (Thessa Torsing) génère des espaces interstitiels savamment construits où se côtoient, paradoxalement, confort et désolation. Reflets de sa facilité à élaborer des mélodies cristallines et des rythmes recherchés, les compositions musicales de upsammy traduisent un sentiment d’infinité et de spatialité. Elles oscillent entre différentes échelles de temps tout en retenant les échos distants d’une nature aux sonorités numérisées. Son approche audacieuse et narrative à la composition se traduit également dans ses DJ sets, lesquels puisent autant dans la musique électro psychédélique que le drum and bass et la techno expérimentales. Fascinée par les rythmes et les propriétés vibratoires de son environnement, upsammy a poursuivi des études en technologies de l’image et des médias à la Utrecht University of the Arts. En tant qu’artiste multidisciplinaire, elle explore les interactions entre le son, la photographie et la vidéo; explorations qui influencent, réciproquement, sa production musicale.

Dutch DJ, producer and multidisciplinary artist upsammy (Thessa Torsing) creates skilfully constructed interstitial spaces where comfort and desolation paradoxically meet. Reflecting her facility for crafting crystalline melodies and intricate rhythms, upsammy’s musical compositions convey a sense of infinity and spatiality. They oscillate between different time scales while retaining the distant echoes of nature’s digitized sounds. Her bold, narrative approach to composition is also reflected in her DJ sets, which draw as much on psychedelic electro music as experimental drum and bass and techno. Fascinated by the rhythms and vibratory properties of her environment, upsammy studied image and media technology at the Utrecht University of the Arts. As a multidisciplinary artist, she explores the interactions between sound, photography and video, which in turn influence her musical production.

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électro / techno expérimentale

MUTEK : Satosphère 3

par Rédaction PAN M 360

À l’occasion de sa 24e édition, le Festival MUTEK est de retour dans le dôme de la Société des arts technologiques [SAT] pour la Série Satosphère, un programme d’œuvres et performances immersives explorant de nouveaux territoires conceptuels et sensoriels.

Au programme: une exploration de la dualité entre l’analogique et le numérique (Metaract); un voyage surnaturel pour redécouvrir la transcendance de la nature (Iwakura); une immersion dans un rituel sacré d’union spirituelle (Union); une ouverture vers un monde spatio-temporel inclusif (I want to leave this Earth behind); et une expérience sensorielle autour de la physique quantique (Entanglement).

For its 24th edition, the MUTEK Festival returns to the dome of the Society for Arts and Technology [SAT] for the Satosphère Series, a program of immersive works and performances exploring new conceptual and sensory territories.

On the program: an exploration of the duality between analog and digital (Metaract); a supernatural journey to rediscover the transcendence of nature (Iwakura); immersion in a sacred ritual of spiritual union (Union); an opening onto an inclusive space-time world (I want to leave this Earth behind); and a sensory experience based on quantum physics (Entanglement).

Stefana Fratila & Diana Lynn VanderMeulen

Stefana Fratila est une artiste, compositrice et conceptrice sonore d’origine roumaine basée à Toronto au Canada. Elle est également DJ et cofondatrice du collectif Crip Rave™, une plateforme événementielle mettant de l’avant et priorisant les personnes “Crip, handicapé·e, sourd·e, fou·folle et malade” [formulations fournies par l’auteure] au sein d’espaces rave accessibles et sécuritaires. Elle a créé Sononaut, une collection de 8 plug-ins VST open-source reproduisant les conditions atmosphériques des planètes de notre système solaire, en collaboration avec des scientifiques de la NASA et Jen Kutler. Elle a exposé son travail et performé dans le monde entier, notamment au MoMA et à e-flux (New York, États-Unis), à Ars Electronica (Linz, Autriche) et au Symposium international sur l’art électronique (Paris, France). Elle a également remporté le Canadian Screen Award pour le meilleur montage sonore (2022) et ses trames sonores ont été présentées au Festival international du film de Toronto, au New York Film Festival, au Festival du nouveau cinéma de Montréal, au Centre Pompidou et à la Biennale de Vienne.

Diana Lynn VanderMeulen est une artiste multidisciplinaire qui réside et travaille à Toronto, au Canada. Sa pratique artistique se situe à la croisée des médias analogiques et numériques, avec une focalisation sur la réalité étendue et l’utilisation cyclique des matériaux, avec l’intention de créer des environnements expansifs et multisensoriels. Son projet en réalité étendue intitulé A Boundless and Radiant Aura a récemment été présenté en avant-première avec Debaser à la SAW Gallery d’Ottawa, ainsi qu’à la galerie Toutoune de Toronto. Parmi ses œuvres récentes figure une exposition en solo, à la fois physique et virtuelle, intitulée « Shimmer of a Petal, Now a Mountain Stream », réalisée en collaboration avec Sky Fine Foods & ArtGate VR. Elle a également créé et auto-édité l’application en réalité augmentée « Swampy GoGo », qui étend les réalités numériques à partir d’une série de paysages en techniques mixtes en 2D. En plus de sa collaboration avec Sky Fine Foods, VanderMeulen a participé à de nombreux projets publics et initiatives DIY. Elle a exposé ses œuvres à l’AGO, à l’Ambassade du Canada à Tokyo (Japon), au CADAF Paris, au Musée Gardiner et à l’Idea Exchange.

I want to leave this Earth behind est une performance immersive A/V en direct, spécialement formatée pour le système sonore multicanal de Satosphère et les projecteurs à 360 degrés. La performance est centrée sur l’exploration de l’espace, les réalités spéculatives et fictives et la futurité Crip, engageant le public dans un exercice immersif d’imagination d’atmosphères interplanétaires et sci-fantastiques – des conditions qui sont intrinsèquement invivables, irrespirables, convertissant tous les corps-esprits humains en corps-handicapés.

Stefana Fratila is a Romanian-born artist, composer and sound designer based in Toronto, Canada. She is also a DJ and co-founder of the Crip Rave™ collective, an event platform featuring and prioritizing « Crip, disabled, deaf, crazy and sick » people [wording supplied by author] within accessible and safe rave spaces. She created Sononaut, a collection of 8 open-source VST plug-ins reproducing the atmospheric conditions of the planets in our solar system, in collaboration with NASA scientists and Jen Kutler. She has exhibited and performed worldwide, including at MoMA and e-flux (New York, USA), Ars Electronica (Linz, Austria) and the International Symposium on Electronic Art (Paris, France). She has also won the Canadian Screen Award for Best Sound Editing (2022), and her soundtracks have been presented at the Toronto International Film Festival, the New York Film Festival, the Festival du nouveau cinéma de Montréal, the Centre Pompidou and the Vienna Biennale.

Diana Lynn VanderMeulen is a multidisciplinary artist living and working in Toronto, Canada. Her artistic practice lies at the crossroads of analog and digital media, with a focus on extended reality and the cyclical use of materials, with the intention of creating expansive, multisensory environments. His extended-reality project A Boundless and Radiant Aura recently premiered with Debaser at Ottawa’s SAW Gallery, as well as at Toronto’s Toutoune Gallery. Recent works include a solo exhibition, both physical and virtual, entitled « Shimmer of a Petal, Now a Mountain Stream », produced in collaboration with Sky Fine Foods & ArtGate VR. She also created and self-published the augmented reality app « Swampy GoGo », which extends digital realities from a series of 2D mixed media landscapes. In addition to her collaboration with Sky Fine Foods, VanderMeulen has participated in numerous public projects and DIY initiatives. She has exhibited her work at AGO, the Canadian Embassy in Tokyo (Japan), CADAF Paris, the Gardiner Museum and Idea Exchange.

I want to leave this Earth behind is an immersive live A/V performance, specially formatted for Satosphère’s multi-channel sound system and 360-degree projectors. The performance focuses on space exploration, speculative and fictional realities and Crip futurism, engaging the audience in an immersive exercise in imagining interplanetary and sci-fantasy atmospheres – conditions that are inherently unlivable, irrespirable, converting all human body-minds into disabled bodies.

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MUTEK 2023 | Satosphère 2 : UNION — Nancy Lee & Kiran Bhumber

par Alain Brunet

Crédit photo : Ash KG

Voilà le résumé de cette œuvre de 25 minutes inscrite au programme de la Satosphère, un 23 août à MUTEK: « UNION est un récit immersif qui raconte l’histoire de deux êtres découvrant leurs souvenirs ancestraux à travers le désir de toucher et les rituels pratiqués lors de leur cérémonie de mariage post-apocalyptique. »

Nancy Lee et Kiran Bhumber ont imaginé leur récit de manière à illustrer artistiquement leurs identités issus de diasporas. Ils ont pour objet de  « dévoiler et reconstituer la mémoire culturelle à travers le rituel sacré de l’union spirituelle et de l’intimité physique ». Autrement dit, cette union spirituelle ne peut fonctionner rondement si les souches de ses acteurs.trices ne sont pas identifiées, comprises et intégrées.

L’immersion ici proposée se fonde sur des images abstraites projetées sur un dôme : couleurs chatoyantes qui se mêlent sur l’écran concave, mains géantes qui tournoient, bustes humanoïdes en suspension, gisements de pierreries, deux femmes en chair et en os esquissant de courtes chorégraphies, évocation du mariage post-apocalyptique.

Côté son, la bande originale inclut une brève narration de cette fiction et offre à l’oreille une série d’effets électroniques assez typiques de ce type d’immersion : percussions de synthèse, sons industriels, procédés électroacoustiques généralement connus des amateurs de l’immersion sous dôme. Soulignons en outre la qualité exemplaire de la sonorisation.

Enfi bref, l’abstraction de cette œuvre l’emporte sur sa trame de fond, la cohérence esthétique de ce travail est à parfaire, l’intégration des formes et des sons témoignent d’un art encore exploratoire et surtout intéressant pour ses effets fragmentaires et non pour leur intégration dans un tout intégré.

Voilà d’ailleurs un problème récurrent dans les œuvres immersives incluant sons et images; la fascination pour ces nouveaux outils de création mène rarement à une esthétique intégrée, on en contemple les avancées technologiques sans être marqué par une œuvre totale.

MUTEK 2023 | Satosphère 1 : Metaract et Iwakura

par Théo Reinhardt

Le premier événement Satosphère de MUTEK 2023 est un programme double, avec les projets audiovisuels Metaract et Iwakura. Le premier est, selon le site web du festival, « une exploration de la dualité entre l’analogique et le numérique », et le second, « un voyage surnaturel pour redécouvrir la transcendance de la nature ». Voici nos impressions.

Crédits photo : Ash KG

Metaract

Metaract est la première des deux présentations, créée par les artistes japonais Manami Sakamoto et Yuri Urano. C’est un film immersif concentré sur la nature qui, dans le cadre de la SAT, s’interroge certainement sur les relations entre le monde naturel et technologique. 

D’une particule de poussière dans le néant, à une goutte d’eau dans une rivière qui gèle, à un morceau de terre dans une forêt, on semble nous faire passer à travers tous les états de la matière, comme si nous les vivions à la première personne. Les choses bougent lentement, même si on a l’impression de traverser des distances temporelles à l’échelle de l’univers en quelque 20 minutes. Qui plus est, le ton explorateur mais tout de même pudique de cette représentation assez abstraite de la nature n’est pas sans rappeler la lentille curieuse et avide envers la nature dans les films de Terrence Malick, je pense surtout à The Tree of Life et à son récent documentaire Voyage of Time.

La musique reste assez sobre, des nappes ambient qui nous placent dans un espace sans début ni fin, avec quelques sons de cloche et carillons lointains ici et là. L’image qui revient le plus souvent est celle de milliers de petits points flottants dans le néant, qui peuvent autant être infiniment petits ou grands. Il n’y a pas vraiment d’échelle de référence ici, mais même le petit paraît immense lorsque assis, la tête levée, sous le dôme de la satosphère. 

À la fin du film, alors que des coups de basse fréquence imitent un coeur bien vivant, les milliers de points colorés se dotent d’une intelligence et forment des arbres, avant d’éclore, de retomber dans un chaos galactique, et finalement, de revenir en tant qu’arbres, leur forme finale. Du moins, pour le moment.

Iwakura

Cette deuxième présentation, par les artistes Kazuka Naya, Ali Mahmut Demirel et Maurice Jones, est plus abstraite, plus bizarre, plus préoccupante et surtout, plus psychédélique.

Né de ce qui paraît être une obsession pour la géologie, le voyage d’Iwakura commence en arpentant lentement, et de très près, des parois de grottes variées, qui se fondent l’une dans l’autre. La musique ici est sombre, ténébreuse, calcifiée. On se croirait plongé dans une recherche minutieuse, sinon un peu fantasmatique, d’un fossile, d’un secret quelconque taillé dans le roc. Mais nous ne nous arrêterons pas là. Le voyage doit nous emmener bien plus loin, dans les limbes de la forme, et nous ne sommes pas certains d’en revenir. 

Au fil des images, les entités rocheuses, maintenant solitaires dans le néant, se succèdent, et leur mouvement devient de plus en plus surnaturel: elles se retournent en elles-mêmes, s’ouvrent vers nous en un tunnel qui s’écrase et s’allonge à l’infini, se creusent et se déploient en même temps par excroissances géométriques, symétriques, alors qu’on oublie la musique et que toute notre attention est piégée par ce trou noir géologique.

Finalement, on revient à notre point de départ, avec des parois de rochers, auxquelles se fondent des chutes d’eau et des arbres, alors que la musique monte en intensité, en orchestration, et en sentimentalité. Tout un voyage. A-t-on atteint la transcendance? Le sublime? L’horreur? Un peu des trois, peut-être…

électronique

MEG Montréal présente Oklou et Ouri à la SAT

par Rédaction PAN M 360

Oklou

Galore est la première déclaration audacieuse d’Oklou, la productrice, écrivaine et chanteuse Marylou Mayniel, basée à Paris.

La mixtape est une réalisation lumineuse de réorientation et de renaissance émotionnelle, combinant une grandeur pop discrète avec une production habile et intimiste, un lyrisme chargé d’émotion et une curiosité expérimentale décalée.

Ce contenu provient de Wasserman Agency et est adapté par PAN M 360.

Ouri

Ouri est une productrice électro, DJ et multi-instrumentiste. Ses formations au piano, à la harpe et au violoncelle ont essentiellement influencé l’éclectisme de ses mélodies et de ses beats. Originaire de l’Amérique du Sud via la France, l’artiste étudie et produit présentement de la musique électronique à Montréal.

Ce contenu provient de Make It Rain Records et est adapté par PAN M 360.

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black metal / électro-pop / krautrock

MEG Montréal présente Contrefaçon, Gargäntua et Inside Blur à la SAT

par Rédaction PAN M 360

Contrefaçon

4 parisiens qui se sont rencontrés sur les bancs du collège, Contrefaçon est un groupe de musique-video qui s’exprime via des clips originaux, objet de la rencontre entre le son et l’image.

Définit comme un concept qui se veut à contre-courant, au moyen d’un authentique spectacle musical où chaque morceau sera retravaillé et rejoué en live, Contrefaçon a pour ambition d’amener sur scène l’univers développé au sein de ses vidéos.

Ce contenu provient de UNI-T Production et est adapté par PAN M 360.

Gargäntua

Depuis 2015, le duo tresse une pop techno hybride aux multiples niveaux de lectures. 

Mêlant les codes du black metal à une chanson française électronique réinventée, GARGÄNTUA ne ménage pas son public. 

Entre le trash et l’ironie, c’est un vibrant décalage que le groupe réussit à provoquer, fédérant adeptes et néophytes en une seule et même marée humaine qui fête ce moment de choix où tout est permis.

Ce contenu provient de Gargäntua et est adapté par PAN M 360.

Inside Blur

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deep techno / électronique / house

MEG Montréal présente Joris Delacroix et Stereoclip à la SAT

par Rédaction PAN M 360

Joris Delacroix

Producteur, Dj et performeur live basé en France, la carrière de Joris débute en 2010. Pianiste depuis son enfance, il découvre la musique électronique à l’âge de 10 ans avec le mouvement French-Touch et la House music britannique. Plus tard, il se tourne vers un son plus underground avec des artistes allemands de Minimal-Techno. Son style est un mélange unique de ces influences House et Techno, avec beaucoup de sons mélodiques provenant directement du piano.

Producer, Dj and Live Performer based in France, Joris’s career starts in 2010. Pianist since his childhood, he discovers electronic music at the age of 10 with the French-Touch movement and House music from UK. Later, he got into a more undergound sound with mostly german artists of Minimal-Techno. His style is a unique mix of these House and Techno influences, made with a lot of melodic gimmicks coming directly from the Piano.

Ce contenu provient de Joris Delacroix et est adapté par PAN M 360.

Stereoclip

Né à Bruxelles en 1989, Stereoclip compose une musique techno profonde, vocale et mystérieuse. Maîtrisant à la fois les performances live et la production musicale, il a été accueilli sur des labels prestigieux tels que Hungry Music, Armada Music ou Délicieuse, pour n’en citer que quelques-uns. Projeté sur le devant de la scène de la musique électronique après le succès de son premier album, l’icône belge livre aujourd’hui de nouvelles inspirations dans les festivals, les clubs et les salles de concert du monde entier.

1989 Brussels-born Stereoclip composes a deep, vocal, and mysterious techno music. Mastering both live performances and music production, he’s hosted on prestigious imprints such as Hungry Music, Armada Music, or Délicieuse, just to name a few. Thrown in the front of the electronic music landscape after the success of his first album, the Belgian icon now delivers new inspirations to festivals, clubs, and concert halls alike around the world.

Ce contenu provient d’Armada Music et est adapté par PAN M 360.

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