Arion Orchestre Baroque présente Requiem et Couronnement
par Rédaction PAN M 360
Ce concert propose de (re)découvrir deux Messes contrastées entendues en France sous les règnes de Louis XVI et de Napoléon. Écrit par Mozart en 1791 sur son lit de mort, à la demande pressante d’un personnage énigmatique, son Requiem est donné à Paris pour la première fois en 1804 dans une version légèrement remaniée et sous la direction de Luigi Cherubini. C’est un triomphe ! Un peu auparavant, en 1774, c’est François Giroust, le dernier représentant du grand motet à la française, qui avait été chargé de composer la musique de la messe du sacre de Louis XVI en la cathédrale de Reims.
This concert (re)discovers two contrasting Masses heard in France during the reigns of Louis XVI and Napoleon. Written by Mozart in 1791 on his deathbed, at the urgent request of an enigmatic figure, his Requiem was performed in Paris for the first time in 1804 in a slightly reworked version, conducted by Luigi Cherubini. It was a triumph! A little earlier, in 1774, François Giroust, the last representative of the French grand motet, had been commissioned to compose the music for Louis XVI’s coronation mass in Reims cathedral.
Ce concert singulier propose une rétrospective musicale de la vie de Claude Debussy. Réinventées pour violoncelle et piano par deux musiciens dont la réputation n’est plus à faire, ces Images oubliées dressent un portrait intemporel de ce très grand nom de l’histoire de la musique.
This singular concert offers a musical retrospective of the life of Claude Debussy. Reinvented for cello and piano by two renowned musicians, these Images oubliées paint a timeless portrait of this great name in music history.
Arion Orchestre Baroque présente Lettres d’amour à la Salle Bourgie
par Rédaction PAN M 360
Pour célébrer d’originale façon la Saint-Valentin, Arion présente, sous la direction inspirée de la violoniste australienne Sophie Gent, un heureux mélange de concertos grossos baroques italiens et anglais dans un programme qui tresse un entrelacs de musiques et de poèmes brossant le portrait à la fois complexe et délicieux des sentiments amoureux.
To celebrate Valentine’s Day in an original way, Arion presents, under the inspired direction of Australian violinist Sophie Gent, a happy blend of Italian and English Baroque concertos grossos in a program that weaves together music and poems to paint a complex and delightful portrait of amorous feelings.
Le quatuor à cordes, du Refus global à aujourd’hui
par Rédaction PAN M 360
Le Quatuor Molinari présente quatre œuvres de compositeurs et compositrices québécois.e.s, témoins de l’effervescente expérimentation artistique au Québec depuis la parution en 1948 du manifeste radical Refus global : Otto Joachim, Rachel Laurin, Jean Lesage et Jean Papineau-Couture.
The Quatuor Molinari presents four works by Quebec composers who witnessed the effervescent artistic experimentation in Quebec since the publication of the radical manifesto Refus global in 1948: Otto Joachim, Rachel Laurin, Jean Lesage and Jean Papineau-Couture.
En lien avec l’exposition Françoise Sullivan
Rachel LAURIN Poème, pour quatuor à cordes, op. 35 Jean PAPINEAU-COUTURE Quatuor à cordes no 2 Otto JOACHIM Quatuor à cordes Jean LESAGE Quatuor à cordes no 4
Les Violons du Roy présente Romance à la française
par Rédaction PAN M 360
Pour commémorer le 100e anniversaire de la mort de deux des plus expressifs compositeurs français, Gabriel Fauré et Théodore Dubois, l’admirable soprano Florie Valiquette et le brillant pianiste David Jalbert se joignent à Nicolas Ellis pour livrer toutes les nuances d’un répertoire d’une profonde humanité.
To commemorate the 100th anniversary of the deaths of two of France’s most expressive composers, Gabriel Fauré and Théodore Dubois, the admirable soprano Florie Valiquette and the brilliant pianist David Jalbert join Nicolas Ellis to deliver all the nuances of a repertoire of profound humanity.
La Salle Bourgie présente une rétrospective des chorégraphies de Françoise Sullivan et de Françoise Riopelle, deux pionnières de la danse au Canada et signataires du manifeste Refus global.
Salle Bourgie presents a retrospective of the choreographies of Françoise Sullivan and Françoise Riopelle, two pioneers of Canadian dance and signatories of the Refus global manifesto.
En guise de commentaire sur l’exposition Marisol, le Quatuor Cobalt présentera la magnifique Suite pour harpe et quatuor à cordes composée par Rachel Laurin, et une œuvre en création de la Vénézuélienne Adina Izarra commandée par la Salle Bourgie. Intitulée Tres Miradas a Marisol, chaque mouvement porte le titre d’une œuvre de Marisol qui est présentée dans l’exposition.
As a commentary on the Marisol exhibition, the Quatuor Cobalt will present the magnificent Suite for harp and string quartet by Rachel Laurin, and a new work by Venezuelan composer Adina Izarra commissioned by Salle Bourgie. Entitled Tres Miradas a Marisol, each movement bears the title of one of Marisol’s works featured in the exhibition.
Première visite au Québec de ce quatuor vocal britannique reconnu mondialement ! Spécialisé dans le répertoire médiéval, il présentera des musiques du XIIe au XVe siècles inspirées par l’Annonciation et la Nativité.
First visit to Quebec by this world-renowned British vocal quartet! Specializing in medieval repertoire, they will present music from the 12th to 15th centuries inspired by the Annunciation and the Nativity.
À Paris au XVIIIe siècle, Noël et son répertoire de cantiques et de chansons populaires ont fait le délice des familles chez qui la musique occupait une belle place, que ce soit dans les modestes chaumières, dans les salles dorées des nombreux palais royaux ou encore dans les logements enfumés de la bourgeoisie d’alors. Arion, sous la direction du brillant flûtiste à bec Vincent Lauzer, nous invite à découvrir les œuvres françaises et italiennes, tantôt dansantes, tantôt recueillies, qui meublaient ces soirées musicales placées sous le signe du plaisir, du partage et de la fête.
In 18th-century Paris, Christmas and its repertoire of hymns and popular songs were a delight for families, where music played an important role, whether in modest thatched cottages, in the gilded halls of the many royal palaces, or in the smoke-filled dwellings of the bourgeoisie. Arion, under the direction of the brilliant recorder player Vincent Lauzer, invites us to discover the French and Italian works, at times danceable, at times collected, that filled these musical evenings placed under the sign of pleasure, sharing and celebration.
De l’opéra italien aux mélodies irlandaises, en passant par la musique romantique, rien ne fait peur à Jack Swanson ! Ce jeune ténor originaire du Midwest, applaudi autant sur les scènes européennes qu’américaines, vient à la Salle Bourgie pour la première fois.
From Italian opera to Irish melodies and Romantic music, nothing scares Jack Swanson! This young tenor from the Midwest, applauded on European and American stages alike, comes to Salle Bourgie for the first time.
Prenant un bref répit estival de son séjour romain fort occupé, Handel se rend plus au sud à Naples de mai à juillet 1708, où on lui avait commandé Aci, Galatea e Polifemo, une serenata pour les noces du duc d’Alvito et de Beatrice di Sanseverino. S’agissant d’un petit opéra intime, à trois voix et orchestre sans chœur, l’œuvre se distingue par la variété de son accompagnement instrumental où l’on retrouve, outre les cordes et la basse continue, hautbois, flûtes à bec et trompettes. Les airs et récitatifs chantés ne sont pas en reste, nous menant des soupirs les plus langoureux à la virtuosité la plus extrême. Nous accueillons pour la première fois le chef et claveciniste italien primé Francesco Corti, chef invité principal de l’orchestre il Pomo d’Oro.
Taking a brief summer respite from his busy Roman sojourn, Handel travelled further south to Naples from May to July 1708, where he was commissioned to write Aci, Galatea e Polifemo, a serenata for the wedding of Duke d’Alvito and Beatrice di Sanseverino. A small, intimate opera for three voices and orchestra without chorus, the work is distinguished by the variety of its instrumental accompaniment, which includes oboes, recorders and trumpets in addition to strings and basso continuo. The sung arias and recitatives are not to be outdone, taking us from the most languorous sighs to the most extreme virtuosity. We welcome for the first time the award-winning Italian conductor and harpsichordist Francesco Corti, principal guest conductor of the orchestra il Pomo d’Oro.
I Gemelli à Montréal : l’un des grands concerts de l’année!
par Frédéric Cardin
C’est l’une des plus belles soirées de musique que j’ai entendue cette année. Si un prix Opus pouvait être décerné au meilleur concert à Montréal par un organisme étranger, I Gemelli à la salle Bourgie mercredi soir dernier (le 22 novembre) serait dans les finalistes. I Gemelli est un ensemble porté par Emiliano Gonzalez Toro, ténor au registre large (un baryténor, en fait) et à la présence scénique aisée, dynamique et plus que sympathique. Sur scène, un autre ténor, Zachary Wilder, plus léger et lumineux, mais tout aussi techniquement et expressivement impressionnant. Pour ce concert d’airs baroques italiens (essentiellement, le programme de leur album A Room of Mirrors), ils étaient accompagnés avec un souffle vital enlevant par un violoncelle baroque, une viole de gambe, deux violons, un clavecin, une harpe, un théorbe ou une guitare baroque (le musicien changeait en fonction de la pièce) et un archiluth, soit l’ensemble I Gemelli.
Vous dire que c’était bon est par trop générique. Appelez ça comme vous voudrez, la mayo qui prend, le courant qui passe, un coup de circuit à chaque ‘’toune’’ ou presque, bref, ce fut mémorable. Premièrement parce que les musiciens et musiciennes sont tous bons, très bons. Les deux ténors se démarquent fortement, car souvent en vedette dans ce répertoire majoritairement vocal. Comme les miroirs du titre de l’album éponyme, tous deux sont capables des plus exquises subtilités en triple pianissimo (dans l’aigu svp (!), mais surprennent quand même dans leur complémentarité, évitant ainsi le double emploi. Les instrumentistes sont au sommet d’un art désormais bien maîtrisé, le baroque historique, mais ils semblent l’avoir élevé d’un nouveau cran en perfection technique et en affects authentiques. La sonorité d’ensemble de ces Gemelli est finement graduée et balancée, démontrant une écoute collective d’une remarquable cohérence.
Et puis le programme, parlons-en. J’en ai parlé un tout petit peu, mais il faut quand même souligner l’audace de se présenter pour la première fois dans une ville avec une affiche sans aucun véritable nom ‘’vendeur’’! Pas de Vivaldi, pas de Bach, même pas Corelli. Non, juste des Falconieri, d’India, Marini, Castelani, et autres grands de leur époque, mais reclus dans l’ombre désormais. Et pourtant, je pense que peu d’autres rendez-vous avec de plus éminents ‘’célèbres’’ auraient été plus satisfaisant. Ce que l’on a entendu était de l’ordre de la grande inspiration, avec des mélodies fortes et des compositions fines et tour à tour vivifiantes ou poignantes. Un festin du début à la fin.
Mais le véritable supplément d’âme de ce concert mémorable, c’est celui que les musiciens eux-mêmes ont apporté sur scène. Des artistes qui ont du plaisir à jouer ensemble et le montrent clairement, n’est-ce pas, en fin de compte, un excellent signe? Puis, Toro lui-même (secondé efficacement par Wilder) qui ose ce que peu d’Européens font encore, surtout ceux d’un très haut niveau comme ceux-ci : s’adresser directement au public, tout au long du concert. Une communication fluide, sympathique mais sans cabotinage, informative mais aucunement académique. On met dans l’ambiance, mais on ne fait pas du velouté racoleur, on s’amuse, mais avec un respect certain de l’intelligence des auditeurs.
Et croyez-moi, le public a grandement apprécié. Après le concert, les musiciens se sont précipités dans le lobby de la salle pour parler au public et vendre quelques albums. Il y avait foule autour de la table et, si je ne m’abuse, la boîte bien remplie s’est vidée en un rien de temps. Même le très beau coffret d’Il ritorno d’Ulisse in patria de Monteverdi, récemment sorti, un objet de 60 $, s’est envolé. J’ai en ai eu un exemplaire, signé et aimablement octroyé par Toro lui-même. Le monsieur (c’est moi ça) est content.
Ces gens savent se faire des amis et ils nous ont donné de bien bonnes raisons de les réinviter.