Pays : Suède Label : `Fanfar! Genres et styles : électronique / Instrumental / rock n' roll Année : 2024

Robert Johnson & Punchdrunks – Surfopiates

· par Patrice Caron

Si vous aviez perdu espoir envers l’avenir de l’humanité, dites-vous que si un nouvel album de Robert Johnson & Punchdrunks a pu voir le jour, tout est maintenant possible.

Maitre ès surf, du niveau Dick Dale/Davie Allan , avec une connaissance encyclopédique d’un univers parallèle imaginé par John Carpenter, peuplé de Poison Ivy, James Bond, Sofia Lauren et Lee Van Cliff, pour lequel il compose la trame sonore rock’n’roll surf/spy teinté d’électronique depuis le début des années 90.

Les dernières années l’ont vu pousser encore plus l’exploration et délaisser presque complètement le rock pour un album déroutant paru en 2017, Morte Di Seeberg, qui avait été alors présenté comme son dernier et qui, à part être instrumental et cinématographique, n’avait rien en commun avec ce que l’on connaissait jusqu’alors du musicien suédois.  Minimaliste, électronique, ambiance glauque, on était encore dans le cinéma mais plus dans un film d’horreur italien que dans une science-fiction dystopique des années 70.

Mais loin d’être un ovni dans l’œuvre de Robert Johnson, il faut l’avoir écouté pour comprendre la nouvelle proposition de ce qui est présenté comme « & Punchdrunks », officiellement séparés depuis 2016 mais qui, à la suite d’un concert-réunion pour leur 30e anniversaire de carrière et la parution d’une compilation, s’est remis à la composition et Surfopiates en est le résultat.

On demeure dans l’univers habituel de Johnson, mais avec la teinte de Morte di Seeberg sous-jacente aux 11 titres de ce 13eme album en carrière. Il y reprend à sa façon Trentmoller, Rachid Taha et Carte de séjour (la pièce qui déménage le plus), Tobias Einestad ainsi que Ulf Dageby, un musicien d’avant-garde suédois renommé.

Hormis Jungle Fiction de Taha, ça ne tourne pas du tout sur les chapeaux de roues cette fois mais on a droit à un rock instrumental hypnotique, répétitif, noir, avec un sonorité électronique analogue qui est ici aussi essentielle que la guitare de Robert Johnson pour délimiter les contours de cette galaxie.

Un excellent album inespéré d’un artiste qui s’était volontairement et officiellement enterré, qui s’avère être plutôt une renaissance, avec les mêmes éléments qui ont forgé son culte mais poussés aux limites soniques du genre. C’est tout à l’honneur de Robert Johnson (& Punchdrunks) qui prouve par l’exemple qu’il y a encore de la place pour innover dans un style musical qui parfois est recouvert volontairement de poussière.

Tout le contenu 360

Fête de la musique 2026 | Le lyrisme versatile de Cicchillitti et Cowan

Fête de la musique 2026 | Le lyrisme versatile de Cicchillitti et Cowan

Fête de la musique 2026 | Pierre Lapointe charme les cœurs abîmés

Fête de la musique 2026 | Pierre Lapointe charme les cœurs abîmés

GA, la Série de shows | Dogo Suicide à L’Esco… vers le GAMIQ

GA, la Série de shows | Dogo Suicide à L’Esco… vers le GAMIQ

FME 2026 I Party à l’éther avec Worry

FME 2026 I Party à l’éther avec Worry

FME 2026 I The Sadies et le cheval qu’ils nous ont fait monter

FME 2026 I The Sadies et le cheval qu’ils nous ont fait monter

FME 2026 I Moiré, c’est du « slowcore » pour les esprits fatigués

FME 2026 I Moiré, c’est du « slowcore » pour les esprits fatigués

Fête de la musique | Lumineux Moneka Arabic Jazz

Fête de la musique | Lumineux Moneka Arabic Jazz

GA, la série de shows | Vers le GAMIQ, Smoke Spell ouvre le bal

GA, la série de shows | Vers le GAMIQ, Smoke Spell ouvre le bal

Fête de la musique | Le saxophone en voyage avec le Duo Aster

Fête de la musique | Le saxophone en voyage avec le Duo Aster

Fête de la musique 2026 | Timothy Chooi et son violon envoûtent Tremblant

Fête de la musique 2026 | Timothy Chooi et son violon envoûtent Tremblant

FME 2026 I Double Truck, double violence

FME 2026 I Double Truck, double violence

FME 2026 I Mek’Dr’Dr apporte des pelles et du post-punk décalé à Rouyn-Noranda

FME 2026 I Mek’Dr’Dr apporte des pelles et du post-punk décalé à Rouyn-Noranda

FME 2026 I Hologramme transforme le Petit Théâtre en discothèque torride

FME 2026 I Hologramme transforme le Petit Théâtre en discothèque torride

FME 2026 I Lou-Adriane Cassidy transforme la scène principale en son propre couronnement disco-funk

FME 2026 I Lou-Adriane Cassidy transforme la scène principale en son propre couronnement disco-funk

FME 2026 I Thee Soreheads, neurochirurgiens de sous-sol

FME 2026 I Thee Soreheads, neurochirurgiens de sous-sol

Fête de la musique 2026 | CordaVox et les voyages musicaux

Fête de la musique 2026 | CordaVox et les voyages musicaux

L’Ensemble Caprice ouvre la Fête de la musique de Tremblant sur une note éclatante

L’Ensemble Caprice ouvre la Fête de la musique de Tremblant sur une note éclatante

FME 2026 I Muhoza apporte la joie, purement et simplement

FME 2026 I Muhoza apporte la joie, purement et simplement

FME 2026 I BALACLAVA: direct sur la cible

FME 2026 I BALACLAVA: direct sur la cible

FME 2026 I Corridor, un Ouroboros psychédélique de rock indépendant

FME 2026 I Corridor, un Ouroboros psychédélique de rock indépendant

FME 2026 I Iguana Death Cult convertit les non-croyants

FME 2026 I Iguana Death Cult convertit les non-croyants

Souk du Sud 2026 | Du erhu à la cumbia, un Souk Pro sous le signe des rencontres

Souk du Sud 2026 | Du erhu à la cumbia, un Souk Pro sous le signe des rencontres

FME 2026 I Max Baby est un elfe indie… quelque peu louche

FME 2026 I Max Baby est un elfe indie… quelque peu louche

FME 2026 | RIZOMAGIC de Bogotá, futurisme tropical et accordage cosmique

FME 2026 | RIZOMAGIC de Bogotá, futurisme tropical et accordage cosmique

Inscrivez-vous à l'infolettre

Inscription
Infolettre

« * » indique les champs nécessaires

Type d'abonné