Disentomb – Nothing Above

· par Laurent Bellemare

Depuis l’excellent The Decaying Light (2019), Disentomb s’était fait plutôt discret, prenant certes le recul nécessaire à l’élaboration d’une prochaine contribution de taille. Le EP Nothing Above poursuit habilement l’exploration des atmosphères mélancoliques et hypnotisantes qui font la signature du groupe australien.

Si le sous-genre du death metal brutal n’a historiquement pas été associé à une palette expressive très large, outre son inventivité dans les rythmes et les voix gutturales, cela change de plus en plus. Disentomb est l’un de ces groupes ayant pris le pari de conserver cette esthétique intransigeante, mais d’en étendre les moyens d’expression. Dès Misery (2014), le groupe avait incorporé une noirceur très dramatique rappelant le doom métal et créant une profondeur de champ avec les instruments rythmiques martelant divers tempi. Aujourd’hui, le quatuor australien peut se vanter d’avoir extrapolé tout un monde sonore de ces premiers essais.

D’emblée, on a affaire à quatre compositions fort élaborées dans leur développement, lequel repose davantage sur la variation que la répétition. La performance vocale et le jeu de batterie sont impeccables, tonifiant à point la musique. Mais enveloppant toute cette brutalité – non sans une bonne quantité de réverbération – on a aussi un jeu guitaristique riche en accords mineurs, en demi-tons et en sixtes mineures, un langage qui rappelle immédiatement celui des Néo-Zélandais de Ulcerate. Loin de crier au plagiat, réjouissons-nous plutôt de l’hybridation réussie entre cette aura introspective et la nature bestiale du death metal brutal.

Toute influence ne se greffe pas si aisément à une esthétique musicale éprouvée. Sur Nothing Above, la formule est toutefois réussie. Sachant déjà que le groupe prépare un quatrième album, on peut se demander sur quel territoire cet opus osera s’aventurer pour garder les choses intéressantes.

Tout le contenu 360

MUTEK 2026 | Kara-Lis Coverdale pour piano, pour cordes… et pas pour orgue

MUTEK 2026 | Kara-Lis Coverdale pour piano, pour cordes… et pas pour orgue

MUTEK 2026 | Un duo masqué sur l’Esplanade Tranquille, tiens, tiens …

MUTEK 2026 | Un duo masqué sur l’Esplanade Tranquille, tiens, tiens …

MUTEK 2026 | Istanbul Ghetto Club, un air de déjà vu… et de jamais entendu

MUTEK 2026 | Istanbul Ghetto Club, un air de déjà vu… et de jamais entendu

Tony Chasseur : la voix d’une culture créole en mouvement

Tony Chasseur : la voix d’une culture créole en mouvement

MUTEK 2026 | L’univers foisonnant de Chiquita Magic, du Louis Cole Big Band à Hardware Techno

MUTEK 2026 | L’univers foisonnant de Chiquita Magic, du Louis Cole Big Band à Hardware Techno

Le fado portugais réinventé de Carminho

Le fado portugais réinventé de Carminho

Le fado portugais réinventé de Júlio Resende

Le fado portugais réinventé de Júlio Resende

Le fado portugais réinventé de Gisela João

Le fado portugais réinventé de Gisela João

Madra Vaca – Tunnel to the Moon

Madra Vaca – Tunnel to the Moon

MUTEK 2026 | Barker déchaîné à Nocturne 1

MUTEK 2026 | Barker déchaîné à Nocturne 1

MUTEK 2026 | Debit: Monterrey X Colombie X électro

MUTEK 2026 | Debit: Monterrey X Colombie X électro

MUTEK 2026 | NGL Flounce, Polyrythmie hybride aux mille visages

MUTEK 2026 | NGL Flounce, Polyrythmie hybride aux mille visages

MUTEK 2026 | dustbunny, élégance, désir, violence

MUTEK 2026 | dustbunny, élégance, désir, violence

MUTEK 2026 | 16:9 Ratio, paysages et textures ambient

MUTEK 2026 | 16:9 Ratio, paysages et textures ambient

MUTEK 2026 | Herbert à Nocturne 1: banques alimentaires, banques de son… indignation

MUTEK 2026 | Herbert à Nocturne 1: banques alimentaires, banques de son… indignation

MUTEK 2026 | L’expérience Ida Toninato en ouverture

MUTEK 2026 | L’expérience Ida Toninato en ouverture

MUTEK 2026 | Herbert dans trois programmes, le créateur activiste enfin de retour

MUTEK 2026 | Herbert dans trois programmes, le créateur activiste enfin de retour

Vans Warped Tour Montréal: rien, nulle part, tout à la fois

Vans Warped Tour Montréal: rien, nulle part, tout à la fois

Vans Warped Tour Montreal: Le Big Ass Truck  I. E. met le  Ghost Stage en ébullition

Vans Warped Tour Montreal: Le Big Ass Truck I. E. met le Ghost Stage en ébullition

Vans Warped Tour Montreal: 3OH!3 reste toujours aussi rugueux et regorge de tubes

Vans Warped Tour Montreal: 3OH!3 reste toujours aussi rugueux et regorge de tubes

Vans Warped Tour Montreal: Joyce Manor — Bien éveillé à la fin de l’été

Vans Warped Tour Montreal: Joyce Manor — Bien éveillé à la fin de l’été

Vans Warped Tour Montreal: The Red Jumpsuit Apparatus

Vans Warped Tour Montreal: The Red Jumpsuit Apparatus

Vans Warped Tour Montreal: Concrete Vehicles, c’est de la pure violence sur scène

Vans Warped Tour Montreal: Concrete Vehicles, c’est de la pure violence sur scène

Inscrivez-vous à l'infolettre

Inscription
Infolettre

« * » indique les champs nécessaires

Type d'abonné