électronique

Igloofest  : (re)découvrir The Blaze en 5 vidéos

par Elsa Fortant

Pour le dernier week-end de l’Igloofest 2024, nous vous invitons à vous plonger dans l’univers envoûtant du duo électronique français The Blaze, composé des cousins Guillaume et Jonathan Alric. .

Leur musique mélange des sons électroniques avec des influences de musique du monde, créant une atmosphère immersive, émotionnelle, presque mystique. 

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Pour découvrir l’étendue de leur talent et se préparer à l’Igloofest, voici cinq titres incontournables.

Ce jeudi 8 février à Igloofest, 21h30, INFOS ICI

crédit photo: Peter Ryaux-Larsen

Virile (2016)

Territory (2017)

Queens (2018)

Dreamer (2023)

Madly (2023)

baroque / classique

Handel à Naples, relecture de Francesco Corti et Arion Orchestre Baroque

par Alain Brunet

De 1706 à 1710, le compositeur saxon Georg Friedrich Handel séjourna en Italie, surtout à Rome. On raconte qu’il avait passé une partie de l’été 1708 à Naples, où on lui avait commandé Aci, Galatea e Polifemo, une serenata pour les noces du duc d’Alvito et de Beatrice di Sanseverino.

« À trois voix et orchestre sans chœur, l’œuvre se distingue par la variété de son accompagnement instrumental où l’on retrouve, outre les cordes et la basse continue, hautbois, flûtes à bec et trompettes. Les airs et récitatifs chantés ne sont pas en reste, nous menant des soupirs les plus langoureux à la virtuosité la plus extrême. »

Pour l’exécution de ces oeuvres, Arion Orchestre Baroque sous la direction artistique de Mathieu Lussier accueille pour une première fois le maestro et claveciniste italien Francesco Corti, chef invité principal de l’orchestre il Pomo d’Oro. Nous l’avons rencontré cette semaine, entre deux répétitions de ce programme présenté trois jours consécutifs, à la Salle Bourgie, soit le vendredi, 12 janvier,,19:30, samedi, 13 janvier, 16:00, et diimanche, 14 janvier, 14:30

ACHETEZ VOS BILLETS ICI

darkwave / gothique

MENTHÜLL – FOR THE LAST TIME

par Stephan Boissonneault

MENTHÜLL is an atmospheric darkwave duo from Gatineau-Hull, Québec with a penchant for sinister-sounding songs that feel like the themes of films about vampires and the arcane arts.

A bit of Bauhaus, Echo & The Bunnymen, and Boy Harsher, their newest single « FOR THE LAST TIME, » comes with an experimental, black and white music video near a forest cabin. The MENTHÜLL duo, Gabriel and Yseult, dance and stand near the cabin as the 808 drums, thundering bass, and looped guitar lines consume the scenery. It feels like a dimly lit German nightclub at times, perfect for the winter months.

PAN M 360 rencontre le Gamiq, on parle gala!

par Rédaction PAN M 360

Depuis 2006, le Gala Alternatif de la Musique Indépendante du Québec (Gamiq) met en relief la musique alternative et émergente du Québec, toutes langues, toutes cultures, tous genres, tous styles musicaux confondus. Puisque l’événement est prévu ce dimanche soir au Théâtre Plaza, Alain Brunet discute du Gamiq 2023 avec Patrice Caron, producteur délégué et co-fondateur de l’événement… et membre de l’équipe de direction de PAN M 360 depuis 2020.

rock / rock psychédélique / surf

Hot Garbage – Mystery

par Louise Jaunet

Il existe de nombreuses illusions d’optique que l’on rencontre quotidiennement sans être identifié comme tel. La perception de ce genre d’objets impossibles suit un chemin inhabituel et la personne qui la perçoit est consciente que quelque chose se passe dans son cerveau, au point de créer une nouvelle esthétique du monde dans son esprit. Pour contribuer au lancement de son deuxième album Precious Dream qui sortira le 19 janvier 2024 via Mothland et Exag’ Records, le quatuor de Toronto Hot Garbage vient de sortir le deuxième single « Mystery », un titre psychédélique cathartique et puissant qui fait écho aux débuts garage d’Osees ou aux chansons effrayantes de Frankie. et les Witch Fingers, et joue avec ce concept.

Produit par Graham Walsh (METZ, Preoccupations, Holy Fuck, !!!), ce nouveau titre rappelle les riffs fuzzés de A Place To Bury Strangers ou les accents surf rock tordus et cauchemardesques de The Cramps. Pour tous ceux qui connaissent le catalogue du groupe, Hot Garbage ouvre les portes d’un tout nouveau monde, révélant une partie de l’opération extrêmement compliquée que nous appelons « voir ».

Réalisée par Nika Belianina et Michael Goodin, la vidéo lynchienne est construite comme une promenade étrange, onirique et absurde dans une maison de divertissement où l’on rencontre une fée stellaire, un pingouin fou et un cerf diabolique, comme une sorte de construction de trois personnages enveloppés dans un. Vous allez probablement être sceptique, personne ne peut construire une personnalité de ce genre… cela pourrait-il signifier que l’esprit d’un être humain est un objet impossible ? Cela reste un mystère.

dream pop expérimentale / folk expérimental

N NAO – Nos endroits

par Louise Jaunet

Depuis la parution de son album de dream pop expérimentale L’eau et les rêves au printemps dernier, N NAO a pu bénéficier d’une véritable reconnaissance du public et de l’industrie grâce à ses performances ritualisées, envoûtantes, voire mystiques, allant même jusqu’à se faire une place sur la prestigieuse Longue Liste du Prix Polaris. Le succès derrière ce brillant ouvrage audiovisuel s’explique notamment par son travail de recherche documentaire sur l’eau douce, réalisé durant des escapades intimes en nature à la suite de l’enregistrement. 

Les images haptiques et filmées de façon intuitive ont conduit N NAO à suivre poétiquement la lumière, ses reflets et ses réfractions pour tenter d’approcher un objet ineffable, comme si un rêve jouait ouvertement à lui montrer ce qu’elle ne pouvait pas encore voir. Après La plus belle chose, Tout va bien, La fin du monde et Lac Léman, N NAO présente son cinquième extrait Nos endroits, un slow sensuel d’un étrange dialogue amoureux écrit durant un processus de guérison mutuel, pour aborder la mémoire et le deuil suite à une disparition. 

A partir des mélodies subconscientes composées à la guitare, une douce vulnérabilité se fait sentir dans sa voix colorée à l’auto-tune et révèle les pensées intimes d’une pierre précieuse redécouverte dans le lac intérieur de son journal : “J’aimerais que tu te souviennes / Des endroits où je t’amène”. Il semblerait que l’amour soit ce qui transcende la mort.

cowpunk / punk rock / rock

Matty K – Hard-Luck Parade

par Stephan Boissonneault

Written in response and protest to a controversial Summer hit cowboy song « Try That In A Small Town » by one Jason Aldean—that essentially supported Donald Trump’s hate rhetoric and racism by being filmed outside of Maury County Courthouse in Columbia, Tenn. the area was the site of the lynching of an 18-year-old Black teenager and showed images of flag and cross burnings— »Hard-Luck Parade » is a cowpunk tune all about anti-bigotry.

It’s a song we need more than ever now as an air of confusion is quickly consuming America. So who better to lead the charge than Canadian, Matthew Kliewer co-founder of the Fast Romantics?

It’s angsty and similar to another parade hit, « Ramshackle Day Parade » by Joe Strummer & The Mescaleros.

Enjoy below:

Psychedelia / rock

Ruiz! – Stupid Old Git

par Stephan Boissonneault

Falling somewhere in between the hazy psyche vibe of The Brian Jonestown Massacre and the experimentation of Throbbing Gristle, Ruiz!’s « Stupid Old Git » is as weird as it is catchy. The one-man project from Sheffield uses glitchy organ patches and fuzzed-out guitar lines giving « Stupid Old Git » a dusty, vintage quality as Ruiz’s DIY electro-new wave vocals chew the scenery. Coming with « Stupid Old Git » is a montaged music video of archival film footage of Europe and England in the ’70s. The message of the song is clear; don’t be stuck in your old ways.

« Stupid Old Git is about a stupid old git I once knew. There’s therapy in so many places, you just need to know where to look, » Ruiz! says.

Check out the single and video here:

free jazz / jazz contemporain / jazz électro

SKNAIL – OUIJA

par Stephan Boissonneault

SKNAIL est un projet de jazz mené en Suisse et pionnier dans son domaine, à l’origine d’une tendance musicale combinant le jazz contemporain et l’électronique minimale. Ce combo de cinq musiciens virtuoses, tous issus du jazz, s’apprête à sortir son quatrième album, intitulé Ouija. Ce nouvel opus évolue à travers neuf titres mêlant pureté acoustique, vibrations post-électroniques et sonorités orientales avec le Oud du célèbre musicien tunisien Amine Mraihi.

Le véritable attrait de Ouija de SKNAIL réside dans la nature improvisée de Oyd, qui joue avec les cuivres et le piano, tandis que la batterie maintient la cohésion du morceau. Découvrez la vidéo live de Ouija ci-dessous.

jazz électro / jazz-hop

atelic – Shanti

par Stephan Boissonneault

AI-generated music videos have kind of become all the rage in these past few years, especially concerning instrumental music. One artist who has taken this trend to new heights is Atelic, an instrumental jazz hop producer from Germany who has spent time in Tokyo. Atelic’s music is super cerebral, perfect for zoning out to or if you’re like me, great tp throw on when you’re writing. One of his latest ethereal soundscapes is called « Shanti, » featuring a trippy music video from Kaiber, that looks like it was generated by AI.

« ‘Shanti’ takes you on a meditative journey inwards, from a tranquil shore into the chaotic waves of a stormy sea to the waking at a surreal yet peaceful island amidst the clouds. At its core, the song deals with the struggles of finding inner peace despite all chaos and suffering in the world. » – Atelic.

Check it out here:

électronique / synthwave

David Baron – The Plan

par Louise Jaunet

Le producteur de disques, compositeur de films, musicien, arrangeur et ingénieur David Baron est un collectionneur passionné de synthétiseurs analogiques et de matériel d’enregistrement vintage, qui a travaillé avec des artistes tels que The Lumineers, Lenny Kravitz, Four Tet et Lana Del Rey. Sur son nouvel album The ARP 2500 sorti le 17 novembre via Here & Now Recordings, l’emblématique synthétiseur vintage ARP 2500, connu sous le nom de « légende du clavier », a été la seule source sonore utilisée tout au long du processus, afin de préserver la gloire originale de ce rare instrument modulaire analogique monophonique dans un environnement moderne.

Conçu par un ingénieur de la NASA sur un modèle d’ordinateur analogique, et non par un musicien, le synthétiseur a été lancé commercialement en 1970, mais il a été principalement vendu aux universités et aux laboratoires de son, car les modules du 2500 étaient réputés pour être un peu difficiles à utiliser.

Son nouveau titre The Plan est plus percutant et plus rythmé que City of Nerves et Distance of Time, et rappelle davantage une scène de poursuite dans le jeu vidéo Cyberpunk 2077.

Les sons exaltants de l’ARP 2500 nous transportent dans le cyberespace d’un futur dystopique, fait d’améliorations cybernétiques, de communications intergalactiques, de réseaux neuronaux et de consciences stockées sur des biopuces cybernétiques. La quête créative de David Baron aboutit à une entreprise vraiment gratifiante et passionnante, au point de se poser une question étrange : et si la prochaine grande technologie était en fait une très vieille technologie ?

Découvrez la vidéo de The Plan ici : 

A portion of the proceeds from the sale of the album go to the ARP Foundation.

expérimental / contemporain / musique contemporaine

SMCQ, série hommage | Sandeep Bhagwati, compositeur, improvisateur, « comprovisateur »

par Alain Brunet

Sandeep Bhagwati est le compositeur montréalais à qui la prestigieuse Série Hommage de la Société de musique contemporaine du Québec (SMCQ) est dédiée. En concert et en exposition, œuvres et concepts de Sandeep donnent le coup d’envoi, ce dimanche 24 septembre, 15h, Salle Pierre-Mercure. 

Dans le hall d’entrée, on annonce « une rare occasion de rapprocher deux mondes de l’art contemporain: la musique et les arts visuels ». Pendant une semaine, un concept de création interactive signé Sandeep Bhagwati nous fait explorer cette pratique qu’il nomme comprovisation, le terme résulte de la contraction de composition et improvisation.

Sandeep Bhagwati y propose sa vision de la répartition des rôles des musiciens et du compositeur dans une œuvre collaborative. Les partitions interactives de cette comprovisation a pour objet de rendre plus fluides les échanges entre différentes pratiques musicales issues de différentes cultures. Ainsi, 12 artistes visuels sont invités à créer dans un contexte de comprovisation et exprimer dans un langage pictural ce que la musique inscrit en eux.   

Par ailleurs, le premier grand concert de la SMCQ  Exercices d’étrangeté , est présenté collaboration avec le Centre culturel vietnamien du Canada avec cette idée en trame de fond :  «écoute: étrange que / trop proches les choses nous assourdissent… et pourtant, de loin, elles resonnent si clairement…» Voici la libre adaptation d’un texte du poète vietnamien Nguyễn Duy, écrit alors qu’il avait une pensée pour ses compatriotes à l’étranger

Ainsi, cette œuvre de Sandeep Bhagwati s’inspire des notions de proximité et de distance, de rapprochement et d’éloignement, de familiarité et d’étrangeté. L’œuvre renvoie aux sons, il va sans dire, mais aussi aux mots et aux images. Des musiciens issus d’horizons différents (Vietnam, Suède, Canada, Québec) y « comprovisent » avec leur  bagage respectif (pop, baroque, jazz, expérimental, etc.) dans une interaction optimale  et souscrivent aux consignes du compositeur. Plus précisément, de courts segments sonores s’alignent et se superposent dans ce parcours singulier.

Sandeep Bhagwati est né à Bombay, d’une mère allemande et d’un père indien. Dès l’âge de 5 ans, il grandit en Allemagne, il est inscrit de 1984 à 1987 à l’université Mozarteum de Salzbourg, puis il étudie la composition à la Hochschule für Musik und Theater München à Munich, sans compter diverses classes de maître avec notamment Killmayer et Hans-Jürgen von Bose ou Edison Denisov. De plus, il a approfondi ses connaissances en informatique musicale à l’IRCAM (Paris), il a travaillé avec entre autres Brian Ferneyhough et Tristan Murail.

Il est cofondateur, avec Moritz Eggert, du festival A*Devantgarde en 1991. De 1990 à 1992, il a été, codirecteur artistique de l’atelier de compositeurs « AmateurKomponistenWerkstatt » de la Biennale de Munich, où eut lieu la création de son opéra et de son propre livret en cinq actes, Ramanujan, sur la vie du mathématicien indien Srinivasa Ramanujan (1887-1920).

De 1995 à 1998, il a travaillé à l’IRCAM, puis il  compositeur invité au Center for Art and Media Karlsruhe et travaille au « Zentrum für Kunst und Medientechnologie » (Institut de musique électronique et d’acoustique) à Graz, sans compter sa collaboration avec le Beethoven Orchester Bonn.

De 2000 à 2003, il sera professeur de composition à la Musikhochschule Karlsruhe. Depuis 2006, Sandeep Bhagwati est titulaire de la Chaire de recherche du Canada sur la pratique et la théorie de l’art Inter-X à la Faculté des beaux-arts de l’Université Concordia à Montréal.

PAN M 360 vous suggère un entretien audiovisuel avec Sandeep Bhagwati, en amont de cette Série Hommage.

POUR PLUS D’INFOS SUR CES PROGRAMMES , C’EST ICI:

« Comprovisations » pour Sandeep Bhagwati, Hall de la Salle Pierre-Mercure, du 24 septembre au 28 septembre

Amitiés et étrangetés, Salle Pierre-Mercure, dimanche 24 septembre, 15h

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