Le 8 février 2026 à la salle Bourgie de Montréal, le 29e Gala des prix Opus aura lieu et récompensera les artistes en lice dans 33 catégories, couvrant la musique classique, le jazz, les musiques du monde et la musique traditionnelle québécoise. Depuis quelques années, le Gala innove avec une formule saluée par les artistes et le public, en plus d’offrir l’occasion à d’anciens lauréats et nominés de jouer devant un public en salle et sur le web (la cérémonie est diffusée en direct). J’ai discuté avec les artistes qui offriront une prestation, Gentiane MG, Marie Nadeau-Tremblay, Elisabeth St-Gelais et Jean-Félix Mailloux de l’ensemble Cordâme. Je leur ai demandé ce que ça fait de recevoir un Prix Opus ou d’être en nomination, et si cela a un impact sur la carrière d’un artiste. Voici Elisabeth St-Gelais (pour les autres artistes, suivez les liens ci-bas).

DÉTAILS ET BILLETS

LIEN POUR LA WEBDIFFUSION (8 FÉVRIER 15H)

ENTREVUE AVEC LA PIANISTE GENTIANE MG

ENTREVUE AVEC LA VIOLONISTE MARIE NADEAU-TREMBLAY

ENTREVUE AVEC JEAN-FÉLIX MAILLOUX DE CORDÂME

APPRENEZ-EN BEAUCOUP PLUS SUR LES PRIX OPUS

https://youtu.be/HK-ygpUz4-g

Le 8 février 2026 à la salle Bourgie de Montréal, le 29e Gala des prix Opus aura lieu et récompensera les artistes en lice dans 33 catégories, couvrant la musique classique, le jazz, les musiques du monde et la musique traditionnelle québécoise. Depuis quelques années, le Gala innove avec une formule saluée par les artistes et le public, en plus d’offrir l’occasion à d’anciens lauréats et nominés de jouer devant un public en salle et sur le web (la cérémonie est diffusée en direct). J’ai discuté avec les artistes qui offriront une prestation, Gentiane MG, Marie Nadeau-Tremblay, Elisabeth St-Gelais et Jean-Félix Mailloux de l’ensemble Cordâme. Je leur ai demandé ce que ça fait de recevoir un Prix Opus ou d’être en nomination, et si cela a un impact sur la carrière d’un artiste. Voici Marie Nadeau-Tremblay (pour les autres artistes, suivez les liens ci-bas).

DÉTAILS ET BILLETS

LIEN POUR LA WEBDIFFUSION (8 FÉVRIER 15H)

ENTREVUE AVEC LA SOPRANO ELISABETH ST-GELAIS

ENTREVUE AVEC LA PIANISTE GENTIANE MG

ENTREVUE AVEC JEAN-FÉLIX MAILLOUX DE CORDÂME

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https://youtu.be/kwJ0bF5JIa4

Sous la direction de Matthias Maute, l’Ensemble ArtChoral se plonge dans la tradition chorale juive en relation avec les cultures occidentales. Voilà donc l’album Hallelujah qui vient d’être lancé sous étiquette Atma Classique et dont la matière sera interprétée ce mardi midi, 3 février, à la salle Le 9edu Centre Eaton. 

ArtChoral accueillera pour cette occasion le cantor  Gideon Zelermyer, qui s’était illustré il y a dix ans dans certaines chansons deYou Want It Darker, ultime offrande de feu Leonard Cohen qui valut au cantor une renommée internationale.

L’expérience de l’album Hallelujah et de cette relation interculturelle entre cultures juive et occidentale a produit des chants polyphoniques à la fois proches des musiques sacrées du monde chrétien  et aussi des traditions vocales juives, jadis monodiques et puis converties à la polyphonie à partir du 18e siècle. 

Ainsi, cet opus révèle des chants sacrés et profanes,  des œuvres composées au 19e, 20eet 21esiècle par des artistes juifs très connus comme Leonard Cohen, Leonard Bernstein ou Kurt Weill , auxquels s’ajoutent celles de compositeurs renommés dans l’univers plus pointu du chant choral juif – Salomone Rossi (Italie), Fromental Halévy (France), Giacomo Meyerbeer (Allemagne, France) ou Rona Nadler (Canada). 

Joint à la veille du concert, Matthias Maute explique cette matière de l’enregistrement au programme du 9e ainsi que des œuvres aussi au programme (et non enregistrées) de Jaap Nico Hamburger (compositeur montréalais), d’Ernest Bloch, de Naftali Herstik (mentor de Gideon Zelemyer) et de Raymond Goldstein.

BILLETS ET INFOS ICI

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PAN M 360 : Quelles sont les caractéristiques de ces compositeurs?  En quoi se démarquent-ils du chant sacré occidental, par exemple. Où sont les différences ? Au fond, c’est pas si évident non ? 

Matthias Maute : Non parce qu’en général, ça fait partie de la musique occidentale. Peu importe si c’est luthérien, catholique ou hébraïque d’Europe, on se reconnaît tout de suite là-dedans. Par exemple, Salomone Rossi écrit avec des motets avec un texte en hébreu . En découvrant son travail, tu te rends compte qu’il était jadis très difficile voire dangereux d’être juif en Italie, pour y vivre ou pour y travailler. Donc, c’était en soi une révolution que cette musique Salomone Rossi ait pu exprimer des textes en hébreu. Alors, c’est plus à ce niveau que  sortent les couleurs hébraïques. C’est là, ce disque  trouve vraiment toute sa signification , avec à l’arrière-plan la difficulté de vivre.

Cette musique très expressive et elle de façon très différente de ce qu’offre leonard Bernstein, qui se démarque  par le choix de ses thématiques, la profondeur de ses symphonie ou dans cette Mass : Almighty Father. Chez Bernstein, l’identité juive est une quête de soi. Et des compositeurs comme Giacomo Meyerbeer sont connus et appréciés par les mélomanes de toutes les religions judéo-chrétiennes.

PAN M 360 : Mais si on isole la musique du texte, c’est pas si différent que ça du reste de la musique européenne, n’est-ce pas?

Matthias Maute :  Il y a des différences, mais on s’y retrouve car on est plus familier avec ces musiques qu’on ne le croit. Il y beaucoup de couleurs qu’on connaît déjà très bien, de la même façon qu’on connaît bien la cuisine italienne,  la cuisine française ou la cuisine indienne.  Alors les pièces de la compositrice et chanteuse Rona Nadler sont exprimées en yiddish,  d’autres le sont en hébreu ou en Allemand d’autrefois. Fromental Halévy exprime une langue hébraïque reflétant la musique juive sacrée en France au 19e siècle.

On a fait plus de ce genre de pièces où un cantor est accompagné par nous; c’était nouveau pour nous, pour moi en tant que chef, comme pour les choristes. 

PAN M 360 : Passons aux pièces plus modernes de facture. Prenons Lost in the Starsde Kurt Weill, juif allemand ayant mis au point des musiques influences de l’Europe moderne ou du jazz américain de l’époque. Vous avez aussi la messe de Leonard Bernstein et l’hymne archi-connu de Leonard Cohen, Hallelujah arrangé par le chef de choeur sud-africain André van der Merwe. Et donc ce répertoire est très diversifié ! Vous avez aussi  choisi des pièces modernes qui viennent du répertoire, entre guillemets, populaire, mais pas si populaire qu’on ne le croirait car Bernstein était un  grand chef et grand compositeur classique. Idem pour Kurt Weill  qui faisait beaucoup de musique pour le  théâtre, mais aussi pour un répertoire qu’on peut qualifier de savant. Ou encore Leonard Cohen, éminent artiste juif de souche montréalaise.

Matthias Maute : Nous avons voulu refléter l’horizon très vaste de l’univers juif, c’est pas seulement une seule chose ou un élément . Alors j’aime beaucoup cette variété mais en plus de ça, la qualité inouïe à travers tous les genres mis en relief dans cet album.  Qu’il s’agisse de musique profane ou sacrée, les compositeurs et musiciens juifs ont pu étaler un talent incroyable. Dans cet album, on voit l’éventail des couleurs musicales que les compositeurs ont trouvées, entre autres inspirées par leur propre culture.

PAN M 360 :  Pourquoi avez-vous choisi de faire ça, Matthias?  Vous êtes d’origine allemande,  vous n’êtes pas juif  et on sait l’histoire atroce des Juifs en Allemagne. Alors? 

Matthias Maute : On sait que l’Allemagne fut terrible pour les Juifs, ça m’a mené humblement à trouver des façons de rebâtir un pont entre nos cultures, enfin musicalement. On a donc amorcé une une collaboration avec le cantor montréalais Gideon Zelermyer avec l’esprit de respect et un souhait que toutes les cultures puissent rester elles-mêmes sans qu’elles se fassent renverser par celles de leurs voisins.

PAN M 360 : Dans ton cas, c’est une manière de Vérité et réconciliation avec la culture juive.

Matthias Maute :  Pour moi, absolument. Quand on voit ce qui se passe dans le monde, c’est terrifiant mais il faut commencer quelque part.  Alors nous avec l’ensemble Caprice, on travaille beaucoup avec des musiciens de différentes cultures, des musiciens de Palestine ou du Liban par exemple. On établit des contacts  de tous les côtés, Je pense que c’est important, car la musique peut vraiment rejoindre tout le monde, et c’est très important dans notre monde aujourd’hui de trouver des façons, de trouver une harmonie parmi toutes ces cultures qui se font la guerre. 

PAN M 360 :  Et il ne faut pas oublier que, dans chacune de ces cultures, il y se trouve plein d’êtres humains qui sont absolument en désaccord avec les conflits qui les affligent. Qui veulent plutôt la paix et la réconciliation.

Matthias Maute :  Ce n’est vraiment pas évident de convaincre avec cette façon pacifique de voir les choses. Mais nous sommes vraiment en action avec Caprice et ArtChoral, on tend la main dans tous les sens pour créer des liens durables,  une plateforme d’entente qui finalement  pourrait convenir à tout le monde. Parce qu’on n’a plus d’autre choix que de vivre en paix.

PAN  M 360 : Effectivement, la guerre n’est plus envisageable comme c’est le cas depuis les débuts de la civilisation humaine. Avec la puissance des armes d’aujourd’hui, la guerre devient une menace existentielle à l’humanité plutôt qu’un moyen de s’imposer.

Matthias Maute : Et c’est pourquoi nous invitons Gideon Zelermyer à chanter avec nous pour ce concert au 9e. Le cantor avait chanté avec le chœur Shaar Hashomayim sur l’album You Want it Darker, le dernier album de Leonard Cohen qui lui valut une réputation internationale et un Grammy par association. Nous venons d’ailleurs de répéter Hallelujah à la veille de notre concert de mardi midi, 3 février.

Le cantor Gideon Zelermyer

Sons of Arrakis, groupe de stoner rock montréalais dont les chansons sont inspirées de l’univers de Dune, se produira ce 14 février aux Enfants du Rock pour leur seule date montréalaise de 2026. Frédéric Couture, le fondateur du groupe, nous accorde une entrevue où passé, présent et futur se rencontrent

PANM 360: Bonjour Fred. Bless the maker.

Frédéric Couture : Bless the maker and his water. Je le dis toujours après notre première toune quand on joue live.

PANM 360: Étant moi-même dunehead, je suis très heureux et très fier de savoir qu’un groupe québécois fait de l’excellente musique inspirée de cet univers très cher à mon cœur.

Frédéric Couture : Merci Simon, on est vraiment content que tu embarques dans le trip.

Une trame sonore pour un monde en déclin

PANM 360: L’univers de Dune, riche en réflexions écologiques et en analyses des mécanismes de l’autoritarisme, résonne particulièrement avec les enjeux contemporains. À quel moment de votre parcours avez-vous découvert l’œuvre de Frank Herbert, et pour quelles raisons est-elle devenue centrale dans votre projet musical ?

Frédéric Couture: J’ai découvert Dune vers 25 ans, à un moment où je cherchais une vraie direction pour un nouveau projet musical. C’est mon père qui m’y a introduit. Ça a été un choc. J’ai vite senti que cet univers était un miroir brisé de notre société : une façon détournée, mais puissante, de parler du pouvoir, de la géopolitique, de l’autoritarisme, des rapports de force dans notre monde et de l’écologie. Dune est devenu une fenêtre pour réfléchir à notre époque, sans la nommer directement. À partir de là, tout s’est aligné : le concept et l’identité de Sons of Arrakis. Pour ce qui est du son, j’ai continué dans la lignée du groupe The Hazytones dans lequel je me suis beaucoup impliqué lors du premier album et que j’ai décidé de quitter pour débuter ce projet de Sons of Arrakis.

PANM 360: Les titres de vos chansons comprennent des références qui semblent puiser dans les six tomes de la saga. Quel est votre livre préféré de la saga et pourquoi?

Frédéric Couture: Le tout premier Dune. C’est une œuvre fondatrice, d’une richesse folle, et chaque relecture m’ouvre de nouvelles couches de sens.

C’est aussi dans ce premier tome qu’on saisit vraiment la vastitude de l’univers, notamment à travers les annexes, qui sont, à mon avis, essentielles pour comprendre les enjeux et les interrelations dans un monde aussi complexe.

Côté adaptation, pour moi, le travail de Denis Villeneuve est exceptionnel. Il a réussi à capter la grandeur, la lenteur et le poids mystique de l’univers sans le trahir. Mais ça me donne comme un arrière-goût amer que Villeneuve devait faire un blockbuster pour plaire au grand public. C’est quand même clairement la meilleure adaptation à ce jour… même si, au fond, j’aurais adoré voir ce que Jodorowsky aurait pu faire avec son projet. Je pense que j’aurais été vendu.

Exister au milieu de la foule

PANM 360: Vous décrivez votre son comme Melange Rock ou Cinematic Sci-Fi Rock, une fusion de riffs lourds et d’atmosphères de science-fiction. Comment cette identité s’est-elle affirmée ou transformée entre Volume I et Volume II, notamment après vos tournées au Canada, au Mexique et aux États-Unis?

Frédéric Couture : Au départ, l’idée de Melange Rock ou Cinematic Sci-Fi Rock venait surtout d’un besoin de se différencier de la niche stoner/doom/desert rock. On ne voulait pas être juste un autre band de riffs lourds : on voulait raconter des histoires, créer des images, bâtir un univers. D’ailleurs, ce sont aussi des critiques qui ont commencé à nous qualifier de Melange Rock, et on a trouvé que ça résumait bien ce qu’on cherchait à faire. Sur Volume I, c’était encore très instinctif et brut.

Les tournées au Canada, au Mexique et aux États-Unis nous ont vraiment forgés : nous avons compris comment ces pièces vivent sur scène et ce qui touche le public.

Avec Volume II, on a poussé encore plus le côté cinématographique : des transitions entre les chansons, une approche plus conceptuelle de l’album, des passages live avec des extraits du roman, des lumières bleutées, une ambiance plus immersive.

On voulait que le show soit une vraie traversée, pas juste une suite de tunes. Lors de notre passage en Europe en septembre et octobre 2025, on a vraiment réussi à trouver un équilibre entre le rock pur et dur et cet aspect immersif qu’on veut infuser dans nos spectacles. 

PANM 360: À l’écoute, on perçoit un mélange d’influences allant du côté hypnotique de Tool, de certains solos et riffs épiques à la Iron Maiden, d’un psychédélisme à la Pink Floyd, une bass à la Black Sabbath, jusqu’à des accents plus directs évoquant Metallica. Quelles sont les influences musicales qui sculptent le relief et l’identité sonore de Sons of Arrakis?

Frédéric Couture: Nos influences sont multiples, mais au centre de tout, il y a la quête du riff. On trippe autant sur le côté hypnotique de Tool que sur l’épique d’Iron Maiden, l’atmosphère planante de Pink Floyd, la lourdeur de Black Sabbath et l’efficacité plus directe de Metallica.
Il y a aussi tout le bagage proto-metal de la fin des années 60 / début 70, genre Mountain. Le prog des années 1970, comme Yes, avec un côté un peu prog dans les structures.

On est aussi très marqués par The Sword (Age of Winters, Apocryphon), Sleep, High On Fire, Mastodon et toute cette vibe heavy, massive et organique. Et perso, Priestess et Mickey Hepner ont été des influences énormes pour moi – que j’ai même eu la chance de rencontrer d’ailleurs. Au final, ce qui nous unit, c’est cette obsession du riff et l’envie de faire une musique qui raconte quelque chose, qui te traverse, qui te transporte.

Jim Laflamme de GOREPUNK CO.

PANM 360: Je dois en profiter pour vous complimenter sur l’identité visuelle du projet. Les visuels sont vraiment réussis. 

Frédéric Couture: Merci. On s’entoure toujours de gens qui comprennent vraiment cette dimension-là. Pour les albums, c’est Alex Goulet qui est derrière tout le visuel, et pour les affiches de shows, c’est Jim Laflamme de GOREPUNK CO. On reste fidèles à nos partenaires parce qu’ils comprennent où on veut aller. Ils saisissent l’idée, le concept, l’esthétique, et surtout l’esprit de Dune. Tout doit raconter la même histoire, autant dans le son que dans l’image.

[Affiche de Jim Laflamme de GOREPUNK CO.]

PANM 360: Pour finir, quelles visions prescientes avez-vous concernant votre spectacle du 14 février aux Enfants du Rock, dans le cadre du Taverne Tour ?

Frédéric Couture: On s’attend à une soirée intense, presque rituelle. Ce sera notre seule date montréalaise de l’année, donc on veut vraiment marquer le coup avec une vraie cérémonie du désert heavy et sincère. Ensuite, on part en Europe à la fin juillet / début août, avec des festivals en Allemagne comme Krach am Bach, Rock im Wald, Blue Moon, Trafostation 61, et aussi en Autriche, au Sauzipf Rocks. En parallèle, on travaille à fond sur Volume III, qui sera un juste milieu entre Volume I et Volume II : plus brut, plus intense, toujours aussi cinématique et mieux structuré.

Petit scoop : on se voit le 22 janvier 2027 à Montréal pour le lancement de l’album. Restez à l’affût !

Les Sons of Arrakis seront en spectacle le 14 février 2026 aux Enfants du Rock dans le cadre du Taverne Tour et le 22 janvier 2027 à Montréal pour le lancement de l’album Volume III. 

[Les billets sont ici]

👉 Ce qu’il ne faut surtout pas rater au Taverne Tour: 15 proposition parmi toutes les autres

Photo : Rémi Deschênes

Elle nous avait éblouis auparavant, mais le programme la mettant en vedette à la fois comme soprano et maestra avec l’exécution de La Voix humaine en 2024 nous avait tous mis sur le cul. Phénoménal! Deux ans plus tard, la très grande artiste canadienne (établie en France) Barbara Hannigan revient nous séduire avec un tout autre programme, plus précisément une paire de programmes où sont mis en relief des œuvres propices à la danse, imprégnées des musiques populaires des différentes époque où elles ont été conçues :  Symphonie no 90, Hob. I : 90 de Joseph Haydn, Dance Symphony d’Aaron Copland, Lost in the Stars et Yukali de Kurt Weill, Gaîté parisienne de Jacques Offenbach. 

Le programme de mercredi sera joué dans les normes que l’on sait, alors que le programme de jeudi s’annonce éclaté, les mêmes œuvres au programme seront entrelardées de danse et de chansons populaires tirées du répertoire européen et du Great American Songbook.  Sous la direction de Barbara Hannigan, l’OSM accueillera aussi la contralto Marie-Nicole Lemieux, dont le mandat sera élargi le second soir, face au plancher de danse! 

Jointe à Paris avant de traverser l’Atlantique, Barbara Hannigan  accorde à PAN M 360 ce généreux entretien.

PAN M 360 : Vous venez cette pour deux événements différents avec un programme relativement similaire : le premier en formule concert et le second avec un événement de danse. Intéressant!

Barbara Hannigan : Oui, deux événements différents.  Le premier programme est effectivement un peu plus sérieux, le deuxième programme est un peu plus amusant, présenté dans un contexte différent, car il y aura de la danse.  Donc le premier soir, je fais la Dance Symphony d’Aaron Copland, qui est une pièce extraordinaire que le compositeur a écrite quand il étudiait à Paris. Et il avait vu le film Nosferatu de Fritz Lang au cinéma. Et il avait été tellement inspiré par ce film qu’il avait composé une musique de ballet conçu autour de personnages zombies. On a aussi  la Symphonie No. 90 de Haydn qui est super amusante, brillante, très spectaculaire, très virtuose pour les interprètes. Enfin, nous présentons  Gaîté parisienne de Jacques Offenbach et deux œuvres de Kurt Weill, Yukali et Lost in the Stars. Et le deuxième soir, on a de nouveau ma sélection spéciale de Gaîté Parisienne,  très joyeuse mais qui a aussi beaucoup d’âme. Il y aura aussi des bulles de champagne! C’est un programme merveilleux et je suis très excitée que Marie-Nicole Lemieux y  participe.

PAN M 360: Que chantera-t-elle ?

Brbara Hannigan:  Elle ne va pas beaucoup chanter dans le programme du premier soir. CPour le second programme davantage  consacré à la danse (Lambada, Moonlight Serenade,I Could Have Danced Last Night, etc.),  elle fera plus que m’accompagner dans les airs deGaîté Parisienne. J’ai toujours voulu chanter avec elle, je  fais un peu de fan-girling!   

PAN M 360 : Gaité parisienne et Great American Songbook, un sorte de mashup entre Paris et New York!

Barbara Hannigan : Oui , super amusant! Il y aura même des cours de danse à la Maison symphonique! Le monde pourra danser et boire du champagne, ce sera une soirée merveilleuse.  C’est tellement cool que l’OSM ait assemblé tout ça.

PAN M 360 : C’est très prometteur et vous êtes la personne idéale pour incarner les deux traditions classique et populaire, française et américaine! Vous vivez en Europe depuis plusieurs années  (actuellement à Paris) et vous êtes Canadienne parfaitement bilingue.  Alors parlez-nous un peu de Gaîté parisienne.

Barbara Hannigan : En fait, j’ai commencé à faire la Gaîté té il y a 4 ans. C’est de la super musique, c’est vraiment virtuose pour l’orchestre. Mais c’est aussi joyeux. J’aime la musique sérieuse, j’aime chanter dans des opéras où je meurs, c’est vraiment amusant de mourir sur scène. Mais c’est aussi amusant d’exprimer le plaisir sur scène! Et puis tu te sens vraiment à Paris dans les années 1920. 

PAN M 360 : En somme, ça s’annonce fort différent de votre fabuleuse prestation de La voix humaine (Poulenc/Cocteau) où vous chantiez et dirigiez l’OSM simultanément!

Barbara Hannigan : Oui, ce fut un séjour fantastique à Montréal il y a deux ans. Après le premier soir,  les médias sociaux avaient explosé et on avait fait salle comble le lendemain. J’ai refait cette œuvre il y a quelques mois à La Scala, à Milan, on a encore cassé la baraque!  Beaucoup de gens là-bas sont venus deux soirs d’affilée, je suis vraiment fière de cette exécution!  Ce fut beaucoup de travail pour y parvenir, mais le résultat est emballant. Or, je ne voulais pas revenir avec une proposition similaire mais je voulais encore un événement  spécial, spectaculaire. Je dois maintenir ma réputation haha!

PAN M 360 : Et cette fois-ci, vous atteignez l’équilibre entre musique « sérieuse » et musique pop devenue classique dans son créneau. Les chansons françaises et américaines viennent de la culture populaire, mais… le monde 

Barbara Hannigan :  Exactement. J’ajouterais que même Haydn, à son époque, visait cet équilibre, car il était très engagé dans la musique populaire.

PAN M 360 : Effectivement, il faisait aussi dans le vaudeville et l’opéra-bouffe.

Barbara Hannigan : Oui, il faisait du théâtre et de l’opéra. Oui, oui. Et dans la pièce d’Aaron Copland, je ferai remarquer qu’il y a aussi beaucoup d’influences jazz dans l’œuvre au programme.

PAN M 360 :  Aaron Copland et Kurt Weill (qui était aussi influencé par le jazz), ça peut effectivement très bien fonctionner dans un même programme. Avez-vous réuni ces pièces de concert avec la direction artistique de l’OSM?

Barbara Hannigan : Le premier programme, je l’ai conçu moi-même. Pour le deuxième programme, les gens de l’OSM m’ont dit qu’ils voulaient présenter un concert éclaté, nous avons alors eu beaucoup de conversations pour en préciser la direction. Et nous avons choisi du matériel neuf pour ce programme de jeudi, que je n’avais jamais fait auparavant dans ce programme originel. Nous avons aussi des arrangements nouveaux, c’est un effort conjoint.  Nous aurons beaucoup de plaisir. Des musiciens pourront même chanter! Je ne pense pas que je leur demanderai de danser, toutefois (rires). Cet orchestre est polyvalent et ouvert, ça va être génial! 

PAN M 360 :  Quant à l’évolution de votre brillante carrière, je me permets de vous demander comment atteignez-vous l’équilibre entre chant lyrique, direction d’orchestre et direction artistique? La direction artistique n’est-elle pas aussi très importante dans votre approche?

Barbara Hannigan : Effectivement, je ne suis pas seulement cheffe et chanteuse, c’est plus que ça. Je construis mes programmes, j’ai mes propres saisons et je participe à de nombreux festivals. La semaine dernière, j’étais à Gothenburg, en Suède, pour deux semaines. J’avais trois différents programmes en deux semaines, y compris un récital avec le pianiste Bertrand Chamayou. J’y ai chanté, j’y ai dirigé et j’y ai même donné un récital en solo. C’était comme un mini-festival. J’aime prendre cette direction plutôt que de venir à Montréal  pour un seul programme et repartir. Je préfère créer un événement autour de ma venue.

PAN M 360 : En 2025, vous avec remporté le fameux Polar Prize en Scandinavie, immense reconnaissance internationale pour votre excellence artistique. Une autre étape importante de votre brillante carrière!

Barbara Hannigan : Pour moi, c’était énorme de me retrouver aux côtés du pianiste de jazz Herbie Hancock,  et aussi du guitariste Brian May et du batteur Roger Taylor de Queen, qui ont aussi remporté ce prix. Nous étions ensemble pendant trois jours d’événements autour de ce prix! Ce fut très spécial, une étape très importante de ma vie, une sorte de prix Nobel de la musique. Ce grand honneur  m’a donné encore plus confiance en mes moyens. Je me suis dit, après tout, je le mérite haha!

PAN M 360 : Ce qui est si cool, c’est que vous, grande artiste du monde classique, ayez côtoyé des icônes du rock et du jazz, trois cultures musicales qui cohabitent mieux qu’on ne le croit

Barbra Hannigan : Oui, c’est incroyable, je suis tellement heureuse !

PAN M 360 :  On vous souhaite encore de très nombreuses années pour la continuité de votre œuvre magistrale, et PAN M 360 sera dans la salle cette semaine! Moi, je viens le deuxième soir!

Barbara Hannigan : Vous allez aimer! Nous pourrons ensuite danser dans le lobby!

PAN M 360 : Absolument! 

PROGRAMME DE MERCREDI

Artistes

Barbara Hannigan, cheffe d’orchestre et soprano

Marie-Nicole Lemieux, contralto

Œuvres

Joseph Haydn, Symphonie no 90, Hob. I : 90 (24 min)

Aaron Copland, Dance Symphony (20 min)

Entracte (20 min)

Jacques Offenbach, Gaîté parisienne (arr. M. Rosenthal), extraits (25 min)
Ouverture
I. Allegro brillante
II. Polka
XIII. Valse lente
IX. Tempo di marcia
X. Valse moderato
XI : Vivo
Barcarolle
XV. Allegro
XVI. Cancan
XX. Allegro
XXI. Allegro
XXII. Vivo

Kurt Weill, Youkali (6 min)

Kurt Weill, Lost in the Stars (4 min)

Programme de jeudi : Dansez avec Barbara Hannigan!

Ce qui vous attend:
19h30 à 20h : Cours de danse gratuit au Foyer Antonia-Nantel avec des danseurs professionnels (tango, valse et foxtrot).
20h30 : Concert.
21h45 à 23h : Prestations et plancher de danse ouvert à tous avec musique et animation pour une soirée des plus festives!

Le 5 janvier 2026, l’Orchestre classique de Montréal (OCM) recevra la soprano Marie-Josée Lord. L’artiste trifluvienne chantera pour l’occasion le cycle Honey and Rue d’Andre Previn. Une œuvre qui représente certains défis, comme l’explique la chanteuse dans l’entrevue que j’ai réalisée avec elle. À noter que le concert de l’OCM, sous la direction de Kalena Bovell, est offert à l’occasion du Mois de l’Histoire de Noirs. Il y aura donc également au programme des œuvres de compositeurs afro-descendants : Joseph Boulogne, Chevalier de Saint-Georges (Symphonie concertante en do majeur, op. 9 no 1); William Grant Still (Mother and Child) et Florence Price (Symphonie pour cordes en sol majeur). L’occasion était parfaite pour faire le point avec Marie-Josée sur sa vie depuis la pandémie et sur ses projets à venir. 

INFOS ET BILLETS

PanM360 : Bonjour Marie-Josée. Quoi de neuf dans ta vie?

Marie-Josée Lord : Je fais de l’enseignement depuis un an maintenant, dans une école à vocation musicale  de Shawinigan. Je dois me lever à 5h tous les matins, ce qui est nouveau pour moi!

PanM360 : Et tout ça en parallèle avec la reprise graduelle des activités de concerts et la carrière de chanteuse. ce qui nous amène à ce concert du 5 février à Montréal. Tu y chanteras le cycle vocal d’Andre Previn, Honey and Rue. Que peux-tu nous en dire?

Marie-Josée Lord : C’est un cycle de mélodies écrites à partir de poèmes du Nobel de littérature Toni Morrison. C’est un cycle que j’ai chanté en 2024 avec le Nova Scotia Symphony. J’avais dû l’apprendre pour l’occasion.

PanM360 : Quel genre de défi cette œuvre pose-t-elle?

Marie-Josée Lord : C’est assez difficile. La musique de Previn est très influencée par le jazz. La rythmique est irrégulière et les harmonies sont complexes. Ça ‘’frotte’’ beaucoup, du majeur sur du mineur, etc. 

PanM360 : Ça fait déjà quelque fois que tu chantes avec l’OCM, non?

Marie-Josée Lord : Oui, 3 ou 4 fois. En 2017 je crois, la dernière?

PanM360 : Tu reprends le collier scénique graduellement. Quels autres projets as-tu devant toi?

Marie-Josée Lord : J’ai créé un spectacle il y a une vingtaine d’années, Chants de mon pays, en hommage aux poètes et paroliers québécois. Ce sont les textes des chansons qui ont fait partie de mon enfance et que j’ai découverts en grandissant. Tu sais, on fait du leid allemand, de la mélodie française, etc., mais au Québec, nous avons cette qualité. Des textes qui parlent du pays, du peuple, du froid. Une poésie qui a été portée outre mer, mais qu’on ne chante pas de façon lyrique. J’aime faire connaître cette version de nos racines francophones, enclavées et vivantes dans l’Amérique. Ce n’est pas un nouveau projet, mais j’avoue que je rêve de l’enregistrer un jour. Les arrangements de François Vallières, qui habille ma voix avec un quatuor à cordes, sont très beaux.

PanM360 : L’opéra? Le récital?

Marie-Josée Lord : Oui, j’ai très envie de retourner à l’opéra. Quand la pandémie a éclaté, je m’apprêtais à chanter Violetta (La Traviata) à Montréal. Ç’a été remis trois fois, puis annulé. Pour moi, ce fut un coup dur. C’était mon rêve de chanter ça. Pour le récital, c’est aussi une idée qui m’habite. J’aimerais construire un programme autour de Honey and Rue, et explorer un répertoire en lien avec ça. 

PanM360 : Tu m’a aussi parlé d’un projet de conférences?

Marie-Josée Lord : Oui. Ça fait un bout qu’elles sont assez prêtes. Trois conférences que j’intitule Ma voix mon psy. C’est en partie autobiographique. Je parle de la recherche d’authenticité à travers ma voix. Par exemple, pour moi, ce fut un combat assez intense. J’ai dû apprivoiser cette voix et, par conséquent, moi-même par la suite. Dans ma jeunesse, ma voix avait une rondeur qui habitait un corps qui ne semblait pas prêt à la recevoir. Ça m’a pris des années de démarches pour y trouver mon identité. Ce fut un lent processus, un cheminement pour remplir ce fossé psychologique. Dans les conférences je parle de ça, du fait que ma voix et moi, pendant un temps, on était plus ennemies que amies. Je pense que ça peut toucher d’autres personnes, même si leur cas ne concerne pas le chant. Je pense que tout le monde peut s’y retrouver d’une manière ou d’une autre. La recherche d’authenticité, les difficultés liées à la maturation du corps, surtout en tant que jeune fille, etc.

PanM360 : C’est une porte ouverte sur ton intimité…

Marie-Josée Lord : Oui. C’est peut-être pour ça que ça me prend du temps. En théorie, les conférences sont prêtes. Mais je passe mon temps à corriger des trucs, à fignoler….

PanM360 : Et puis l’enseignement, ça t’inspire?

Marie-Josée Lord : J’aimerais bien ouvrir mon atelier, mon studio de chant. J’ai découvert que j’aime beaucoup donner des classes de maître!

PanM360 : En tous cas, tu ne manques pas d’idées.

Marie-Josée Lord : Ce sont des choses qui me trottaient dans la tête depuis longtemps, mais je ne me trouvais pas assez vieille!…

PanM360 : Merci de nous avoir permis de connaître un peu mieux ces facettes de toi-même.

Ils n’en sont pas à leur première visite à Montréal. En fait, Grèn Sémé a déjà joué au Club Balattou il y a quelques années. Mais cette fois-ci, ils seront là pour nous présenter leur plus récent EP Maloya Gazé, mais également des morceaux de leurs précédents albums ainsi que plusieurs chansons de leur prochain album. Bref, ils nous préparent une soirée que l’on n’est pas prêts d’oublier puisqu’elle sera sous le signe du maloya, ce style de musique originaire de l’Ile de la Réunion né de l’esclavage, aussi appelé le « blues » de l’Océan indien. Pour leur spectacle prévu le 14 février 2026 au Balattou, le groupe Grèn Sémé sera au complet, c’est à dire qu’ils seront 5 sur scène, accompagnés de leur ingénieur son et ont bien l’intention de nous faire danser en cette soirée de la Saint-Valentin. Notre journaliste Sandra Gasana s’est entretenue avec Carlo De Sacco, le leader du groupe, en direct de l’Ile de la Réunion alors qu’ils s’apprêtent à vivre un choc thermique en plein hiver canadien.






La 29e édition du Gala des prix Opus revêt un caractère spécial pour PanM360. Bien sûr, comme chaque année, nous suivons avec attention le dévoilement des lauréats, des artistes que nous aimons et dont nous couvrons le plus souvent possible les activités. Mais, cette année, PanM360 sera, indirectement, célébré via l’octroi du Prix Hommage à notre fondateur et collègue Alain Brunet. Jamais, jusqu’à maintenant, un journaliste musical n’avait reçu ce prix. L’occasion était parfaite pour parler du Gala, de la programmation 2026 et de la logistique générale, plutôt complexe, de l’établissement d’une liste de candidats. Bienvenue dans les coulisses des Prix Opus, avec le Directeur général Dominic Trudel.

INFORMATIONS ET BILLETS

LISTE DES FINALISTES

LIEN POUR LA WEBDIFFUSION

https://youtu.be/4W30z28Vjek

Il est 5 heures du matin dans l’antre du club Nowhere, au cœur du Chinatown montréalais. Derrière les platines, une silhouette ne lâche pas le public du regard. Alors que la ville commence doucement à frémir sous le froid, BitterCaress étire le temps.

Ce soir-là, elle ne joue pas seulement un set ; elle livre une narration de trois heures et demie, naviguant entre la techno mentale et des envolées trance inattendues. À la fin du set, une clubbeuse lui tend un papier griffonné d’impressions prises sur le vif, orné d’un dessin d’escargot. Un souvenir tangible, rare, à l’image de cette artiste qui refuse les barrières de la scène « Instagrammable » pour lui préférer l’authenticité de la sueur et du partage.

Entre gestion marketing le jour et techno trippy la nuit, l’ancienne protagoniste du collectif Octov entame maintenant un nouveau chapitre en Europe, après des années d’apprentissage et de partage à Montréal.

Rencontre avec une artiste qui transforme le burn-out en moteur créatif et les dancefloors en espaces de connexion. BitterCaress sera aux platines pour Igloofest ce vendredi 30 janvier 2026. Un rendez-vous sous le signe de la techno et de l’hypnose sonore.


PAN M 360: On sent chez toi une approche très structurée de la musique. D’où vient cette relation avec le son ?
BitterCaress:
Mes parents sont de grands aficionados de musique classique et de jazz, mon père faisait de la flûte traversière. Alors mon frère et moi avons été au conservatoire assez tôt. De mes 4 à 15 ans, j’ai fait du solfège, du chant, du piano… J’ai toujours eu une approche très scolaire, presque classico-classique. J’aimais déchiffrer des partitions, les interpréter comme on lirait un recueil de poèmes. Je ne composais pas, mais je prenais un plaisir immense à jouer.

Avant de dompter les logiciels de production, c’est sur les ivoires d’un piano et dans les partitions classiques que Camille a fait ses armes. Un héritage familial qui a forgé sa rigueur et qui la sert bien dans l’univers numérique.

PAN M 360: Comment passe-t-on du piano de conservatoire au DJing techno ?
BitterCaress:
Avec le DJing, j’ai découvert une autre dimension de l’interprétation. Ce n’est pas seulement mixer deux tracks, c’est créer un son complètement différent en mêlant les fréquences. Il y a un côté créatif que beaucoup de gens ignorent, pensant que c’est juste du « press and play ». »
Camille a déjà été l’une des têtes chercheuses de l’un des collectifs les plus respectés de Montréal : Octov. C’est là, dans l’effervescence des entrepôts industriels, qu’elle a appris les rouages de la culture club.
PAN M 360: Ton parcours est indissociable d’Octov. Comment ce collectif a-t-il façonné l’artiste que tu es aujourd’hui ?
BitterCaress:
J’ai rejoint Octov fin 2017, au moment où le collectif se professionnalisait. Je m’occupais des partenariats et de la communication. C’est là que j’ai compris l’envers du décor : la mécanique du budgeting, la réalité du marché, comment transformer une salle nue en temple de la techno. Ce sont des passionnés qui m’ont transmis tout leur savoir. Après mes études à Concordia, j’ai commencé à mixer et ils m’ont proposé de devenir résidente. C’était une famille. »
PAN M 360: Tu joues d’ailleurs pour eux à Igloofest. Qu’est-ce que cela représente pour toi ?
BitterCaress:
C’est un retour aux sources. J’ai quitté le collectif fin 2023 pour prendre mon projet en main, pour être ma propre entité, mais on est resté en super bons termes. Jouer sur la scène Octov à Igloofest, c’est boucler la boucle.
BitterCaress ne fait pas de la techno pour le simple plaisir du bruit. Son son est une exploration méticuleuse, souvent comparée aux scènes scandinaves les plus pointues.
PANM360: Comment décrirais-tu l’évolution de ton identité sonore ?
BitterCaress:
Ma direction artistique s’est affinée. Je joue une techno qui se rapproche de ce qui se fait à Copenhague ou en Suède : une fast techno un peu trippy, trancy, mais très texturée. Le sound-design est au cœur de tout. J’aime quand les sons sont sculptés, qu’on y entend presque des bruits de la nature, des intros très longues et atmosphériques avant que le kick ne s’installe. C’est hypnotique.

Durant la pandémie, Camille lance son propre label. Un projet qui, loin d’être une simple plateforme de sortie, devient un outil philanthropique au service de causes qui lui tiennent à cœur.
PAN M 360: Ton label avait une mission très précise. Pourquoi avoir choisi ce modèle caritatif ?
BitterCaress:
C’était un besoin de donner du sens. Tous les bénéfices allaient à des associations, que ce soit pour la cause animale ou humaine. Pour nos événements, j’ajoutais systématiquement un dollar au prix du billet pour ces causes. C’est gratifiant, mais c’est aussi épuisant. On était seulement deux avec mon partenaire à tout gérer. Aujourd’hui, le label est en pause car je veux réfléchir à un format qui ait plus d’impact.
Le passage à la production n’a pas été un long fleuve tranquille. C’est paradoxalement au plus bas que Camille a trouvé sa véritable voix créative.
PAN M 360: Tu as traversé un burn-out l’an dernier. C’est à ce moment-là que tu as réellement « dompté » le logiciel ?
BitterCaress:
Exactement. Avant, j’essayais mais rien ne venait. J’étais brûlée par le travail et la vie. Le seul truc qui me faisait du bien, c’était d’ouvrir Ableton. C’est devenu ma béquille. Aujourd’hui, je n’utilise aucun instrument externe. Pas de synthés, pas de drum machines… ça m’ennuie dès qu’il y a des branchements ! Je veux exploiter 100% du logiciel avec ma souris, ma tête et mes oreilles. C’est devenu un automatisme, une hygiène de vie.
PAN M 360: La track Exit The Loop est l’acte de naissance de Bittercaress en tant que productrice. Construite durant sa convalescence créative, elle incarne cette techno mentale et galopante.
BitterCaress:
C’est une track qui me ressemble, née du besoin de sortir d’un cycle épuisant pour retrouver l’essentiel : le mouvement.
Immigrée au Canada à 18 ans, Camille a récemment choisi l’Espagne pour entamer une nouvelle décennie. Un exil motivé par le besoin de ralentir et de se reconnecter à ses racines européennes.
PAN M 360: Qu’est-ce que Madrid t’apporte que Montréal ne pouvait plus t’offrir ?
BitterCaress:
Je voulais profiter de l’Europe et me rapprocher de ma famille. À Madrid, le rythme est « lent délibérément ». On ne grinde pas pour le plaisir de grinder. Il y a un art de vivre, un respect du temps pour soi qui est vital pour un artiste. L’Espagne a une économie dynamique en ce moment, mais les gens savent encore s’arrêter pour profiter. C’est ce climat de sérénité qui me permet aujourd’hui de me consacrer pleinement à ma musique. »
PAN M 360: Comment vois-tu ton avenir en Espagne ?
BitterCaress:
La voie est libre, je n’ai pas de projet d’enfant immédiat, pas de job qui me retient. Je veux voir comment la scène locale fonctionne, créer des connexions. J’ai plein de tracks qui « font dodo » sur mon ordi et qui sont prêtes à être sorties. Madrid, c’est mon nouveau cocon pour les faire éclore.

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Pour Igloofest 2026, Mathieu Constance est de nouveau à la barre de la programmation des 4 week-ends consécutifs à vivre au Quai Jacques-Cartier jusqu’au 7 février. Partenaire médiatique d’Igloofest, PAN M 360 présente chaque semaine de l’événement les recommandations artistiques de son architecte principal, soit un choix prioritaire par programme. 

PAN M 360 :  Nous en sommes au week-end 3 ! Nous sommes le 29 janvier.

Mathieu Constance:  Hamza, pour le 29 janvier. Ce show-là, on a réussi à le faire hors Piknic, il y a quelques années. Hamza, c’est peut-être un des plus gros rappeurs français au monde en ce moment. De pouvoir le produire à Igloo, je pense que ça va être quelque chose de vraiment spécial et aussi quelque chose d’une ampleur qu’on ne voit pas nécessairement  chaque année.  Un incontournable, c’est clair.

PAN M 360: Et qui  chapeaute un très gros week-end. Très bonne prise !

Mathieu Constance: Ça va être une soirée hip-hop ! High Klassified, Manaré, Yaya Labae…  

PAN M 360: Le vendredi 30 janvier maintenant,

Mathieu Constance: L’incontournable là, ça doit être A-Trak. C’est incroyable d’avoir DJ Snake au programme, un artiste que je veux depuis vraiment longtemps!

Et en tant que  Montréalais, pouvoir produire A-Trak dans un tel contexte sachant qui il est et toutes les accolades qu’il a reçues, c’est vraiment spécial. Tout l’impact qu’il a eu, qu’il ait gagné le DMC Championship à 15 ans, qu’il ait mis les gens autour de lui sur la carte, qu’il ait toujours  travaillé fort depuis ses débuts soit plus ou moins une trentaine d’années (depuis son adolescence)  de carrière. J’ai vraiment hâte aussi de voir ce qu’il va faire  dans ce contexte peut-être moins conventionnel, en tout cas différent  pour ce qu’il ferait normalement. Il y aura des choses attendues et d’autres insoupçonnées, je suis sûr que ça va être très bon!  Et puis c’est sûr que ça donnera le ton à la soirée,  quelque chose de glorieux et spécial.

PAN M 360:  Le 31 maintenant.Mathieu Constance:  Lost Frequencies est un must.  On l’a fait à Québec il y a deux ans, cette performance nous avait vraiment impressionnés, on a essayé de voir comment on pourrait le ramener à Igloofest, cette fois à Montréal,  et  comment on le produirait sur la grosse scène. Ça fait que les étoiles se sont alignées,  ce sera une de nos soirées plus mélodiques, plus  vocales, plus progressives en termes de son. Des saveurs un peu pop, en fait. J’ai très hâte de voir ce que Lost Frequencies fera sur cette scène.

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Avant même de commencer l’entrevue, Marie Davidson glisse nonchalamment qu’elle était tout juste en appel avec nulle autre que l’autrice de The Age of Surveillance Capitalism, Shoshana Zuboff.

Elle évoque un nouveau projet en collaboration avec elle ainsi qu’une conférence à venir à Harvard. Si ça vous semble loin de la scène musicale, ce n’est qu’en apparence. Marie Davidson n’a de cesse d’en repousser les limites. Les écrits de Shoshana traversent le plus récent album de la musicienne, notamment avec le titreValidations Weight qui porte une critique brute et inquiétante de la technocratie.  J’ai l’ai écouté en boucle tout au long de l’année, en me demandant « Que s’est-il passé pendant les deux années de silence de Marie Davidson ? »

Nous en saurons davantage le 7 février prochain sous le dôme de la Satosphère... et aussi dans le texte qui suit.

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PAN M 360 : Ces temps-ci, ton discours aborde beaucoup les implications politiques et sociales de la technoscience. Peux-tu nous en parler ?

Marie Davidson : Je suis très engagée en art. Surtout par rapport à l’impact que ça a sur nos vies. Au début, c’était plus un malaise que je ressentais qu’une réflexion. Progressivement, les médias sociaux sont entrés dans nos vies. Au début, pour les artistes c’était surtout pour relayer de l’information, des albums, des concerts, des tournées. C’est vraiment avec la pandémie que ça est devenu problématique pour moi lorsqu’on ne pouvait plus faire de tournées, ni de promotions. La promotion de la musique est devenue intrinsèquement liée à nos profils de médias sociaux. La pression est devenue très forte pour se représenter. J’étais en conflit avec ça.

À la fin de 2021, j’ai même pensé quitter ma carrière. Je me suis retirée pendant plusieurs mois et j’ai appliqué à l’école. J’étais sur le point de retourner aux études, avant de comprendre que la musique occupait toujours une place centrale dans ma vie. Il m’a toutefois fallu prendre du recul et repenser ce que signifiait, pour moi, être artiste en 2024.

PAN M 360 : Comment est-ce que tu as réussi à reprendre le contrôle à partir de là ?

Marie Davidson : J’ai dû faire la part des choses et accepter que si je voulais continuer à avoir une carrière dans le milieu de la musique, je n’aurais pas le choix d’utiliser les médias sociaux, mais que je le ferais selon mes termes. Il fallait que je sente que j’avais un contrôle sur ma vie et mes choix, sans tomber dans la pression de suivre les guidelines que les plateformes nous imposent. Le nombre de publications par semaine, les formats, la manière de présenter le contenu pour maximiser la visibilité et les vues.

Je me représente comme je veux. Et je refuse de le faire sous pression, que ce soit celle des labels, des entités, des promoteurs ou des festivals. Je ne fais pas de publicité pour des tierces parties. Je publie à ma manière, quand je veux, comme je veux.

Ça a demandé beaucoup d’introspection pour ne pas compromettre mon art ni mon identité publique.

Marie Davidson : Ensuite, j’ai lu The Age of Surveillance Capitalism, et j’ai réalisé que ce n’était pas seulement une question de musique ou d’industrie musicale. Ça touche tous les secteurs. On est réduits à une forme d’esclavage vis-à-vis des compagnies qui offrent des services, que ce soit Google, Meta ou toutes les technologies dites intelligentes.

Chaque service a ses propres termes et conditions. On ne les lit pas. On clique sur « accepter ». C’est fait pour être illisible. Mais il faut comprendre ce que ça implique. En partageant nos données personnelles, on vend une partie de notre authenticité et de notre pouvoir décisionnel. Ces données sont revendues à des tiers. Les compagnies savent beaucoup plus de choses sur nous qu’on ne l’imagine.

Peu à peu, on perd notre capacité à prendre des décisions. Tout est formulé pour nous. La publicité est ciblée. En acceptant ça, on sacrifie notre pouvoir décisionnel, nos goûts, notre esprit critique. Et ensuite, ça se propage à tous les niveaux. On est manipulés dans nos opinions politiques, notre manière de penser, de voter, de juger les autres.

Il y a énormément de violence en ligne, beaucoup de logique d’opposition. On oppose des groupes, des identités, des produits. Les conflits politiques sont exacerbés par la vie en ligne. Même l’information qu’on consomme et qu’on régurgite est de plus en plus formatée. Ce qui m’inquiétait le plus en écrivant l’album, c’est la perte de notre capacité à formuler nos propres opinions et à cultiver l’esprit critique.

Pour moi, c’est extrêmement alarmant. Voilà, c’était un survol des raisons qui m’ont poussée à écrire cet album. J’en parlais avec Shoshana juste avant. On a toutes les deux ce besoin de rendre ce sujet accessible et de dépasser le cadre académique ou le cercle intello fermé. 

L’AVENIR

PAN M 360 : C’est paradoxal, parce que pour que ce discours devienne mainstream, il faut passer par les médias sociaux.

Marie Davidson : Oui, absolument. Il faut aussi trouver des manières plus ludiques, plus playful, de présenter un contenu qui fait réfléchir. C’est dans ce contexte que j’ai travaillé avec un ami artiste, Christopher Royal King, un musicien avec qui j’ai déjà collaboré. Il travaille beaucoup avec l’intelligence artificielle, notamment à travers un projet qui s’appelle Total Emotional Awareness sur Instagram. Ensemble, on a créé du contenu généré par l’IA pour Instagram et YouTube, mais de manière critique.

On utilisait mon image, des vidéos de moi, mais aussi des images politiques et des visuels trouvés en ligne. L’idée, c’était de détourner ces outils pour accompagner la campagne de l’album City of Clowns. Trouver une twist, autant visuelle que dans les paroles, pour que le message passe sans être trop lourd. Je ne suis pas une artiste pop, mais certaines chansons jouent à la radio. C’est déjà beaucoup.

PAN M 360 : Il y a aussi ce mouvement autour des dumbphones. The New Yorker parlait récemment de ça comme d’un trend pour 2026, presque comme un nouveau symbole de statut.

Marie Davidson : J’aime ça, c’est encourageant. Je ne sais pas quel âge tu as, mais je pense que ça va venir des gens plus jeunes que moi. Le pire, c’est pour les Gen Z. Moi, personnellement, ça va, j’ai trouvé ma balance là-dedans, avec le travail de conscientisation que j’ai fait. Mais je suis inquiète pour les gens en général. Je suis attristée aussi pour la qualité de vie médiocre de ma génération, et d’une génération en dessous. Parce que ça affecte vraiment le moral des gens. Par curiosité, tu te situe où là dedans ?

PAN M 360 : J’ai eu Facebook à 13 ans. Je m’en défais lentement.

Marie Davidson : Wow, c’est fou, ça c’est fou. Moi, j’ai eu Facebook à 23. Mes amis l’avaient vraiment avant moi. J’ai été protégée pendant mon enfance. 

PARCOURS

PAN M 360 : Quand tu as commencé la musique à 19 ans, c’était pour ton projet avec Les Momies de Palerme, non ?

Marie Davidson : Exact. J’ai quitté l’école pour faire de la musique.

PAN M 360 : C’est drôle, j’en parle parce que je porte justement un t-shirt des Momies de Palerme.

Marie Davidson et les Momies de Palerme

Marie Davidson : Tu me niaises. Je le reconnais. C’est une artiste qui s’appelle Jessie qui a fait ça. Wow !

PAN M 360 : Je l’ai trouvé dans une vente de garage. À l’époque de Momies de Palermes, comment les réseaux entre musiciens fonctionnaient pour aller voir des shows ?

Marie Davidson : Les posters et le bouche-à-oreille. Les cafés, les bars, les magasins de disques. Des e-mails aussi. Facebook est arrivé tranquillement autour de 2008, 2009, mais je ne suivais pas vraiment. Ce n’est qu’en 2011 que j’ai créé un compte, uniquement pour savoir ce qui se passait. En 2012, quand j’ai sorti mon premier EP solo sur Bandcamp, j’ai compris le pouvoir des médias sociaux. C’est là que ma carrière internationale a vraiment commencé. J’ai vécu la transition complète. Le « avant » et le «après»

PAN M 360 : Certains lieux mettent des autocollants sur les caméras pour empêcher les photos. Tu serais pour ça à tes concerts ?

Marie Davidson : Personnellement, je m’en fous. Dans un contexte de club immersif, comme à Berlin ou au Berghain, je suis totalement pour. Pas de photos, on lâche prise. Par contre, dans la vie en général, je crois surtout à la liberté individuelle. Moi, je suis pour l’usage créatif. Ce à quoi je m’oppose, c’est la prise de possession de nos données, le contrôle exercé par les grandes plateformes. Le problème, ce n’est pas le médium, c’est le capitalisme qui l’encadre.

AU DÔMESICLE

PAN M 360 : Parlons de la S.A.T. Est-ce que tu prépares quelque chose de particulier pour ton set DJ?

Marie Davidson : Un DJ set, pour moi, c’est toujours nouveau. Le DJing me permet plus de spontanéité. Je joue un peu de ma musique, mais surtout celle des autres. C’est le plaisir de partager, de faire danser. Mes sets sont fun, énergiques, pas trop sérieux. C’est vraiment important pour moi. C’est toujours ça que je vise. Le live, c’est plus dense. C’est fun aussi, mais peut-être un peu plus challengeant. Tu viendras te présenter. Je t’ai vue, donc je sais à quoi tu ressembles. Tu viendras dire bonjour si on se croise.

PAN M 360 : Je vais mettre mon chandail des Momies de Palerme.

Finalement, nous avons peu parlé de musique pendant cette entrevue, mais avec Marie Davidson, parler de concepts, c’est parler de son art. Elle incarne ses idées à travers tout ce qu’elle fait. Tout se confond avec lucidité dans son univers.  Pour y plonger, je recommande vivement de lire cette entrevue réalisée par Alain Brunet dans les jours qui ont suivi sa dernière sortie d’album.

Le nouveau Directeur artistique du Festival Accès Asie, Ziya Tabassian, avait envie que le Festival se déploie toute l’année afin d’affermir les liens avec la communauté montréalaise. Il a donc eu l’idée de proposer une série de rencontres pluridisciplinaires, une à la fin de chaque mois d’hiver, soit janvier, février et mars. Ça s’appelle Cabaret Confluences. Au programme, comme un véritable cabaret, un mélange riche et diversifié de musique, de danse, de poésie, de performance, de théâtre. Tout cela porté bien entendu par plusieurs artistes pour la plupart basés à Montréal. Les Cabarets seront donc une parfaite occasion de découvrir la remarquable richesse artistique qui bouillonne dans le cœur de la métropole québécoise. J’en ai discuté avec lui.

INFORMATIONS ET BILLETS

Horaire et programmation : 

28 janvier 2026 – Cabaret Confluences 1

La soirée bilingue met en scène un duo de danse contemporaine théâtrale par Léa Tremblay Fong et Taylor Yeung, une performance de musique improvisée par Fahmid Nibesh, une lecture poétique de Kama La Mackerel et des chansons persanes interprétées par Naghmeh Shafiei. Dona-Bella Kassab, MC et artiste multidisciplinaire, assure la cohésion entre les performances.

Ouverture des portes à 19h. Spectacle à 20h.

@ La Sala Rossa, 4848 Boul. Saint-Laurent, Montréal

25 février 2026 – Cabaret Confluences 2

Le Cabaret Confluences #2 explore la diversité artistique et culturelle à travers danse, comédie stand-up, musique, poésie et performance.

La soirée bilingue réunit des artistes multidisciplinaires : Janelle Hacault, danseuse et chorégraphe contemporaine d’origine filipinx/franco-canadienne, cache cache (poésie, littérature et musique ambiante électronique), Ran Wang et Xuan Lucie Liu (duo de musique chinoise), Rinre, jeune danseuse japonaise installée à Montréal, et Dona-Bella Kassab assurera le rôle de maître de cérémonie.

Ouverture des portes à 19h. Spectacle à 20h.

@ Toscadura, 4388 Boul. Saint-Laurent, Montréal

25 mars 2026 – Cabaret Confluences 3

Le Cabaret Confluences #3 présente Amineh Sharifi avec un extrait de J’ai perdu ma langue, pièce bilingue français-persan explorant l’identité et la langue.

Suivi du trio mêlant poésie et musique composé de Claudia Chan Tak, Géraldine Leong Sang et Nay Theam.

Sasha Ashwini, danseuse Bharatanatyam, propose une exploration de l’identité et des questions décoloniales.

LiKouri, chanteuse née au Canada, dont la mère est d’origine indienne adoptée par une famille libanaise, partagera ses créations musicales.

Enfin, Dona-Bella Kassab, MC et artiste multidisciplinaire engagée, clôturera la soirée.

Ouverture des portes à 19h. Spectacle à 20h.

@ La Sala Rossa, 4848 Boul. Saint-Laurent, Montréal

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