Sur la trace des folklores et musiques populaires de moult régions brésiliennes, le fils de Manu Chao fait sa trace : 50 millions d’écoutes de son 1er album, Semente de Peixe, toutes plateformes confondues! La fragrance psychédélique, la surimpression créative de rythmes diversifiés comme le baião, le maracatu, le carimbó, la pisadinhaou ou la pagodão baiano sont au confluent d’autres sonorités latines d’Amérique, salsa, son, cumbia et autrres boléro, sans compter ses inclinations aux mouvements alternatifs de la Psicodelia Nordestina 70 et du MangueBeat. Via deux albums, l’interviewé de notre collègue Sandra Gasana a vraiment performé sur le web D’abord en 2021, avec “Semente de Peixe”, qui cumule 50 millions d’écoutes l’année suivante, ceci particulièrement du côté des tunes Dia de Feira et  Mar Mangão. L’ascension se prolongera en 2023 avec l’album “Olho Açude”(Réservoir oculaire).

Voici Kirá aux Nuits d’Afrique !

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D’origine haïtienne, natif de Montréal, transplanté à Paris, le saxophoniste, compositeur, improvisateur et leader d’orchestre Jowee Omicil nous parle de son récent album Spiritual Healing: Bwa Kayman Freedom Suite, sorti chez Bash! Freedom records et primé par la critique européenne. Scuzez le décalage, nous avons pu lui parler en ce début 2024 afin qu’il nous explique le contexte de cet enregistrement entièrement improvisé et hautement inspiré par les esprits libérateurs du Bwa Kaïman, référence directe à la révolution haïtienne de 1804. L’enregistrement implique Jowee Omicil aux anches (sax soprano, clarinette), Jendah Manga, contrebasse, Arnaud Dolmen, batterie, Jonathan Jurion, piano, Randy Kerber, piano, Yoann Danier batterie.

Puisque Jowee Omicil s’amène au FIJM 2024, PAN M 360 vous ramène ainsi cette interview audiovisuelle, entretien des plus instructifs pour quiconque veut faire des liens entre le vaudou, la révolution haïtienne, le jazz contemporain, l’improvisation libre.

LE CONCERT DE JOWEE OMICIL A LIEU LE 3 JUILLET, 22H30, AU GESÙ

crédit photo: Rémi Hostekind

Salin (Cheewapansri de son nom complet) est une jeune batteuse montréalaise d’origine thaï qui propose une fusion originale d’Afrobeat, de soul, de funk, de jazz, et même de rythmes traditionnels de son pays natal. Un premier album paru en 2021, Cosmic Island, naviguait principalement dans les eaux afrobeat, funk et soul. En 2024 par contre, un deuxième album sur le point de paraître intégrera des éléments de morlam, un genre musical issu du nord-est de la Thaïlande, une région appelée Isaan. Cet unique ‘’Afro-Isaan Soul’’ offert par Salin sera en vedette le 7 mai prochain à la Sala Rossa. La musicienne et son band y donneront pour la première fois à nos oreilles les pièces de l’album à paraître d’ici quelques semaines. Ce sera également une occasion de célébrer le Mois du patrimoine asiatique! En attendant, je vous invite à découvrir Salin dans l’entrevue que j’ai réalisée avec elle. 

DÉTAILS ET BILLETS ICI

Écoutez Current, premier extrait du nouvel album de Salin:

Current de Salin

Zouzou est le septième album studio de la reine ivoirienne de l’Afro-pop Dobet Gnahoré. Cette nouvelle proposition qui affiche plus qu’avant quelques velléités électros a ceci de particulier qu’elle s’inscrit dans une démarche humaniste dont rêvait l’artiste depuis très longtemps. Maintenant que tous les éléments logistiques, juridiques et techniques sont en place, la diffusion de Zouzou, en tant qu’album mais aussi en tant que tournée mondiale, construira la base d’un vaste projet socioculturel dans son pays d’origine, la Côte-d’Ivoire. J’ai rencontré la lumineuse artiste alors qu’elle était sur une route états-unienne afin de parler des détails de ce projet, en plus de la musique de Zouzou, évidemment.

LISEZ LA CRITIQUE DE ZOUZOU


Originaire de Philadelphie mais aujourd’hui basé à New York, Baltra a appris à canaliser ses émotions à travers la musique. Il a commencé son métier lors de l’explosion de la house lo-fi au milieu des années 2010, aux côtés d’artistes tels que Mall Grab, Ross From Friends et DJ Seinfeld. Après avoir eu un grand impact sur YouTube avec ses premières autoproductions, il a sorti de la musique sur différents labels et plateformes – Step Rec., IDNK (I Do Not Know), Tape Throb Records, Lost Palms, le sous-label de Shall Not Fade, Of Paradise, sans oublier ses propres labels, 96 et Forever Records. Baltra s’est produit au Piknic Electronik en 2019, il est de retour pour un set avec beaucoup de nouvelle musique à offrir. Pour PAN M 360, Keithy Antoine a eu une conversation chaleureuse et intéressante avec cet artiste américain doué et inspiré.

Baltra au Piknic Elektronic le 29 juin Billets Ici

Le 16 mai dernier, le Britanno-Colombien Jaeden Izik-Dzurko est devenu le premier Canadien à remporter les grands honneurs lors d’une édition dédiée au piano du Concours musical international de Montréal. 

Avec plusieurs séries de concerts prévues au cours des prochains mois, en plus notamment de sa participation au Concours international de piano de Leeds au Royaume-Uni en septembre prochain, le pianiste natif de Salmon Arm jouit déjà d’une jeune carrière très active. Nous l’avons joint à son domicile il y a quelques semaines pour discuter avec lui de son expérience et de son parcours au concours de Montréal ainsi que des projets qui l’attendent prochainement.

Cette entrevue est réalisée en anglais.

Soprano multilingue dotée d’une personnalité qui n’a pas son pareil, Natalie Choquette mène une brillante carrière depuis plusieurs années, séduisant tant le public québécois qu’international dans des productions variées alliant savamment humour et chant lyriques où elle incarne avec brio des divas comiques et excessives.

Après un passage remarqué à l’émission de téléréalité Big Brother Célébrités, la Diva québécoise présentera un nouveau spectacle intitulé Meurtre à l’opéra du 28 juin au 14 juillet au Théâtre des Grands Chênes à Kingsey Falls, un spectacle mis en scène par Jean-Guy Legault qui se veut une comédie-enquête-musicale, alliant intrigue de polar à la Agatha Christie à du répertoire pour le moins surprenant, passant de l’opéra à la pop et même au heavy métal!

Toujours avec l’énergie pétillante qu’on lui connaît, elle a discuté avec notre collaborateur Alexandre Villemaire de la genèse de cette « belle folie ».

Les billets pour ce spectacle sont en vente ici.
 
Meurtre à l’opéra
Du 28 juin au 14 juillet au Théâtre des Grands Chênes de Kingsey Falls
Mise en scène : Jean-Guy Legault
Direction musicale : John Roney
Décor et accessoires : Bruno-Pierre Houle 
Costumes: Fruzsina Lany 
Assistance/coordination : Sophie Clermont
Production : Ad Litteram
Production déléguée: Denise Lefebvre

Sous étiquette Brainfeeder, Hiatus Kaiyote sort son 4e album studio le 28 juin et jouera sur la Scène TD du Festival International de Jazz de Montréal la veille. Les amateurs de groove, de jazz, de soul/R&B, de funk-rock, de l’aura de J-Dilla et même de hardcore-punk doivent connaître ce grand groupe australien de Melbourne que l’on connaît depuis l’album Tawk Tomahawk sorti en 2012, suivi de Choose Your Weapon en 2015, Mood Valiant en 2021 et ce tout nouveau Love Heart Cheat Code qui coïncide avec le début d’une tournée nord-américaine à Montréal. Alors ? Alain Brunet a pu discuter longuement avec Perrin Moss, excellent batteur de cet excellent groupe.

Désormais retraité, Alain Simard est le promoteur de concerts le plus marquant, en ce qui a trait à la réputation de Montréal en tant que capitale des festivals durant la saison chaude. Son parcours est ici mis en lumière dans une autobiographie publiée aux Éditions La Presse.  On lui doit plusieurs événements emblématiques de la métropole et du Québec, dont le Festival International de Jazz de Montréal, les Francos de Montréal et Montréal en Lumière, sans compter l’Équipe Spectra, le Spectrum, le Métropolis (devenu MTelus) et plus encore.

La sortie de son autobiographie partielle (un tome 2 est envisagé) s’accompagne d’une exposition d’artefacts illustrant son parcours. Ces objets seront mis à l’encan pour soutenir l’accessibilité à la culture; les profits seront remis à la Fondation de la Place des Arts, qui a pour mission d’accroître l’accessibilité aux arts et à la culture en soutenant les activités du secteur Éducation et Collectivités de la Place des Arts.

Voilà autant de raisons pour justifier une interview de fond avec Alain Simard, acteur et témoin de notre vie musicale pendant un demi siècle et entrepreneur visionnaire de Montréal, capitale nord-américaine des festivals. Alain Brunet l’a rencontré et voici les 3 parties de cette long entretien vidéo mené peu avant le lancement de son ouvrage.

La semaine dernière aux Francos, Louis Lussier, plus connu sous le nom d’Aswell, est monté sur scène deux fois plutôt qu’une, lors d’une vitrine le mercredi puis en solo deux jours plus tard. Cette double apparition au festival est loin d’être un hasard; le rappeur de 25 ans a le vent dans les voiles, notamment grâce aux récents succès de Banlieue, son premier album en carrière.

Même s’il œuvre majoritairement avec des sonorités hip-hop, le Québécois n’hésite pas à s’aventurer hors de son carré de sable et explorer des avenues pop et folk. Natif de Saint-Bruno-de-Montarville en Montérégie, il aborde dans ses textes les aléas de la vie de banlieue, celle qu’il a vécu et qu’il vit toujours présentement. Le jeune artiste se démarque grâce à son authenticité et ses refrains accrocheurs sur ses titres comme Next et Highschool. Il n’y a pas de doute, Aswell est l’un des visages prometteurs de la relève rap sur la scène québécoise.

Quelques minutes après sa première prestation aux Francos, Pan M 360 s’est entretenu avec lui de sa vie depuis la sortie de son plus récent projet, la création de Banlieue, son premier Club Soda en avril dernier et bien plus!

PAN M 360: Comment s’est déroulé ce spectacle en formule vitrine aux Francos?

ASWELL : C’était vraiment bien. C’est toujours un défi de faire ce genre de prestation, car ce n’est pas nécessairement ta crowd qui est présente. Malgré cela, ça s’est super bien passé, c’était très agréable.

PAN M 360: Quelques mois ont passé depuis la sortie de votre premier album Banlieue en mars dernier. Quelle est la première chose qui vous vient en tête quand vous repensez à la création de ce projet?

ASWELL : Je te dirais que la première chose à quoi je pense c’est Flashback, l’une des premières chansons de cet album. C’est probablement ça mon premier souvenir de Banlieue. J’ai écrit le refrain lorsque j’étais en avion en direction de Cuba avec mon père. C’est définitivement le premier souvenir que j’ai de ce projet-là. Ça remonte à l’automne 2022.

PAN M 360: Avant de parler davantage de ce projet, j’aimerais savoir comment vous avez vécu la dernière année sur le plan personnel. Disons que votre carrière a atteint un autre palier au cours des derniers mois.

ASWELL : Ce qui a été le plus difficile pour moi, c’était de jongler avec ma vie d’artiste tout en étant mon propre manager. Il y a plein de personnes qui travaillent avec moi, mais je suis souvent le point central. Parfois, c’est difficile de gérer tout ça. Quand tu n’as pas d’album et que tu es en création, c’est facile. Cependant, quand l’album est sorti, c’est plus difficile de recréer. On a besoin de toi un peu partout, que ce soit en radio, à la télévision ou pour des demandes de subvention. Je dirais qu’être un artiste indépendant, ça comporte des qualités et des défauts.

PAN M 360:  En 2021, vous aviez assumé l’entièreté de la création de votre premier EP intitulé Solo. Quel était votre degré d’implication au niveau de la composition, du mixage et du matriçage sur Banlieue?

ASWELL : Avec chaque projet j’essaie d’évoluer et d’amener mon art à un autre niveau. Avec Solo, je trouvais ça vraiment bien d’avoir un projet qui était créé à 100% par moi, mis à part l’apport de mon frère à la guitare sur un des morceaux. Pour Banlieue, c’est encore moi qui a créé les maquettes des morceaux, sauf pour Nuits blanches; certaines productions ont été faites à 75% par moi, d’autres à 25%. Ensuite, j’ai présenté mes beats à des producteurs qui sont tout simplement plus expérimentés que moi afin de les améliorer. Pour garder ce qui est vrai de Aswell, c’est important pour moi de continuer de créer de cette manière.

PAN M 360: Parlons de Loyseau, le morceau introductif de Banlieue portant le nom d’une rue de votre ville natale, Saint-Bruno-de-Montarville. Quelle est l’histoire derrière ce morceau?

ASWELL : Dans le hip-hop, c’est important de représenter d’où tu viens. Les gens qui viennent de la banlieue ont tendance à dire qu’ils proviennent de Montréal ou s’inventer une histoire, mais pour moi, c’est important de ne pas me cacher. Dans ma musique, je parle de comment les jeunes de banlieue se sentent. Chez nous, il y a beaucoup de millionnaires et c’est loin d’être un milieu défavorisé, notre prochain plat est toujours là et on n’a jamais à se battre pour ça. Cependant, ça ne veut pas dire que c’est si facile d’être un jeune dans ce genre de quartier et j’en parle dans ma musique et dans Loyseau. Parler de ta propre réalité, c’est souvent dans ça que les gens vont se reconnaître et ce qui va te rendre différent.

PAN M 360: Dans le refrain de ce morceau, vous vous questionnez sur le train de vie que menaient vos idoles. Avez-vous une certaine crainte sur la vie d’artiste?

ASWELL : Oui, c’est certain. On le sait, rien n’est jamais assez, peu importe le succès qu’on va avoir. On veut toujours avoir plus et se pousser encore plus. Ce mode de vie, c’est un peu une course sans fin. C’est déjà bien que j’en sois conscient, mais je sais que je vais toujours me pousser à me dépasser. Est-ce que ça va me rendre plus heureux au bout du compte? Je n’en sais rien, mais c’est ce que je vais faire! C’est un peu ça le cœur de cette réflexion.

PAN M 360: Quel titre chérissez-vous le plus sur Banlieue et pourquoi?

ASWELL : Pour vrai, j’essaie toujours de faire de la musique avec mon cœur, alors mes chansons occupent toutes une place importante dans mon cœur. Je vais dire Highschool, la collaboration avec Lova, car il est, selon moi, l’un des meilleurs rappeurs au Québec et c’est un artiste que j’apprécie beaucoup. J’ajouterais J’passe mon temps aussi comme deuxième choix.

PAN M 360: La photo qu’on retrouve sur la pochette de Banlieue a été capturée à un endroit bien spécial pour vous, soit votre ancienne demeure. Quelles sont les raisons derrière ce choix?

ASWELL : Dès le début, je savais que l’album allait s’appeler Banlieue et que Loyseau allait ouvrir le projet. Je voulais une pochette qui représentait bien ce thème. Je trouvais ça très important de mettre en valeur d’où je viens et ça s’est fait naturellement. À la base, nous étions censés prendre des photos devant la maison. Finalement, j’entendais du bruit dans la cour et je suis entré pour me présenter aux nouveaux propriétaires. Les parents qui habitent mon ancienne demeure ont de jeunes enfants, la cour était pleine et il y avait des jouets un peu partout. C’était comme si je me revoyais lorsque j’étais jeune. Ils ont accepté de m’accueillir pour prendre quelques photos et c’était parfait. Ça ne pouvait pas mieux représenter l’album.

PAN M 360: Disons que vous êtes tombés sur des propriétaires excessivement sympathiques pour vous accueillir de la sorte.

ASWELL : C’est certain! Je me suis même lié d’amitié avec eux après tout ça. Il y a peu de temps, la maison a passé au feu, donc si vous allez voir le visuel de Loyseau sur YouTube, on y voit les dommages des flammes sur la maison. Ils vont bientôt la rebâtir et ils m’ont appelé pour me demander si je voulais aller la visiter avant les travaux. Évidemment, je suis allé. Je suis quelqu’un de très nostalgique et j’ai adoré ça. Bref, une relation s’est créée avec eux, ils m’écrivent souvent pour me dire qu’ils ont entendu mes chansons ou qu’ils m’ont vu à Salut Bonjour. C’est vraiment spécial.

PAN M 360: Nous en parlions plus tôt que vos derniers mois ont été mouvementés. Quel est le meilleur moment de votre année 2024 jusqu’à maintenant?

ASWELL : Définitivement mon spectacle au Club Soda, c’était un des meilleurs moments de ma vie. Souvent, je termine mes shows et je me dis « Ah, j’aurais pu faire ça comme ça ou faire ça autrement », mais pas cette fois. Au Club Soda, j’étais sur un nuage, je me suis couché à six heures du matin. C’était malade.

PAN M 360: Quelle a été votre réaction lorsque vous êtes monté sur scène devant un Club Soda plein à craquer en avril dernier?

ASWELL : J’ai enregistré le spectacle, donc je l’ai au complet en vidéo. Au début, je monte sur scène, je dis les premières paroles puis j’oublie les troisièmes et quatrièmes phrases de Loyseau. Ça se voit très bien sur l’enregistrement. À ce moment, je pensais que les gens allaient être choqués, mais ils ont chanté les paroles du morceau. Je ne m’attendais vraiment pas à ça. J’étais bouche bée et je me suis dit « oh boy, ça va être une de ces soirées! ».

Crédit photo: Simon BRousseau

Vendredi soir aux Francos, l’artiste québécois Vincent Dufour, alias Valence, présente pour la première fois à Montréal son plus récent album, l’excellent La nuit s’achève. Paru en février dernier, le deuxième projet du gagnant de l’édition 2020 des Francouvertes nous transporte au cœur de son univers indie-pop et rock, fruit de nombreux élans créatifs nocturnes. Le résultat est à l’image de son processus créatif; des sonorités franches et authentiques donnant l’impression de traverser une nuit mouvementée.

Pour l’occasion, Pan M 360 a jasé avec le premier récipiendaire de la Bourse Karim-Ouellet de la création de son plus récent opus, sa venue aux Francos, son parcours des dernières années et bien plus!

Crédit photo: Elizabeth Landry

A l’occasion des Suoni de cette année, le tout nouveau collectif Sick of Fun nous a proposé une soirée musicale sauvage et viscérale. La programmation met en avant les talents émergents du punk de la côte est avec des groupes comme White Knuckle, Zeal, Purity Culture, et Puffer, promettant une conclusion brute et bruyante à l’offre éclectique du festival. Alex Apostolidis en explique les tenants et aboutissants.

PAN M 360 : Merci d’avoir pris le temps. Vous avez organisé un sacré spectacle pour le 23 ! Pouvez-vous nous en dire plus sur Sick of Fun et sur votre relation avec Suoni ?  

Alex Apostolidis : Sick of Fun est un groupe de booking de spectacles à Montréal composé de membres de Sitting On The Outside (Ottawa), Positive Distortion (Maritimes) et IWant2BeOnTV (Montréal). En mars de cette année, nous avons organisé un spectacle-bénéfice pour certains de nos amis qui ont été arrêtés et qui font face à des frais juridiques. J’ai commencé à travailler pour Suoni à la fin de mon diplôme en 2021, et depuis lors, mon implication dans le festival s’est étendue aux communications, à la gestion de la production, au design et à la documentation. Cette année, on m’a proposé d’organiser deux soirées avec Sick of Fun et nous avons mis en place un Punk Show/Magic Trick Competition qui s’est déroulé vendredi dernier et cet Epic Rock Line Up le dimanche 23 – avec un DJ set pour clôturer le festival. 

PAN M 360 : Pourriez-vous décrire le processus de sélection de la programmation de cet événement ? Qu’est-ce qui vous a poussé à choisir ces groupes en particulier ?

Alex Apostolidis : Les compositions ont beaucoup évolué au fil du temps, mais je pense que nous avons fini par obtenir une sélection vraiment excitante. J’ai l’impression que nous atteignons des notes amusantes, scandaleuses, effrayantes et diaboliques. Et si on s’embrassait à l’intersection des vibrations de Egg et de Chain ?

Résumé de l’histoire du sonic :

White Knuckle porte la torche à jaune de CanCon, rapide et zippée. 

Zeal est rapide, dur et approprié, dans votre visage avec une touche scandinave.

Purity Culture est bruyant, déchirant et en colère, préparant quelque chose de sombre.

Puffer, c’est du rock n roll accrocheur qui rencontre le hardcore – l’un des meilleurs de Montréal. 

PAN M 360 : Comment pensez-vous que la scène punk montréalaise a évolué au fil des ans ?

Alex Apostolidis : J’ai l’impression que c’est une période très excitante pour la scène punk à Montréal. Même s’il n’y a pas beaucoup d’espaces DIY, ce qui est vraiment dommage, les gens veulent vraiment faire bouger les choses et il y a beaucoup d’excellents nouveaux groupes. En fait, la scène semble plus inclusive et plus animée que ce que j’ai connu. Il est agréable de voir des promoteurs comme IFO amener des groupes sauvages et Be About It revitaliser la scène pour tous les âges.

PAN M 360 :  Quel rôle pensez-vous que Sick of Fun joue dans la communauté punk locale et plus large ?

Alex Apostolidis : Nous sommes assez nouveaux, mais nous finirons par nous installer dans notre propre espace. 

PAN M 360 : Quels sont vos projets pour Sick of Fun ? Y a-t-il des événements ou des projets à venir en dehors de Suoni qui vous enthousiasment particulièrement ?

Alex Apostolidis : Cell Deth (de PEI) et Hormone (de Baltimore) viendront le 5 juillet (plus de détails à venir), il y aura une collecte de fonds DULF à La Sotterenea  ; le 27 juillet. Gardez un oeil sur askapunk.net pour plus de détails – ou vous pouvez consulter notre page mastodon.

PAN M 360 : Comment voyez-vous l’état actuel de la musique punk au Canada, et vers quoi pensez-vous qu’elle se dirige ?

Alex Apostolidis : La scène montréalaise est en pleine effervescence, les provinces Maritimes sont chaudes, Ottawa est amusante – il semble que Toronto et Vancouver dorment un peu… probablement parce qu’il est impossible d’y vivre économiquement. Je pense que toutes nos scènes musicales sont menacées, quel que soit le genre, compte tenu de la crise du logement et de l’état de l’économie, mais les gens sont vraiment passionnés, s’amusent et font de la bonne musique. La scène punk canadienne n’est pas à négliger. 

PAN M 360 : Tout à fait, la musique est là pour ça.

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