Les œuvres du compositeur et oudiste Joseph Tawadros s’abreuvent aux sources des musiques traditionnelles / classiques arabes et égyptiennes et aussi de la grande musique occidentale. Avec l’ensemble Obiora, le jeu virtuose et les compositions de Tawadros sont mis en relief dans le contexte de ces Paysages méditerranéens, qui s’inspire de cette vaste zone culturelle et plus encore. Une pièce pour guitare reconvertie pour un ensemble à cordes, soit du compositeur Isaac Albéniz, sera servie en guise d’introduction au programme incluant les œuvre de Tawadros, mais aussi de Karim Al-Zand, d’origine persane. Autre paysage au programme ce cette fin d’après-midi à la Maison symphonique, œuvre fougueuse de Tchaïkovski, Souvenir de Florence. Comme ce fut le cas les deux années précédentes à la Virée Classique, l’Ensemble Obiora sera dirigé par Rafael Payare dans ce contexte d’ouverture et de découverte. Contrebasse solo, cofondateur et directeur artistique de l’Ensemble, Brandyn Lewis nous aide à mieux comprendre ce programme très spécial.
Interviews
Du mardi 20 au dimanche 25 août, le 25e festival MUTEK se déploie sur Montréal. Les Séries Expérience et Nocturne s’échelonnent sur 6 soirs consécutifs. La fête est prévue deux soirs de week-end au MTelus, la créativité audio-visuellle est programmée dans les deux volets de la série A/Visions au Théâtre Maisonneuve, sans compter le Piknic Electronik à la sauce MUTEK et un documentaire « performatif » consacré à Brian Eno. En tout, 85 performances seront présentées à MUTEK Montréal en 2024. Les deux-tiers de l’équipe de programmation (Marie-Laure Saidani est néanmoins un pilier de cette direction artistique) se sont présentés devant l’écran de PAN M 360 pour nous parler programmation et en confier les musts. Ainsi, Vincent Lemieux et Alain Mongeau, fondateur et directeur artistique de MUTEK s’entretiennent avec Alain Brunet dans le contexte d’une interview à deux volets. En voici le premier !
CONSULTEZ LA PROGRAMMATION COMPLÈTE DE MUTEK MONTRÉAL, ÉDITION 25E ANNIVERSAIRE
Ce mercredi 14 août, ce vendredi 16 août, ce samedi 17 et ce dimanche 18, l’Orchestre symphonique de Montréal (OSM) transforme la présentation de sa Virée classique avec avec huit programme payants en salle cette année au lieu de 26 l’an dernier, mais aussi avec le déploiement spectaculaire de 74 activités gratuites, concerts et animations de tous styles associés au monde classique tel qu’on le conçoit en 2024. Un esprit méditerranéen devrait planer au-dessus de la Virée cette semaine, pour le meilleur… et le meilleur ! Entre deux répétitions, le maestro nous en explique les tenants et aboutissants.
PAN M 360 : En PAN M 360 estamos encantados de dar la bienvenida a Rafael Payare. ¡Muchas gracias por acceder a esta entrevista!
Rafael Payare : De nada, ¡y estoy encantado de volver a PAN M 360!
PAN M 360 : No me extenderé más en español, ¡lo haré más la próxima vez!
Rafael Payare : ¡Muy bien, entonces!
PAN M 360 : Le mercred 14 août est le grand coup d’envoi de la virée classique à l’Esplanade du Parc olympique, suivi de trois journées intenses de concerts et activités, soit le vendredi 16 août, le samedi 17 août et le dimanche 18 août dans l’environnement de la Place des Arts et de la Maison symphonique. Il s’agit vraiment un marathon de concerts, gratuits et payants, c’est formidable. Il s’agit sans conteste d’un des plus beaux événements présentés par l’Orchestre symphonique de Montréal. Comment le percevez-vous, Rafael?
Rafael Payare : Pour moi, la Virée classique est toujours excitante, parce que nous y offrons de magnifiques concerts. Pendant l’été, c’est ce que nous offrons de plus excitant je crois. Ça reste pour nous un grand plaisir de pouvoir jouer en dehors. Normalement, il y a beaucoup de personnes qui vont venir à l’Esplanade du Parc olympique. On peut dès lors se plonger dans notre petit marathon de musique. Il y a beaucoup de travail derrière tout, mais la joie l’emporte!
PAN M 360 : Cette année, le thème de la Méditerranée domine de manière générale, n’est-ce pas?
Rafael Payare : Il y a des concerts qui ne sont pas spécifiquement liés à la Méditerranée, mais ils l’évoquent dans tout ce qu’elle touche et inspire. Alors oui, il y a une ambiance de Méditerranée, même si ce n’est pas toujours directement li
PAN M 360 : On commence donc le grand concert d’ouverture à l’Esplanade du Parc olympique. Vous dirigerez notammentFrancesca da Riminide Tchaikovski et l’Ouverture du Carnaval romain de Berlioz. Parlez-nous de cette soirée.
Rafael Payare : Nous mettrons beaucoup de couleurs dans ce programme, à commencer, bien sûr, par le Carnaval romain. Mais notre programme comporte aussi des œuvres de différents formats. Il y a , par exemple Permission to Evaporate et Constantinople, pour oud et orchestre, de Joseph Tawadros. On conclut avec une autre courte pièce courte, soit Pini di Roma d’Ottorino Respighi, une pièce superbe pour l’orchestre qui exige un grand effort technique. Et on peut écouter tout ce qui va venir de la Légion, on peut s’imaginer dans une autre époque, alors qu’une légion marche sur Rome. Je suis vraiment très excité.
PAN M 360 : Si la température est clémente, ce sera le plus gros événement de masse chapeauté par l’OSM cet été. Évidemment, c’est aussi une mise en situation pour ce qui va suivre à la Virée classique On se retrouve ainsi le vendredi 16 août. En salle, l’OSM jouera l’immense Requiem de Verdi, en début de week-end et en conclusion dimanche.
Rafael Payare : Nous aurons mis beaucoup de travail dans la préparation de cette interprétation. Ce serait triste pour les solistes, choristes et musiciens de ne le faire qu’une fois. Nous avons, je crois, déjà présenté deux fois une même œuvre dans la même Virée, je pense à Carmina Burana. C’est quand même une œuvre grandiose! Parce que c’est dur pour le corps, ce qu’il va chanter. Si on le fait un jour après l’autre, c’est pourquoi on va le faire une fois et après pour permettre le festival. Mais c’est une pièce quand même grandiose. C’est un requiem et aussi une expérience pour les interprètes, l’occasion aussi de réfléchir sur la mort et l’au-delà. Cette pièce est merveilleuse en ce sens, quelque chose de plus s’en dégage.
PAN M 360 : Après quoi on se trouve au coeur de la programmation du week-end. Programmation moins considérable en salle que l’an dernier?
Rafael Payare : Oui, c’est ça. Il y aura des compositeurs connus au programmes et aussi des moins connus comme Mel Bonis (1858-1937). C’est un peu réduit mais il y aura de grands programmes comme L’Égypte de Saint-Saëns avec le pianiste Cédric Tiberghien, avec qui je travaillerai pour la première fois et qui jouera le Concerto pour piano no 5, op. 103, « Égyptien », j’ai vraiment hâte! Et on jouera des œuvres d’Edward Grieg rarement jouées, soit les Suites Peer Gynt, no 1 et 2.
PAN M 360 : Le guitaristeMilošKaradaglić est aussi en vedette à cette Virée classique, car il se trouve dans deux programmes.
Rafael Payare : Oui, je suis très content de jouer avec MilošKaradaglić dans le contexte des programmes Souvenirs d’Espagne et L’Espagne de Bizet. J’ai une relation professionnelle avec ce musicien, mais ça fait quand même un moment que j’ai travaillé avec lui.
PAN M 360 : Avec la musique marocaine du Fakir Trio et Rachid Zeroual, entre autres il y a aussi des formes classiques et non occidentales pour exhaler l’arôme de la Méditerrannée, et aussi l’Orient!
Rafael Payare : Oui, je me retrouverai aussi avec l’ensemble Constantinople, ce qui est pour moi complètement différent d’un travail avec un orchestre classique occidental.
PAN M 360 : Et vous poursuivez l’expérience avec l’Ensemble Obiora, qui est le principal orchestre classique à Montréal issu de la diversité, un peu comme vous l’avez été au Venezuela. Entre autres grâce à vous, d’ailleurs, cet orchestre progresse, jouit d’une meilleure visibilité et impose le respect.
Rafael Payare : C’est pour moi devenu un rendez-vous que je veux maintenir chaque année. Tant que je resterai à Montréal, ça va continuer. Absolument. Il y aura aussi des découvertes en musiques de chambre.
PAN M 360 : Si la programmation en salle (8 programmes) est réduite cette année, la programmation gratuite et extérieure demeure considérable.
Rafael Payare : Absolument. Il y aura des musiciens professionnels et aussi des musiciens amateurs, comme ce fut le cas à tous les rendez-vous de la Virée par le passé. Nous explorons de nouveaux lieux de concerts comme l’Esplanade tranquille. J’adore ce week-end car l’OSM et ses amis y occupent toute la Place des Arts et les lieux environnants. Nous sommes très heureux d’offrir beaucoup de musique au public.
PAN M 360 : Ey donc c’est aussi un grand geste de démocratisation de la culture.
Rafael Payare : Oui, il est important qu’on puisse offrir la musique à tout le monde. Peut-être que ça va être bien ou pas pour ceux qui nous connaissent moins mais c’est notre job de faire connaître et aimer la musique. Partager notre passion en offrant la musique dans différents formats, styles, orchestrations, origines culturelles et contextes. C’est important pour nous, je pense.
PAN M 360 : Une sorte d’El Sistema pour les mélomanes de Montréal.
Rafael Payare : Haha!, oui, exactement, exactement.
PAN M 360 : Rafael Payare, merci beaucoup pour cette interview, nous aurons l’occasion de vous voir en pleine action cette semaine. Muchas gracias encore une fois.
Rafael Payare : Encantado!! Au revoir.
Cela fait presque un an que la pièce Maria Callas : une voix pour être aimée a été créée par Marc Hervieux, Sophie Faucher et le pianiste Dominic Boulianne. Après une première tournée, puis une pause de quelques mois, la production repart de plus belle sur les routes du Québec (consultez le calendrier ICI). Elle fera un arrêt le 17 août au festival du Domaine Forget. La pièce, écrite à quatre mains par Sophie Faucher et Anne Bryan, est aussi mise en scène par Marc Hervieux. À la veille d’un retour sur les planches, et dans l’intimité des derniers jours, voire des dernières heures de vie de la célèbre diva, je me suis entretenu avec Marc et Sophie afin de dresser un bilan de cette expérience (une première mise en scène à vie de Marc Hervieux, une nouvelle plongée dans la vie de la Callas pour Sophie, après Les leçons de Maria Callas). Bonne écoute.
Lauréat du prix JUNO 2022 pour l’artiste autochtone contemporain de l’année, Dan « DJ Shub » Genera est une créature très spéciale : un DJ/producteur, travailleur infatigable qui harmonise la tradition, la transgression, l’innovation et l’engagement. En tant qu’un des membres fondateurs de la confrérie A Tribe Called Red, qu’il a quittée, Shub est l’incarnation de PowWowStep, un label lancé il y a une douzaine d’années. Voilà une rencontre signifiante et durable entre le passé, le présent et l’avenir de la musique autochtone. War Club est sa contribution la plus récente : « Un spectacle spécial filmé sur la réserve des Six Nations de Grand River, avec les scratch-a-thons enflammés de Shub, une troupe de danseurs traditionnels pour tous les âges et beaucoup d’agitation. Phoenix Pagliacci, Boogát et Fawn Wood participeront à cette célébration, prévue le vendredi 9 août à 20h30.
Alain Brunet s’est entretenu avec DJ Shub, joint chez lui à Fort Erie, Ontario, avant de se rendre à MTL.
IMPORTANT: VU LES CONDITIONS MÉTÉOROLOGIQUES DÉSASTREUSES CE VENDREDI 9 AOÛT, LE SPECTACLE EST DÉPLACÉ AU MTELUS, CE SOIR À 20H30. ENTRÉE GRATUITE !
Présentée dans le contexte du Festival d’art vocal de Montréal, Die Fledermaus / La Chauve-Souris est une désopilante opérette viennoise de Johann Strauss II, composée en 1874 et créée au Theater an der Wien de Vienne durant la même année. Dans le cas qui nous occupe, c’est-à-dire 150 ans après sa conception, La Chauve-Souris devient une expérience immersive en formule cabaret 360° avec la mise en scène et la narration de Lorraine Pintal et l’Orchestre Classique de Montréal sous la direction de Simon Rivard.
Les deux protagonistes de cette mise en œuvre d’une production importante présentée dans un contexte spécial, soit au Salon Richmond, église transformée en salle de spectacle. Les solistes seront le baryton Diego Valdez, baryton (Eisenstein), ;a soprano Yang Liu, (Rosalinde), la soprano Natalia Perez Rodriguez (Adele), la soprano Amelia Wawrzon (Ida), le ténorJair Padilla (Alfred), le baryton Keunwon Park (Dr Falke), le ténor Pétur Úlfarsson (Dr Blind), la basse Matt Mueller (Frank), la mezzo-soprano Maddie Studt (Orlofsky).
Un effet de mise en abyme est aussi prévu présent avec l’insertion d’un deuxième opéra dans l’action de La Chauve-Souris : The Four Note Opera, mis en scène par Joshua Major (New England Conservatory) et dirigé par Simon Charette, un opéra absurde « qui se joue des stéréotypes, des doutes et des triomphes des chanteurs ». Le Salon Richmond est situé quelques pas du centre-ville de Montréal : 550 Richmond, coin Notre-Dame Ouest , à 5 minutes de la station de métro Georges-Vanier. Stationnement et navette disponibles au besoin.
En pleine répétition, Lorraine Pintal et Simon Rivard ont pris une pause et donné cette généreuse interview à Alain Brunet pour PAN M 360.
Moetu Smith et Reti Hedley, mieux connus sous le nom de groupe IA, ont créé un nouveau style de musique : l’indigenous soul music ! Le groupe néo-zélandais harmonise un style d’écriture poétique ancien et des mélodies soul modernes grâce à une véritable prise de pouvoir et à un engagement à renouveler la scène musicale au niveau international. La musique est un langage universel qui fait de l’amour un outil puissant pour traverser ce long voyage auquel les Premières nations doivent faire face. IA se produira ce jeudi 8 août à 20h30 à la Place des Festivals, dans le cadre du Festival International des Premiers Peuples. Elle-même d’origine maghrébine (amazigh), peuple indigène d’Afrique du Nord, Salima Bouaraour a eu une conversation constructive et émouvante avec Moetu. Une conversation unique pour le public de PAN M 360 !
Le Festival international de Lanaudière s’est conclu dimanche avec la présentation de la version concert d’Aïda de Verdi, soit à l’Amphithéâtre Fernand-Lindsay. De nouveau, la direction artistique du festival a choisi de travailler avec le maestro Yannick Nézet-Séguin afin qu’il pose les bases des opéras qu’il dirigera par la suite avec le Met à New York, une formule vraisemblablement gagnante. Tous sont unanimes, un très grand concert a conclu la saison 2024. Au lendemain de cette apothéose, Renaud Loranger revient chez PAN M 360 pour dresser un bilan du travail accompli cette saison. Et… nous fournir quelques pistes pour l’édition 2025.
crédit photo : Annie Bigras pour le Festival international de Lanaudière
C’est presque à une nouvelle Grande Paix (version 2024, en référence à la Grande Paix de Montréal de 1701, qui fut l’un des premiers traités ‘’internationaux’’ jamais signés en Amérique du Nord ) que nous convie la compositrice et directrice musicale Katia Makdissi-Warren le 7 août à la Place des Festivals à Montréal. Avec son ensemble culturellement oecuménique Oktoecho, Makdissi-Warren présentera Saimaniq Sivumut, un spectacle où se retrouveront chants de gorge inuit et avant-gardistes, polyrythmies arabes, flûtes japonaises, irlandaises, musique savante moderne, jazz, etc. Saimaniq Sivumut (qui signifie ‘’paix’’ et ‘’tourné vers l’avenir’’), fait suite au premier Saimaniq, qui a remporté un Prix Opus en 2018. J’ai parlé de tout cela avec l’artiste. Voici l’entrevue.
Le nonette montréalais collectif9 invite le public à plonger dans l’univers musical coloré de l’estuaire du Saint-Laurent dans le cadre du Festival international du Domaine Forget. Accompagné par la compagnie de théâtre d’ombres Mere Phantoms, l’ensemble propose un programme évoquant les fonds sous-marins du fleuve par une trame narrative qui met de l’avant la musique de Claude Debussy avec l’univers sonore contemporain et engagé de Luna Pearl Woolf et Tom Morrison. Notre collaborateur Alexandre Villemaire s’est entretenu avec Thibault Bertin-Maghit, directeur artistique de collectif9, au sujet de ce concert ; une ode au monde aquatique qui nous entoure.
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Passage obligé pour n’importe quel artiste lyrique, une audition est un moment à la fois charnière et quotidien d’une carrière. Il s’agit aussi en temps normal d’un exercice intime et inaccessible au public. Dans ce concert de sa 20e année, l’Institut canadien d’art vocal (ICAV), en collaboration avec l’Orchestre de la Francophonie, propose de faire voir et entendre l’envers du décor de cet exercice. Dans un concert qui aura lieu le 2 août, les 24 jeunes artistes de l’ICAV se produiront sur la magnifique scène de la Salle Claude-Champagne pour « faire valoir tout leur talent auprès de décideurs influents du monde de l’opéra en personne et via un broadcast international destiné aux directeurs artistiques des maisons d’opéra. »
Le chef d’orchestre Julien Proulx, un des professeurs de direction de l’ICAV qui sera à la barre de l’orchestre, au côté de Simon Charette et des stagiaires en direction Daniel Black et Madeleine Krick, a discuté avec Alexandre Villemaire de cet évènement unique.
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Charles Richard-Hamelin est de retour cette année à Lanaudière, perpétuant ainsi une tradition et un rendez-vous établi depuis quelques années entre ce natif de la région et le festival. Dans le dernier concert de la série « En églises », le pianiste lanaudois convie le public à l’église de Mascouche pour un concert tout en intimité, mettant à l’honneur une sélection de valses de Chopin auxquelles vont faire écho les pièces des compositeurs Enrique Granados et Isaac Albéniz. Un programme chaleureux et poétique dont Charles Richard-Hamelin a discuté avec notre collaborateur Alexandre Villemaire.
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