De Bogotá, le duo électro RIZOMAGIC complète une courte tournée  au Québec, ce qui constitue une première présence nord-américaine. Le tandem a fait quelques apparitions dans la région de Montréal, dont le festival Souk du Sud, et se trouve actuellement au FME à Rouyn-Noranda, où il se produit ce week-end .

La tournée du tandem met de l’avant son troisième album, Cumbión Planetario , sous étiquette Soundway Records.  

RIZOMAGIC réunit Diego Manrique et Edgar Marún, ces musiciens éduqués à un haut niveau puisent dans les traditions musicales colombiennes ou mexicaines, telle la cumbia rebajada (ralentie) de Monterrey qui est centrale dans leur plus récent album. 

Ces styles traditionnels  sont ainsi  adaptés électroniquement à leur nouvel opus selon un accordage fondé sur la fréquence d’un jour terrestre, telle qu’indiquée par les recherches de l’astrophysicien suisse Hans Cousto. L’inspiration est venue pendant une résidence passée chez les Helvètes, soit au SMEM (Swiss Museum and Center for Electronic Music Instruments).

Cette vision “cosmique” est ainsi adaptée à leur lutherie électronique, une approche qu’ils qualifient de  futurisme psychotropicolombien. 

Parfait pour PAN M 360 ! Une interview s’imposait, peu avant que les musiciens colombiens ne prennent le bus pour l’Abitibi.

PAN M 360:  Alors vous êtes ensemble depuis longtemps ?

Edgar: Nous nous sommes connus pendant nos études en musique à la Pontificia Universidad La Javeriana. J’ai étudié la contrebasse classique et jazz ,

Diego : Moi la composition.

PAN M 360: De tradition classique, donc ? 

Diego:  Oui. Toutes les formes, de Bach à la musique contemporaine. Puis j’ai commencé à faire autre chose. La musique électronique est venue plus tard, mais la curiosité a toujours été là. Et puis nous avons commencé à explorer ce côté électronique. Nous avons terminé nos études avant la pandémie et, en 2020, nous avons lancé ce projet, juste avant la pandémie.

PAN M 360: Qu’avez-vous mis en place au départ ?Comment avez-vous évolué ?  Et où en êtes-vous aujourd’hui ? Racontez  simplement votre évolution en tant que duo.

Edgar: Le premier album s’intitule Voltaje Raizal. Et on utilisait alors beaucoup de sampling, le tout basé sur les musiques de la côte Atlantique/Caraïbe de la Colombie. La conception rythmique consistait, par exemple, à ajouter des accents inhabituels à des rythmes traditionnels colombiens, fandango, porro ou chandé. Au début, on a commencé par cette exploration des samples. Voltaje Raizal  a très bien marché. Il est sorti sur le label italien DisastersByChoice. 

Diego:  On a commencé avant la pandémie, soit fin 2019 début  2020. Et le confinement à Bogotá  avait commencé en mars. Au départ, j’allais chez Edgar et on se mettait à faire de la musique. nous avons alors imaginé le concept Rizomagic, Mais pendant  le confinement, on ne pouvait pas sortir, on devait échanger des fichiers à distance, c’est devenu un très fluide modus operandi. Même après la pandémie, puisqu’on habitait loin l’un de l’autre à Bogotá.

Edgar: Ce mode de fonctionnement marche encore aujourd’hui, on travaille toujours comme ça c’est un peu comme un cadavre exquis, la technique des surréalistes. Ça a généré une dynamique de travail pour le projet que nous continuons à mener.

PAN M 360:  D’accord. Et musicalement, comment ça a changé ?  Ce qu’on a écouté aujourd’hui au Souk du Sud était assez ambient, avec des tempos lents ou moyens, des ambiances de dub auxquelles des musiques colombiennes sont juxtaposées.

Diego: Il y a en quelque sorte deux aspects chez Rizomagic : l’album et le live set. Ce sont des choses différentes.Pour chaque album que nous réalisons, que nous composons, nous avons toujours en tête une idée claire, un concept à concrétiser.

Edgar: Et aussi  une contrainte créative, c’est super important pour nous. Par exemple, pour ce dernier album,  Cumbión Planetario, on l’a fait avec des morceaux lents, pas plus de 100 BPM environ. Ce genre de contraintes nous aide à développer un son  plus précis. 

Diego: Pour notre deuxième album, Marimbitiaios, nous nous consacrons aux musiques de la côte Pacifique, aux musiques pour marimba par exemple. Et le troisième est plus orienté vers la cumbia rebajada  de Monterrey, soit une cumbia au tempo lent.

Edgar: La cumbia rebajada est née dans les sound systems mexicains, où on faisait jouer de vieux  33 tours colombiens, en en ralentissant le tempo. C’est une tradition qui se perpétue aujourd’hui. Il se trouve qu’on adorait vraiment ce son. On aimait aussi ce tempo. Ouais, mais on a commencé à composer à ce tempo-là. Mais quand on a commencé à jouer cette musique en live à 60, 70 BPM,  on s’est rendu compte que c’était trop lent pour danser. Du coup, on a fait l’inverse, on a commencé à accélérer nos musiques.

PAN M 360: L’album est plus ambient en quelque sorte et la musique s’accélère dans vos live sets.   

Diego: Exactement.

Edgar: On aime beaucoup voir les gens danser.  Il est important que le public qui vient aux concerts ait une relation physique à la musique.

PAN M 360:  On me dit aussi de vous causer de cet accordage spécial pour le nouvel album Cumbión Planetario. 

Diego: Oui, l’album a été enregistré en Suisse, dans un endroit La Becque, près de Montreux, nous avions été invités pour une résidence d’artistes.

Edgar: Pendant qu’on composait l’album, et dans le cadre de nos recherches, on s’est penchés sur le concept de fréquences planétaires du physicien suisse Hans Cousto. Et on a alors développé un système d’accordage fondé sur les fréquences planétaires calculées selon sa théorie. Internationalement, la note la est à 440 Hz, c’est la référence pour accorder les instruments, donc 440 cycles ondulatoires par seconde. Or Hans Cousto a calculé plusieurs phénomènes astronomiques, dont le cycle la Terre. Donc si ce cycle dure 24 heures ou 23,9

heures ou quelque chose comme ça, quelle fraction de ce cycle la Terre effectue-t-elle en une seconde ? En tournant sur elle-même en 24 heures, la terre effectue un cycle toutes les 86 400 secondes, ce rythme correspond à une fréquence de :

f = 1 / 86 400 = 0,000011574 Hz.  Autre caractéristique, si on multiplie ce chiffre, on obtient une fréquence similaire. Alors nous l’avons multiplié jusqu’à 20 Hz parce que l’oreille humaine ne perçoit les sons qu’à partir de cette zone.  

PAN M 360: Alors vous avez accordé la musique à 20 Hz

Diego: Oui, nous avons un système de  micro-accordage (micro-tuning), on peut alors choisir des fréquences qui correspondent à différents phénomènes astronomiques. C’est le cas de plusieurs morceaux de l’album. Mais d’après notre expérience, par exemple avec  KIR, une pièce du nouvel album, on commence à l’entendre. On ne se lasse jamais de l’entendre car c’est accordage naturel, basé sur des intervalles “purs”, c’est-à-dire témoignant de la nature.

PAN M 360: Plus précisément, avec quels outils composez-vous et vous produisez-vous ?

Diego: Fait important, on compose sur ordinateur et on joue en live sans ordinateur.

PAN M 360: quel est votre matos ? 

Diego: On a deux «cerveaux », Edgar a un Ableton Push 3 et moi, j’ai un Akai FORCE.  Les deux « cerveaux ». sont synchronisés: l’Akai, s’occupe des percussions et de l’échantillonnage, et l’autre qui gère les synthétiseurs MIDI.  On a donc la basse, l’harmonie et la mélodie.

Edgar: Les synthétiseurs sont analogiques, mais ils ne sont pas modulaires. Du coup, tu peux ajuster et modifier tous les sons comme tu veux.

PAN M 360: Et il est hors de question de reproduire  les albums.

Edgar: On ne veut pas faire ça, on pourrait le faire. 

PAN M 360: Travaillez-vous parfois avec des instrumentistes ?

Diego: On l’a fait en 2022 au planétarium de Bogotá. On avait alors invité deux saxophonistes et un percussionniste. C’est vraiment sympa d’avoir cet ajout. On pourrait certainement répéter l’expérience. On joue aussi des instruments. Je joue de la guitare depuis que je suis gamin. Edgar joue plusieurs instruments,  nous avons donc beaucoup de projets et d’avenir pour créer plein de choses. 

PAN M 360: L’écart entre la composition instrumentale et la composition numérique n’est plus aussi prononcé. 

Diego: Exactement. 

PAN M 360: En voilà une autre preuve, cette fois de Colombie !

AU FESTIVAL DE MUSIQUE ÉMERGENTE, RIZOMAGIC SE PRODUIT:

  • Samedi 5 septembre 2026 dès 13 h : Concert gratuit à la presqu’île du Lac Osisko dans le cadre de l’Après-midi Télé-Québec.
  • Dimanche 6 septembre 2026 dès 19 h : Participation à la soirée de clôture gratuite ÉrableRiemix sur la Scène extérieure de la 7e Rue, où ils assureront la bande sonore aux c.ôtés du collectif de DJ passion.
Publicité panam

Entre le succès des événements estivaux au parc Jean-Drapeau et la préparation de la prochaine édition d’Igloofest, Mathieu Constance, programmateur du Piknic Électronik et de l’Igloofest ne chôme pas. Cette année, le Piknic s’étale sur plus d’une cinquantaine de dates, et sa programmation continue à réunir de plus en plus de monde. Aujourd’hui, on l’a rencontré pour faire le bilan de la saison, discuter des artistes marquants et découvrir ce qu’il nous réserve pour la fin de l’été.

PAN M 360: Comment se déroule la saison jusqu’à maintenant ? Est-ce que le rythme est intense, de ton côté ?

Mathieu Constance: C’est très très occupé ! Je travaille déjà sur la saison de l’été prochain tout en clôturant la programmation d’Igloofest. À cela s’ajoutent tous les spectacles en salle que nous sommes présentement en train de produire. En réalité, avec l’igloofest l’hiver, et le piknic l’été, j’ai une saison qui dure presque 12 mois maintenant. Ça représente énormément d’artistes à gérer et de conversations en parallèle, mais c’est vraiment passionnant, j’adore ça. 

PAN M 360: Parmi les artistes qui sont passés au Piknic depuis le début de l’été, quels ont été tes moments forts ?

Mathieu Constance : Le passage de Daphni en début de saison a été un moment très spécial pour moi. Ça faisait longtemps qu’on essayait de produire ce spectacle-là, donc ça a été un gros point fort à date. C’est un artiste incroyable.

Bien sûr, il y avait la prestation de Four Tet qui était excellente aussi, comme d’habitude, tout comme celle de Nia Archives.

On a eu la chance de balayer beaucoup de styles différents et de toucher à plein de genres depuis mai, et le public a vraiment répondu présent.

PAN M 360: Qu’est-ce qui attend les festivaliers pour la fin de la saison ? À quoi peut-on s’attendre d’ici l’automne ?

Mathieu Constance: On a une fin de saison avec des propositions un peu plus pointues ou alternatives. Ce ne sont pas nécessairement tous de « gros noms » commerciaux, mais ce seront des spectacles très spéciaux :

  • Ricardo Villalobos, le samedi 26 septembre 2026 (Off Piknic, 17h-22h): En ce qui me concerne, c’est sûrement le show le plus attendu de cette fin de saison. Ça fait presque dix ans qu’il n’est pas venu à Montréal. Il va offrir un long set de trois heures, avec Maher Daniel comme opener. 
  • Egyptian Lover, le dimanche 27 septembre 2026 (Piknic #17, 16H-21H30)  : Grosse figure de la scène électro et hip-hop du début des années 1990. Il sera avec nous pour une prestation live le dimanche, sur le scène Fizz, aux côtés de Martyn Bootyspoon et livwutang. Sur la scène National Bank, ce sera le collectif Rêve au commandes, avec notamment l’artiste Isla Den, et Lorenzi. 
  • Eris Drew , le dimanche 04 octobre 2026 (Piknik #18, 16h-21h30): Eris Drew, son retour, il était très attendu. La dernière fois qu’elle a joué pour nous, c’était en back-to-back avec Octo Octa pendant les éditions réduites de la pandémie. Ça fait près de cinq ans. C’est une artiste que j’apprécie particulièrement. Elle joue sur la scène principale, avec les artistes locales Lia Plutonic et Corinita en ouverture. 
  • Cette même soirée, il y aura le collectif local Ether, sur la petite scène, que j’apprécie aussi beaucoup. Ils vont nous offrir des sonorités beaucoup plus de l’ordre de la bass music. 
  • Et pour finir, Beltran, le dimanche 11 octobre 2026 (piknik #19, 16h-21h30)  : Beltran, c’est un artiste un peu plus tech-house que les autres mentionnés avant, mais  qui, je le sais, va apporter une super belle énergie en octobre. Sur la petite scène, ce sera le collectif local Noreiner, donc un peu plus techno, ce qui pourra faire une belle balance entre les deux scènes. 

PAN M 360: Quand on regarde tes recommandations, on peut remarquer que les genres sont très éclectiques, d’un jour à l’autre…  Et c’est un peu la même chose pour le public, qui au fil des semaines, change du tout au tout d’un événement à l’autre…

Mathieu Constance : Absolument, et c’est ce qui fait la beauté de la chose. L’énergie dépend énormément des têtes d’affiche et des collectifs invités. Ça prouve que les gens ne viennent pas seulement « parce que c’est Piknic », mais parce qu’ils ont un réel attachement envers les artistes présentés.

Si on proposait toujours la même chose week-end après week-end, une fatigue s’installerait. Le défi est de trouver le bon équilibre entre les genres (UK garage, breakbeat, tech-house) pour s’adresser à des communautés et des démographies différentes sans jamais perdre la qualité.

PAN M 360: En parlant de programmation différente, Mutek bat son plein actuellement à Montréal. Comment se passe votre collaboration avec eux cette année ?

Mathieu Constance : Ça va extrêmement bien. En plus de mon travail à Piknic, je fais de la gestion d’artistes (notamment pour Priori et Jump Source, qui participent à Mutek cette année), et l’engouement autour de Mutek cette semaine est impressionnant. Une de leur date est déjà sold out. 

Et comme chaque année, Mutek prend d’assaut notre deuxième scène le dimanche (ce 30 août 2026). Tous les détenteurs d’une passe Mutek ont accès au site de Piknic Électronik. En plus de la programmation établie, on annonce deux invités internationaux secrets le matin même. C’est toujours une très belle synergie.

Publicité panam

“Une saison qui traverse les cultures, les genres et aussi les disciplines.” 

Flûtiste à la barre de l’ensemble montréalais Paramirabo, Jeffrey Stonehouse  dévoilait tout récemment  quelques éléments de la 18e saison du Vivier, dont il est le directeur artistique.

Les citations de Jeffrey qui suivent ont été recueillies  à l’Espace Ste-Hilda, quartier général de l’organisme, où se tenait le lancement officiel de la saison, fin .

“Un  lieu où l’on peut simplement s’asseoir, écouter, discuter, découvrir. C’est exactement l’esprit de cette saison: offrir une porte d’entrée accessible et conviviale vers la musique de création.”

Rappelons que Le Vivier se consacre effectivement aux “musiques de création”, bien au-delà du corpus longtemps nommé “musiques contemporaines”, une appellation de moins en moins prisée par ses praticiens car elle les enferme dans un carcan institutionnel d’oeuvres certes cruciales, mais dont certaines ont été jugées cliniques et arides, plus cérébrales que sensibles.

Plus précisément, Le Vivier est un organisme à but non lucratif regroupant plus de 60 membres, artistes et ensembles dédiés aux musiques de création. Pour une 18e année, l’organisme se consacre à la diffusion et la promotion de ces musiques à travers une programmation regroupant les activités de ses membres, sans compter son pôle relève, ses ateliers et ses activités destinées au jeune public. Le Vivier assure aussi une direction artistique à la programmation de ses membres, et ajoute un volet international  à ses activités de diffusion, notamment pendant La Semaine du Neuf, son festival prévu en mars 2027.

Rappelons aussi que Le Vivier tire son nom de feu le grand compositeur québécois Claude Vivier, figure de proue des nouvelles musiques imaginées au Québec et au Canada.

POUR VOIR LA PROGRAMMATION COMPLÈTE ET ACHETER VOS BILLETS, C’EST ICI

L’inattendu:

Jeffrey : “On vient découvrir, écouter, mais aussi se laisser surprendre. Et c’est précisément ce que nous vous proposons cette saison. Tendre l’oreille à l’inattendu.”

La représentativité :

Jeffrey: “Une saison qui rassemble les musiciens et musiciennes d’ici et d’ailleurs, des artistes établis et des artistes de la relève, des ensembles de créateurs et créatrices qui repoussent les frontières de la musique. Une saison qui traverse les genres, les cultures, les langues et aussi les disciplines. Et surtout, une saison qui nous invite à vivre la musique de création, non pas comme quelque chose de lointain ou d’intimidant, mais comme une expérience vivante, humaine et profondément actuelle.”

Le Jardin musical de l’espace Ste-Hilda,  série piloté par Collectif 9:

Jeffrey: “J’adore cette façon de commencer la saison, le jardin est un lieu ouvert, où on peut s’asseoir.  Je remercie Andrea Stewart et l’ensemble Collectif 9,  Andrea est  commissaire de cette série.  Cette programmation fait vraiment dialoguer les répertoires classiques et contemporains dans un environnement favorisant la proximité entre les artistes et le public.  Cet ancrage, ici, dans notre quartier, c’est vraiment quelque chose qu’on travaille de plus en plus.”

 
Créations vocales contemporaines:

Jeffrey: “ C’est un grand axe de notre saison, la voix y occupe une place centrale. La voix, notre instrument le plus intime, porte les mots mais  peut aussi les dépasser. Elle peut devenir matière sonore sur le rythme, le langage, l’émotion.

  • Avec Oper’Actuel, Chants Libres réunit des artistes provenant de différents horizons, notamment Sarah Albu, Paramirabo, Stephen Mulligan, Opera 5, Tyson Houseman et Kripa Nageshwar.
  • Cette exploration se poursuit avec Areuh! une œuvre pour ensemble vocal d’André Pappathomas qui s’intéresse à la musicalité de plusieurs langues. Ici, la langue n’est pas seulement porteuse de sens, elle devient elle-même musique. 
  •  Les croisements culturels se poursuivent avec , qui explore la musicalité de plusieurs langues. La saison accueille également MARS, le nouvel opéra de chambre de Tim Brady et Alexis Diamond, une œuvre ambitieuse qui aborde les thèmes de l’exploration spatiale, de la colonisation de Mars et des bouleversements climatiques.   

C’est aussi cela, la création contemporaine: prendre le pouls de notre époque, regarder nos préoccupations collectives et les transformer en expériences artistiques. Cette diversité d’expressions vocales est au cœur de ce que nous souhaitons: faire se rencontrer des pratiques, des esthétiques et des communautés qui ne se croisent pas toujours.”

Artistes émergents:

Jeffrey: “ Nous avons aussi un focus sur les artistes émergents cette saison, c’est un élément essentiel de notre programmation, c’est notre engagement envers les artistes émergents. Grâce au soutien du Conseil des arts et des lettres du Québec (CALQ), le pôle relève du Vivier poursuit sa mission d’accompagnement et de diffusion des artistes qui sont en début de parcours.

Pour nous, soutenir la relève, ce n’est pas simplement offrir une scène, c’est offrir du temps, de l’espace, de la visibilité et surtout la possibilité de prendre des risques.Et cette saison, nous aurons le privilège de découvrir plusieurs démarches particulièrement stimulantes. 

  • Dans Voix croisées, Rosane Lajoie explore l’art délicat de la mélodie à travers deux cycles pour voix et piano. 
  • Le nouvel ensemble queer Tonitruances fait quant à lui ses débuts avec Trigger Warning! un premier concert consacré au théâtre musical réunissant plusieurs figures marquantes de la relève montréalaise, dont Gabo Champagne, Thomas Gauthier-Lang, Émilie Fortin et An Laurence
  • Avec Il Buio, Emmanuel Jacob Lacopo propose une rencontre entre musique de chambre, post-rock, musique ambiante et électronique. 
  • Le quatuor de saxophones Treffpunkt explore pour sa part la rencontre entre composition, improvisation et imaginaire, dans une œuvre homonyme inspirée par l’archéologie du paysage sonore. 

Ce sont des propositions  très différentes et c’est justement la force de ce programme du Pôle Relève. Parce que la relève n’a pas une seule voix ou un seul langage, ou une seule esthétique. Elle est plurielle, curieuse, parfois irrévérencieuse, souvent surprenante. On l’espère en tout cas ! ”

Territoire de l’exploration et de l’expérimentation:

Jeffrey: 

  • “ L’événement itinérant Québec musiques parallèles réunit le Quatuor Bozzini, le duo Plant, Geneviève Ackerman, Super scintillant, Érick d’Orion, Patrick Giguère, Jean Derome, Hugo Blouin et plusieurs  figures marquantes des musiques exploratoires dont le grand tromboniste George Lewis. 
  • Le Vivier accueille également Squid in Chains, trio de Vancouver mêlant improvisation, électronique et instruments acoustiques, ainsi que Suzanne Guité, un projet de Mathilde Côté qui allie théâtre musical et récit biographique.
  • Autre proposition hybride, le Conte de fée en musique imaginé par Ji Eun Moon, qui s’inspire d’un conte québécois pour une rencontre ludique entre musique, récit et théâtre. 
  • Connu pour des improvisations en toute liberté, l’Ensemble SuperMusique révèle différents aspects de la musique improvisée: extrémiste, minimaliste, bruitiste, microtonaliste, ou électronique.  Avec ces Jeudis sonores, l’ensemble Supermusique nous rappellera toute la richesse de la musique improvisée, extrémiste, minimaliste, bruitiste, microtonale ou électronique, qui pourra résonner à l’espace St-Hilda.” 

Invitations internationales

Jeffrey : “ Le Vivier, bien sûr, est profondément québécois, mais notre écoute ne s’arrête évidemment pas à nos frontières.

  • L’ensemble Paramirabo poursuit les échanges internationaux en invitant l’ensemble berlinois Zafraan, pour une rencontre entre deux formations reconnues pour leur engagement envers la création contemporaine. 
  • L’artiste française Albane Tamagna présente Les gens qui partent, une performance musicale et documentaire où se croisent flûte, électronique et témoignages autour des questions de déplacement et d’identité.
  •  La violoniste autrichienne Judith Fliedl se distingue par un répertoire d’une grande diversité et offre une approche artistique résolument exploratoire avec le programme Ultraviolin
  • L’ensemble de percussions Sixtrum propose un panorama de la création néerlandaise actuelle. 
  • Enfin, le quatuor de saxophones Quasar présente Ondes-passerelles, un programme de dialogues interculturels mettant en relation la tradition musicale occidentale contemporaine et diverses pratiques musicales issues de cultures mondiales.  

En somme:

Jeffrey: “Tous ces projets nous rappellent quelque chose d’essentiel: la musique circule,  voyage, traverse les frontières, se transforme au contact des autres. Et Montréal est un endroit  privilégié pour ces rencontres. Sincèrement ! La communauté qu’on a ici doit résonner et doit aussi voyager. 

Alors, qu’est-ce qui rassemble toutes ces propositions ? Des artistes de la relève, des artistes consacrés, des musiques improvisées, du théâtre musical, des sons électroniques, des opéras, des instruments acoustiques, des artistes de Montréal, du Québec, du Canada, de l’Europe et d’ailleurs.  À première vue, ces univers peuvent sembler très différents, mais ils partagent une même volonté : chercher, créer, questionner, inventer de nouvelles façons de faire et d’écouter la musique.

Depuis bientôt 20 ans, le Vivier se consacre aux musiques de création. Aujourd’hui, notre organisme rassemble plus de 60 membres et poursuit une mission qui nous tient profondément à cœur: diffuser ces musiques, soutenir leurs artistes établis ou émergents, développer la médiation culturelle de leur travail et rejoindre les jeunes publics. 

Derrière toutes ces activités,  en somme, il y a une idée toute simple: donner envie d’écouter, de franchir la porte d’une salle, d’entrer dans un jardin, de découvrir un artiste qu’on ne connaît pas, d’écouter un instrument d’une autre façon, d’aller à la rencontre de musiques qu’on n’aurait peut-être jamais imaginé écouter. Surtout, de se laisser surprendre.

Dans un monde où tout va très vite, dans un monde où les algorithmes nous proposent sans cesse ce que nous devrions aimer, la création nous offre ceci de précieux:  ne pas savoir à l’avance ce que nous allons ressentir. Cette saison, nous vous invitons donc à poser un geste très simple: tendre l’oreille à l’inattendu. ”

Directeur artistique de la Société de musique contemporaine du Québec dont PAN M 360 est partenaire média pour son référencement, le compositeur Simon Bertrand s’exprime ici sur ce qu’il juge pertinent de communiquer au sujet des trois saisons de concerts qu’il vient de passer avec la SMCQ et sur celle qui s’amorce avec Sotto Voce, un programme consacré à la voix, soit le 27 septembre prochain à la Salle Pierre-Mercure.

PAN M 360: Vous êtes en poste depuis octobre 2023. Sur quelle base aviez-vous accepté la direction artistique de la SMCQ? Que vouliez-vous atteindre en début de mandat? Quels étaient les chantiers prioritaires ? 

Simon Bertrand: Il faut d’abord rappeler que je dirige aujourd’hui un organisme que j’ai pourtant souvent critiqué  dans le passé. Je pense que c’est plutôt bon signe et même sain de la part d’un organisme d’ouvrir ainsi la porte à quelqu’un qui l’a critiqué ! D’ailleurs, j’ai toujours pensé que dans la vie, il y a un moment pour protester, mais aussi un moment pour faire les choses. J’ai donc senti qu’était venu pour moi le moment d’essayer de faire une différence concrète en acceptant ce défi, qui n’est pas des moindres! J’avoue que parfois, ma vie tranquille de compositeur me manque. 

Pour les défis et priorités , il ne faut pas oublier que  le monde de la musique de création aujourd’hui est extrêmement différent de celui des années 60 qui a vu la naissance de la SMCQ. Avant, on considérait que l’art était en soi un geste politique, engagé et revendicateur, mais il y a une prise de conscience aujourd’hui des enjeux sociaux et inégalités qui existaient à l’intérieur même de notre propre écosystème musical, ce qui nous oblige à prendre des mesures concrètes. Je crois que c’est un passage obligé pour le milieu musical.  Mais cet effort doit être fait de manière intelligente, artistique et surtout sincère., et non pas seulement dans le but de  pouvoir « cocher des cases » dans les demandes de subventions gouvernementales. 

PAN M 360: Votre véritable travail de direction artistique fut observable pour les deux dernières saisons. Parlons d’abord de la saison 2024-2025, avec la tenue du festival M/NM en février 2025. 

* Pouvait-on alors conclure à un tournant pour la SMCQ?

* Quelles furent vos principales réalisations durant votre première « vraie » saison?

Simon Bertrand: C’est en effet en 2024-25 que fut la  première saison que j’ai pu programmer moi-même : un effort particulier a été fait cette année-là envers les compositrices, notamment avec trois portraits (Sariaaho, Lizée et Morlock) et dans la programmation du festival MNM 2025, et aussi envers la relève, autant chez les jeunes compositeurs commandés ( plus d’une dizaine ! ) que chez les interprètes ou ensembles invités.  

Cet effort envers la nouvelle génération, qui fut si facile en fait, vu l’abondance du talent en présence, était aussi très présent lors du 60e  anniversaire  de  la SMCQ en 2025-26, avec beaucoup de jeunes, solistes, ensembles et compositeurs. 

Mais j’ai aussi voulu rendre hommage à quelques « doyens » qui ont quand même,  avec beaucoup de courage et de conviction, réussi à créer un milieu pour la musique de création au Québec dans les années 70. Regarder à la fois le passé et l’avenir en même temps n’est pas toujours une tâche facile, mais à mon avis nécessaire. 

PAN M 360:  La saison 2026-27 sera beaucoup plus intense que la précédente, avec le retour du festival Montréal / Nouvelles Musiques (M/NM).  Commençons par le programme d’ouverture, consacré à la voix. Sotto Voce réunit 3 sopranos, Magali Simard-Galdès, Élisabeth Boudreault et Marianne Lambert, qui interpréteront des œuvres de Marc Hyland, Bruce Mather, Claude Vivier et Sébastien Goulet, sous la direction de Cristian Gort avec l’ensemble de la SMCQ. 

Simon Bertrand:  Ce concert a été construit autour de Bouchara, de Claude Vivier , une sorte de classique aujourd’hui qui, autant que Lonely Child , a influencé toute une génération de compositeurs. De manière générale, il me semble y avoir vraiment un extraordinaire savoir-faire à travers plusieurs générations de compositeurs , en ce qui concerne l’écriture pour la voix  au Québec. C’est cette richesse et cette sensibilité singulière que nous permettra à mon avis de ressentir ce concert à travers les œuvres de Marc Hyland, Bruce Mather , Claude Vivier et le jeune compositeur Sébastien Goulet, à qui la SMCQ a commandé une œuvre tout  spécialement pour ce concert. Car pour nous, commander des œuvres, c’est l’élément d’incubation essentiel et  vital à la création musicale. Nous avons d’ailleurs commandé plus d’une vingtaine d’œuvres  depuis mon arrivée, certaines accompagnées de cadres spécifiques de création telles que des résidences. 

PAN M 360: Après la grande réussite de son édition 2025, Montréal/Nouvelles Musiques sera présenté en février 2027. C’est le grand coup biennal de la SMCQ, sa plus importante vitrine en tant que producteur et diffuseur.

* Quel sera le contexte cette fois?

* L’angle de programmation?

* Peut-on avoir un avant-goût?

Simon Bertrand: En 2026-27, le thème de MNM  sera Les Amériques: de Tierra del Fuego au Nunavut et ouvrira cette fois-ci la porte vers une grande diversité culturelle, qui est la caractéristique des Amériques, chose particulièrement précieuse en ces moments très troubles au niveau politique au sud de notre frontières.

On y verra notamment une grande présence de l’Amérique du Sud, et plusieurs grands concerts portés et conçus par des artistes autochtones. Il y aura plus d’une douzaine d’œuvres en création mondiale,  et une très grande diversité de concepts  et instrumentations proposées; ça ira de la performance électroacoustique intimiste au grand orchestre, en passant par les ensembles de musique de chambre, le jazz et l’opéra. 

Tel qu’en 2025, le but sera de s’assurer que chaque concert, chaque soirée soit une expérience musicale différente et que la diversité des esthétiques et des approches musicales soit au rendez-vous. Car pour moi, la question de la représentativité des forces en présence d’une vitrine importante comme le festival Montréal / Nouvelles Musiques est une chose  essentielle. 

PAN M 360:  Quel est votre lecture de la conjoncture actuelle, en tant que compositeur et directeur artistique de la SMCQ? 

Simon Berrtand: Le milieu de la musique de création au Québec est plus riche et diversifié que jamais . Mais aucun  individu ou organisme ne peut prétendre pouvoir  jouer tout seul au  sauveur et régler tous les enjeux auxquels nous devons faire face, qu’il s’agisse de créer un milieu plus équitable, ou d’améliorer nos conditions de création et de diffusion. C’est avec un effort collectif entre les intervenants du milieu, dénué  de toute forme de lutte de pouvoir, que notre milieu pourra  avancer, s’épanouir et se créer de meilleures conditions de travail et une plus grande diffusion.  L’union, plus que jamais,  fera la force dans les prochaines années qui seront critiques.

BILLETS ET INFOS POUR LE CONCERT SOTTO VOCE ICI

Aujourd’hui, dans le cadre du Festival Souk du Sud, on prend le temps de découvrir un artiste dont le parcours est profondément lié à la scène culturelle montréalaise. Auteur-compositeur-interprète, musicien, réalisateur et producteur, Paul Cargnello évolue depuis plus de vingt ans dans un univers musical riche et éclectique, où se rencontrent le folk, le rock, le reggae, le blues et la chanson, en français comme en anglais. Avec son 20e album à son actif et de nombreuses collaborations, il s’est construit une carrière marquée par la liberté artistique et l’engagement. Mais au-delà de la musique, Paul Cargnello est aussi un acteur de sa communauté. Cofondateur de la Semaine des Arts NDG et fondateur du studio Upper China, il contribue à faire rayonner la création artistique montréalaise. Keithy Antoine a réalisé une entrevue avec l’artiste pour parler de musique, de création, d’engagement, de son parcours, et de sa participation à Souk du Sud, le samedi 5 Septembre à 18h sur la grande scène!

Publicité panam

Dans le cadre du Festival Souk du Sud, la musique devient un espace de dialogue entre les cultures, les territoires et les mémoires. Aujourd’hui, je vous invite à découvrir un projet qui propose justement cette rencontre.

Nicolas Lossen est un guitariste, auteur-compositeur-interprète et producteur martiniquais, dont la démarche se situe à la croisée du jazz contemporain et des musiques caribéennes. Fondateur de Jazz à la Pointe, en Martinique, il s’intéresse particulièrement aux questions de racines, d’identité et de transmission.

Avec son nouveau projet, NATIVE, il porte son regard sur les héritages et les mémoires des Premières Nations des Amériques. Né de résidences de recherche en Guyane, de rencontres avec des artistes autochtones et d’un travail d’enregistrement à New York, NATIVE cherche à créer un dialogue entre le jazz contemporain et les traditions vivantes, sans folklorisation.

Nicolas Lossen a accordé une entrevue à Keithy Antoine et ensemble ils ont parlé de création, de mémoire, de rencontres culturelles, et de son prochain passage sur la grande scène du Souk du Sud, ce samedi 5 septembre à 17 h.

Publicité panam

Dans le cadre du Festival Souk du Sud, on découvre des artistes aux parcours différents, mais qui ont en commun la passion de la création et l’envie de partager leur univers. Cette année, je vous invite à découvrir Emmanuelle Boucher, auteure-compositrice-interprète qui évolue depuis plus de dix ans dans le milieu musical québécois. Après plusieurs années comme interprète et un passage remarqué à La Voix, elle choisit de prendre pleinement sa place comme artiste et d’assumer son univers country. Depuis, elle développe son propre répertoire et se produit sur des scènes reconnues, notamment à LASSO et au Festival Western de St-Tite. En 2025, elle lance son deuxième album, Ma route, un titre qui résume bien son parcours et les choix qui l’ont menée jusqu’ici. Aujourd’hui, on parlera de persévérance, de musique, de carrière et surtout de ce moment où l’on décide de suivre sa propre voie. Keithy Antoine a échangé avec Emmanuelle Boucher qui sera sur scène au Souk du Sud samedi 5 septembre, à 16h.

Publicité panam

Dans le cadre du Festival Souk du Sud, nous vous invitons à découvrir une artiste qui a choisi de construire sa carrière autant sur scène que dans les coulisses du milieu culturel. Borduas, de son vrai nom Vanessa Borduas, est une autrice-compositrice-interprète et entrepreneure culturelle. En parallèle de son parcours artistique, elle a fondé Productions Flèche, une entreprise qui accompagne des artistes indépendants dans le développement de leur carrière, la production et la commercialisation de leurs projets.
À travers des initiatives comme La Tournée Escale et la Boîte créative, Vanessa contribue également à créer des espaces de diffusion, de création et de rencontres pour les artistes.
Son parcours permet de réfléchir aux réalités du métier d’artiste aujourd’hui : comment développer son identité artistique, faire connaître son travail, mais aussi créer les conditions nécessaires pour faire avancer une carrière.

Keithy Antoine s’est entretenue avec Borduas pour PAN M 360, une artiste à découvrir ce samedi 5 septembre à 15 h, sur la petite scène.

Publicité panam

Il est souvent dans l’ombre, mais cet homme aux multiples chapeaux fait brasser les choses, comme on dit. Bassiste à la base, il a opté pour se mettre derrière la scène afin de créer les infrastructures permettant aux artistes de la diversité de briller. Que ce soit à travers son agence de booking Pasa Musik, qui est également une maison de disques tout en oeuvrant dans le monde de l’édition musicale, Patrice Agbokou est devenu au cours des années un acteur incontournable de la scène artistique montrélaise, canadienne et internationale. Il a d’ailleurs été l’un des membres du Jury au Womex en 2025, et s’apprête à s’envoler vers l’Afrique du Sud avec une délégation canadienne dans quelques mois pour participer à ACCESS. Mais c’est surtout au sujet de la troisième édition de Souk du Sud que notre journaliste Sandra Gasana a pu échanger avec lui afin d’en savoir plus sur la programmation du 4 et 5 septembre mais également de la journée consacrée aux professionnels du 3 septembre. Pour plus d’informations, cliquez ici.

Publicité panam






Chaque année depuis 30 ans, pour faire un dernier coup de chapeau à la saison estivale, le cœur du village piétonnier de Mont-Tremblant s’anime d’une multitude de concerts mettant en vedette des artistes aussi talentueux que diversifiés. Fondée par la violoniste Angèle Dubeau, qui en assure la direction artistique, la Fête de la musique propose une programmation éclectique et variée allant du classique au jazz en passant par le populaire, le rock, et la musique du monde. Pour n’en nommer que certaines, des figures tels Gregory Charles, Pierre Lapointe, Ahmed Moneka, Viviane Audet et des ensembles comme Caprice, Oktopus et Wooden Shapes se produiront du 4 au 7 septembre au cœur des Laurentides sur des scènes gratuites! Alexandre Villemaire a discuté avec l’instigatrice de ce rendez-vous musical qui nous dévoile les détails de cette édition.

Publicité panam

crédits photo : Luc Robitaille

Agent 360, tel est le surnom qu’Alain Mercier s’est donné, lui qui porte plusieurs casquettes. Mais au-delà du surnom, Alain est un gestionnaire et agent de spectacles influent de la communauté montréalaise. Fondateur de Divertissement Mercier, il combine pragmatisme et sens artistique, notamment dans le jazz. Reconnu pour son dévouement, sa bienveillance et son engagement culturel, Alain Mercier contribue activement au rayonnement musical de la ville. Cette année, il fait partie de l’équipe organisatrice du Mois du Créole puisqu’il a contribué à la venue de deux grands noms du zouk: Jocelyne Béroard et Tony Chasseur, qui enflammeront le Monument national le 3 octobre 2026. Notre journaliste Sandra Gasana s’est entretenue avec Alain Mercier pour PANM360.

Pour vous procurer des billets, cliquez ici.

Crédit photo: Alain Dahan







Inscrivez-vous à l'infolettre

Inscription
Infolettre

« * » indique les champs nécessaires

Type d'abonné