Les Leçons de Bach, c’est peut-être un rappel d’une inspiration fondamentale des Violons du Roy que Bernard Labadie a fondé à Québec au milieu des années 80.  Prévus initialement par le pianiste et chef Robert Levin qui a dû déclarer forfait à cause d’ennuis de santé, les programmes présentés jeudi au Palais Montcalm et vendredi à la Salle Bourgie sont exceptionnellement dirigés par Bernard Labadie et accueillent le pianiste Inon Barnatan. L’exécution de ces programmes n’en demeure pas moins emballante, laissons à Bernard Labadie l’occasion de nous mettre l’eau à la bouche !

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PAN M 360 : Est-ce rare de présenter un programme exclusivement consacré à Bach chez Les Violons du Roy?

Bernard Labadie :  Si on regarde l’ensemble des programmes, il n’y en a pas des tonnes, mais il y en a généralement au moins un par année, je vous dirais. Ne serait-ce que parce que moi-même, je suis un fan fini de la musique de Johann Sebastian Bach.

PAN M 360 : Impossible de ne pas l’être! C’est le maître absolu! 

Bernard Labadie : Oui. Dans mon cas, je dirais même que c’est à cause de sa musique que je suis devenu musicien. 

PAN M 360 : Comment ce choix est-il venu cette année?

Bernard Labadie :  Il y a une chose qu’il faut garder en tête pour le programme de cette semaine, c’est que ce n’est pas mon programme. C’est celui de Robert Levin, le pianiste qui devait être notre invité cette semaine. Il devait être à la fois soliste et chef de ce programme. Je suis très triste de son absence – il a eu un ennui de santé.  

Alors, il fallait le remplacer. Et remplacer Robert par une seule personne, c’est très difficile. Non seulement, il était le pianiste et le  chef, mais en plus, il est une immense autorité sur le répertoire du 18e siècle.Il est une sorte de légende, en fait. Alors, moi, je me réjouissais. Je suis aussi un ami personnel de cet artiste que je connais depuis longtemps. Mais là, je me retrouve à assumer une partie de sa responsabilité. Évidemment, je ne suis pas pianiste.

On a invité un pianiste à le remplacer. 

PAN M 360 : Parlez-nous d’Inon Barnatan. 

Bernard Labadie : Il est un pianiste israélien qui habite aux États-Unis depuis longtemps. Je vais être honnête, ce n’est pas un musicien que je connais bien, mais j’entends parler de lui depuis longtemps. J’ai eu pendant 7 ans un mandat à New York,  avec l’Orchestre St. Luke’s. Pendant ce mandat  qui s’est terminé en avril dernier,  j’ai eu beaucoup de contacts avec la scène musicale de là-bas. C’est un nom qui refaisait surface. Mes collaborateurs me parlaient en me disant qu’il fallait vraiment que je travaille avec lui. Finalement, ça n’avait pas fonctionné mais le hasard fait que ça se passe non pas à New York mais à Québec et à quelques semaines d’avis seulement. 

PAN M 360 : Et quelle est la réputation d’Inon Barnatan concernant le répertoire de JSB?

Ce n’est pas encore dans la ligue de Robert Levin qui a dû annuler, ou d’Andras Schiff ou encore de Sergei Babayan, qui sont des grands interprètes de Bach. 

Bernard Labadie : Je vous dirais que… C’est-à-dire que je ne crois pas qu’Inon soit  reconnu comme un spécialiste de Bach. C’est un pianiste qui fait plutôt un répertoire très large, y compris Bach, qu’il aime beaucoup. Il m’a raconté qu’il arrivait d’un récital Brahms en Allemagne et qu’il avait fait de la musique de chant avec des musiciens à Boston, il y a quelques semaines. C’est quelqu’un qui ouvre vraiment tout le répertoire, par opposition à Robert Levin une sommité  dans le répertoire du 18e, du début du 19e –  quoiqu’il soit aussi  un des plus grands spécialistes vivants de la musique d’Henri Dutilleux , un grand compositeur français (1916-2013) – mais c’est assez fréquent chez  les gens qui font beaucoup de musique en s’inspirant des anciennes pratiques.

PAN M 360 : Passons en revue le répertoire au programme des Leçons de Bach : d’abord les 5 contrapunctus de  Die Kunst der Fuge / L’Art de la fugue 

Bernard Labadie : En fait, justement, c’est de la musique que j’ai fait beaucoup avec l’orchestre.  On a même enregistré l’Art de la Fugue au complet au début des années 2000. Et puis  on a joué l’Art de la Fugue au complet en concert. Il y a, je pense, trois ans, à Québec. Faire tout l’Art de la Fugue en concert, c’est rare. C’est une grosse bouchée.   C’est assez compliqué. En faire des extraits, c’est arrivé assez souvent, y compris en tournée.

Mais ce qui va peut-être distinguer notre approche cette fois-ci, on va faire les extraits de l’Art de la Fugue tel que Robert avait prévu les faire. 

L’Art de la Fugue, c’est une œuvre qu’on dit parfois théorique, dans la mesure où il n’y a pas d’instrumentation prévue. C’est écrit sur des lignes séparées, l’écriture est à quatre voix partout. Donc ça pourrait nous faire penser à un quatuor d’instruments, ça a  d’ailleurs été fait souvent en quatuor à cordes. Même si l’œuvre avait été écrite sur quatre lignes et que Bach l’avait prévue comme une œuvre de clavier, c’est parfaitement jouable au clavier. Oui, c’est fait pour clavier seul normalement puis il y a eu des augmentations par la suite. Oui, il y a eu plusieurs.

Alors quand on fait L’Art de la fugue, quand je dis nous, ça veut dire moi et Les Violons du Roy, on a toujours une approche assez orchestrale, c’est-à-dire qu’on utilise nos 14 cordes, y compris la contrebasse qui double la ligne de violoncelle, qui rajoute donc une octave éphémère à la structure. On ajoute aussi toujours un instrument harmonique, la basse continue.  On prend tout simplement les 4 lignes originales de Bach et puis on les attribue aux différentes sections de l’orchestre. Dans notre cas, c’est la formation de base des Violons du Roy –  4 premiers violons, 4 seconds violons, 3 altos, 2 violoncelles, une contrebasse. En utilisant la contrebasse, on se trouve à ajouter une octave supérieure à la ligne grave, donc on donne une dimension qui est plus large, qui est plus orchestrale qu’ajouter un clavier – clavecin ou  orgue. Alors, ça, c’est une signature de la musique orchestrale du baroque tardif.  

Robert Levin, lui, avait choisi une approche plus pure, sans contrebasse et sans instrument harmonique. Donc, la plupart des contrepoints, sauf un qui va être fait par des instruments solides, seront exécutés sans contrebasse, sans clavecin ou sans orgue, ce qui donne une vision beaucoup plus pure de la musique. C’est comme une espèce de lecture où la clarté de la polyphonie est extrêmement évidente. Là, la musique est absolument transparente parce qu’on a les quatre voix à peu près égales en puissance telles qu’elles ont été écrites par le compositeur. Donc, il n’y a pas de clavier et il n’y a surtout pas de contrebasse dans la version ici jouée. Comme c’était le choix de Robert, on a décidé de conserver cette approche.  Et puis, comme nous avons souvent offert cette musique à notre public cette musique, à mon sens, c’était moins intéressant de revenir et de la refaire encore une fois comme nous avons eu l’habitude de la faire, mais de la présenter plutôt sous un jour légèrement différent. 

PAN M 360 : Oui, c’est toujours une bonne idée d’apporter des variations à ce qu’on a déjà accompli. 

Bernard Labadie : C’est toujours mieux de le faire.

PAN M 360 : Passons au plat de résistance, le Concerto pour clavier no 1 en ré mineur, BWV 1052 :

Bernard Labadie : C’est le plus grand concerto de clavier de Bach. C’est le plus long, le plus élaboré, le plus célèbre aussi. C’est même un concerto que certains pianistes romantiques avaient à leur répertoire, ce qui était très rare à l’époque, parce que la musique de Bach était peu fréquentée par les pianistes au XIXe siècle. Mais il y a une ampleur telle qu’il y a un souffle immense qui parcourt cette œuvre. Et c’est une œuvre pour laquelle on peut soupçonner que Bach avait une affection particulière, parce qu’il avait subséquemment repris le premier et le dernier mouvements dans trois cantates différentes. 

PAN M 360 : Pourquoi le concerto italien BWV 971?

Bernard Labadie : À  l’origine, Robert avait prévu une autre œuvre qui, moi, ne me convenait pas puisque je ne l’avais jamais faite. Et comme j’ai accepté de le remplacer à la dernière minute, on a décidé de faire un léger changement du programme d’origine. Le Concerto italien s’inspire du modèle du concerto vivaldien. Le style de l’écriture est résolument italien dans son influence. D’autres œuvres de Bach sont beaucoup plus influencées par le style français, certaines se retournent plus vers le style de l’Allemagne du Nord. 

PAN M 360 : Comment pouvait-il s’abreuver à toutes ses influences? 

Bernard Labadie : Au début de sa carrière, Bach avait un patron à Weimar qui  était bon musicien et qui avait de l’argent. Quand il voyageait à Amsterdam, il ramenait chez lui les dernières partitions disponibles avec lesquelles Bach pouvait se familiariser. Et puisque Bach et Vivaldi étaient des contemporains, le jeune Bach avait étudié les œuvres de Vivaldi et les a même transcrites pour clavier seul. Une manière pour lui de s’imprégner du style.

PAN M 360 : Passons à l’extrait de L’Offrande musicale, BWV 1079.

Bernard Labadie :  C’est le célèbre Ricercare, un terme ancien qui désigne une forme primitive de la fugue qui était pratiquée par les clavecinistes du XVIIe siècle. Chez Bach, c’est l’équivalent d’une fugue. Qu’il ait choisi le mot Ricercare est un hommage au passé, mais c’est aussi, je pense, peut-être une référence à l’origine de la pièce. 

L’Offrande musicale, c’est en fait le résultat d’une visite de Bach à la cour de Frédéric II Le fils de Johann Sebasti.an Bach, Carl Philipp Emanuel, était claveciniste à la cour de Frédéric II, ce qui explique en partie l’invitation de son père. La réputation de ce dernier comme improvisateur au clavier était bien établie, notamment au sein de l’orchestre de Frédéric II, qui avait rassemblé autour de lui un groupe de musiciens qui étaient parmi les plus célèbres, les plus compétents de l’époque. 

Alors ces gens-là avaient entendu parler de Bach, ne connaissaient pas nécessairement très bien sa musique, mais savaient qu’il était un redoutable improvisateur au clavier, qu’il était aussi un maître de la fugue.  Lorsque Johann Sebastian fut sur place, il lui demanda d’improviser. Le roi lui  donna un thème très beau, long et complexe, et  on lui demanda d’improviser une fugue à six voix sur ce thème – les fugues sont généralement composées à 4 voix. Bach répondit qu’il était impossible d’improviser une fugue à six voix sur ce thème, mais qu’il en improviserait une à six voix sur l’un de ses propres thèmes. Et c’est apparemment ce qu’il a fait. 

Quand il rentra à Leipzig, il composa cette fugue à six voix, Ricercare, une des plus célèbres fugues de l’histoire de la musique, analysée sous toutes ses coutures par à peu près tous les musiciens du monde ayant étudié le contrepoint.

PAN M 360 : Il nous reste le Concerto pour clavier no 5 en fa mineur, BWV 1056 

Bernard Labadie : Oui, il y a sept concertos pour clavecin de Bach. Il y en a trois pour deux clavecins. Il y en a deux pour trois clavecins.Puis il y en a un pour quatre clavecins. Le Concerto en fa mineur un concerto  plus court, beaucoup moins élaboré que le premier au programme. Le no 5 est  surtout connu pour son très beau mouvement lent – le deuxième.  On peut l’entendre dans tous les ascenseurs du monde . Oui, c’est vrai, ce mouvement lent est  une création mélodique assez extraordinaire.

PAN M 360 : En dernier lieu, M. Labadie, revenons brièvement  sur votre retour à la barre des Violons du Roy, lorsque se terminera le mandat de Jonathan Cohen.

Bernard Labadie : Tout simplement, je reprends le poste de directeur musical, mais je ne le reprends pas en me disant que je vais faire un autre 15 ans. Je ne reprends pas mon poste, je ne reprends pas mon travail de la façon dont je l’exerçais dans les 30 premières années avant que je quitte.

Mon but est d’aider l’organisation à passer à travers les quelques années nous mèneront à trouver un successeur, et surtout de créer des conditions gagnantes pour que ce successeur  ait les moyens de ses ambitions. Pour les Violons du Roy, comme c’est le cas de tant d’autres organismes culturels, la situation financière est difficile depuis la pandémie. 

Ça ne va pas bien : baisse d’affluence dans les salles, argent du privé beaucoup plus difficile à trouver, changements de priorités pour les fondations ou entreprises qui distribuent de l’argent et sont complémentaires du financement public. L’intérêt de l’argent privé se trouve plus vers les causes à caractère communautaire plutôt qu’à des causes d’ordre purement artistique.

PAN M 360: D’où votre retour à la maison pour la saison prochaine.

Barnard Labadie: La question, en fait, est celle-ci : si Les Violons du Roy tenaient à trouver un successeur autre que moi aujourd’hui, il y a fort à craindre qu’on aurait de la difficulté à attirer une candidature de très haut niveau. C’est bien beau lui offrir un orchestre dans une forme olympique comme Les Violons du Roy, encore faut-il qu’on ait les sous pour lui permettre d’attirer des solistes ou chefs invités de profil international, de réaliser des projets haut de volée avec chœur ou sans choeur, de partir en tournée avec l’orchestre, etc. Mais ça, ça prend des sous pour y parvenir et  les sous sont beaucoup plus difficiles à obtenir en ce moment. Donc, nous traversons une période où l’organisation doit se regrouper et travailler sur tous les plans. 

Programme Les leçons de Bach

Johann Sebastian Bach (1685-1750) 

Extraits de L’Art de la fugue, BWV 1080  

• Contrapunctus I à 1   

• Contrapunctus II à 1 

• Contrapunctus VIII à 3 

• Contrapunctus XI à 4  

• Contrapunctus IX à 4 

Concerto pour clavier no 1 en ré mineur, BWV 1052   • Allegro    • Adagio    • Allegro  Soliste : Inon Barnatan, piano 

• PAUSE 

• Concerto italien, BWV 971   • [Sans indication]   • Andante   • Presto 

Inon Barnatan, piano

 « Ricercare à 6 » extrait de L’Offrande musicale, BWV 1079 

Concerto pour clavier no 5 en fa mineur, BWV 1056   • Allegro    • Adagio    • Presto  Soliste : Inon Barnatan, piano

Le mardi 11 novembre, le Festival du monde arabe présente Convergence, un spectacle en duo, créé par deux instrumentistes chevronnés: Chaima Gaddour au qanun et Samih Souissi au violoncelle. Tous les deux originaires de Tunisie, l’une vit à Montréal et l’autre habite en France. Ils nous présenteront une fusion inédite et passionnante de cultures musicales, à la Salle Claude Léveillée de la Place des Arts. Michel Labrecque les a interviewés pour en savoir davantage.

PANM360: Avant d’aborder ce concert, dont la première aura lieu à Montréal, parlez-moi de votre parcours personnel et musical, afin qu’on vous connaisse mieux.

Chaima: Je suis une nouvelle arrivante au Québec, depuis deux ans et demi;  avant j’ai vécu en Tunisie, mon pays d’origine, puis à Dubaï. J’ai commencé la musique à l’âge de cinq ans, avec le qanun, j’ai été diplômée en musique arabe. J’ai aussi longtemps appris la danse classique au conservatoire et j’ai fait une maîtrise en administration et en politique culturelle. J’ai aussi enseigné la musique au conservatoire et à l’université en Tunisie. Je suis très heureuse de vivre maintenant à Montréal.  

Samih: Je suis né aussi en Tunisie, j’ai commencé à apprendre la musique à huit ans. Maintenant, je vis en France depuis la moitié de ma vie. J’ai commencé par le violon, mais assez rapidement j’ai changé pour le violoncelle. J’ai gradué du conservatoire. Professionnellement, j’ai amorcé une carrière d’ingénieur en informatique, mais depuis dix ans, la musique est devenue le cœur de mon activité. Je dirige des chœurs, et aussi des comédies musicales, tout en poursuivant le violoncelle. Et j’essaye de donner au violoncelle un son qui inclut mes racines arabes et orientales. Ce qui demande une technique complètement différente.

PANM360: Avant d’aller plus loin, parlons du qanun, un instrument moins connu chez nous. Si je ne m’abuse, c’est un instrument à cordes créé chez les Ottomans.

Chaima: Le qanun, est surnommé « le roi des instruments » dans le monde oriental. C’est une harpe horizontale, si on peut dire, un instrument qui a une énorme capacité de richesse harmonique et musicale.
PANM360: Comment est né ce projet, Convergence, dont on verra la première mouture au FMA?

Chaima: Nous nous sommes connus dans le cadre d’une tournée d’un grand orchestre, l’orchestre Boudchart, et nous tentions des duos pendant les pauses ou après les concerts. Ou pendant les journées sans concerts. Et ça a cliqué.

Samih: Ce n’est pas tous les jours qu’on voit un duo comme le nôtre: un instrument traditionnel arabe à cordes pincées et un violoncelle. J’avais déjà fait des concerts avec des joueurs de qanun, mais Chaima a une ouverture musicale vraiment spéciale qui m’amène à explorer de nouveaux univers.

Chaima: En fait nous sommes tous les deux très curieux musicalement. La musique de tous les genres nous intéresse. Nous explorons aussi des musiques latines et asiatiques.

Samih: Au-delà des juxtapositions de répertoires, nous tentons de faire des mariages du style. Par exemple, marier de la musique d’Amérique latine avec la musique maghrébine et andalouse. Ou marier Schubert et Mohammad Abdel Wahad, un chanteur et compositeur égyptien. Et il faut que tout ça coule de source.

PANM360: Est-ce que vous composez également ?

Chaima: Non, pas précisément. Mais pour marier ces musiques, il faut réarranger, parfois ajouter des lignes ou des contrepoints, donc, dans un sens, il y a un travail de composition. Sans parler de l’improvisation qui est présente dans nos morceaux. Il y a aussi tout un travail musicologique de recherche pour lier toutes ces sources musicales. 

PANM360: Comment décririez-vous l’esprit de Convergence, qui m’intrigue déjà beaucoup ?

Chaima: C’est une sorte de voyage dans lequel l’Orient se déplace: il se rend en Irlande, en Europe, en Amérique latine et en Asie. Il se mélange avec toutes ces musiques.

Samih: C’est une occasion pour nous d’exprimer nos identités multiples. Nous refusons tous les deux une étiquette identitaire. Ce spectacle est une première, mais nous espérons le répéter à de nombreuses reprises partout dans le monde. Nous souhaitons susciter un dialogue entre différentes cultures qui fera en sorte que celle des autres fera moins peur. Le Canada est un excellent endroit pour amorcer ce processus.

PANM360: Merci pour cette entrevue! J’ajoute que nous pourrons également vous entendre comme accompagnateurs de Fairouz Oudjida, pour le concert Légendaire Andalousie, à la cinquième salle de la Place des Arts le 7 novembre. Vous dirigez également l’orchestre RCM, qui signifie Richesse Culturelle de Montréal. 

Chaima: Merci au Festival du monde arabe de nous donner ces opportunités.

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Rosie Valland, Alex Burger, Marie-Pierre Arthur, Bibi Club, Bon Enfant, Rau_ze, Stephen Faulkner, Dumas,  Flèche Love sont parmi les plus ou moins 80 propositions du 39e Coup de cœur francophone, qui s’impose sur Montréal du 6 au 16 novembre. Incontournable à n’en point douter, le CCF demeure l’événement automnal par excellence de la scène franco et qui regroupe les forces créatives d’Amérique et d’ailleurs  en chanson, en rock, en country/americana,  en soul/R&B ou en hip-hop.  Inutile de justifier pourquoi PAN M 360 s’entretient avec Noémie Laniel, directrice de la programmation du 39e  Coup de cœur francophone (CCF)  depuis l’an dernier et qui est ici appelée à commenter la grille qu’elle a conçue avec son équipe.

Ce contenu est réalisé en partenariat avec La Vitrine, qui inscrit Coup de coeur francophone dans son référencement.

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PAN M 360 : Cela ne me rajeunit pas, j’étais là à la première édition, je croise Alain Chartrand (fondateur et directeur artistique du CCF) depuis les années 80 à CIBL, avant même la création de l’événement.

Noémie Laniel : Moi, je n’y étais pas il y a 39 ans (rires), mais j’en ai entendu beaucoup de bonnes choses!

PAN M 360 : Y a-t-il un angle où c’est plutôt une représentation de l’actualité émergente et consacrée du fait français en Amérique du Nord et en Europe, ou bien la programmation témoigne d’une inclination particulière?

Noémie Laniel :  Je  pense qu’on est toujours dans cet angle-là, celui de représenter la nouvelle vague, comme mon directeur Alain le dit si bien. En tout cas, c’est une expression qu’on aime bien employer pour parler d’émergence, de relève ou d’artistes qui ont le vent dans les voiles. Donc oui, Coup de cœur  francophone a toujours cette mission de faire rayonner les artistes de la nouvelle vague. On est dans l’audace, on est dans une représentation très multi-genres, multi-styles. On est dans la diversité et dans l’effervescence de ce qui se fait en ce moment dans la chanson francophone sous toutes ses formes.

PAN M 360 : Quels sont les traits principaux de cette programmation  2025?

Noémie Laniel :  La particularité de cette année, c’est qu’on a beaucoup d’événements dans l’événement. On a une programmation très riche en soirées spéciales, en lancements, en soirées en collaboration avec plusieurs artistes qui partageront la scène.

PAN M 360 : Donnez-nous des exemples!

Noémie Laniel :  

Je pense à Marie-Pierre Arthur qui nous présente un spectacle dépouillé avec François Lafontaine qui l’accompagne, avec  le réalisateur Sébastien Blais Montpetit ainsi qu’un chœur.

Je pense à Dumas, au Gésù les 14 et 16 novembre, qui va nous présenter une formule avec  projections qui seront le fil narratif de son spectacle – en première partie, l’artiste abénakise Mimi O’Bonsawin.

Je pense à Rosie Valland, qui présente le spectacle anniversaire de son album Partir avant, le 15 novembre au Ministère.

Nous avons Alex Burger au Club Soda le 13 novembre avec le spectacle Un coin du ciel, une soirée à saveur country/americana, un mélange intergénérationnel avec un plateau d’artistes vétérans, des artistes confirmés et des artistes émergents.

Donc, bref, c’est ça, on est beaucoup là-dedans cette année. Et de manière générale, on va un peu dans tous les sens de la chanson.

Du côté du Théâtre Plaza, le vendredi 14 novembre, on a Xela Edna, Flèche Love (de Suisse) et Virginie B, qui font un plateau triple ensemble. Ça va être hyperpop, ça va être super! Puis en face du Théâtre Plaza,  c’est-à-dire au Ausgang Plaza, on a une soirée plutôt expérimentale avec Cédric Dind-Lavoie, Mykalle et Bilou de Belgique,  aussi artiste visuel, donc un mélange de projections et d’explorations sonores. 

PAN M 360 : Aussi à surveiller? 

Noémie Laniel : Je parlerais d’abord de la soirée d’ouverture qui est pour moi une soirée très représentative du bouillonnement en ce moment, du bouillonnement chez les jeunes. Bouillonnement artistique qui va être ce soir-là représenté par Bibi Club, Bon Enfant et Rau_ze,  trois sphères musicales  très différentes, mais  qui se rejoignent ce soir. Ces trois projets pour moi sont représentatifs de ce qui se passe en ce moment dans notre scène. Ces artistes sont en train de prendre leur place, ils sont rassembleurs, ils font les choses différemment, ils osent. Bref, ces projets  font l’ouverture au Quai des Brumes, Rockette, l’Esco, sans compter la Fanfare de l’Île au Quai des brumes. On mobilise l’angle Mont-Royal / Saint-Denis! C’est une soirée festive qui représente pour moi tout ce qui se fait de meilleur en ce moment. 

Nous avons aussi plusieurs concerts/lancements, on a beaucoup de nouvelles découvertes d’artistes qui lancent un premier album. Je pense à l’artiste hip-hop/ R&B  Irdens Exantus. qui a aussi une carrière de comédien- notamment dans Antigang.  Je pense aussi à Kat Pereira, qui s’est démarquée aux Francouvertes et qui lancera aussi son album en donnant un spectacle. On a Embo/Phlébite, qui lancera son album en plateau double avec Bandit Voyage, qui est un duo suisse qu’on a découvert l’année dernière. Énorme coup de cœur! Pour ce duo qui vient lancer un EP produit à Montréal l’automne dernier. 

En première partie d’artistes confirmés ou encore dans le contexte des soirées spéciales où ils sont invités, il va y avoir la chanteuse et autrice-compositrice Naïma Frank, il va y avoir Noëm, Arielle Soucy, Veranda, Tom Chicoine, Cindy Bédard, Patrick Bourdon

Il y a l’artiste hip-hop Sensei H, qui est en ce moment à Révélation Radio-Canada, qui est pour moi aussi,un des projets coups de cœur. Du côté du Quai des Brumes et du Verre-Bouteille, on a plusieurs soirées de découverte  avec entre autres Charly Darling, on a Couleur dauphin, on a Margaret Tracteur, on a Clara Dahli, j’en passe. Bref, ces soirées sont remplies d’artistes à découvrir aussi.

PAN M 360 :  Et donc, ça fait combien d’artistes et combien de concerts en tout, grosso modo? 

Noémie Laniel : Bon, alors, statistiquement parlant, on a plus ou moins  80 artistes à Montréal. Je parle parce qu’après ça, comme vous le nommez tout à l’heure, il y a aussi tout ce qui se passe au Canada en amont du Festival à Montréal. C’est vraiment un portrait de ce qui se fait en ce moment.  Ça illustre à quel point les frontières musicales et stylistiques ont explosé et à quel point la notion de chanson se transforme et évolue avec le temps. Je pense qu’on vient capter l’essence de tout ça.  

PAN M 360 : Plusieurs festivals ont ont été soumis à des réductions de propositions artistiques. Qu’en est-il de votre côté ?Noémie Laniel : Coup de coeur francophone ratisse large en termes de styles, mais on a réduit par rapport aux années précédentes. Ça ne paraît peut-être pas au premier coup d’œil mais oui, on a réduit. Pourquoi? Oui, le financement public est plus difficile à obtenir, mais c’est une question de vision de programmation. Les conditions économiques actuelles nous  touchent et font en sorte qu’on doive revoir notre façon de travailler, de présenter notre événement en étant plus succinct, en évitant la cannibalisation  et ainsi rendre le Coup de Coeur meilleur malgré tout.

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En novembre, les festivals en région québécoise ne sont pas légion, le Festival de musique trad de Val d’Or est parmi les destinations d’exception. Du 5 au 9 novembre, la ville abitibienne vibre de tout son trad, des programmes de musique trad y sont présentés du matin au soir, jusqu’au matin de dimanche. Ainsi on nous invite à « passer au salon », la thématique de bienvenue rappelle la tenue des veillées traditionnelles dans les salons des braves gens dans tous les recoins du pays. Les frères Éric et Simon Beaudry, Leahy, La Famille LeBlanc, Skye Consort et plusieurs autres s’y produisent au cœur de l’automne abitibien. Voilà une excellente occasion de souligner la tenue de cet événement trad, implanté avec succès dans sa région, et ce depuis novembre 2018. Pour résumer la trajectoire du Festival de musique trad de Val d’Or, son comité organisateur a été joint à la veille de l’événement.

Ce contenu de PAN M 360 a été réalisé en partenariat avec La Vitrine, qui inscrit le Festival de musique Trad Val d’Or dans son référencement.

PAN M 360 : Karine Roberge, vous êtes la présidente du Festival de musique Trad Val-d’Or. 

Karine Roberge : En plein ça!

PAN M 360 : SVP, racontez-nous de quelle manière çe festival a-t-il émergé à Val d’Or.

Karine Roberge : On en est à notre huitième édition, la première était en 2018 la première. Édition. Mais ça a avait commencé avant, avec l’organisation de veillées de danse par un groupe de musiciens d’ici. Nous invitions le calleur Jean-François Berthiaume à participer à nos  veillées. Quand il a vu ce qu’on avait, il a dit : « Vous avez un festival entre les mains! » Ça gagnait en popularité,  la population était vraiment enchantée par ce qu’on faisait, on avait l’appui de la ville aussi, on avait remporté un prix, pour ce qu’on faisait avec les veillées de danse.

PAN M 360 : Effectivement un Prix culturel de Val d’Or fut remporté par la formation Racine Carrée,  ce qui précéda la première présentation de votre  Festival de musique Trad Val d’Or.

Karine Roberge :  On a fait ça pendant trois ans, soit de 2015 à 2018. On faisait ça les week-ends, on organisait des ateliers, on pouvait faire venir un musicien, il nous apportait du répertoire qu’il nous apprenait. De fil en aiguille, on a lancé la première édition en 2018, et l’audience ne cesse de croître à chaque festival.

PAN M 360 : Vous êtes vous-même musicienne, n’est-ce pas?

Karine Roberge : Oui, je joue du violon. 

PAN M 360 : Le Festival de musique Trad Val d’Or est né en 2018, racontez-nous la progression!

Karine Roberge : Au départ, c’était vendredi et samedi, je me demande  même si on n’a pas fait le dimanche la première année. On a ensuite ajouté le jeudi, puis le mercredi. 

PAN M 360 : Une tâche de plus en plus grande à accomplir!  

Karine Roberge : Ça commence mercredi (5 novembre), on fait d’habitude un spectacle suivi d’une activité chanson à répondre. Les jeudi et vendredi, on a toujours des 5 à 7, le jeudi et le vendredi, on a des groupes qui y sont présentés, après quoi, on a deux groupes présentés chaque soir du jeudi et  du vendredi. On a même un spectacle de fin de soirée, c’est nouveau depuis cette année.  Après ça, le samedi soir, c’est notre grosse veillée de danse. Nous autres, c’est le samedi soir. Les gens attendent la fameuse veillée de danse avec calleur.

PAN M 360 : Est-ce le groupe local originel qui joue ? 

Karine Roberge : Les premières années, oui, mais comme on est pas mal occupés dans le festival, on invite des groupes à jouer depuis 2 ou 3 ans. 

PAN M 360 : Ça grouille en masse pendant 5 jours!

Karine Roberge : On a toujours un groupe aussi à l’accueil de 19h à 19h30. On présente donc quatre groupes par jour, ou presque. Le samedi, en plus, on fait plein d’ateliers. Le matin, on présente aussi des spectacles. Avant, on organisait des cafés rencontres avec des musiciens, mais maintenant, ce sont des spectacles donnés dans trois lieux de Val-d’Or.

Le vendredi midi, de plus on a cinq groupes qui vont jouer dans cinq restaurants de la ville. On s’éparpille vraiment partout, on infiltre la ville!

PAN M 360 :  Vous présentez la musique dans toutes sortes d’endroits qui ne sont pas nécessairement des salles de concert, ce qui est très cool!

Karine Roberge : Oui! Par ailleurs, on présente actuellement quatre spectacles dans des résidences pour personnes âgées, soit la semaine avant le festival avec un groupe local.  Aussi, on présente toujours un groupe en collaboration avec la commission scolaire ( Centre de Service scolaire de l´Or-et-des-Bois) . On rejoint plein de jeunes, jusqu’à 400 jeunes de la commission scolaire. 

PAN M 360 : Et ce n’est pas encore la fin!

Karine Roberge : Oui, on finit toujours le dimanche matin, c’est notre spectacle classico-trad, où on veut montrer que la musique traditionnelle s’étend à plein de publics, pas juste celui des rigodons, on peut aussi apprivoiser les amateurs d’autres musiques comme le classique. Des fois, les gens ont des préjugés là-dessus. C’est pourquoi on présente un spectacle le dimanche matin au Conservatoire de musique  de Val-d’Or. On a déjà eu Nicholas Williams,  Philippe Prud’homme, Élisabeth Giroux qui font de la musique traditionnelle, mais avec une touche classique. Cette année, c’est Skye Consort qui vient. 

PAN M 360 : Et votre programmation? Parlez-nous de votre sélection cette année.

Karine Roberge : Ce sont des groupes du Québec, de l’Acadie ou de l’Ontario. Mais ce n’est pas exclu à partir de l’année prochaine qu’on aille chercher un peu plus loin. On va voir.

PAN M 360 : Visiblement, vous êtes encore en progression! En tout cas, vous êtes encore en progression!

Karine Roberge : Oui! Et on fonctionne souvent avec des thèmes. On fait plein de slogans.

Équipé pour veiller trad… Mieux vaut trad que jamais… Du cœur au trad… Cette année, c’est Passez donc au salon.  Parce que dans  la musique traditionnelle, c’est au salon que se passaient les veillées d’autrefois, là où les familles se réunissaient. C’est une façon de dire aux gens : « Venez donc fêter en famille! » C’est ça un peu le thème cette année.

C’est le thème de la famille aussi.  Famille élargie, famille au sens propre, famille au sens figuré. On a la famille Leahy, La Famille LeBlanc, les frères Beaudry qui sont nos porte-paroles. De vraies familles ! Notre groupe local, Les Fous, c’est une famille abitibienne, si on peut dire. Après ça, on a Excavation & Poésie, c’est une famille choisie, des amis qui se sont regroupés. The Vaudevillian qui vient pour le 5 à 7 du vendredi, c’est un couple. 

La musique traditionnelle, c’est une grande famille unie où on vient festoyer  ensemble, le temps d’un festival. On se branche avec nos racines et on vit ensemble  nos traditions.

PAN M 360 : Comment réussissez-vous à financer votre événement? 

Karine Roberge : On a beaucoup de commanditaires locaux. Ici vraiment, les entreprises sont très généreuses. On va chercher des subventions aussi – CALQ, Patrimoine Canada, la Ville de Val d’Or, etc. Notre budget roule quand même dans les 200 000. 

PAN M 360 : Vous présentez votre festival  en novembre, soit à un moment de l’année où il n’y a pas beaucoup d’événements musicaux. 

Karine Roberge : Oui, on s’est questionnés à un moment, on s’est demandés si on allait changer. Au niveau touristique, par exemple,  il faut convaincre les gens de venir à Val d’Or au mois de novembre. C’est un mois qui est supposément plate, ennuyeux. Puis on s’est dit finalement  que novembre c’était aussi un beau temps pour la musique, pour fêter. 

PAN M 360 : En Abitibi, l’automne est avancé le 5 novembre. Il y a quelque chose de spécial, de même exotique à vivre un avant-goût du froid dans un contexte musical!   Êtes-vous tous et toutes de Val-d’Or, vous qui organisez ce Trad Val d’Or?

Karine Roberge : Ça oui. Pour l’organisation, on est tous de Val-d’Or.  On est pas si loin, on est juste à 5h30 de Montréal! On espère que les gens vont oser se déplacer, parce qu’on est bien accueilli en Abitibi, les gens y passent un beau moment.  Ben oui, c’est une invitation, c’est un beau prétexte pour venir!

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Vanille est le projet de l’auteure-compositrice-interprète Rachel Leblanc qui va profiter de Coup de coeur francophone pour sortir son troisième album intitulé Un chant d’amour. Elle nous prépare une ambiance romantique dans un univers cinématographique, ce qui est complètement différent de ces deux premiers albums, Soleil’96 et La clairière, qui allaient dans le rock alternatif et le folk. Cette fois-ci, nous sommes plutôt dans la pop des années 70 avec des influences dans la musique française. Elle sera en spectacle le 8 novembre au Lion d’or et Keithy Antoine a pu échanger avec elle pour PAN M 360.

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Qualité Motel, c’est un groupe d’amis qui ont eu la brillante idée de mixer des DJ sets, des remixes, des mash-ups et des compositions originales pour offrir un méga-party aux spectateurs. Ces derniers sont également impliqués dans le spectacle, et de ce fait, chaque show est unique en son genre. Pour leur performance à Coup de coeur francophone, il y aura plusieurs artistes invités, notamment Aiza, une artiste basée à Toronto et qui se déplacera pour l’occasion et bien d’autres. La soirée se tiendra au Belmont le 7 novembre avec un concept qui s’appelle « Clé en main ». Keithy Antoine s’est entretenue avec un des membres de Valaire, Luis Clavis, pour PAN M 360 afin d’en savoir plus sur ce concept original.

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Vous l’avez peut-être découverte dans notre dossier spécial sur le Folk Alliance International puisqu’elle faisait partie de la programmation de la plus récente édition. Cette fois-ci, Mimi O’Bonsawin fera la première partie de Dumas pour le Coup de coeur francophone, un artiste qu’elle ne connaissait pas avant ce jumelage mais qu’elle est ravie de découvrir dans un contexte comme celui-ci. Cette artiste franco-ontarienne et Abénaki est membre de la Première nation d’Odanak. Sa musique fait l’éloge de la terre et du territoire, ses chansons sont rythmées, féériques et narratives, puisqu’elle aime beaucoup raconter des histoires à travers sa musique. Elle nous partagera son nouveau single P8gwas, une chanson d’amour pour la lune et elle en parle plus en détails avec Keithy Antoine lors de cet entretien pour PAN M 360.

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Vous l’avez peut-être vu comme animateur dans la série Pa t’mentir, diffusée sur Radio-Canada ou encore comme comédien. Mais cette fois-ci, ce sera le chapeau d’auteur-compositeur-interprète qu’Irdens Exantus portera lors de son spectacle du 7 novembre au Ministère. Il s’agit de sa première performance au Coup de coeur francophone et pour l’occasion, il va dévoiler les chansons de son micro-album intitulé « Les journées longues » dans lequel il parle de solitude, de joie, d’amour et pleins d’autres émotions qui l’ont traversées durant et après la pandémie. Il en parle avec Keithy Antoine, une de ses co-animatrices dans la série Pa t’mentir, pour PAN M 360.

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Rosie Valland, figure bien établie de la scène musicale québécoise, célébrera le dixième anniversaire de son premier album Partir avant lors d’un spectacle présenté par Coup de Cœur Francophone (CCF), le 15 novembre prochain. PANM360 s’est entretenu avec elle pour prendre de ses nouvelles.

Bonjour Rose, comment se passe ton automne? Ça va bien?

Oui ! Mis à part que j’ai une extinction de voix… C’est pas mal le pire cauchemar pour une chanteuse-au-penchant-un-peu-hypocondriaque. Une chance que mon copain me rassure chaque jour que ma voix reviendra. C’est quand même juste un rhume ! Sinon, j’ai un gros automne avec plein de beaux projets. J’assiste depuis près d’un an la scénographe – Geneviève Lizotte – ce qui me tient pas mal occupée et créative…En plus de monter un beau spectacle qui approche à grand pas !

Tu présenteras le 15 novembre un spectacle dans le cadre de CCF où tu célébreras les 10 ans de ton premier album Partir Avant. Un anniversaire comme celui-là invite forcément à faire le bilan. Quand tu te remémores l’époque de Partir Avant, quel souvenir en gardes-tu? Qu’avais-tu envie de dire à ce moment-là?

C’est vraiment un bel exercice que de prendre un moment pour mesurer ce qu’on a vécu depuis 10 ans. Il y a 10 ans, c’était littéralement mon arrivée dans le monde de la musique, mais surtout la création de tout un cercle social qui me suit encore aujourd’hui. La connexion que j’ai avec Jesse Mac Cormack et Jean-Philippe Levac, les souvenirs, la complicité artistique… c’est précieux. On n’arrête pas de se dire, depuis deux semaines, qu’on est chanceux d’avoir vécu tout ça. Et honnêtement, c’est le fun de replonger dans cet album-là, parce que c’est une autre époque. Une façon de faire de la musique qui contraste beaucoup avec l’ère actuelle. C’est un album enregistré sans clic, où rien n’est tuné, et où, en fait, rien n’est parfait.

Et c’est ça qui fait du bien. Ça va certainement m’inspirer pour une suite.

Quand tu regardes le chemin parcouru depuis 10 ans, quel sentiment t’habite?

Hum… grande question. C’est un travail de chaque instant, avec ma personnalité, de cultiver de la fierté. Je pense avoir été, dans ces 10 années, souvent blessée par une industrie difficile, mercantile et un peu misogyne (oups, je l’ai dit !). Mais c’est mon amour pour la création et l’art qui m’a toujours drivée, et honnêtement, c’est peut-être de ça dont je suis la plus fière : d’avoir toujours insufflé une démarche, un point de vue, une sincérité à ce que je faisais – que ce soit dans un son rock ou plus pop.

Qu’as-tu en réserve pour nous pour le 15 novembre? Quelle sera la formule?

Je serai avec le band original ! Jesse et Jean-Philippe. On va jouer l’album Partir avant dans son entièreté et dans l’ordre, avec comme artistes invité·e·s Safia Nolin et Antoine Corriveau, qui viendront tous les deux chanter une chanson. Je peux aussi vous dire qu’on sera au centre de la salle – question de vivre tout ça ensemble. Ah ! Pis que… j’ai hâte ! 

Rosie Valland sera en spectacle le 15 novembre au Ministère dans le cadre de Coup de cœur francophone.

C’est la 26e édition du Festival du monde arabe de Montréal, le FMA se déploie dans un contexte plus difficile que jamais. Les débats toxiques sur l’immigration peuvent se déplacer sur le territoire pacifique de la culture, parlez-en à Joseph Nakhlé, directeur artistique et fondateur du FMA.  Le climat de plus en plus toxique sur l’immgration a mené son équipe à suspendre les éditions thématiques, dont l’objet était de construire des ponts entre la culture arabe et des autres cultures où elle évolue aujourd’hui. 

Raison de plus pour trouver refuge dans l’Andalousie mythique, celle de la  convivencia qui désigne la coexistence pacifique et harmonieuse de différentes communautés (souvent religieuses) au sein d’une même société, comme ce fut le cas en Andalousie à l’époque de sa domination mauresque et de ses régimes tolérants face aux juifs et aux chrétiens qui y résidaient pendant près 8 siècles dans la péninsule ibérique. Cette culture andalouse existe toujours et ses actualisations émaillent le 26e FMA. En toute convivencia.

Ce contenu est réalisé en partenariat avec La Vitrine culturelle, de manière à faire rayonner la culture de toutes les régions du Québec à travers les contenus de PAN M 360.

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PAN M 360: Dans un contexte interculturel de plus en plus difficile, le FMA poursuit quand même sa mission. Comment donc, Joseph?

Joseph Nakhlé : Le contexte mondial est extrêmement trouble en ce moment, mais on persiste et signe, c’est-à-dire qu’on poursuit la diffusion de la culture arabe internationalement et localement.

PAN M 360 : C’est ce que vous faites depuis la fin des années 90 et ça se poursuit, bon gré, mal gré.

Joseph Nakhlé : Oui, comme tu le sais puisque tu l’as accompagné depuis sa première édition. C’est un espace qui ne veut pas faire la promotion de la culture arabe, c’est un festival qui veut célébrer le monde arabe dans ses connexions avec le monde entier.

PAN M 360 : Nuance très importante, effectivement.

Joseph Nakhlé : Le FMA n’est pas un festival identitaire. On n’est pas là pour célébrer un nationalisme arabe ou un monde arabe politique. Au contraire, notre monde arabe, c’est un monde de connexions avec les Perses, avec les Espagnols, avec les Indiens, avec les Asiatiques, avec les Québécois, les Français… C’est le monde arabe dans ses connexions avec le monde. C’est-à-dire partout où le monde arabe est passé, où il passe aujourd’hui, où il passera demain. 

Nous vivons toi et moi en Occident et il y a toujours eu encore des influences arabes dans tout l’Occident depuis très longtemps.. Donc, c’est un monde arabe culturellement connecté au monde. Et c’est une culture arabe aussi qui souffre, qui souffre d’une modernité ratée, mais d’une modernité qui est toujours désirée. Le monde arabe était au contact de cet idéal des Lumières, il a vu une certaine renaissance commencer à surgir. 

Mais cette renaissance a été étouffée par l’Occident. En tout cas, l’Occident a contribué énormément à cet étouffement. Depuis la Deuxième Guerre mondiale, l’Occident a été très négatif par rapport au développement démocratique et civilisationnel arabe.

PAN M 360 : Aujourd’hui, plusieurs gardent cette impression que le monde arabe, c’est l’islam rigoriste, ce qui est complètement faux. 

Joseph Nakhlé : On a refusé l’OLP il y a 30 ans, puis on a financé le Hamas… et là on se retrouve avec un Hamas qu’on ne peut accepter. Et il y a eu un mouvement laïc palestinien de résistance qui, à un certain moment, a accepté l’existence d’Israël.  Il y a eu l’espoir d’une paix possible. Tout ça est tombé à l’eau parce que la politique ou la géopolitique du monde occidental était bâtie sur d’autres objectifs que celui de la paix et l’équité.

PAN M 360 : En bref, le FMA n’est pas un festival pour célébrer le monde arabe politique. 

Joseph Nakhlé : Le FMA est là pour dire que le monde arabe, et la culture arabe particulièrement, est une culture diversifiée. Il y a beaucoup de scènes artistiques, de groupes d’artistes qui essayent, qui font, qui produisent, etc. Mais là-bas, on est toujours dans des structures archaïques, on est toujours loin d’accéder à une modernité de laquelle on peut profiter. Donc, c’est un monde arabe décalé par rapport au monde occidental, mais il est aussi étouffé par ce monde occidental.

PAN M 360 : Mais les choses se passent différemment ici avec le FMA.

Joseph Nakhlé : Depuis le début, on a promu cette idée d’un espace dédié à la rencontre des cultures, d’un espace dédié à l’échange, donc à la possibilité de proposer, d’être écouté et d’écouter. L’existence même du FMA est venue de ce besoin identitaire de concilier les deux appartenance : une culture de laquelle on est originaire et une culture à laquelle on appartient, qui est la culture québécoise occidentale. Donc, le FMA se voulait ce lieu de dialogue, ce lieu d’échange.

PAN M 360 : Vous aviez toujours des éditions  thématiques afin de souligner cette double appartenance.

Joseph Nakhlé :  Oui mais cette année, nous avons annoncé la suspension des thématiques. Depuis Gaza, il ne faut pas aller par mille chemins pour le dire,  l’idéal des Lumières auquel le FMA aspire depuis ses débuts s’est effondré devant nos yeux. Et comment le monde occidental a traité cette tragédie de Gaza ? Ce manque de volonté de faire face à quelque chose qu’on le voit se dérouler devant nos yeux et qui est absolument incompatible avec  nos valeurs. On voit que ces valeurs s’effondrent devant nos yeux !  On s’est donc dit, à quoi bon, s’il n’y a plus d’échange, s’il n’y a plus d’écoute, à quoi bon tenir des thématiques qui proposent le dialogue  ? 

PAN M 360 :  Que veux-tu dire par « il n’y a plus d’échange »?

Joseph Nakhlé : Je ne sais pas si tu as eu le temps de parcourir les pages des réseaux sociaux du FMA: ça regorge de haine, de racisme, de menaces. C’est la première fois qu’on observe une aussi grande quantité de messages haineux.  Vraiment, on parle de centaines sinon de milliers de messages agressifs et menaçants. Donc, on s’est dit, on a bien fait finalement de ne pas proposer une thématique parce que ça se voit que le dialogue est rompu, qu’il n’y a plus de place.  

PAN M 360 : Mais ce sont des gens d’extrême droite, des ultraconservateurs qui interviennent là où ils peuvent être visibles et qui vous ont probablement ciblés. Vous êtes parmi les victimes de ce phénomène.

Joseph Nakhlé : Possiblement, mais avant…

PAN M 360 : Qu’est-ce qui a changé ? 

Joseph Nakhlé : Quand il y avait des commentaires du genre, les Québécois de souche leur répondaient  sur nos réseaux pour nous défendre. Là, on observe qu’il n’y a plus cette voix. La réalité est que ce dialogue est devenu très, très, très pénible et difficile. Et on n’est pas capable de l’assumer. C’est pour cela qu’on s’est dit, on arrête les thématiques, on fait ce qu’on sait faire, c’est-à-dire présenter les arts de la scène. Encore une fois, on peut espérer quelque chose parce que je pense que l’art, la culture, la musique, vraiment là, ce n’est pas des slogans. Je pense que la culture est le dernier abri contre l’intolérance, contre ces notions débiles et non fondées.

Donc pour nous, voilà, on est en pause, on n’est plus en mode réflexion, on est en mode soutien à une scène qu’on aime parce que ce qu’on propose et tout ce qui vient de cette culture arabe peut être, on l’a vu au fil de ces 26 éditions, peut être une matière pour une réflexion, une matière pour une création, une matière pour produire quelque chose de nouveau. Je pense que la culture arabe est toujours une culture très riche, capable de nous inspirer, nous qui vivons ici à Montréal.  

PAN M 360 : Historiquement, vous avez toujours attiré un mélange de communautés orientales diverses, non seulement les Libanais, mais aussi les Égyptiens, les Maghrébins, les Kurdes, les Iraniens, les Turcs. etc.  Et vous aviez aussi une forte proportion de Québécois de souche curieux de se plonger dans d’autres cultures. Avec la montée de l’intolérance face à l’immigration, êtes-vous contraints de servir un marché encore plus communautaire?

Joseph Nakhlé : Oui, et c’est malheureux.  En 2006, c’était l’année pic au niveau de la billetterie où on a eu 425 000 $ d’entrées de billetterie; pour un festival comme le nôtre, c’était immense. Notre public était alors surtout Québécois de souche. En 2007, les choses ont changé avec la crise des accommodements raisonnables; on a vu cette proportion chuter à 10%. Le FMA a écopé. Aujourd’hui nous sommes très vulnérables.

PAN  M 360 : Vous êtes donc victimes de ce changement de perception. 

Joseph Nakhlé : Effectivement. Après 2007, on avait réussi à remonter la pente mais pas autant qu’auparavant. Aujourd ‘hui, on observe que notre public de l’an dernier était constitué d’environ  40 % de Québécois de souche. 

PAN M 360 :C’est quand même 40 %! 

Joseph Nakhlé : Notre inquiétude est de voir ce qui suivra. On n’a pas fait notre sondage maison cette année,  on espère qu’on n’observera pas le même phénomène qu’en 2007, c’est-à-dire une autre chute dramatique de la participation québécoise de souche. En tout cas, on sent cette montée de l’islamophobie, de l’arabophobie, appelle-la comme tu veux. Et donc, l’arabitude devient un peu comme  les autres formes d’intolérance raciale ou culturelle.

PAN M 360 : Vous avez décidé quand même de continuer, de poursuivre. Et PAN M 360 contiuera à vous accompagner ! Alors où allons-nous cette année? 

Joseph Nakhlé : On va vers l’Andalousie mythique.  Pour les Arabes, c’est un refuge. L’Andalousie, pour nous, c’est la convivencia. C’est le lieu où la culture arabe avait réussi à proposer un modèle viable de vivre ensemble. Bien sûr, l’Andalousie qu’on a dans nos rêves n’est pas  ce que fut l’Andalousie réelle. Mais quand même, la puissance du mythe ici est significative. Si l’Andalousie fut une terre de convivencia, si cette culture arabe a réussi à proposer au monde un modèle de vivre ensemble entre juifs, chrétiens et musulmans, dans une volonté commune, ça, pour nous, c’est aujourd’hui peut-être ce lieu symbolique qui va nous sauver de nous-mêmes.

PAN M 360 : De quelle manière ça se manifeste ? 

Joseph Nakhlé : Ça se voit dans la programmation. Par exemple,  Olé Persia, le concert d’ouverture, c’’est le flamenco qui remonte à ses racines gitanes mais un peu iraniennes, un peu arabes. Dans Olé Persia, cette connexion est célébrée. Après, on a d’autres spectacles abordant  L’Andalousie au féminin, où des femmes  célèbrent et perpétuent cette tradition musicale réservée traditionnellement aux hommes, mais à laquelle les femmes ont beaucoup participé à travers l’histoire. 

Et donc, là, on a cinq femmes, cinq projets qui célèbrent cette Andalousie au féminin. La Mia Aït Amara, Lila Borsali. Dans le même esprit de l’Andalousie mythique, nous avons les soirées thématiques Y Una Noche  et Songe d’une nuit andalouse. 

PAN M 360 : Ce qui est un choix progressiste en soi. Et, comme par les années précédentes, vous cherchez à faire découvrir l’émergence. 

Joseph Nakhlé : Exactement. On a dans la programmation des nouveaux noms, comme le chanteur libanais Moeen Shreif présenté en clôture, un grand artiste et qui est un peu dans la pop libanaise de qualité, un peu l’héritier d’un grand nom au Liban, Wadih El Safi. 

PAN M 360 : Alors on se voit plusieurs fois jusqu’au 16 novembre!

Alors où allons-nous cette année? 

Joseph Nakhlé : On va vers l’Andalousie mythique.  Pour les Arabes, c’est un refuge. L’Andalousie, pour nous, c’est la convivencia, qui désigne la coexistence pacifique et harmonieuse de différentes communautés (souvent religieuses) au sein d’une même société. C’est le lieu où la civilisation et la culture arabe avaienr réussi à proposer un modèle de vivre ensemble. Bien sûr, l’Andalousie qu’on a dans nos rêves n’est pas  l’Andalousie réelle. Mais quand même, la puissance du mythe ici est significative. Si l’Andalousie fut une terre de convivencia, si cette culture arabe a réussi à proposer au monde un modèle de vivre ensemble entre juifs, chrétiens et musulmans, dans une volonté commune, ça, pour nous, c’est aujourd’hui peut-être ce lieu symbolique qui va nous sauver de nous-mêmes.

PAN M 360 : De quelle manière ça se manifeste ? 

Joseph Nakhlé : Ça se voit dans la programmation. Par exemple, l’ouverture, c’est Olé Persia. C’est le flamenco qui remonte à ses racines gitanes mais un peu iraniennes, un peu arabes. Dans Olé Persia, il y a cette connexion qui est célébrée. Après, on a cinq spectacles dans la série L’Andalousie au féminin, où ce sont des femmes qui célèbrent et perpétuent cette tradition musicale réservée traditionnellement aux hommes, mais à laquelle les femmes ont beaucoup participé à travers l’histoire. Et donc, là, on a cinq femmes, cinq projets qui célèbrent cette Andalousie au féminin. La Mia Aït Amara, Lila Borsali, les soirées thématiques Y Una Noche  et Songe d’une nuit andalouse. Donc, on a cinq spectacles, je pense, autour de l’Andalousie. Et ce avec une place de choix donnée à la femme chanteuse ou musicienne qui a contribué énormément à ce legs. 

PAN M 360 : Ce qui est un choix progressiste en soi. Et vous cherchez à faire découvrir l’émergence. 

Joseph Nakhlé : Exactement. On a dans la programmation des nouveaux noms, comme le chanteur libanais Moeen Shreif présenté en clôture, un grand artiste et qui est un peu dans la pop libanaise de qualité, un peu l’héritier d’un grand nom au Liban, Wadih El Safi. 

Parfait. Excellent, mon ami. Merci, mon chef.

PAN M 360 : Alors on se voit plusieurs fois jusqu’au 16 novembre!

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Son visage vous est peut-être familier: en effet, nous avions interviewé Grooz il y a quelques semaines dans le cadre de MUZ et voici qu’il nous revient avec un tout autre projet pour la 26ème édition du Festival du monde arabe. Il n’en est pas à sa première participation et considère même le festival comme une famille. En effet, lorsqu’il est arrivé au Québec il y a près de 10 ans, le festival l’a mis dans sa programmation, ce qui lui aurait ouvert beaucoup de portes par la suite. Pour cette année, le spectacle Diwane comportera non seulement de nouvelles compositions de l’artiste, qu’il partagera dans un futur album au même nom, mais également des reprises d’anciens morceaux revisités. Il en parle avec Keithy Antoine lors de cet entretien pour PAN M 360.

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En partenariat avec Oktoecho et le Festival Najaa el Fen, ce spectacle s’inscrit dans le volet Arts de la scène du Festival du monde arabe et se veut une rencontre entre la jeunesse québécoise et la jeunesse tunisienne. Malheureusement, les jeunes tunisiens n’ont pas pu venir à Montréal comme prévu mais les organisateurs ne perdent pas espoir pour l’année prochaine. En mêlant chants traditionnels tunisiens et chants traditionnels québécois par exemple, certains jeunes ont créé des oeuvres remarquables et à l’image de leur époque. Keithy Antoine s’est entretenue avec Katia Makdissi-Warren, qui incarne elle-même cette dualité, étant moitié Libanaise-moitié Québécoise.

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