Le 16 juin, l’étoile montante du violoncelle Cameron Crozman se produira à la Salle Bourgie, dans le cadre du Festival de musique de chambre de Montréal (FMCM), avec d’autres grands noms de la scène musicale. Nous l’avons rencontré pour parler du concert et de son parcours.

PAN M 360 : Vous êtes un musicien de chambre très actif, pouvez-vous nous en dire plus sur votre relation avec cette discipline ?

Cameron Crozman : La musique de chambre est une part très importante de ma carrière musicale. Je suis tombé amoureux de cette activité assez tôt dans ma carrière, alors que j’étais encore étudiant, et participer à des événements comme la Toronto Summer Music Academy, durant laquelle j’ai pu jouer avec des musiciens incroyables, a renforcé cette passion de manière remarquable. Une autre raison qui me rapproche de cette discipline est la qualité du répertoire : je pense que les compositeurs donnent souvent le meilleur d’eux-mêmes dans les compositions de chambre.

PAN M 360 : Vous êtes très actif à Montréal, que ressentez-vous à l’idée de jouer dans cette ville et comment pensez-vous que cela a influencé votre parcours artistique ?

Cameron Crozman :  Je me suis installé à Montréal parce qu’après avoir étudié à Paris, je cherchais un environnement francophone et ici j’ai trouvé une ville au rythme équilibré et à l’atmosphère internationale, avec une offre culturelle remarquable. À cet égard, je crois que la série de concerts Haus Musique, que je dirige avec la pianiste Meagan Milatz, et rendue possible grâce à des dons généreux, représente bien la contribution que je peux apporter à la ville en tant qu’artiste actif dans le domaine musical.

PAN M 360 : Quelle est votre relation avec le programme et les compositeurs présentés à la Salle Bourgie ? 

Cameron Crozman : Pour moi, je jouerai le Quintette de Jaap Nico Hamburger, un compositeur montréalais dont j’ai déjà joué des œuvres par le passé. Je peux dire que, de manière générale, l’ensemble du programme a été conçu pour impliquer le public du mieux possible, puisqu’il s’agit d’un concert-midi destiné à partager avec le public non seulement la grande musique, mais aussi les précieux instruments de la banque du Conseil des arts du Canada qui seront utilisés pendant le concert.

PAN M 360 : À propos d’instruments, parlez-nous de vos violoncelles !

Cameron Crozman : J’ai également bénéficié de divers instruments de la Banque du Conseil des arts du Canada, dont trois à ce jour. Le dernier était un Gagliano, avec lequel j’ai enregistré mon dernier projet, tandis qu’aujourd’hui j’ai le privilège de jouer un Montagnana de la fondation Canimex à Drummondville.

PAN M 360 : Pouvez-vous nous parler de vos projets actuels et futurs ?

Cameron Crozman : Actuellement, une activité qui m’intéresse et m’enthousiasme beaucoup est celle de directeur artistique. J’ai récemment participé au développement du Classical Valley Festival à Kelowna, en Colombie-Britannique, qui combine musique classique et excellence vinicole locale. Cette activité, malgré les nombreux défis, me satisfait énormément car elle me donne l’opportunité d’emmener la musique hors des grandes villes et de mettre de l’avant des musiciens que je considère talentueux. Je participe également au Festival of the Sound à Parry Sound, en Ontario, une institution de la scène canadienne qui m’a fait comprendre l’importance de projets créatifs variés.

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Atsuko Chiba, Klô Pelgag, La Sécurité, Les Louanges et plusieurs autres productions québécoises de  qualité seront présentés à la Commission B.

Parmi les petits festivals régionaux de la province, celui de La Commission B à Saint-Casimir se distingue par sa programmation presque exclusivement québécoise, son volet brassicole et sa convivialité. La 11e édition, qui se déroulera cette année du 19 au 21 juin, donnera l’occasion d’apprécier Klô Pelgag, Les Louanges, La Sécurité et bien d’autres dans une atmosphère détendue et sans se ruiner. Avec l’attention portée aux familles autant dans la programmation que sur le site, petits et grands y trouveront tous leur compte en faisant le plein de découvertes musicales. On a eu la chance de s’entretenir avec le directeur artistique François Deschamps pour en savoir un peu plus sur les artistes et les activités qu’il a invités cette année!

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Ce contenu est produit en partenariat avec LA VITRINE, qui relaie aussi La Commission B

PAN M 360 : Pourriez-vous nous présenter un peu La Commission B pour ceux et celles qui n’ont jamais mis les pieds à Saint-Casimir?

François Deschamps : C’est un petit festival qui a été créé il y a environ dix ans, de manière complètement organique, par la communauté et la brasserie de Saint-Casimir, afin de mettre sur pied un événement brassicole. Avec le temps, la structure et la direction s’est modifiée et c’est devenu un évènement musical à part entière mais qui a tout de même conservé un aspect brassicole puisque le samedi, plusieurs micro-brasseries d’un peu partout dans la province viennent toujours y exposer leurs produits. L’idée c’est vraiment de créer le plus beau des petits festivals, d’essayer de garder ça à l’échelle humaine où les gens peuvent venir profiter d’un week-end musical dans des lieux qui ne sont pas surchargés et qui sont conviviaux. Comme ça a lieu en plein cœur du village, c’est pas comme dans un champ rempli à pleine capacité haha!

PAN M 360 : Pouvez-vous nous parler un peu de la direction de votre programmation?

François Deschamps : On fait une très grande place à la musique québécoise, c’est la totalité de notre programmation à l’exception d’une formation française. Ça vient d’une volonté artistique mais aussi d’une réalité économique. Ça aurait été possible de programmer des groupes de l’extérieur et d’avoir des gros noms mais ça devient souvent une course à la nouveauté ou à la croissance et on n’avait pas envie d’aller là. On s’est centré sur la qualité et la découverte de ce qui se fait ici.

PAN M 360 : Est-ce un défi de monter une programmation (presque) exclusivement québécoise ou une fierté?

François Deschamps : Un peu des deux haha! C’était un défi mais le paysage musical a beaucoup évolué au Québec. C’est tellement talentueux ce qui se fait ici depuis quelques années qu’on pourrait faire sept jours de festival et on aurait encore des choix difficiles à faire alors qu’avant, on se faisait dire qu’on ne pouvait pas faire de festival si on avait pas de tête d’affiche internationale. On est axé sur des styles qui se retrouvent pas ou peu dans d’autres programmations estivales, dans la marge, car on veut initier les gens et proposer des choses qu’ils n’entendront pas ailleurs. Le mélange des genres marche bien dans notre cas et ça fait partie de l’identité du festival. Comme on est une gang de mélomanes à la programmation, on se fait plaisir et on essaie de créer des expériences enrichissantes.

PAN M 360 : Peux-tu nous parler un peu de tes coups de cœur de programmateur pour cette édition-ci?


Et bien on aura le rock progressif fusionné d’Atsuko Chiba, un groupe québécois qui commence à avoir une belle renommée à l’international et qui demeure étrangement assez méconnu ici : ils mélangent plusieurs influences donc le psych, le post-rock et même le hip-hop alors je pense que ça vaut vraiment le détour. Sinon, le spectacle de Philippe B dans la grande église du village risque d’être franchement magnifique, c’est définitivement un de ceux que j’ai le plus hâte de voir. Côté découverte, Alix Fernz et La Sécurité sont à ne pas manquer puisqu’ils font de plus en plus jaser. Pour ce qui est des têtes d’affiche, on aura Klô Pelgag et Les Louanges qui viendront faire un tour!

PAN M 360 : Les familles sont bienvenues lors du festival et d’ailleurs, vous avez pensé à eux dans la programmation je pense?

François Deschamps : Oui et bien comme on a, en parallèle, une programmation en salle à l’année longue où on a un volet jeunesse (avec lequel on fait de la médiation dans les écoles aussi), c’était logique et naturel pour nous d’en développer un dans le festival. On a adapté l’offre, et aussi l’espace avec le petit boisé, avec des spectacles et des ateliers pensés pour les plus jeunes où on a essayé d’avoir de vraies propositions artistiques, pas seulement des divertissements. On a des activités de cirque, un volet bricolage et des performances déambulatoires en plus de la classique activité de maquillage haha! Comme ça les plus petits peuvent aussi y trouver leur compte!

PAN M 360 : Quelles particularités est-ce que les gens de l’extérieur vont retrouver en s’aventurant à Saint-Casimir?

François Deschamps : La convivialité, l’espace et l’accessibilité sans se ruiner! Le fait que les places de camping sont gratuites plaît beaucoup aux adolescents et aux jeunes adultes alors que la gratuité des billets pour enfants est très appréciée par les familles. Il y a un café collaboratif qui est installé dans le milieu où les gens se rejoignent dès le matin et il y a de la musique sur la rue principale avant que la programmation enchaîne alors c’est vraiment vivant! Il faut dire que sur les 1500 habitants du village environ, une bonne centaine sont bénévoles pour le festival alors c’est vraiment un trip communautaire qui crée des liens! La preuve : beaucoup de gens s’informent sur la communauté ensuite, que ce soit par envie d’y déménager ou de s’y impliquer haha!

PAN M 360 : De quelle manière réussissez-vous à assurer la pérennité financière de l’évènement?


François Deschamps : Pour les festivals, la presque totalité des modes de financement est à court terme donc c’est hyper difficile de se projeter dans le futur et d’essayer d’avoir de la prévisibilité puisque chaque année, on est en attente de réponse de financement et c’est constamment à recommencer alors ça prend beaucoup de temps et d’énergie à l’équipe, qui ne peut pas être en train de s’occuper des autres aspects lorsqu’elle est en rédaction de demandes de subvention. Il y a même des réponses qui arrivent après l’évènement donc des fois c’est super stressant parce qu’on n’est pas certains de recevoir l’aide de tel ministère/programme alors même que le budget de l’édition est déjà dépensé. On n’a pas ou très peu de financement récurrent, peu importe le succès de l’édition précédente, ce qui est assez particulier puisque les subventionneurs nous demandent toujours de créer plus de nouveauté alors qu’on est toujours dans un mode de précarité qui épuise les équipes. On est à un courriel ou un refus de ne pas pouvoir tenir l’événement, chaque fois. De plus, pour les festivals en région comme nous, le financement privé est assez limité.

PAN M 360 : Les retombées économiques, pour la petite communauté de Saint-Casimir, doivent être assez importantes lors de cette réunion de quelques milliers de personnes?

François Deschamps : Absolument! Les restaurants et les bars sont pleins et il faut se planifier comme il faut pour réserver une chambre d’hôtel haha! Je pense que c’est 1,50$ de retombées pour chaque 1$ investi en culture? Il faudrait vérifier mais ça donne un bon coup de pouce à l’économie du village! Les commerçants sont contents, les villageois aussi et tout le beau monde de l’extérieur peut nous découvrir sous notre meilleur jour!

  •  Selon Radio-Canada en 2025, chaque dollar investi en culture en rapporte quatre, alors que selon le Conseil des Arts chaque dollar investi en rapporte six.

Dropkick Murphys, Caïn, JF Pauzé, Fredz, Joël Vogt et Cindy Bédard y seront, notamment. Parmi les événements musicaux et culturels de la Mauricie, le Festival Énergik est un incontournable. 

Au cœur de Shawinigan, cette grande fête musicale avec place familiale se démarque par son rythme détendu, la proximité avec la nature et sa zone pour enfants qui sera doublée en superficie! Avec une programmation offrant des prestations d’artistes internationaux autant que locaux, comme Dropkick Murphys et Fredz, petits et grands y trouveront leur bonheur lors de l’édition 2026 qui prendra place du 11 au 13 juin. On a discuté avec Mikaël St-Cyr, le directeur de la programmation, pour en apprendre un peu plus sur les surprises qu’il nous réserve et survoler deux autres festivals qu’il mène de front dans la région.

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Ce contenu est créé en partenariat avec LA VITRINE qui relaie aussi le Festival Énergik


PAN M 360 : Merci de prendre le temps de t’entretenir avec nous aujourd’hui, ça va bien dans la planification évènementielle?

Mikaël St-Cyr :
Ça va super bien! C’est sûr que le rush s’en vient avec les deux premiers, les festivals Énergik et Sunsation, qui arrivent à grands pas et dans lesquels on met beaucoup de temps et d’énergie! On est en train de finaliser haha! On a la chance cette année d’avoir beaucoup plus de partenariats que par le passé et ça pour nous, c’est une clé pour le long terme.

PAN M 360 : Peux-tu nous parler un peu du Festival Énergik, pour que les gens qui ne connaissent pas aient une petite idée?

Mikaël St-Cyr : Shawinigan c’est une méchante belle ville et le Festival Énergik est le seul événement musical et culturel d’envergure s’y produisant durant l’été alors ça devient vraiment féérique. Les gens de la place et de l’extérieur se retrouvent dans les rues, dans une ambiance détendue, pour profiter de la zone pour enfant, se poser sur une terrasse au soleil ou flâner dans les boutiques des commerçants entre deux shows.

PAN M 360 : Comment est apparue l’idée de la création de l’évènement?

Mikaël St-Cyr : Il y avait vraiment un besoin local au niveau de la culture durant l’été et on a décidé de venir combler ce besoin-là avec un évènement qui allait nous permettre de programmer des noms d’envergure comme Dropkick Murphys autant que des découvertes de chez-nous comme Fredz, sous quatre axes : la musique, les manèges, l’éco-responsabilité et redonner à la communauté.

PAN M 360 : Quel genre de surprises nous réserve l’édition que vous nous avez concoctée cette année?

Mikaël St-Cyr : On est très contents d’avoir JF Pauzé, des Cowboys, qui viendra faire son premier festival en solo avec nous! Ensuite, on a Fredz, pour qui c’est vraiment la folie en ce moment, et on reçoit Kaïn pour leur dernier festival en Mauricie! On a aussi travaillé fort pour accueillir notre premier gros artiste international à Énergik : Dropkick Murphys qu’on a très hâte de voir sur scène!

PAN M 360 : Aviez-vous une direction artistique particulière lorsque vous avez élaboré votre programmation?

Mikaël St-Cyr : Oui bien on a décidé de concentrer les genres selon les journées! Donc le jeudi, c’est plus rock, le vendredi c’est vraiment folk québécois et le samedi, comme Saint-Tite est proche, on finit ça en beauté avec une touche country! Il y a notamment Joël Vogt et Cindy Bédard qui vont venir faire un tour!

PAN M 360 : Tu parlais tout à l’heure de la zone pour enfants, veux-tu nous en dire un peu plus pour les gens qui aimeraient venir en famille?

Mikaël St-Cyr : Oui! On est très fiers d’avoir l’une des plus grosses zones pour enfants au Québec! On devrait avoir une dizaine de jeux gonflables, une mascotte et on essaie très fort d’avoir une grande roue! Ça fait partie des choses qu’on voulait vraiment développer cette année, on voulait bonifier le côté familial et on se croise les doigts que tout se concrétise!

PAN M 360 : Est-ce qu’on peut s’attendre à d’autres nouveautés par rapport aux éditions précédentes?

Mikaël St-Cyr : À part le fait que la zone pour enfants double de superficie, ce sera surtout au niveau de la disposition que ça se modifie. On aura une configuration un peu différente au niveau des scènes et ça va être plus grand! Bien sûr, on a toujours la scène gratuite, à la place du marché, qui présentera une petite programmation parallèle en fin d’après-midi les vendredi et samedi!

PAN M 360 : Quel genre de public se donne rendez-vous pour venir profiter des spectacles?

Mikaël St-Cyr : Forcément, on a beaucoup de familles haha! Les gens viennent avec leurs enfants, avec les grands-parents et tout mais on a aussi les jeunes adultes, les mélomanes et les gens qui viennent faire la fête haha! Il y a une ambiance un peu féérique qui flotte dans la ville durant ces trois jours et tout le monde apprécie!

PAN M 360 : Peux-tu nous décrire un peu cette ambiance qui flotte dans les rues de Shawinigan durant les festivités?

Mikaël St-Cyr : Ce qui est l’fun, à Shawinigan, c’est qu’on a un peu les deux « moods » : un premier qui est un peu plus paisible, en mode chalet, avec le parc de la Mauricie qui est juste à côté et la nature qui prend beaucoup de place mais en même temps, on a la super-longue 5e rue, au centre-ville, qui est remplie avec plein de commerces et de boutiques et où ça bouge beaucoup! Alors qu’on ait envie de vivre un festival dans la détente ou le dynamisme, les deux sont possibles!


PAN M 360 : Tu es à la programmation de plusieurs autres évènements, dont le Festival Sunsation et Générations, veux-tu nous en parler un peu?

Mikaël St-Cyr :
Oui et bien Sunsation aura lieu les 5 et 6 juin et en est à sa 9e année. Pour cette édition, c’est la première fois qu’on aura une programmation exclusivement électro répartie sur deux jours. Notre clientèle est plutôt entre 16-35 ans pour ce festival et elle nous a clairement démontré que c’est ce qu’elle voulait alors on l’a écoutée et on a élaboré une super programmation dans ce sens-là avec des artistes comme Alan Walker, Nicky Romero, BUNT. et DVBBS en bordure du pont de Trois-Rivières dans le majestueux parc Laviolette!

Pour Générations à Nicolet, et bien c’est notre plus gros festival de l’année, avec environ 45 000 personnes! Cet été on aura Three Days Grace, Wiz Khalifa et Quebec Redneck Bluegrass Project, alors ça devrait être complet haha! On va vraiment dans tous les sens avec la programmation de celui-ci puisqu’on veut vraiment qu’il y en ait pour tous les goûts! On a au-dessus de 80% des entreprises de Nicolet qui commanditent l’évènement, plus de 35 loges, c’est vraiment spectaculaire!

PAN M 360 : Ça doit être impressionnant comme charge de travail de coordonner tous ces événements-là! Êtes-vous une grosse équipe?

Mikaël St-Cyr : On est une petite équipe de 3-4 personnes mais on travaille fort haha! L’expérience aide beaucoup c’est sûr! Autour de moi j’ai un graphiste, une gestionnaire de médias sociaux et j’ai une personne à temps plein pour tout ce qui est comptabilité et administration. Pour tout ce qui est des partenariats, qui occupe presque 80% de mon temps, et de la programmation, c’est moi qui s’en occupe! On a une superbe entente avec Live Nation alors ça facilite beaucoup le démarchage auprès des artistes mais on n’arrête pas beaucoup haha!

 

PAN M 360 : Un dernier message avant qu’on se quitte?

Mikaël St-Cyr : Oui! C’est important de dire que dans tous nos événements, que ce soit Énergik, Sunsation ou Générations, on aime vraiment ça inclure de la pyrotechnie et des effets spéciaux recherchés alors si vous avez déjà vu l’un des artistes en show, sur nos scènes ça va être différent! On ne lésine pas sur les coûts pour avoir en effet « wow »! Venez faire un tour, vous allez être surpris!


Festival Énergik : https://www.festivalenergik.com/

Festival Sunsation : https://www.sunsationfestival.com/

Festival Générations : https://www.festivalgenerations.com/




La violoniste Sirena Huang a remporté des tonnes de prix à travers le monde depuis quelques années à peine : le Concours d’Indianapolis (1er prix), le Concours Elmar Oliveira (1er prix), le Concours Tchaikovsky (1ere place), et j’en passe. À l’occasion du Festival de musique de chambre de Montréal 2026, la jeune étasunienne basée à New York parcourera l’ensemble des Sonates et Partitas pour violon solo de Bach lors de trois concerts-midi à la salle Bourgie. Nous en avons parlé avec elle. 

INFOS ET BILLETS CONCERT 9 JUIN

INFOS ET BILLETS CONCERT 11 JUIN

INFOS ET BILLETS CONCERT 13 JUIN

Ce mardi 9 juin, nous pouvons nous attendre à la rencontre sur scène de deux univers singuliers : l’hybridation hétérodoxe entre klezmer et musique classique de l’octuor Oktopus et les nappes brumeuses et lancinantes de la violoncelliste et autrice-compositrice-interprète Jorane. Un spectacle que l’on peut souhaiter unique, qui réunit les musiciens autour d’un amour commun pour l’exploration des sons. En prévision de ce spectacle, Rêvances sans parole (car le chant y sera traité comme un pur instrument, libéré de la contrainte de la parole), PAN M 360 reçoit Gabriel Paquin Buki, clarinettiste et fondateur de l’ensemble Oktopus, pour discuter hybridation musicale, processus collaboratif, et musique klezmer.

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Les deux superbes trios pour piano de Franz Schubert, l’Op. 99 en si bémol et l’Op. 100 en mi bémol, seront donnés en concert le mercredi 10 juin 2026 à l’église Sainte-Famille de Boucherville, dans le cadre du Festival Classica. J’ai parlé de ces œuvres magistrales de la toute fin de la vie du compositeur, avec le violoncelliste Cameron Crozman, qui sera sur scène avec la pianiste Meagan Milatz et la violoniste Chloe Kim. 

INFOS ET BILLETS POUR LE CONCERT

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Le Nouvel Opéra Métropolitain, lié de près au festival Classica, investit la co-cathédrale de Longueuil et accueille les jazzophiles, cinéphiles et mélomanes enclins au chant lyrique pour une plongée dans le répertoire de Michel Legrand. Ses classiques, Les moulins de mon coeur, Les mariés de l’an II, Les Parapluies de Cherbourg, des Demoiselles de Rochefort, Yentl, Peau d’Âne et bien plus encore sont ici présentés dans un contexte hybride, où l’opéra, la symphonie et le jazz fusionnent.

Chef principal de l’Orchestre national de Cannes, Benjamin Lévy dirige ici l’Orchestre du Festival Classica, et réunit de magnifiques voix lyriques, les sopranos Magali Simard-Galdès et Anna-Sophie Neher, le ténor Emmanuel Hasler, ainsi qu’un trio jazz de feu avec la pianiste Lorraine Desmarais, le batteur Paul Brochu et le contrebassiste Éric Lagacé.

Au terme d’un cycle intense de répétitions, la renommée jazzwoman Lorraine Desmarais nous exprime tout son enthousiasme avant l’exécution de ce programme ambitieux présenté le samedi 6 juin à la cocathédrale Saint-Antoine-de-Padoue à Longueuil.

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VISIONNEZ CETTE INTERVIEW!

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Chanteur, rappeur et auteur-compositeur, Thomas Thivierge-Gauthier alias Mantisse s’est d’abord fait connaître comme la voix chantante du trio rap LaF. Il nous a offert en 2022 son premier album solo intitulé Collin-Maillard, et nous arrive au printemps 2026 avec son deuxième album, un long jeu intitulé Les fleurs préférées de ma mère, dans lequel il troque les beats et le rap au profit de la guitare acoustique et d’une folk douce et minimaliste, dans une oeuvre intimiste et dépouillée. Simon Gervais s’est entretenu avec l’artiste pour PAN M 360 afin d’en apprendre plus sur sa démarche.







John David Padgett, alias Johnny Jewel, est sans doute LA tête d’affiche du happening Futurs Antérieurs, mis de l’avant par la SAT pour célébrer ses 30 ans. Musicien, producteur, compositeur et multi-instrumentiste, il est connu pour n’utiliser que du matériel analogique. Né et élevé à Houston, Jewel enregistre et sort des albums depuis trois décennies.
Sa carrière artistique a véritablement débuté lorsqu’il a commencé à enregistrer à Portland, dans l’Oregon, où il s’était installé au milieu des années 90. Il a ensuite formé Glass Candy avec la chanteuse Ida No, un groupe influencé par le no wave qui s’est progressivement transformé en un duo électronique fortement influencé par l’italo-disco. En 2006, il a fondé le label Italians Do It Better, qui rassemble toute une gamme d’artistes et de groupes produisant une musique similaire, mêlant italo-disco, électronique et synthés. C’est alors que Johnny Jewel est venu à Montréal et a rencontré Megan Louise, qui est devenue sa complice de création et la mère de son enfant.

Glass Candy et Desire (un duo électro avec Megan) sont les groupes avec lesquels il a collaboré. Avec le soutien de Jewel, le groupe Chromatics a connu le succès avec l’album Night Drive (2007), et leur musique a ensuite été reprise dans la bande originale du film Drive (2011) de Nicolas Winding Refn. Johnny Jewel a également composé la musique de nombreux films, dont Lost River (2015) de Ryan Gosling. Aux côtés de Chromatics, il a participé en 2017 à la série de David Lynch Twin Peaks : The Return, la reprise de la célébrissime série des années 90. De plus, entre 2014 et 2018, Jewel a sorti trois albums solo, composés en grande partie de morceaux instrumentaux. Sa carrière s’étant développée dans l’industrie cinématographique américaine, il est retourné s’installer sur la côte ouest, où il vit avec sa compagne et sa fille.

Depuis, Desire a sorti d’autres albums, dont le plus récent, Games People Play, date de 2025. Il a également publié des albums solo (The Other Side of Midnight, Windswept, Digital Rain, Vapor, Themes for Television, Naïf de cœur avec Sébastien Tellier) et des bandes originales de films (A Beautiful Now, Home, Don’t Come Back from the Moon, Zeroville, Holly).

Alors ? Interviewer Johnny Jewel pour Futurs Antérieurs, où il se produira le vendredi 5 juin, c’est une évidence !

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PAN M 360 : Tu as donc vécu à Montréal pendant trois ans, n’est-ce pas ?

Johnny Jewel : Oui. Ma fille est née à Montréal. Sa mère est ma compagne, Megan Louise, qui fait également partie de notre duo Desire, et qui est née et a grandi à Montréal.

PAN M 360 :  Donc, tu es en quelque sorte un Montréalais. Je vois que je t’appelle en Californie. Tu es donc basé sur la côte ouest, si j’ai bien compris.

Johnny Jewel : Oui, près de Joshua Tree.

PAN M 360 :  En plein désert? Ouah ! Bon, j’ai un peu suivi ta carrière et tu as un parcours très intéressant depuis tes débuts, parce que tu as commencé comme musicien intéressé par le no wave, le post-punk, l’art rock, l’italo-disco, le glam rock, puis tu t’es progressivement orienté vers l’électronique avec du matériel analogique. J’ai raison ? 

Johnny Jewel : Eh bien, en gros, ce que tu soulignes, c’est le début de l’histoire qui commence en 1996. C’est à ce moment-là que j’ai déménagé à Portland, dans l’Oregon, sur la côte ouest. Mais avant ça, je viens de Houston, au Texas. C’est environ dix ans avant ça, vers le milieu ou la fin des années 80, que j’ai commencé à enregistrer. Et ma première expérience avec la musique, c’était le noise et la musique concrète, la musique expérimentale, pour laquelle j’utilisais des synthétiseurs et des enregistrements sur le terrain. 

Et puis, quand j’ai déménagé à Portland pour la toute première fois, j’ai essayé de monter un groupe appelé Glass Candy. Je n’avais jamais écrit de chansons pop auparavant. Du coup, ce qui en est ressorti… tu sais, on était vraiment fans de David Bowie, du no wave et du punk. Et on ne savait pas vraiment bien jouer ni bien enregistrer. Du coup, ça sonnait vraiment très brut et très no wave.

Mais on essayait vraiment de faire du disco. C’était juste très primitif. Puis, petit à petit, j’ai commencé à réintroduire de plus en plus d’éléments électroniques dans le projet du groupe. Et quand on a commencé à faire des albums, j’ai commencé à inclure des passages instrumentaux, des passages cinématographiques pour contrebalancer les chansons pop. Et ça a attiré l’attention de, tu sais, des créateurs de mode, des réalisateurs et des monteurs de films, qui ont alors commencé à utiliser ces morceaux instrumentaux dans des films. Et ça m’a amené à travailler dans le cinéma et à être sollicité pour composer des musiques de films. Donc, c’est un peu ce dont tu parles avec le groupe, et le punk se situe en quelque sorte au milieu. 

PAN M 360 : Et à propos du label Italians Do It Better ? 

Johnny Jewel : Tout a commencé en 2006. C’était un hommage à l’italo-disco. Le nom s’inspire d’un t-shirt que Madonna portait dans un clip de 1986, sur lequel on pouvait lire « Italians do it better » ; c’est donc une sorte de référence obscure à ça. Et puis à l’époque, au milieu des années 2000, il y avait un mouvement underground de redécouverte de la disco européenne des années 80. Comme des trucs minimal wave en 8 pistes et 16 pistes qu’on appelait en quelque sorte tous « Italo Disco », même si beaucoup d’entre eux ne l’étaient pas vraiment. On adorait vraiment ces trucs qui venaient d’Europe, qu’on jouait en Allemagne, en Italie et en Grèce.

PAN M 360 : Je vois. Donc, ça a commencé avec Glass Candy, donc.

Johnny Jewel : Glass Candy a été le premier de tous. Puis j’ai collaboré à la production de Chromatics, et j’ai commencé à écrire pour le projet Desire avant même de rencontrer Megan.  J’avais le concept du groupe, puis je l’ai rencontrée à Montréal en 2008 et on a lancé Desire. Ça fait donc 18 ans que ça dure. En fait, la première fois que j’ai vu les créations de Megan, c’était au Zoo Bizarre. Tu connais cette salle ?

PAN M 360 :  Oui, bien sûr, je le connaissais. J’habitais à deux pâtés de maisons de là. Alexandre Auché en était le propriétaire et aujourd’hui, il fait partie de l’équipe de programmation de la SAT et joue un rôle important dans la  direction artistique collective. Alex s’occupe de la programmation de l’événement Futurs Antérieurs.

Johnny Jewel :  Oui, je connais Alex.  C’est Megan qui a organisé ce concert, je ne savais pas trop qui m’avait engagé.  

PAN M 360 : Zoo Bizarre existait en France avant de s’installer à Montréal pour ensuite fermer.

Johnny Jewel : Oui, j’’ai rencontré Alex à Bordeaux. Ouais, j’ai découvert Megan pour la première fois au Zoo Bizarre ; elle y donnait un concert en hommage à Jean-Pierre Mercier, le producteur français de Cosmic Disco. Des membres des Georges Leningrad et de Dutch Estelle jouaient avec Megan au chant, un peu comme un groupe de rock progressif. Ils n’ont donné qu’un ou deux concerts.   Et il se trouve que j’étais de passage quand ils ont joué, et je lui ai proposé de monter un groupe avec moi.

PAN M 360 : Tu  as aussi composé des musiques de films. Chromatics, avec qui tu as travaillé, a sorti l’album Night Drive en 2007, et quatre ans plus tard, cette musique a été adaptée pour le film Drive de Nicolas Winding Refn.  Tu as également composé la bande originale du film Bronson de Refn en 2008, et celle de Lost River de Ryan Gosling en 2015. Une belle réussite ! C’est toujours important pour toi ?

Johnny Jewel : Oh oui. Et avant ça, si Drive a vu le jour, c’est parce que j’avais travaillé sur Bronson, son film précédent. Ryan a vu Bronson et l’a adoré. Puis, quand Ryan s’est lancé dans Drive, il avait le choix entre plusieurs compositeurs et réalisateurs. Il nous a donc choisis, Nick et moi, grâce à Bronson. Et j’ai ensuite composé la bande originale de Drive à Montréal. 

PAN M 360 : Pourquoi as-tu quitté Montréal pour la côte ouest, déjà ? 

Johnny Jewel : C’était l’idée de Megan. Donc, après que l’équipe de Drive m’ait engagé pour composer de la musique de film et de télévision, on pouvait rester à Montréal au début, grâce à Internet et tout ça. Mais les gens de Los Angeles aiment vraiment que les compositeurs soient sur place. Megan m’a donc pris un numéro de téléphone à Los Angeles, et quand ils appelaient pour fixer un rendez-vous, je répondais depuis Montréal.

PAN M 360 : Donc tu faisais semblant d’être sur la côte ouest ? 

Johnny Jewell : Oui ! Et puis je disais : « Je ne peux pas venir aujourd’hui, mais je peux venir demain. » Et ensuite, Megan me réservait un vol et je prenais l’avion pour Los Angeles pour la réunion.

PAN M 360 : Megan est aussi votre manager, en quelque sorte !

Johnny Jewell : Oui, eh bien, c’est ma complice, donc on fait tout ensemble. Elle est brillante en affaires. Elle avait un studio dans l’immeuble où j’enregistrais. Et puis elle était aussi partenaire de Zoo Bizarre et possédait également des sociétés de production. Elle est très créative et a plein d’idées. Et puis c’était son idée. Après que je sois venu sur la côte ouest pour travailler sur une émission de télévision pendant un mois, on a eu une petite fille et elle m’a dit : « Pourquoi on ne déménagerait pas tout simplement à Los Angeles ? » Je n’avais jamais envisagé la possibilité de déménager à Los Angeles parce que honnêtement, je n’aimais pas trop cette ville. J’aimais bien vivre à Montréal, mais je n’avais pas beaucoup d’expérience de Los Angeles. Et puis, après avoir déménagé là-bas et m’être davantage imprégné de cette ambiance de quartier, j’ai vraiment adoré cet endroit et on a adoré la Californie. 

 PAN M 360 : Et maintenant, tu vis dans le désert de Joshua Tree, ce qui est un endroit idéal pour un artiste.

Johnny Jewell : Oui, pour moi qui suis auteur-compositeur, c’est génial. J’adore l’isolement. C’est parfait.

PAN M 360 : Et pourquoi es-tu passé principalement à du matériel électronique analogique ? 

Johnny Jewell : L’analogique, c’était, tu sais, le matériel que j’ai utilisé pour les albums Beatbox et Night Drive. Ces premiers albums ont tous été réalisés avec le même matériel que j’avais déjà au Texas quand j’ai déménagé de là-bas à Portland. Il s’agit essentiellement de trois synthétiseurs et d’une boîte à rythmes. Et j’avais déjà tout ça. Et puis, je crois que c’est vers le milieu des années 2000 que j’ai commencé à m’intéresser un peu plus au séquençage, aux boîtes à rythmes, au rap et à la musique de club. Et je pense que c’est ça, tu vois, la batterie live que j’adore. Mais à ce moment-là, ça faisait déjà 10 ans que je faisais ça. 

PAN M 360 :  Oui, mais  tu n’es pas un prosélyte de l’analogique. C’est juste une coïncidence que tu aies construit ta pratique artistique de cette manière, mais ce n’est pas nécessairement une croyance en la supériorité de l’analogique. 

Johnny Jewel : Eh bien, ce n’est pas une religion pour moi, tu sais, mais je préfère clairement l’analogique, j’utilise le numérique pour d’autres choses. Mon parcours personnel s’est fait avec les outils auxquels j’ai eu accès, qui se trouvaient être analogiques puisque je les ai depuis 30 ans, tu vois. Et puis je continue simplement à développer ça et je n’ai toujours pas atteint les limites de ce que je peux faire avec. Il n’y a donc aucune raison pour moi de passer à l’informatique ou au numérique alors que j’explore encore l’analogique.  

Mais j’adore aussi la musique assistée par ordinateur et j’adore tous les types de musique électronique. Je trouve ça très intéressant, en tout cas pour moi personnellement. Ma méthode de travail s’inspire davantage de la mentalité rock à l’ancienne : on commence le morceau, on le joue en entier, puis on ajoute des couches. Et c’est comme ça que je travaille encore aujourd’hui. 

PAN M 360 : Et tu travailles principalement seul ? Est-ce que tu collabores parfois avec d’autres musiciens ?

Johnny Jewel : Je travaille principalement en totale isolation. Et les collaborations se font généralement à distance. Et elles concernent le plus souvent un chanteur. Musicalement, j’ai besoin de beaucoup de temps seul.

PAN M 360 : La configuration idéale pour une famille proche et chaleureuse !

Johnny Jewel : Oui, plus trois chiens et deux cochons d’Inde !

PAN M 360 : Trop cool ! Et que vas-tu présenter exactement à Montréal ?

Johnny Jewel : Eh bien, (une semaine avant le concert) je n’ai pas encore tout à fait décidé, pour être honnête. Je devrais m’adapter à l’ambiance générale, en fait. Oui, l’ambiance générale sera un mélange de travaux cinématographiques que j’ai réalisés dans la réalité. Tu sais, comme la musique que j’ai composée pour David Lynch, celle que j’ai faite pour Drive, Lost River, des trucs comme ça.

Et puis il y aura une partie fantaisiste où j’improviserai en direct sur des films des années 1960 et 1970, montés de manière non linéaire. C’est un peu comme une idée de film imaginaire. Et puis je jouerai aussi quelques chansons pop de mes  groupes. Ce sera donc un mélange de ces trois composantes principales. Je ne sais donc pas encore exactement ce que je vais jouer.  Je décide généralement la veille.

PAN M 360 : Donc tu fais quelque chose de différent avec ce matériel existant et tu le modifies lors d’un concert. 

Johnny Jewel : Oui. Je réinterprète certains de mes moments préférés ou des éléments que je trouve, selon ce que je choisis, qui complètent l’ensemble du concert et créent une progression émotionnelle pour la soirée. Je vais jouer pendant environ 80 minutes.  Donc, chaque morceau influence vraiment tous les autres. Et cela détermine ma façon de jouer, ce que je choisis, l’ordre dans lequel je le fais, et finalement aussi ce que l’on voit visuellement pendant que ces morceaux sont joués et que les paroles sont entendues.

PAN M 360 : Présentes-tu également de nouvelles choses, de nouvelles musiques ?  

Johnny Jewel : Oui, des morceaux inédits tirés de mon prochain album, Kaleidoscope. Et il s’agit d’une série en plusieurs volumes. J’ai réalisé mon premier film l’année dernière et je suis en train de le monter. Il s’intitule lui aussi Kaleidoscope. Quand je me suis mis à composer la musique du film, j’ai fini par produire environ huit heures de musique, ce qui est beaucoup trop. J’ai donc décidé qu’au lieu de faire un album, j’allais réaliser une série qui comptera trois ou quatre volumes de Kaleidoscope. Je jouerai donc quelques morceaux du volume un.

PAN M 360 : Merci beaucoup pour cette conversation. Tu as été très généreux avec PAN M 360. 

Johnny Jewel :  Merci à toi, à  bientôt !

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Le beau temps arrive et avec lui, tous les festivals qui valent le détour. Parmi ceux-ci, une perle encore cachée pour plusieurs, un événement niché dans le décor pittoresque de Tadoussac, à la fois sur les rives du Fjord et du Fleuve. 

Pierre Lapointe, Louis-Jean Cormier, Sarahmée, Thomas Fersen et Mike Clay en seront les têtes d’affiche du Festival de la Chanson de Tadoussac.

Chaque année, le week-end musical ayant lieu sur la Côte-Nord est l’occasion parfaite pour allier amour de la nature et de la musique. Avec une programmation offrant à la fois valeurs sûres et découvertes, toutes les générations sont à l’honneur dans une ambiance offrant une proximité mémorable. On a posé quelques questions à la directrice générale Myriam Sénéchal afin d’en savoir un peu plus sur l’expérience et sur les surprises que nous réserve cette 42e édition qui se produira du 11 au 14 juin 2026. 

INFOS ET BILLETS ICI

CETTE INTERVIEW EST FAITE EN PARTENARIAT AVEC LA VITRINE, QUI RELAIE LES INFORMATIONS DU FESTIVAL DE LA CHANSON DE TADOUSSAC

PAN M 360 : Pour les gens qui ne connaissent pas le Festival, comment le décririez-vous ?

Myriam Sénéchal : L’ADN du festival, c’est vraiment d’un côté les scènes en pleine nature et de l’autre, la proximité avec les artistes. On a la moitié des scènes qui sont à l’extérieur dans des lieux inédits qu’on ne retrouve pas ailleurs : sur la plage de Tadoussac dans la baie, sur les rochers aux abords du Fjord, à la ferme, à la marina et on a aussi plusieurs pop-ups un peu partout. En même temps, on est vraiment proche des artistes et des autres festivaliers(ères) parce que ce sont de petites scènes et de petites salles qui permettent de vivre des moments intimes. Comme le village est petit lui aussi, tout se fait à pied et on recroise souvent les mêmes personnes un peu partout ; ça crée un beau sentiment de communauté.
PAN M 360 : Quelles sont les têtes d’affiche de cette 42e édition?
Myriam Sénéchal: On a Pierre Lapointe qui vient lancer le Festival en grand, on a très très hâte de le recevoir ! On aura aussi la chance d’accueillir Louis-Jean Cormier qui viendra présenter un « 5 à 7 » en formule intime pour lequel il n’y a vraiment pas beaucoup de billets. Il y aura Sarahmée qui va venir nous partager sa verve, le passage de Thomas Fersen, qui vient de la France et qui présente seulement 3 spectacles au Québec cette année et le projet solo de Mike Clay pour ne nommer que ceux-là ! C’est vraiment plaisant parce que nos formules nous donnent l’opportunité d’une rare proximité, même avec ceux/celles qui ont un plus gros nom si on veut.

PAN M 360 : Quelles sont les découvertes à ne pas manquer cette année ?
Myriam Sénéchal : On a complètement une programmation qui est axée sur la découverte ! Beaucoup de coups de cœur cette année de notre équipe! On a Alphonse Bisaillon, qui a vraiment un univers disjoncté qui vaut le détour, qui revient pour une deuxième fois. On a également Anyma Ora’, une artiste de Wendake qui fait de l’électro-pop accessible à découvrir, la formation Véranda qui sera de passage sur la petite scène Hydro-Québec et bien plus ! Les découvertes valent toutes la peine haha !

PAN M 360 : À quel genre d’ambiance peut-on s’attendre sur les sites et dans le village ?
Myriam Sénéchal : Le cœur du Festival est vraiment autour de l’église, plusieurs scènes s’y trouvent. C’est vraiment comme si l’événement prenait d’assaut tout le village : toute la communauté est impliquée, autant les commerçants que les villageois ! C’est un sentiment très communautaire, familial mais aussi très festif haha ! On sent vraiment que pendant ce week-end là, tout se met en mode festival et ça devient vraiment vivant ! On a des navettes mais le déplacement est tellement facile que beaucoup de gens préfèrent emprunter les sentiers en nature ou les rues.

PAN M 360 : Qu’est-ce qui distingue votre festival de tous ceux qui se passent « en ville » ?
Myriam Sénéchal : Ici on allie vraiment culture et nature. Par exemple, chaque année lors de la présentation des spectacles acoustiques sur les rochers près du Fjord, on voit des baleines. Ce sont des moments magiques qui se ne voient pas ailleurs. On a également une belle programmation d’activités complémentaires à ne pas manquer durant le week-end qui permettent de découvrir la nature et le simple fait d’arpenter le village, les rivages du Fjord et de respirer l’air marin permettent de vivre une expérience sans pareille. Comme l’événement est plus petit que ceux des grandes villes, on ne se retrouve pas pris dans de gros bains de foule. Ça reste très relax comme contexte.
PAN M 360 : Quels genres de musique pourra-t-on entendre sur vos scènes cet été ?
Myriam Sénéchal : Nous on est vraiment spécialisés en « chanson » mais comme on le sait c’est assez large comme définition haha! Alors on aura du rock, du pop, du folk, du hip-hop, du country et aussi un peu de trad, toujours à prédominance francophone bien qu’on a quelques artistes qui présentent en anglais, en espagnol ou en langue autochtone. Vraiment une belle brochette diversifiée où il y en aura pour tous les goûts !
PAN M 360 : Avez-vous un type de public en particulier auquel vous vous adressez ou c’est vraiment intergénérationnel ?
Myriam Sénéchal : C’est absolument pour toutes les générations! Comme on fête le 42e anniversaire cette année, il y a des gens qui nous suivent depuis le début et qui arrivent à un certain âge qui se mélangent avec un public plus jeune qui se renouvelle d’années en années. On a aussi plusieurs personnes qui viennent de l’extérieur, de la région de Québec notamment et de plus en plus de Montréal, qui se rajoutent. Ça crée vraiment une belle gang où plusieurs liens se tissent.
PAN M 360 : Comment fonctionnez-vous pour la sélection de vos artistes chaque année ?
Myriam Sénéchal : On se tient beaucoup à l’affût de ce qui se fait au Québec en général ! On est friands de découvertes donc on reste proche de la scène émergente et des vitrines pour être au courant des nouveautés et trouver nos prochains coups de cœur au sein de l’équipe. On fonctionne beaucoup par instinct. Comme on a un public assez étendu, on essaie aussi de ratisser large pour avoir une belle variété à présenter.
PAN M 360 : En terminant, par quelles nouveautés les habitués pourront-ils être surpris lors de cette édition ?Myriam Sénéchal: Et bien on a ajouté une nouvelle scène, accessible en kayak et par sentier, qui se situe au pied des dunes de sable de Tadoussac, c’est vraiment magnifique ! On aura également l’ajout du « piano à gogo » : un(e) pianiste qui sera disponible pour interpréter les demandes spéciales ou partitions de karaoké. Enfin il y aura une nouvelle « Place des festivals » qui se rajoute avec des kiosques où le public pourra aller se détendre et se rafraîchir! Pour étirer le plaisir, on a également notre série estivale de spectacles « Les soirées d’été au jardin » de juin à septembre, qui n’est pas nouvelle mais toujours un bel extra !

Autour du bandonéon et du violoncelle, Denis Plante et Stéphane Tétreault présentent ce vendredi 5 juin le concert Le grand tango à l’Église catholique de Saint-Lambert, dans le cadre du festival Classica. Pour PAN M 360, Jeremy Fortin s’est entretenu avec Denis Plante afin de discuter, en autres, de son désir de composer pour le bandonéon.

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PAN M 360: D’où vient ce désir de mettre sur pied un concert mettant de l’avant le bandonéon et le violoncelle autour du tango?

Denis Plante : Je collabore avec Stéphane Tétreault depuis un premier projet au Festival Classica, imaginé par Marc Boucher il y a 7 ans. On a depuis produit deux disques, fait des concerts au Canada, en France et aux États-Unis, mais nous avons aussi collaboré sur d’autres projets créatifs, comme le spectacle Les lettres de Chopin, l’opéra Les fleurs du mal. Le violoncelle et le bandonéon se complètent bien en duo ; les deux instruments peuvent alterner entre le rôle de soliste et celui d’accompagnement. Il faut dire que c’est un projet fait  sur mesure pour nous, toutes les partitions sont créées spécifiquement pour le duo.

PAN M 360 : Vous avez arrangé ou composé la majorité des pièces pour le concert, comment avez-vous construit le programme de la soirée?

Denis Plante : Le programme a été élaboré suite au succès du concert au festival l’an dernier à Classica, qui a été récompensé d’un prix du concert de l’année {Opus, Monde}. Je voulais présenter quelque chose de différent, avec une ampleur symphonique. J’ai composé un double concerto, une pièce hommage, de nouveaux arrangements du projet Stradivatango et orchestré des œuvres de Piazzolla en prévision de la soirée. Des milliers de notes de musique! Ça sera une soirée de primeur et de création. C’est très excitant!

PAN M 360 : Discutons justement du programme de la soirée, que pouvez-vous nous dire sur chacune des pièces du concert? Plus particulièrement bien sûr, ceux que vous avez composés?

Denis Plante : Comme toujours, mes compositions s’inscrivent dans la tradition du tango argentin, plus spécifiquement pour l’écriture virtuose pour bandonéon de concert. C’est une approche qui ressemble à celle de Ravel lorsqu’il composait la Tzigane ou le Boléro — l’inspiration folklorique devient un terrain fertile pour la créativité. L’originalité de notre projet en duo repose aussi sur la virtuosité de Stéphane au violoncelle, plus on travaille ensemble, plus il me pousse à lui écrire des partitions vertigineuses. Il y aura beaucoup de ça, la mélancolie du bandonéon et l’ensorcellement du violoncelle.  

PAN M 360 : Comment s’est déroulée la collaboration avec I Musici de Montréal? Comment cette collaboration avec l’orchestre a-t-elle vu le jour? 

Denis Plante : Ma collaboration avec I Musici ne date pas d’hier. J’avais présenté mon projet Tango Boréal avec l’ensemble il y a quelques années. C’est un ensemble très polyvalent, capable d’une grande sophistication technique, mais aussi d’une remarquable intensité expressive — deux qualités essentielles au tango. Stéphane entretient une relation encore plus profonde avec l’ensemble, puisqu’il a été fondé par son mentor, le violoncelliste et chef d’orchestre Yuli Turovsky. 

PAN M 360 : Le concert n’étant pas votre premier sur le tango, qu’est-ce qui vous intéresse à propos de ce genre musical? 

Denis Plante: Ce qui m’intéresse particulièrement dans le tango, c’est le bandonéon. C’est l’instrument emblématique de ce genre musical, celui qui lui confère sa couleur unique et sa profonde mélancolie. Je joue exactement le même modèle que Astor Piazzolla : un véritable Doble A d’avant-guerre. Mon instrument porte plus d’un siècle d’histoire dans son soufflet.

La vraie question serait peut-être : pourquoi composer du tango au Québec? La réponse nous ramène encore une fois au bandonéon. À l’origine, l’instrument avait été conçu pour accompagner la musique religieuse : une sorte d’harmonium portatif. Pourtant, c’est dans le tango qu’il a trouvé sa véritable voix et que sa technique de jeu s’est pleinement développée.

Le bandonéon permet la polyharmonie, l’hyperchromatisme et une expressivité exceptionnelle. Il est difficile de ne pas évoquer le tango dès les premières notes. Comme compositeur, j’embrasse donc cette tradition avec le même regard curieux que Piazzolla, cherchant de nouvelles façons de faire chanter cette petite boîte noire — cette « cage à oiseaux », comme l’appelait Aníbal Troilo.

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Officiellement tenu du 27 juin au 22 août, le Festival international du Domaine Forget est déjà en marche depuis le tout début de juin. PAN M 360 est partenaire de cet événement présenté à Saint-Irénée dans Charlevoix, qui devient chaque été un paradis de la musique.

Entre autres pointures, le Domaine Forget accueillera le saxophoniste Steven Banks (26 juin), le pianiste Benedetto Lupo (28 juin), l’ensemble vocal Voces 8 (3 juillet), les guitaristes classiques Gaëlle Solal et Jason Vieaux (4 juillet), le Trio Hochelaga (11 juillet), l’Orchestre du Centre National des Arts sous la direction de Kensho Watanabe (18 juillet), l’Orchestre Métropolitain et son célébrissime maestro Yannick Nézet-Séguin (24 et 25 juillet), l’Orchestre national des jeunes du Canada (31 juillet), le ténor Marc Hervieux dans un concept rétrospectif de sa carrière (8 août), Les Violons du Roy dirigés par son chef et fondateur Bernard Labadie de concert avec l’ensemble Pentaèdre et l’Orchestre de chambre de l’Académie du Domaine Forget réunis dans un programme le programme Vienne Immortelle. Le concert de clôture (27 août) sera dirigé par Mathieu Lussier, sorte de culmination réunissant l’Orchestre de chambre de l’Académie, les chanteurs et chanteuses de l’Académie, Les Violons du Roy et Pentaèdre. Quand il n’y en a plus, il y en a encore!

Mathieu Lussier assure la direction artistique du festival et nous présente ici ses meilleures prises.

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