Après seulement deux années de guitare classique, le jeune musicien Tommy Dupuis a compris qu’il était destiné à cet instrument plutôt qu’à la guitare électrique qu’il pratiquait pourtant depuis bien plus longtemps. Au Festival Classica 2026, le dimanche 14 juin, le jeune homme présentera son concert Les 1000 sonorités de la guitare, au cours duquel il souhaite montrer tout ce dont son instrument est capable. Un programme qui va de Bach à des Esquisses africaines, des airs inspirés des Balkans, du Albéniz, la musique d’un jeune compositeur québécois et bien d’autres. J’ai rencontré Tommy Dupuis, qui vient juste de terminer son année 25-26 en tant que Révélation Radio-Canada, pour parler de sa carrière qui débute et de son programme musical. 

INFOS ET BILLETS POUR LE CONCERT DE TOMMY DUPUIS

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Maurin Auxéméry, qui assure la direction artistique des équipes des Francos et du Festival International de jazz de Montréal, passe ici en revue l’entière programmation des Francos de Montréal, prévues du 12 au 20 juin. Évidences et pépites s’y chevauchent quotidiennement dans cette programmation constituée à 75% de propositions francophones d’Amérique et 25% de productions issues d’Europe ou de la francophonie internationale. De Laurent Voulzy à Pierre Lapointe, de Fallon à Marie-Céleste, le spectre est vaste et PAN M 360 vous invite à plonger dans la prog des Francos et bien écouter les commentaires de Maurin dont l’équipe a travaillé fort pour livrer un tel produit.

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On connaît assez bien le rôle des Jeunesses musicales Canada (JMC) dans le soutien et le développement de carrière de jeunes artistes canadiens. On oublie parfois que la salle des JMC, ou Salles Joseph-Rouleau, située en plein Plateau Mont-Royal à Montréal, offre une saison de concerts de tous les types (apéros, jeunesses, familles, etc.) à longueur d’année. J’ai eu la chance de discuter avec la Directrice générale et artistique Danièle LeBlanc, de la saison 2026-2027 de la petite, mais archi sympathique salle de concert. 

PANM360 : La mission des Jeunesses Musicales Canada est de soutenir les jeunes artistes. Quelle part y a-t-il là-dedans pour la programmation de concerts dans la salle Joseph-Rouleau?

Danièle LeBlanc : Notre mission se décline en deux volets : Soutien de développement de carrière de jeunes artistes, ça oui, mais aussi Diffusion d’activités musicales pour le public préscolaire et primaire (et on y ajoute des concerts pour public adulte). 

PANM360 : Une saison de programmation à la salle Joseph-Rouleau, c’est donc tout ça.

Danièle LeBlanc : oui, c’est ce qu’on essaie de refléter dans notre petite salle de 100 places. On accueille des sorties scolaires. On a aussi des concerts pour les familles, offerts une fois par mois, les dimanches.

On offre également une série de concerts qui nous permet d’offrir aux jeunes artistes des opportunités de montrer leur talent dans un contexte professionnel. Chaque année, nous offrons une résidence à un ou une artiste. Cela se concrétise par un accès gratuit à notre salle, puis par la réalisation et la présentation de trois concerts durant l’année, selon son calendrier.

À cela s’ajoute un concert invité, idéalement d’un artiste JMC, ou ancien artiste JMC. Et bien sûr, tous nos concerts qui partent en tournée ont aussi l’occasion d’être donnés à Montréal dans notre salle. 

PANM360 : Que retient-on de la saison 26-27?

Danièle LeBlanc : On peut retenir le nom de Krystina Marcoux, marimbiste. Elle sera notre artiste en résidence pour l’année. Elle va assumer la programmation, le booking d’artistes, etc. pour l’organisation de trois concerts. C’est une artiste très dynamique et audacieuse. Nous, on la connaît depuis 2019, car elle a été une artiste JMC. 

Le 15 octobre, elle va nous présenter son premier concert, dans la cadre de notre série apéro, qui commence à 18h avec l’apéro, le concert à 19h, et tout est terminé à 20h pour que les gens puissent aller terminer la soirée au resto (il y en a des tas dans le coin). 

Son concert s’appelle Danse, Rythme et Feu. Il y aura du Stravinsky, du Gershwin, du Saint-Saëns. Elle sera en duo avec la violoniste Chloé Dumoulin, une autre excellente jeune artiste de la relève. 

PANM360 : Violon et marimba, c’est très surprenant et rafraîchissant. On reconnaît l’originalité de Krystina Marcoux.

Danièle LeBlanc : Ah oui, tout à fait. Son deuxième concert, Trilogie intemporelle, aura lieu le 28 janvier 2027. Elle sera en duo avec un autre marimbiste, Conrado Moya, qui joue beaucoup en Europe. Il sera de passage ici et il profitera de l’occasion pour explorer avec Krystina toutes sortes de répertoires, dont du Bach et du Ravel dans des arrangements inédits. 

INFOS ET BILLETS POUR LES TROIS CONCERTS AVEC KRYSTINA MARCOUX

PANM360 : S’il y a une percussionniste capable de faire chanter le baroque autant que l’impressionnisme, c’est bien elle.

Danièle LeBlanc : J’ai une anecdote à ce sujet. Lors de sa première audition pour les JMC, elle avait joué du Bach, justement. Je ne me rappelle plus quoi exactement. Mais je me souviens d’un juge qui m’avait dit en coulisse : ‘’C’est le meilleur Bach que j’ai entendu de ma vie’’. Krystina sur un marimba, c’est ça. 

Finalement, sa résidence se terminera avec Embrasser l’éphémère, le 17 mars, dans un duo marimba-voix. Encore quelque chose de rarissime! Elle sera avec la soprano Caroline Gélinas pour jouer Mahler, Falla et Bach, encore. Je pense que ce sera une très très belle résidence. 

PANM360 : Voilà donc trois concerts apéros, mais ce ne sont pas les seuls?

Danièle LeBlanc : Non, bien entendu. Ce sont uniquement les trois programmés et montés par notre artiste en résidence. Il y en a plusieurs autres, toute l’année. Dans cette série des apéros, il y a aussi un concert invité et trois autres concerts des artistes de la relève choisis par les JMC pour tourner au Canada. 

L’invité sera Pierre Rancourt, chanteur connu à l’opéra. Il s’accompagnera cette fois à la guitare et à la podorythmie dans un hommage à Félix Leclerc. Un trio instrumental sera avec lui. Les artistes de la relève qui compléteront la série seront le duo alto-piano de Wilhelm Magner et Elizabeth Pion (dont la carrière avance très bien!); le Duo CordaVox (Bruno Gauthier-Bellerose à la guitare et Lucie St-Martin, soprano) dans un programme inspiré de chants populaires selon Ravel, Britten, Rodrigo; puis l’Ensemble Passamano, un trio piano-violoncelle-flûte qui explorera le tango. 

INFOS ET BILLETS POUR LA SÉRIE DES CONCERTS APÉRO

PANM360 : Pierre Rancourt, excellent chanteur lyrique, dans un format trad/chanson, c’est très intriguant.

Danièle LeBlanc : Ce que je trouve inspirant dans ce projet, c’est que ça vient de son travail dans des classes d’accueil pour nouveaux arrivants. Il a développé une approche qui transmet aux immigrants une image du Québec et de ses habitants. Ça veut dire quoi vivre au Québec, ça veut dire quoi être québécois. Il reprend Félix, mais l’arrange aussi. Des fois, ce sont des sonorités arabisantes, par exemple. C’est une véritable aventure interculurelle, et un partage généreux et touchant. Il s’est inspiré de ça et nous en tire un très beau concert. 

PANM360 : Il y a aussi Ma belle opérette. Qu’est-ce que c’est?

Danièle LeBlanc : Ça c’est très original et excitant. C’est un spectacle hors série, qui aura lieu à la Maison de la culture Notre-Dame-de-Grâce, car c’est trop imposant pour se tenir dans notre petite salle. Ma belle opérette, c’est en fait un montage d’airs d’opérettes et de comédie lyrique connus et à découvrir, dans une scénarisation de Pascal Blanchet, un fin connaisseur de ce répertoire. Il a imaginé une situation fictive, à Montréal dans les années 40-50, dans laquelle des producteurs montent un spectacle. À travers les différentes situations, on y entendra toutes sortes de mélodies, dont certaines bien sûr de Lionel Daunais et Charles Goulet. Il y aura toutes sortes de personnages sympathiques, un critique, une diva française, etc. 

INFOS ET DÉTAILS POUR MA BELLE OPÉRETTE

PANM360 : Votre autre public cible ce sont les enfants et les familles…

Danièle LeBlanc : Oui, ça fonctionne toujours très bien. Nous avons plusieurs productions qui tournent et qui reviennent 

PANM360 : Comme Annabelle Canto

Danièle LeBlanc : En vérité, Annabelle sera une nouvelle production adaptée avec des artistes du Nouveau-Brunswick. Cette province est un partenaire très important dans le réseau des JMC. 

On a des classiques qui sont toujours populaires, Le Bal de l’Halloween, La Forêt des Mélomanes, Le Grand Bal de Noël, etc. Certains sont avec nous depuis une vingtaine d’années, comme Le Grand Bal de Noël! J’aime penser que nous avons eu un impact sur de jeunes artistes qui ont pu développer leur projet et lui donner une longue vie. 

Il y a aussi un concert invité dans cette série. Cette année, ce sera Il était une flûte, avec Aurélie Morgan. Elle y présente une douzaine de flûtes de toutes les sortes et de tous les pays. 

INFOS ET BILLETS POUR LA SÉRIE DES CONCERTINOS FAMILLE

PANM360 : C’est très familial. Pas seulement dans le sens de la programmation, mais dans le sens de la communauté des JMC…

Danièle LeBlanc : Oui. C’est vrai que toutes les organisations veulent créer ce genre d’appartenance. Je ne pense pas qu’on soit différents des autres en ce sens. Tu sais, l’OSM, l’Opéra de Montréal, tout le monde veut créer une famille autour de soi, une communauté qui y croit puis qui va aller de l’avant (autant les mécènes, les artistes, les employés, les bénévoles que la population mélomane). Par contre, JMC, c’est un organisme spécifiquement focalisé sur les jeunes, la plupart par encore connus, et ça c’est unique. Je pense que les JMC est un organisme important dans l’écosystème, pertinent pour les jeunes artistes puis pour les jeunes enfants qui veulent découvrir la musique. 

PANM360 : On a parfois l’impression que la salle Joseph-Rouleau demeure encore mal connue des habitués de concerts, et même des habitants du Plateau..

Danièle LeBlanc :  Dans ce que tu mets de l’avant, il faut tenir compte de certains facteurs. D’abord, l’immeuble lui-même est un témoin architectural significatif. On ne peut pas faire ce qu’on veut avec la devanture. Si tu regardes en haut du bâtiment, c’est écrit Clinique Laurier. C’est historique. Il y a donc un défi, on ne peut pas défaire la devanture comme on le voudrait pour montrer aux gens qu’on a une salle. 

On est entre le Conservatoire et la Maison de la culture du Plateau Mont-Royal, ce sont des compétiteurs directs, il faut qu’on se démarque. 

PANM360 : La salle est-elle utilisée à sa pleine capacité?

Danièle LeBlanc : Non, mais elle est utilisée à haute capacité. Entre nos concerts programmés, nos locations externes, notre utilisation interne pour nos propres activités, nos propres répétitions, moi j’ose avancer qu’elle est occupée 60% du temps par des projets externes, internes ou en location. On pourrait toujours aller chercher plus de locations, on pourrait toujours se positionner différemment aussi au sein de l’écosystème, ça c’est une réflexion à faire. Nous allons d’ailleurs amorcer la conception de notre future planification stratégique bientôt. Ce sont des réflexions que nous aurons. Mais tu as raison :  on a le défi de se démarquer, de sortir de cette espèce de bijou dans un écrin, caché dans un coffret, lui-même dans un tiroir.

PANM360 : Merci, et une très belle saison 26-27!

Danièle LeBlanc : Merci!

SuperMusique conclut sa saison  2025-2026 et inaugure l’été en toute singularité, soit par un atelier public présenté avec la Chorale Joker. La directrice de la chorale, Joane Hétu, a invité les chef·fe.s Liz Lima, Olivier St-Pierre et Éric Forget à diriger la chorale en usant d’un langage de signes mis au point par SuperMusique au fil du temps. Toujours en quête de collaborations inédites, la Chorale Joker s’applique aussi à implanter son lexique et son vocabulaire utiles à l’impro et à la composition collective en temps réel. Unisson, polyphonie, bruitisme vocal, toutes les approches possibles de la voix sont envisagées. Ce samedi, 14h, au QG du Vivier, soit l’église Saint-Hilda , rue De Lorimier dans le vieux Rosemont, l’atelier public de SuperMusique vous invite! Et c’est exactement pourquoi Liz Lima et Joane Hétu en causent à PAN M 360.

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PAN M 360 : Quel est l’intérêt d’un atelier public de musique improvisée pour les mélomanes?

Liz Lima : Ça permet au public de mieux comprendre la codification de notre direction. C’est assez particulier, on fonctionne vraiment avec des signes et des gestes, tout un langage que SuperMusique a élaboré. C’est quelque chose d’assez particulier, propre à la musique actuelle et aux musiques improvisées aussi.

Évidemment, d’autres artistes ont établi de tels systèmes. On pense, entre autres, à Anthony Braxton, Christine Duncan ou Phil Minton, mais notre affaire c’est quelque chose de très particulier, c’est quelque chose qu’on n’entend pas ailleurs qu’à Montréal. Alors notre public apprend à comprendre les signes, etc. Vous avez développé un vocabulaire de consignes.

PAN M 360 : Pour l’atelier de samedi, quel est le plan de match?

Liz Lima : Nous sommes quatre chef.fe.s. Chacun.e va avoir, finalement, un moment de création spontanée. Les consignes assembleront les éléments improvisés d’une composition collective. Les chanteurs et chanteuses de Joker sont habitués à fonctionner avec ces signes. Ce vocabulaire est maîtrisé et pratiqué, les artistes répondent spontanément aux consignes des chef.fe.s. L’exécution se fait toujours en relation avec le contexte sonore autour des improvisateurs.trices. La chorale Joker est un ensemble très ludique et dont les interprétations se bâtissent beaucoup sur l’interaction. 

PAN M 360 : Chaque chef.fe.s  improvisera donc sa propre direction.

Liz Lima :  Oui, le tout fondé sur le même vocabulaire. Tout le monde maîtrise le même lexique.

PAN M 360 : Nous connaissons bien Joane Hétu, à la barre de SuperMusique avec Danielle P Roger et improvisatrice de longue date. Nous vous laissons présenter les autres chef.fe.s!

Liz Lima : Pour ma part, j’ai étudié en composition à l’Université Laval et au Conservatoire de Musique Montréal. Je suis à MTL depuis 20 ans, en fait. Je chante principalement, mais je suis aussi clarinettiste et guitariste. Rapidement, je me suis tournée vers les musiques actuelles, puis vers la composition et l’improvisation depuis quelques années, de plus en plus vers les arts vivants. Donc, des spectacles qui comportent des interprètes ou des créateurs de la danse ou du théâtre. Souvent, mes projets personnels et ceux auxquels je collabore comportent plusieurs éléments de pluridisciplinarité.  J’ai d’autres projets en pop alternative, pop, où je chante et joue de la guitare.

PAN M 360 : Éric Forget?

Liz Lima : Éric Forget vient du théâtre, de la danse, il fait aussi beaucoup de conception sonore pour le théâtre et la danse. Ça fait plusieurs années qu’Éric se produit sur scène  et compose. C’est une addition super intéressante à la Chorale Joker parce qu’il nous amène tout le volet du théâtre et du mouvement sur scène. Il est très actif dans les arts vivants.

Olivier St-Pierre, je vais bientôt le rencontrer.  Je laisse Joane Hétu le présenter.

Joane Hétu : Olivier St-Pierre est un compositeur de musique contemporaine, il est aussi un organiste et pianiste, il est l’organiste titulaire au Sanctuaire du Saint-Sacrement. Il collaborera bientôt avec moi dans un prochain concert avec la Chorale Joker, c’est pour ça que je l’ai invité à cet atelier. Ça lui permettra de comprendre comment marche tout ça. Olivier connaît le chant choral, mais pas celui de notre chorale. Et il est un super compositeur, inspiré par la musique ancienne, des techniques polyphoniques et combinatoires. Il explore la relation entre le son et le temps, s’appuyant notamment sur l’usage de la microtonalité et de la polyrythmie dans une perspective expérimentale. Il a écrit pour une grande variété d’instrumentistes et d’ensembles.

PAN M 360 : Et donc, ça va être un concert avec quatre longues improvisations dirigées, c’est bien ça?

Liz Lima : On souhaite aussi impliquer le public, l’inviter à se joindre à nous à la fin du concert, pour faire une petite pièce avec quelques signes appris sur place.

PAN M 360 : Alors donc, samedi 13 juin, 14h, à l’église Saint-Hilda !

On lui doit une profusion de réarrangements et transcriptions symphoniques à partir de chansons connues du grand public, on lui doit notamment les arrangements et orchestrations de « Histoires sans paroles – Harmonium symphonique ». Affirmons que Simon Leclerc est une des références absolues de la pop orchestrale au Québec et que sa réputation le mène régulièrement à l’étranger pour y accomplir des mandats importants. Le prochain provient de la direction artistique du festival Classica (Marc Boucher), c’est-à-dire la transformation de Notre-Dame de Paris en version concertante, symphonique et lyrique, du fameux opéra pop de Luc Plamondon et Richard Cocciante, assurément l’une des œuvres fondamentales du célébrissime parolier québécois. Simon Leclerc dirigera ainsi le Nouvel Opéra Métropolitain (NOM) et l’Orchestre classique de Montréal (OCM), une initiative de Marc Boucher. La création de cette réinterprétation de NDP est prévue ce vendredi 12 juin, 19h30, à la Cocathédrale Saint-Antoine-de-Padoue dans le contexte de Classica.

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Le trompettiste canadien Jens Lindemann est un virtuose à qui peu de défis font peur. L’ex membre des célèbres Canadian Brass joue de tout, car les étiquettes lui importent peu. Le 12 juin 2026, il sera à la salle Bourgie à l’occasion du concert Le monde selon Sinatra, Ellington et Gershwin, programmé par le Festival de musique de chambre de Montréal. Pour l’occasion, il sera accompagné par un big band constitué de musiciens montréalais aguerris. J’ai rencontré le sympathique musicien. Nous avons parlé de musique, bien entendu, mais aussi des 32 trompettes perdues dans la destruction de sa maison lors des incendies en Californie en 2025, des pièces les plus difficiles qu’il ait jamais jouées, et du fait qu’il est passé à deux doigts de ne jamais jouer de musique (merci à sa maman qui l’a obligé à persévérer). 

LE CONCERT EST À GUICHETS FERMÉS

Artistes : 

Matt Catingub, directeur artistique, piano et voix
Ian Parker, piano solo
Jens Lindemann, trompette solo

Le Big Band du Festival
– ​Jean-Pierre Zanella, sax alto I
– Jennifer Bell, sax alto II
– Yves Adam, sax baryton
– André Leroux, sax ténor
– Jocelyne Couture, trompette I
– Bill Maher, trompette II
– Aron Doyle, trompette III
– Dave Grott, trombone I
– Taylor Donaldson, trombone II
– Éric Lagacé, basse
– Steve Moretti, batterie

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Violoncelliste et membre du Barbican Quartet, Yoanna Prodanova revient à une de ses maisons en participant à cinq reprises aux programmes du Festival de Musique de Chambre de Montréal, qui se tient du 9 au 21 juin, principalement à la Salle Bourgie. Native de Bulgarie, Yoanna Prodanova a immigré au Canada avec sa famille où elle a vécu principalement à Montréal. Elle a fait sa formation de violoncelliste à Montréal, elle a reçu notamment les enseignements de Denis Brott. Depuis 14 ans, elle vit au Royaume-Uni où elle a fondé avec ses amis étudiants le Barbican Quartet. PAN M 360 vous offre cette conversation avec Yoanna Prodanova et Alain Brunet.

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Dans le contexte de Classica mais aussi de la saison du Vivier, la compagnie Opéra Magnolia (précédemment nommée OperaM3F) présente L’hiver attend beaucoup de moi, une œuvre qui n’a cessé d’évoluer depuis sa première commande 2018; une deuxième version allongée pour l’Opéra de Montréal en 2020, et une troisième relecture à 6 instruments, présentée à Berlin en 2022. Cette dernière version sera présentée au festival Classica, en collaboration avec Le Vivier. Sous la direction de Mélanie Léonard, six interprètes de l’ensemble Paramirabo et les chanteuses d’Opéra Magnolia s’exécuteront dans une mise en scène de Nathalie Deschamps.

Dimanche 14 juin 2026 à 15 h, Studio-Théâtre des Grands Ballets, Édifice Wilder, Espace Danse, 1435 rue de Bleury, Montréal.
« L’hiver attend beaucoup de moi explore la vie dans les paysages tant magnifiques que cruels du nord du Québec. Alors qu’une tempête approche, Léa, qui est enceinte, tente de rejoindre un refuge sûr. Elle y sera guidée par Madeleine, une mystérieuse inconnue. Cet opéra évoque la force et la solidarité des femmes face à un chagrin et à une tragédie indicibles. »

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Laurence Jobidon – compositrice

Pascale St-Onge – librettiste

Mélanie Léonard – cheffe

Marianne Lambert – Léa (soprano)

Kristin Hoff – Madeleine (mezzo)

​​

PARAMIRABO

Jeffrey Stonehouse – flûtes

Gwénaëlle Ratouit – clarinettes

Hubert Brizard – violon

Viviana Gosselin – violoncelle

Antoine Joubert – piano

Charles Chiovato Rambaldo – percussions


Direction: Nathalie Deschamps

Partenaires de production : Opéra Magnolia, Festival Classica, Le Vivier, Paramirabo​​

L’hiver attend beaucoup de moi a été commandée dans le cadre d’initiatives distinctes par l’Opéra Magnolia (anciennement Musique 3 Femmes) et l’Opéra de Montréal.

En 2023, le trompettiste Jacques Kuba Seguin a amorcé un projet unique en son genre dans la musique canadienne. Sa Trilogie des odeurs, basée sur les trois étapes de la vie d’un parfum, s’inscrit dans une démarche allégorique portée par des comparaisons entre la vie humaine et celle des créations olfactives. La jeunesse, l’âge adulte et la vieillesse, telles des allégories aromatiques. Musicalement, l’étape initiale évoquée dans l’album Parfum no 1 (et associée aux notes de tête, celles qui apparaissent immédiatement mais durent aussi le moins longtemps, entre 30 et 120 minutes), vive comme l’enfance, était soutenue par un quintette.

Parfum no 2, associé aux notes de cœur (celles qui constituent la signature du parfum et durent quelques heures de plus) était porté par un big band, complexe comme l’âge adulte. Cette fois, Parfum no 3, la conclusion, dresse le portrait sonore des notes de fond, celles que l’on conserve beaucoup plus longtemps et qui nous mènent au troisième âge. Celui-ci a mérité tout un orchestre symphonique en collégialité avec le quintette du premier volet. Un parcours riche de sens et d’impressions se termine donc dans une suite de sept compositions soufflées par l’Orchestre symphonique de Trois-Rivières dirigé par Alain Trudel, et un quatuor jazz mené par Jacques Kuba Seguin. J’ai rencontré le compositeur et interprète pour parler de cette aventure qui se termine. 

Jusqu’à maintenant, Montréal comptait deux clubs exclusivement consacrés au jazz : les plus que respectables Dièse Onze et Upstairs (auxquels on peut ajouter un troisième nom, La Maison du Jazz, à Laval). Voici qu’un petit nouveau se manifeste, L’Entracte Cabaret Jazz. Confirmant la stature de ‘’Ville de jazz’’ de Montréal (ça fait longtemps que je dis qu’il y a de la place dans la Métropole pour au moins un autre club à temps plein), L’Entracte a élu domicile en plein centre-ville : coin Sainte-Catherine et Peel (1112 Sainte-Cat ouest, pour être précis. Facile à retenir). Ce qui est surtout très encourageant, c’est que le projet est porté par une bande jeunes passionnés (également musiciens et musiciennes), qui ont étudié pour la plupart à McGill. Pour l’instant, le club est ouvert quatre soirs par semaine, du jeudi au dimanche, bien que l’objectif est inévitablement d’offrir des shows sept soirs. Une place de choix est offerte aux jeunes artistes, L’Entracte souhaitant devenir un hub pour les cohortes sortantes des différentes écoles montréalaises, mais en tissant soigneusement et régulièrement des liens avec des vétérans de la scène (Kevin dean est un soutien important du projet). 

J’ai rencontré deux des jeunes courageux (car il n’y a rien de simple dans la mise en place d’un endroit de ce genre) afin de parler de leur vision et de leur passion. 

Et puis, bonus non négligeable pour certains aficionados de la chose : L’Entracte possède son propre orgue Hammond B-3! Ce qui veut dire que toutes les oreilles le moindrement excitées par cet instrument (dont les miennes) auront un rendez-vous hebdomadaire (le dimanche) pour se rincer abondamment des sonorités groovy et funky de l’appareil.

SITE WEB DE L’ENTRACTE CABARET JAZZ

La programmation est annoncée une semaine à la fois. Voici celle du 11 au 14 juin qui viennent (Greg Amirault taquinera le B-3!!) : 

Lui-même chanteur lyrique et aussi chanteur pop sous le pseudo Simon Pierre, ex-membre de la Bande Magnétique , reconverti (entre autres) à la direction d’orchestre et à la direction chorale, Simon Fournier porte régulièrement le chapeau de maestro pour les production rock ou pop symphoniques du festival Classica, et ce depuis 2017. Dans le cas qui nous occupe, il nous cause du concept Supertramp Symphonique, présenté ce jeudi 11 juin, 19h30, à la cocathédrale Saint-Antoine-de-Padoue à Longueuil. TOUS les classiques de Supertramp y seront immanquablement interprétés. Moment fort en vue pour Classica 2026!

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Le 16 juin, l’étoile montante du violoncelle Cameron Crozman se produira à la Salle Bourgie, dans le cadre du Festival de musique de chambre de Montréal (FMCM), avec d’autres grands noms de la scène musicale. Nous l’avons rencontré pour parler du concert et de son parcours.

PAN M 360 : Vous êtes un musicien de chambre très actif, pouvez-vous nous en dire plus sur votre relation avec cette discipline ?

Cameron Crozman : La musique de chambre est une part très importante de ma carrière musicale. Je suis tombé amoureux de cette activité assez tôt dans ma carrière, alors que j’étais encore étudiant, et participer à des événements comme la Toronto Summer Music Academy, durant laquelle j’ai pu jouer avec des musiciens incroyables, a renforcé cette passion de manière remarquable. Une autre raison qui me rapproche de cette discipline est la qualité du répertoire : je pense que les compositeurs donnent souvent le meilleur d’eux-mêmes dans les compositions de chambre.

PAN M 360 : Vous êtes très actif à Montréal, que ressentez-vous à l’idée de jouer dans cette ville et comment pensez-vous que cela a influencé votre parcours artistique ?

Cameron Crozman :  Je me suis installé à Montréal parce qu’après avoir étudié à Paris, je cherchais un environnement francophone et ici j’ai trouvé une ville au rythme équilibré et à l’atmosphère internationale, avec une offre culturelle remarquable. À cet égard, je crois que la série de concerts Haus Musique, que je dirige avec la pianiste Meagan Milatz, et rendue possible grâce à des dons généreux, représente bien la contribution que je peux apporter à la ville en tant qu’artiste actif dans le domaine musical.

PAN M 360 : Quelle est votre relation avec le programme et les compositeurs présentés à la Salle Bourgie ? 

Cameron Crozman : Pour moi, je jouerai le Quintette de Jaap Nico Hamburger, un compositeur montréalais dont j’ai déjà joué des œuvres par le passé. Je peux dire que, de manière générale, l’ensemble du programme a été conçu pour impliquer le public du mieux possible, puisqu’il s’agit d’un concert-midi destiné à partager avec le public non seulement la grande musique, mais aussi les précieux instruments de la banque du Conseil des arts du Canada qui seront utilisés pendant le concert.

PAN M 360 : À propos d’instruments, parlez-nous de vos violoncelles !

Cameron Crozman : J’ai également bénéficié de divers instruments de la Banque du Conseil des arts du Canada, dont trois à ce jour. Le dernier était un Gagliano, avec lequel j’ai enregistré mon dernier projet, tandis qu’aujourd’hui j’ai le privilège de jouer un Montagnana de la fondation Canimex à Drummondville.

PAN M 360 : Pouvez-vous nous parler de vos projets actuels et futurs ?

Cameron Crozman : Actuellement, une activité qui m’intéresse et m’enthousiasme beaucoup est celle de directeur artistique. J’ai récemment participé au développement du Classical Valley Festival à Kelowna, en Colombie-Britannique, qui combine musique classique et excellence vinicole locale. Cette activité, malgré les nombreux défis, me satisfait énormément car elle me donne l’opportunité d’emmener la musique hors des grandes villes et de mettre de l’avant des musiciens que je considère talentueux. Je participe également au Festival of the Sound à Parry Sound, en Ontario, une institution de la scène canadienne qui m’a fait comprendre l’importance de projets créatifs variés.

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