Pour le 19eIgloofest, Mathieu Constance est de nouveau à la barre de la programmation des 4 week-ends consécutifs à vivre au Quai Jacques-Cartier jusqu’au 7 février. Partenaire médiatique d’Igloofest, PAN M 360 présente chaque semaine de l’événement les recommandations artistiques de son architecte principal, soit un choix prioritaire par programme.

PAN M 360 : D’abord, Mathieu, quelques mots sur l’orientation générale d’Igloofest 2026.

Mathieu Constance : Pour nous d’Igloofest, il est toujours très important d’offrir une diversité de styles électroniques. Notre programmation se veut diversifiée, elle doit plaire à tous les mélomanes. Les astres sont alignés cette année, car les artistes sont issus de plusieurs scènes. Ce fut vraiment plaisant de pouvoir bâtir une telle grille de concert, on y trouve de la bass house, autant qu’il y a de la French Touch, de l’électro mélodique, de la techno et de la hard techno. Je suis vraiment excité de commencer ce jeudi avec Disco Lines!  Ça donne le ton pour une programmation qui m’apparaît très forte. 

PAN M 360 : Comment évolue le public?  On a souvent souligné que l’expérience d’Igloofest l’emportait sur la spécificité de ses artistes invités. Cela dit, on a aussi maintes fois affirmé que la diversité de la proposition était bien réelle et pourrait aussi s’adresser à des clientèles plus mélomanes. Les fans plus pointus s’y rendent-ils pour de vrai?

Mathieu Constance : Je pense que oui, ça a toujours été dans l’ADN du festival. Ça a toujours été très important de mettre de l’avant une scène diversifiée ou émergente. Dans cette optique, on avait bonifié l’expérience l’an dernier avec la configuration 360 de la deuxième scène. On y donne la place à des collectifs de Montréal et même  quelques invités internationaux. Cet espace leur est consacré, et on le voit que que cet espace presque toujours plein de monde, donc il y a définitivement un bassin de fans qui viennent pour la découverte en plus de se promener sur le site et apprécier les têtes d’affiche, peut-être verront-ils DJ Snake à l’œuvre pour une première fois.

PAN M 360 : Chaque semaine d’Igloofest, PAN M 360 mettra en ligne tes suggestions, question de préciser ta direction artistique et mettre en relief ce que tu valorises le plus. Un choix par soir, donc et on commence le jeudi 15 janvier. Notre plateforme PAN M 360 étant ce qu’elle est, on ne veut pas absolument de têtes d’affiche. On veut ton must, soir après soir!

Le jeudi 15, donc on accueille sur la 2e scène Cult Member et LIV K et, sur la scène principale, Disco Lines et Gudfella.

Mathieu Constance : Pour l’ouverture, ce n’est pas très difficile è choisir, c’est Disco Lines. C’est l’explosion d’un météore avec le tube No Broke Boys qui met en relief la chanteuse Tinashe, immense succès sur TikTok l’été dernier. Disco Lines est l’un des noms les plus attendus sur cette programmation. C’est un beau et très gros show, avec  quelques belles surprises côté  production.  C’est incontournable jeudi, mais je ferais quand même une mention spéciale à Cult Member, un artiste de Montréal (techno, acid, ambient )dont la réputation monte en flèche à Montréal. De la trance au lo-fi, on en aura vraiment pour tous les goûts ce soir-là.

PAN M 360 :  Le vendredi 16 janvier, les têtes d’affiche sont Sofi Tukker, Aluna et Sertin mais…

Mathieu Constance :  De Montréal, le collectif féminin T.I.T.S. prend d’assaut le B stage, avec Cori, No Police, précédées d’un B2B de CHAR.L.N et Inside Blur. Moi, pour moi, c’est un programme très excitant pour la découverte!  Il y aura de la techno, de la trancs. Les  événements de T.I.T.S. sont toujours perçus comme de gros partys, très forts en énergie.

PAN M 360 : Le samedi 17 janvier, gros programme : du collectif Music Me Luv, on a Dick Lee, Nad et Pleurire sur la scène Vidéotron (la 2e) et la scène Sapporo (la 1ere) accueille le tandem français The Blaze, la Péruvienne (basée à Berlin) Sofia Kourtesis et le Montréalais Kris Guilty.  Alors?

Mathieu Constance : Je serais déçu à ne pas mentionner le line-up complet prévu sur la scène principale. C’est super cohérent, je crois. The Blaze en formule DJ, c’est peut-être un classique pour nous, mais ça marche tout le temps et c’est tout le temps très fort en émotions. Sofia Kourtesis , pour nous, est une artiste très spéciale qui fusionne beaucoup d’éléments latins, autant côté production originale que DJ, c’est tout le temps quelqu’un de vraiment excitant à voir. Et avoir Kris Guilty au début de la soirée, c’est très important. C’est une des meilleures progressions au programme d’Igloofest et je conseille au public d’être là du début à la fin. 

PAN M 360 : Quels sont les liens stylistiques entre ces trois artistes? 

Mathieu Constance :  Kris, je pense, est quelqu’un vraiment très capable de s’adapter et sans restrictions. Ça va commencer peut-être doucement, puis un peu plus jazzy house, pour ensuite aller vers quelque chose d’un tout petit peu plus énergique avec Sofia, infusé avec des vocals latins, puis des rythmes un peu plus tribaux, sans être trop rapides. Puis ensuite on conclut avec une proposition plus mélodique et un peu plus upbeat peut-être avec The Blaze pour finir tout ça.

PAN M 360 : Excellent. Bon premier week-end!

Publicité panam

Emanuel Ax, huit fois lauréat d’un Grammy Award, est de retour à Montréal avec l’Orchestre symphonique de Montréal. Cette fois-ci, il interprétera le Concerto pour piano n° 3 de Beethoven, considéré comme le plus exigeant concerto de Beethoven pour piano et orchestre, techniquement parlant. Cette oeuvre est également perçue comme une transition entre l’esthétique classique et le romantisme. Joint par Alain Brunet chez lui quelques jours avant son arrivée à Montréal, Emanuel Ax se révèle être un authentique amoureux de Montréal, très respectueux de la culture québécoise, mais aussi un fan de football et de tennis ! Depuis ses débuts dans les années 70, Emanuel Ax joue à Montréal, où il a travaillé avec plusieurs maestros. Il fait maintenant équipe avec Rafael Payare et l’OSM. Et bien sûr, ses commentaires sur le Concerto n° 3 et sa façon d’aborder Beethoven sont très enrichissants. Lisez ce qui suit pour vous en rendre compte vous-même!

BILLETS & INFOS POUR LES CONCERTS DES 15 ET 17 JANVIER, MAISON SYMPHONIQUE

PAN M 360 : Je suis très heureux de m’entretenir avec vous au sujet du Concerto n° 3 de Beethoven!

Emanuel Ax: Plaisir partagé !

PAN M 360: Quelle est votre approche de ce concerto en particulier, quelle est votre relation historique avec lui et où en êtes-vous aujourd’hui ?

Emanuel Ax : C’est un magnifique concerto. Eh bien, cela fait maintenant environ 40 ans que je le joue. 

Mon point de vue à ce sujet a changé, mais seulement légèrement. C’est une œuvre très dramatique, et cela s’entend immédiatement. Donc, rien ne changera à cet égard.

PAN M 360 : Mais certains détails ont changé au fil des ans. Pouvez-vous nous donner quelques indices ? Votre interprétation a en quelque sorte évolué au cours des décennies.

Emanuel Ax : Je ne sais pas si c’est une question de temps. L’interprétation évolue notamment en fonction des chefs d’orchestre et des orchestres avec lesquels vous jouez. J’ai enregistré cette pièce, je crois, dans les années 90 avec André Prévin et le Royal Philharmonic. Puis je l’ai réenregistrée environ 25 ou 30 ans plus tard avec Michael Tilson Thomas et le San Francisco Symphony. Et je l’ai interprétée avec presque tous les orchestres avec lesquels j’ai joué dans ma vie. Je viens de le faire avec l’Orchestre de Philadelphie et Yannick Nézet-Séguin il y a environ deux mois et demi. Et je l’ai déjà fait auparavant avec Yannick, un chef d’orchestre très dramatique, énergique et inspirant. 

PAN M 360 : La relation entre vous et le chef d’orchestre est donc cruciale pour la prestation elle-même. 

Emanuel Ax : Absolument. C’est différent, surtout dans des œuvres comme les concertos pour piano de Beethoven ou de Mozart. Vous faites vraiment partie intégrante de la performance globale et vous n’êtes pas séparé de l’orchestre et du chef d’orchestre. Par conséquent, votre approche de l’œuvre change chaque semaine.

PAN M 360: Cette relation entre vous, le chef d’orchestre et l’orchestre est-elle plus importante que votre propre façon d’évoluer à travers cette œuvre ?

Emanuel Ax: Je dirais les deux, car dans un monde idéal, ce que vous apportez à l’œuvre sera également absorbé par le chef d’orchestre et l’orchestre. Ainsi, lors des répétitions, nous nous écoutons les uns les autres et nous parvenons, je l’espère, à une interprétation unifiée, ce qui nécessite une bonne collaboration et une écoute attentive de part et d’autre.

PAN M 360 : Cette fois-ci, à Montréal, vous serez accompagné de Rafael Payare et de l’Orchestre symphonique de Montréal.  PAN M 360 : So, this time in MTL you will be coupled with Rafael Payare and the Montreal Symphony Orchestra.  

Emanuel Ax :  Oui.  J’ai joué avec Rafael il y a seulement un mois, j’ai interprété Mozart avec lui au Japon, avec l’Orchestre symphonique NHK à Tokyo. J’ai également joué avec lui lors de ses débuts avec l’Orchestre philharmonique de New York il y a quelques années. Nous nous connaissons donc assez bien maintenant.

PAN M 360 : Pouvez-vous nous donner quelques indications sur la manière dont vous abordez ce troisième concerto de Beethoven avec lui ? Et maintenant, y aura-t-il une nouvelle relation entre lui et l’Orchestre symphonique de Montréal ?

Emanuel Ax :  Je n’ai pas encore joué le troisième concerto de Beethoven avec lui. Mais je suis sûr qu’il rendra le premier mouvement très, très dramatique. Et il sera très amusant dans le dernier mouvement. 

PAN M 360 : La musique est toujours un formidable point de rencontre  pour les artistes issus de cultures différentes. Vous êtes Américain depuis longtemps et vous avez des origines galiciennes/ukrainiennes/polonaises/juives, tandis que Rafael a des origines afro-descendantes et métisses  vénézuéliennes… et vous partagez Beethoven ! De nos jours, nous avons tellement besoin de ces expériences paisibles et enrichissantes que nous procure la musique. 

Emanuel Ax :  Oui, pour moi, la musique est avant tout une sorte de religion, car je ne suis pas croyant. Mais surtout dans le monde fou dans lequel nous vivons aujourd’hui, j’ai beaucoup de chance de pouvoir me concentrer sur quelque chose que j’aime et que je considère comme une bonne chose. Vous savez, j’ai beaucoup de mal à regarder les informations ces derniers temps. Je regarde les sports à la télévision. 

PAN M 360 : Vraiment ?! Alors, quel sport regardez-vous?

Emanuel Ax : Eh bien, ma femme et moi sommes de grands fans de tennis. Nous suivons donc ce sport, mais aussi le football américain. Je connais la NFL, mais aussi la LCF, car je suis arrivé à Winnipeg à l’âge de 10 ans. Je connaissais donc les Blue Bombers et je suivais également les Alouettes de Montréal. Nous en savons donc un peu sur ce sport, comme le fait que le terrain de la LCF est plus grand. Mais votre terrain est plus long que le nôtre.

PAN M 360 : Trop cool !  Bon, tu sais, je pense que le niveau est encore nettement inférieur à celui de la NFL.

Emanuel Ax : Mais de grands joueurs ont joué dans la CFL !

PAN M 360 : Bien sûr ! Warren Moon a joué pour les Eskimos d’Edmonton avant de jouer à Houston, Joe Theisman a joué avec les Argonauts de Toronto avant les Redskins de Washington, Doug Flutie a connu une brillante carrière à Vancouver, Calgary et Toronto avant de connaître le succès à Buffalo, San Diego et en Nouvelle-Angleterre. Quoi qu’il en soit, nous sommes tous les deux fans de football américain !

Emanuel Ax : Oui !

PAN M 360 : Pour en revenir à Beethoven, ce concerto n° 3 est très différent des deux premiers. Les deux premiers étaient très proches,  certains diront  plus proches de l’esthétique mozartienne.

Emanuel Ax : Je pense que chacune des cinq sonates est une œuvre très différente et unique. Vous savez, ce qui est remarquable chez Beethoven, c’est que presque toute sa musique, tout est très individuel. Et il est difficile de dire, vous savez, que les sonates sont comme ceci ou que les concertos sont comme cela. Il y a toujours des expérimentations. Il y a toujours quelque chose de spécial dans chaque pièce. Et le troisième concerto, bien sûr, est tout d’abord le plus virtuose jusqu’à cette époque.

Probablement le plus dramatique, comparé, d’une certaine manière, au n° 1 et au n° 2, il est plus, pourrait-on dire, plus romantique dans son sentiment. Pas dans le sens de la période romantique, mais plutôt dans le sens où l’individu explose parfois un peu plus que l’orchestre. Et, bien sûr, le deuxième mouvement est incroyablement introverti, là encore, très romantique dans son sentiment, je trouve. C’est quand même différent de la période romantique. Enfin, le dernier mouvement est tout simplement une incroyable étude de brillance, avec un niveau de difficulté que personne n’avait jamais imaginé auparavant. Il a d’abord été célèbre en tant que grand pianiste, et non en tant que grand compositeur. Cela est venu plus tard. 

PAN M 360 : Oui, c’était un excellent pianiste et un excellent improvisateur.

Emanuel Ax : Exactement. Toutes les cadences des concertos sont bien sûr incroyablement inspirées et brillantes. Et probablement une sorte d’improvisation qu’il a ensuite un peu retravaillée, vous voyez. C’est tout simplement époustouflant, en fait.

PAN M 360 : Oui, c’est vrai. C’était un véritable révolutionnaire à cette époque. 

Emanuel Ax : Oui. Il a tout changé ce qui était derrière lui. C’est donc toujours un plaisir de répéter et de jouer n’importe laquelle de ces pièces. Je pense, bien sûr, que je ne m’en lasserai jamais. Mais je pense aussi que le public ne s’en lasse jamais. Non. Le public aime Beethoven autant qu’il est présent.

PAN M 360 : Comment décririez-vous votre relation avec Beethoven parmi toutes les œuvres que vous avez interprétées ? 

Emanuel Ax : Je ne pense pas qu’il y ait de hiérarchie. Mais je pense qu’aucun musicien ne peut faire de la musique sans être d’une manière ou d’une autre lié à Beethoven. Certains le détestaient. D’autres l’adoraient. Mais après Beethoven, tout le monde l’a pris en considération. Vous savez, il n’y a pas… Ravel détestait Beethoven, mais il le connaissait. Donc, vous voyez, il suscite toujours une réaction. Mais la plupart des gens l’aiment. 

PAN M 360 : D’un autre côté, certains le préfèrent clairement à Mozart au chapitre des comparaisons faciles…

Emanuel Ax :  Oui, mais Mozart est, d’une certaine manière, moins controversé. Je pense toutefois que Mozart était l’un des plus grands génies de tous les temps, car tout lui venait si librement et si facilement.  Il travaillait dur, mais ses capacités étaient tout simplement illimitées. Et je pense que nous pouvons peut-être mieux comprendre Beethoven, même s’il était un tel génie, car il a vraiment changé les choses et travaillé sur elles. Et, vous savez, on peut voir dans les croquis et les autographes qu’il a changé ceci ou cela. Et c’était mieux après. Avec Mozart, tout était dans son cerveau, car lorsqu’il le couchait sur papier, il ne changeait rien. 

PAN M 360 : Oui, cela me rappelle la différence entre Bob Dylan et Leonard Cohen. Lorsque j’ai interviewé Cohen il y a longtemps, il m’a raconté qu’il avait rencontré Dylan et lui avait dit qu’il travaillait sur une nouvelle chanson depuis des semaines, et Dylan lui avait répondu qu’il y avait passé quelques heures. Quoi qu’il en soit, seul le résultat compte… Et pour tous les pianistes, d’une certaine manière, Beethoven occupe une place centrale dans leur vie.

Emanuel Ax :  Bien sûr.  

PAN M 360 :  C’est donc un nouveau départ à Montréal, où vous vous êtes produit à plusieurs reprises. Je crois comprendre que vous entretenez des relations très chaleureuses avec le Québec et Montréal. 

Emanuel Ax : Eh bien, je pense que c’est l’une des plus belles villes du monde ! J’adore la langue, mais  je dois avouer que mon français est plutôt orienté vers le français parlé en France. L’accent québécois me pose beaucoup de difficultés. C’est un son différent et parfois, j’ai du mal à comprendre. C’est une sorte de… Ce n’est pas la faute des Québécois. C’est ma faute. Quoi qu’il en soit, j’adore la cuisine montréalaise. J’aime tout ce qui la concerne. Et bien sûr, j’adore les orchestres. Je viens voir les orchestres depuis près de 40 ans maintenant. Avec tous les maestros. Avec les maestros Charles Dutoit, Yannick Nézet-Séguin, Kent Nagano ou Rafael Payare. Je me souviens encore de ma première fois avec le MSO avec le regretté chef d’orchestre (invité) Emil Tchakarov !

PAN M 360 : Il y a longtemps !

Emanuel Ax : Je suis probablement à la troisième génération de l’orchestre depuis mes débuts à Montréal. Oui, eh bien, vous savez, le piano et la longévité vont de pair. Je l’espère. Eh bien, vous savez… J’ai 76 ans maintenant. Et c’est assez vieux.

PAN M 360 : Mais nous savons aussi que les pianistes peuvent durer longtemps !  Vous en êtes l’un des brillants exemples !  

Emanuel Ax : Merci . Et j’espère que les gens me pardonneront toutes les fausses notes que je joue maintenant que je suis vieux (haha). J’espère donc que ce sera amusant et agréable pour les gens.

Artistes

Rafael Payare, chef d’orchestre

Emanuel Ax, piano

Programme

Isabella GellisInvitations – Premiere – commande de l’OSM 🍁

Ludwig Van Beethoven, Concerto pour piano n° 3, op. 37 (34 min)

Intermission (20 min)

Sergueï Prokofiev, Symphonie n° 5, op. 100 (46 min)


Flûte passion est la bannière par excellence de la flûtiste Nadia Labrie, qui labelise ainsi ses enregistrements depuis nombre d’années, tant chez Analekta que chez ATMA Classique, étiquette qui l’a encouragée à réunir cet automne des oeuvres du pianiste et compositeur français Claude Bolling (1930-2020) dans un coffret de 3 CD, intitulé Flûte Passion : Hommage à Claude Bolling, Accompagnée de Jonathan Turgeon, Dominic Girard, Bernard Riche et Hugo Larenas, la musicienne reprend ainsi des œuvres emblématiques du jazzman français Claude Bolling, résultant d’une commande de Jean-Pierre Rampal, alors un des plus éminents flûtistes classiques sur cette petite planète. Voilà une autre occasion de contempler la fusion entre la musique classique occidentale et le jazz moderne… et d’en causer avec Nadia Labrie. Alain Brunet l’a rencontrée.

Il n’est pas Ivoirien mais il a tout de même voulu rendre hommage à cette icône du football africain Didier Drogba dans son deuxième single en tant qu’artiste solo. En effet, Mahakwe est Franco-Nigérian, basé à Lyon et a choisi la période de la Coupe d’Afrique des Nations pour sortir le morceau « Drogba ». Coup de marketing ou simple coïncidence ? Un peu des deux. Ce qui est sûr, c’est que ce morceau risque de devenir un hymne au football africain et son rythme dansant ne laissera personne de marbre. Après une carrière dans le football et une blessure qui l’a obligé à quitter ce milieu, il s’est tourné vers la musique et n’en est jamais sorti. Notre journaliste Sandra Gasana s’est entretenue avec Mahakwe en direct de Lyon, en plein milieu du match Nigéria – Algérie.






Walla P vit et respire le groove. Son amour pour le funk, la soul et le disco est pur, éternel et particulièrement contagieux lorsqu’il en parle. Par un froid après-midi de janvier, sa voix résonne d’enthousiasme, ses gestes remplissant le petit cadre de l’écran. Alors qu’il dévoile les secrets d’une vie de mélomane professionnel, on comprend pourquoi son projet, Voyage Funktastique, a suscité tant d’éloges. Soigneusement organisés, cette série d’événements, ce label et cette émission de radio ne cessent de dégager une énergie bouillonnante, une échappatoire bienvenue aux hivers montréalais où Voyage Funktastique a vu le jour. À l’approche de son concert au Dômesicle dans la nuit du 17 au 18 janvier, Walla P revient sur l’influence des lieux, sa philosophie hip-hop et partage certains des secrets qui ont fait de lui une figure incontournable de la scène nocturne.

BILLETS & INFOS ICI

PAN M 360 : Tu es le fondateur de Voyage Funktastique, une soirée mensuelle bien ancrée à Montréal depuis plus de dix ans. Peux-tu nous parler du projet et de ce qui t’amène aujourd’hui à participer à Dômesicle ?

Walla P : Voyage Funktastique existe depuis le 8 novembre 2013. À la base, c’était une soirée mensuelle à Montréal, et ça l’est encore aujourd’hui. L’idée a toujours été de faire jouer une musique qui groove, qui funk, qui fait danser, mais qui reste aussi très recherchée. Des morceaux qu’on ne trouve pas forcément facilement, mais qui restent très physiques, très corporels.

Avec le temps, le projet a pris différentes formes : la soirée, l’émission de radio et le label, toujours sous le même nom. Le label existe depuis 2015. Tout ça fait partie d’un même univers.

Pour moi, c’est un contexte intéressant, parce que le dôme de la SAT est un espace particulier, immersif, qui demande une attention différente, autant sur le plan sonore que sur le plan visuel.

PAN M 360 : Prépares-tu tes sets à l’avance ou est-ce que tu travailles plutôt dans l’improvisation ?

Walla P : Pour être franc, je ne prépare jamais rien. C’est toujours au feeling. Je n’aime pas me mettre dans une boîte, comme dans le sport, avec une stratégie fixe. Parce que si ça ne marche pas, tu te retrouves sans solution.

Que ce soit un set digital ou vinyle, je fonctionne toujours de la même manière. Bien sûr, j’ai une base mentale de ce que j’aimerais jouer, mais je ne fais jamais de liste figée du genre « chanson 1, 2, 3, 4 ». Je découvre souvent les transitions sur le moment, parfois même juste avant de les jouer devant le public.

Pour Dômesicle, ce sera probablement en digital sur CDJ, même si je préfère jouer avec des disques. Je joue aussi avec Alina de Ferias, donc je vais me nourrir de ce qu’elle propose. C’est un échange. J’aime découvrir ce qui sonne bien à mon oreille et le tester presque immédiatement dans la salle. C’est ce qui garde les choses vivantes, autant pour moi que pour le public.

PAN M 360 : Tu parles souvent d’enchaînements et de contexte. Comment cela  influence-t-il ta manière de jouer ?

Walla P : Il y a certains enchaînements que je sais qui fonctionnent presque toujours, mais je n’aime pas trop les répéter. J’essaie d’éviter de faire la même chose soir après soir.

Il y a aussi des chansons que les gens aiment et que tu sais qu’ils attendent, mais souvent, je ne les joue pas au moment où ils s’y attendent. J’aime décaler un peu ça, garder une surprise.

Tout est très situationnel. Comme le vin. Tu peux boire la même bouteille chez toi et la trouver incroyable, puis la boire ailleurs avec d’autres personnes et vivre quelque chose de complètement différent. Pour moi, la musique, c’est exactement pareil.

PAN M 360 : Tu es reconnu pour ton travail de recherche musicale. Comment abordes-tu le crate digging et le choix des disques ?

Walla P : J’achetais des disques avant même de DJ, à l’époque où je faisais surtout du hip-hop et du sampling, autour de 2004–2005. Au début, c’était beaucoup les pochettes qui m’attiraient. Avec le temps, tu développes d’autres réflexes : les labels, les musiciens, les studios, les crédits dans les notes de pochette d’album. Tu vois, par exemple, un bassiste comme Ron Carter qui a joué sur un disque en 1972, puis tu le retrouves sur un autre projet en 1979 ou 1982 sur un autre label. Tu te dis que si ses lignes de basse étaient bonnes à une époque, elles le seront probablement ailleurs aussi.

Je m’intéresse beaucoup aux labels, aux années, surtout entre 1979 et 1987, et aux connexions entre les disques. J’ai toujours dit que j’achète des disques pour les jouer avec d’autres disques. C’est rare que j’achète un disque complètement isolé, un ovni, parce que sinon il faut en acheter plusieurs autres pour pouvoir le contextualiser.

Avec les 45 tours, c’est encore plus instinctif, parce qu’il y a peu d’informations. Tu développes un flair : une couleur de label, une typographie, un détail visuel. Souvent, tu ne peux même pas écouter le disque sur place. Tu prends un risque et la surprise arrive à la maison.

PAN M 360 : Tu parles souvent de maturité et de temps dans le rapport à la musique. Peux-tu expliquer ça ?

Walla P : J’essaie souvent d’expliquer aux plus jeunes que ça se peut que tu écoutes un disque aujourd’hui et que tu le trouves correct, sans plus. Mais peut-être que dans cinq ans, tu vas l’adorer.

Ça vient avec l’expérience. J’ai acheté des disques de hip-hop que je ne comprenais pas à l’époque, et cinq ou dix ans plus tard, je les redécouvre et je me demande pourquoi je ne les ai pas écoutés plus tôt.

Quand j’étais adolescent, j’écoutais presque exclusivement du hip-hop. Tout ce qui était jazz ou soul ne m’intéressait pas. Aujourd’hui, c’est presque l’inverse. Ça m’a appris une forme d’humilité : ce n’est pas parce que tu n’aimes pas quelque chose maintenant que tu ne l’aimeras jamais.

PAN M 360 : Est-ce que ton rapport à un disque change quand tu le joues devant un public ?

Walla P : Complètement. Il y a des disques que j’écoute depuis dix ans et dont je découvre encore des détails en les jouant en public, selon le système de son, la salle ou l’environnement.

Il y a aussi des aspects très techniques : certains disques sont bien pressés, d’autres très mal. Les 45 tours en styrène, surtout ceux produits aux États-Unis entre 1979 et 1983, s’usent extrêmement vite. Après quelques lectures, certaines fréquences disparaissent. Tu dois adapter ta façon de les jouer.

Mais au-delà de ça, il y a surtout le contexte. Certains disques fonctionnent très bien dans un lieu précis et pas du tout dans un autre. Plus les plafonds sont hauts, plus il y a des disques que je trouve difficiles à jouer. Certains morceaux demandent de l’intimité, un petit public, une écoute attentive.

Un morceau peut fonctionner devant 2000 personnes à l’Igloofest, mais perdre complètement son impact devant 50 personnes dans un lieu plus intime. J’ai testé ces choses-là. Ce n’est pas théorique.

PAN M 360 : Le dôme est un espace immersif très particulier. Comment l’abordes-tu ?

Walla P : J’ai eu la chance d’y jouer plusieurs fois, autant quand c’était plein à craquer que durant la COVID, avec une capacité très réduite. Chaque fois, j’abordais le set de manière complètement différente.

Ce que j’aime du dôme, c’est l’immersion visuelle. Pour moi, la musique doit être en phase avec ce qui se passe au plafond, avec les projections. Tout doit aller de pair. C’est un défi, mais un défi stimulant.

Je vais rester fidèle à ce que je fais. Je ne vais pas essayer de jouer quelque chose qui n’est pas moi, même si je joue aussi de la house. Si moi, je m’amuse, le public va s’amuser. Si je ne m’amuse pas, je ne peux pas être ce vecteur qui transmet la musique.

C’est peut-être un peu égoïste, mais ça a toujours fonctionné comme ça pour moi.

PAN M 360 : Tu as une vision très forte du rôle du DJ et de l’éthique. Comment la définirais-tu ?

Walla P : Pour moi, je ne suis pas l’auteur. Je suis le messager. La musique est populaire, pas moi. Ce n’est pas moi qui ai créé l’art.

Un DJ qui devient populaire grâce à l’art de quelqu’un d’autre sans reconnaître cette personne-là, je trouve que c’est un rapport étrange. C’est comme prendre un livre écrit par quelqu’un d’autre et dire que c’est ton histoire.

Je viens d’une éthique hip-hop des années 90, où le respect des anciens est fondamental. Tu ne te mets pas avant l’art. Tu reconnais ceux et celles qui ont créé avant toi.

Il y a quelques DJs avec qui je partage cette vision, comme Aerosol, Chris Guilty ou Lexis. On est sur la même longueur d’onde. L’art ne m’appartient pas parce que je l’ai acheté. Je n’ai pas créé cette musique. Je la transmets, c’est tout.

PAN M 360 : Pour conclure, y a-t-il des projets à venir qui t’enthousiasment particulièrement ?

Walla P : J’essaie de moins me projeter qu’avant. J’ai longtemps fonctionné avec des plans à court, moyen et long terme, mais aujourd’hui, je suis plus dans le moment. Il y a quand même des sorties à venir sur le label, dont un album avec Bes Kept et Teddy Bryant. La soirée Voyage Funktastique continue au Belmont. La radio est sur pause pour l’instant, peut-être en attente d’une nouvelle plateforme.

Il y a aussi des voyages, des tournées en Europe, possiblement le Japon et le Brésil, toujours avec Dr. Mad, qui est cofondateur de Voyage Funktastique avec moi depuis 2013. Et puis, il y a la vie autour : un restaurant à gérer, d’autres responsabilités. Tout va bien, tranquillement.

En février 2024, l’Orchestre symphonique de Drummondville sous la direction de Julien Proulx avait lancé le premier chantier symphonique destiné au répertoire de Benoit Pinette, alias Tire le coyote. Deux années se sont écoulées depuis l’expérience reprise par l’OSD et TLC, cette fois dans le contexte de la Maison symphonique, ce vendredi 9 janvier à 20h. À noter que l’excellente soprano innue Elizabeth St-Gelais est invitée à interpréter quelques titres avec Tire le coyote. Julien Proulx sera en outre au pupitre de l’Orchestre symphonique de Québec pour le même programme présenté le 4 mars au Grand Théâtre de Québec. À la veille des répétitions, Benoit Pinette a accepté courtoisement l’entretien que voici, piloté par Alain Brunet.

BILLETS ET INFOS ICI

Artistes:

  • Tire le coyote
  • Élisabeth St-Gelais, soprano
  • Orchestre symphonique de Drummondville
  • Chef d’orchestre: Julien Proulx
  • Arrangements Gabriel Desjardins

Pour débuter l’année 2026, quoi de mieux qu’un concert de jazz où l’improvisation tient une place centrale. C’est justement ce que nous propose Damián Birbrier, ce saxophoniste moitié argentin, moitié brésilien dans son projet « Aguas: Time and Memories ». Pour l’occasion, il sera accompagné par Vovô Saramanda aux percussions, Manoel Vieira au piano et à l’accordéon et Antoine Rocherfort à la contrebasse. Damián a un rapport particulier avec l’eau puisqu’à travers les nombreux déplacements des membres de sa famille au fil des générations, l’eau a été le dénominateur commun. À cela, il rajoute le concept du temps et de la mémoire pour retracer ses identités multiples à travers la musique improvisée. D’ailleurs, un album de son dernier concert live en formule trio avec Vovô et Antoine est en préparation et paraitra bientôt. Notre journaliste Sandra Gasana s’est entretenue avec lui à quelques jours du concert qui se tiendra le jeudi 8 janvier à Casa del Popolo à partir de 20h.






Le 10 janvier, SAT donnera le coup d’envoi de la série hivernale Dômesicle avec un programme de « techno hypnotique » mettant en vedette Fahad Ahmad, alias Measure Divide, fondateur du collectif de musique électronique FORMAT de Toronto, aux côtés des DJ montréalais Mike Larry et Xia.

Pilier de la scène underground torontoise depuis plus d’une décennie et fondateur du collectif FORMAT, Measure Divide proposera une techno complexe et percutante aux arrangements non conventionnels. Les DJ montréalais Mike Larry et Xia captiveront la piste de danse : Mike avec son set marathon mêlant rythmes frénétiques et trance, Xia avec son approche éclectique, éthérée et psychédélique.

Une nuit de techno pure qui promet de vous transporter dans une autre dimension.

Alain Brunet, rédacteur en chef de PAN M 360, a pu interviewer Measure Divide avant son arrivée à Montréal. Voici la conversation !

*Passez nos portes avant 23 h et bénéficiez de tarifs préférentiels (quantité limitée).
Le scan des billets à l’entrée du SAT doit être effectué avant l’heure limite indiquée sur votre billet
Veuillez anticiper l’attente éventuelle à l’entrée et les temps de scan associés
Notre personnel ne sera pas tenu responsable des retards éventuels
Les retardataires devront payer la différence avec le tarif Last Chance

BILLETS ET INFORMATIONS ICI

Publicité panam

Initiée et toujours menée par Le Vent du Nord, la Veillée de l’avant-Veille est devenue une tradition montréalaise. La déclinaison 2025 implique bien sûr le VdN sur scène, mais aussi Le Diable à Cinq, la bénédiction maternelle de Marilyn Castonguay, et plus encore : trois heures de danse sous l’impulsion de la Famille Aucoin. De Lévis et du comté de Bellechasse, ce clan s’impose parmi les meilleures formations se consacrant aux veillées de danse trad. Pour leur grooves, pour leurs solistes Sabin Jacques (accordéon) et Martin Aucoin (violon) , pour le soutien harmonique de Rachel Aucoin (piano), pour la calleuse et violoniste Capucine Maldague et plus encore, la danse s’annonce endiablée au Club Soda, le mardi 30 décembre, à compter de 19h30 et ce jusqu’à 1h30 le lendemain!

BILLETS ET INFOS ICI

Publicité panam

D’une pierre deux coups, c’est un peu le résultat de la récente parution d’un nouvel album de musique contemporaine québécoise, Chronos, Kaïros et Aiôn (LIRE LA CRITIQUE ICI). C’est un tout jeune quatuor à cordes (formé en 2024) qui interprète trois œuvres d’autant de compositeurs-trices montréalais, qui plus est sur un nouveau label créé pour l’occasion, Mnémosyne. Et puisque tout est dans tout, l’un des compositeurs à l’affiche du programme de l’album, Louis-Michel Tougas, est également le fondateur du label en question. En cette fin d’année 2025, il s’agit non seulement d’un beau cadeau pour la relève en musique de création, mais aussi une initiative porteuse d’avenir car les protagonistes nous annoncent de nombreux autres projets en 2026. PANM360 a voulu en savoir plus et a réuni le compositeur fondateur de label Louis-Michel Tougas, ainsi que la violoniste Meggie Lacombe, membre du Quatuor Mémoire, afin de parler de tout cela. 

LIRE LA CRITIQUE DE L’ALBUM CHRONOS, KAIROS ET AIÔN

PANM360 : Bonjour à vous deux. Commençons par le Quatuor. Qu’est-ce qui vous a inspiré pour former un quatuor à cordes, Meggie, et quelle est votre mission?

Meggie Lacombe : Notre mission, c’est la création de musique contemporaine. En fait, moi et Audréanne (Filion, violoncelle), on s’est rencontrées au Conservatoire de Musique de Montréal. On était assez intéressées par la musique contemporaine. Puis on s’était lancé l’idée, pendant notre maîtrise, de peut-être un jour avoir un quatuor de musique contemporaine. Ensuite, à McGill, j’ai rencontré Bailey (Wantush, violon) et qui est spécialisée aussi en musique contemporaine. Après, on a entendu parler de Marilou (Lepage, alto) et on a décidé de construire ce projet ensemble. 

PANM360 : C’est une musique qui vous interpelle depuis longtemps… Pourquoi?

Meggie Lacombe : Nous avons chacune nos raisons bien sûr. En ce qui me concerne, ce que j’aime beaucoup dans la musique contemporaine, c’est la recherche de différentes textures, de différents sons. La recherche aussi d’une musique qui sort de la tradition, qui est assez différente. Alors, c’est à la fois découvrir, mais aussi, je dirais, approfondir mes connaissances. C’est également une musique qui ouvre aussi la possibilité de faire des combinaisons avec d’autres médiums artistiques.

PANM360 : La musique contemporaine, c’est une étiquette très vaste. Prévoyez-vous aborder tous les genres, Avant-garde/expérimental, Minimalisme, Néo-romantisme, etc.

Meggie Lacombe : Pour le moment, je crois qu’on vise plutôt large. Et peut-être éventuellement, qui sait, on va vraiment découvrir un style dans lequel on veut vraiment et exclusivement aller. On aimerait aussi faire des projets de concerts plus expérimentaux, avec des éléments scéniques. On aime particulièrement travailler avec des compositeurs et compositrices de Montréal. Ça c’est un focus important. 

PANM360 : Et c’est un environnement hyper riche, avec une relève variée et pas mal nombreuse. Collectif9, No Hay Banda, Ensemble Éclat, Paramirabo…

Meggie Lacombe : Oui, on se connaît bien. Je sens qu’on se supporte bien aussi entre nous. No Hay Banda nous ont invitées le 19 janvier à faire un programme double avec eux. Audréanne joue souvent avec eux. Je crois qu’elle va jouer avec Paramirabo aussi. Cela dit, je dirais que notre différence, c’est qu’on est un quatuor à cordes. 

PANM360 : Il y a deux grands quatuors à cordes contemporains situés à Montréal, les Bozzini et les Molinari…

Meggie Lacombe : D’un point de vue personnel, quand j’étais jeune, c’était mon rêve d’avoir un quatuor comme le Molinari. L’altiste du Molinari, Frédéric Lambert, a été mon professeur à McGill. Il a été le professeur de Marilou aussi. Alors, ça nous est arrivé d’avoir des questions puis de leur demander des conseils. Ils ont été un très bon support pour nous. Puis, les Bozzini nous ont contactés pour participer à Québec musiques parallèles 2025 avec eux.

PANM360 : Parlons de l’album. Qu’est-ce qui vous a mené au choix de ces œuvres, dont une de Louis-Michel?

Meggie Lacombe : Le projet a débuté par Olivier Saint-Pierre, qui voulait enregistrer sa pièce. Il n’était pas encore question de l’album ou d’enregistrer d’autres pièces. Après, l’idée est venue d’enregistrer la pièce de Louis-Michel et la pièce de Florence qu’on apprenait déjà. L’idée du label, ça faisait partie des projets que nous avions. Finalement, on a tout combiné. Je ne m’attendais pas à ce que ça arrive aussi vite, ce qui est assez génial.

PANM360 : La pièce d’Olivier St-Pierre est substantielle, environ 35 minutes. Le thème est le Temps, selon les trois concepts en Grèce antique. Parlez-moi de Chronos, Kairos et Aiôn.

Meggie Lacombe : C’était un défi. Olivier y explore le rapport au temps, avec Chronos le temps linéaire, Kairos le temps opportun, genre ‘’le bon moment’’, et Aiôn le temps cyclique, le recommencement.  On doit jouer la pièce avec quatre métronomes, un pour chacune de nous, car nous sommes à des tempos différents tout au long de la pièce! À certains moments, même si on a des tempos différents, on se retrouve à jouer ensemble. Je pense qu’il y a quatre endroits dans la pièce où ça arrive. Après on se redécale. Ensuite, dans la pièce elle-même, il y a des parties où c’est extrêmement calculé, qu’on peut associer plus à Chronos, et des parties où on se met à improviser un peu en harmonique. Ce sont comme des espèces de boîtes d’improvisation. Et là, on associe ça à l’opportunité, Kairos. Pour Aiôn, le cycle, je le vois dans les canons qui reviennent et qui sont très chronométrés. 

Je dirais qu’un des grands défis de la pièce, c’est que même si on a quatre tempos différents, il faut quand même arriver à jouer ensemble et à créer des atmosphères ensemble. Puis c’est une pièce qui était très exigeante physiquement aussi, parce qu’il n’y avait pas d’arrêt. Il faut jouer très lentement. J’avais l’impression de tomber un peu dans une transe méditative. Je pense aux Louanges dans le Quatuor pour la fin du temps de Messiaen. C’est presque souffrant pour le corps tellement c’est lent. Il y avait un peu de ça, mais ça nous amène dans un espace aussi, je trouve vraiment intéressant en tant qu’interprète. 

PANM360 : C’est très intéressant ces lumières que vous apportez à la pièce. Ça bonifie grandement l’écoute, et vient étoffer ma recension de l’album. Louis-Michel, vous avez offert un Quatuor (le no 2) pour cet album. Que pouvez-vous nous dire à son propos?

Louis-Michel Tougas : Dans la pièce, j’ai essayé de développer des éléments que j’avais amorcés dans mon premier Quatuor qui a été écrit pour le Quatuor Bozzini, notamment la question de la polyrythmie. C’est un des aspects qui a fait rejoindre ma pièce à celle d’Olivier, le traitement polytemporel, si on veut, la stratification de plusieurs temporalités. Puis dans la pièce pour Bozzini, j’avais aussi utilisé des métronomes indépendants, puis c’était un peu un défi de reprendre cette idée de stratification rythmique, mais sans l’aspect technologique. C’est en fait une idée de la fin du Moyen-Âge avec l’Ars subtilia, les canons de corrélation, avoir un motif qui se présente à une certaine vitesse, puis avoir le même motif en motif apparenté qui se présente à une vitesse distincte, reliée par un ratio spécifique.

C’est un peu aussi une idée que Olivier a prise pour son Quatuor, de lier l’aspect harmonique puis l’aspect rythmique, c’est-à-dire d’avoir des intervalles de hauteur formulés par des ratios qui sont repris aussi dans le rythme. C’est le genre de technique qu’on partage dans nos manières de travailler. Ça, ça a été un aspect important, donc l’espèce de présentation constante de motifs étirés, contractés, puis toujours simultanément, un peu comme on retrouve dans certaines musiques de la Renaissance ou de la fin du Moyen-Âge, mais évidemment avec une esthétique différente.

C’est un premier aspect. Un autre aspect, ça a été, disons, d’avoir une accumulation de matériaux différents. On commence l’œuvre avec, mettons, un ou deux types de motifs, thèmes, si on veut, qui sont en interaction, puis à chaque section, il y en a un ou deux qui s’ajoutent et qui culminent. L’accumulation finit par créer ce genre de méandre de motifs qui sont en interaction, puis qui sont échangés entre les membres du quatuor. À certains moments de la pièce, les motifs sont présentés individuellement, puis à d’autres moments, ils se combinent et créent des motifs composites, si on veut, entre les instrumentistes. 

PANM360 : Dans ce quatuor, qu’est-ce qui vous est apparu le plus difficile à maîtriser, Meggie?

Meggie Lacombe : Je dirais le rythme. Les relations de tempos entre les sections, aussi. Il y a quelque chose de très mathématique et ça demande une grande précision. Si on se manque dans une des transitions, on va être un peu dans le trou pour le reste de la pièce. C’était aussi d’arriver à bien placer les rythmes qui peuvent sembler presque aléatoire, mais qui sont en vérité très très calculés. 

PANM360 : Sortir cet album sur un tout nouveau label, comme deux naissances simultanées, c’était prévu depuis le début? C’est quand même courageux…

Louis-Michel Tougas : Ça a été un moment de chance incroyable, si on veut. Ça faisait longtemps que j’avais en tête, pas nécessairement de fonder une maison de disques ou un label, mais d’avoir accès à des enregistrements de haute qualité d’œuvres que les compositrices et les compositeurs produisent, en particulier à Montréal. Un des enjeux dont on discute depuis des années avec les collègues, c’est qu’on compose des œuvres pendant six mois, huit mois, un an, puis l’œuvre est jouée une fois, dans une salle qui n’est pas nécessairement idéale, avec toutes sortes d’enjeux techniques, etc. C’est la fin de la vie de l’œuvre dans trop de cas, malheureusement.

L’idée de l’enregistrement est juste venue de ce constat. L’œuvre ne peut pas être reprise plein de fois, parce que ce sont des projets onéreux, ça prend beaucoup de temps, ça prend beaucoup de gens qui sont impliqués, surtout des pièces pour ensemble. Au moins, si on peut avoir un enregistrement de référence de ces œuvres-là, ça assure une pérennité.

À travers des conversations avec les compositeurs autour de moi, avec les ensembles aussi, on s’est dit, bon, ça serait bien si on mettait en place une sorte de plateforme où les gens pourraient proposer leurs œuvres, puis on pourrait enregistrer ça, puis leur donner une vie après la création. Idéalement, bien sûr, les œuvres seraient rejouées, mais au moins, il y aurait cette possibilité de mémoire. Puis aussi ce serait une opportunité pour les compositrices, les compositeurs, les ensembles, de présenter ce travail à l’international, sur Internet, d’avoir une forme de visibilité.

Quand Olivier Saint-Pierre m’a approché, il m’a dit, j’aimerais ça enregistrer ma pièce. Ça serait bien d’avoir un enregistrement de référence où ce n’est pas juste deux micros sur le devant de la scène, au concert de création. J’ai fait un travail, pas tout à fait comme un travail de production pop, mais quand même un peu inspiré de ça. Moi, j’ai un background comme batteur de musique jazz, pop, puis étudiant d’enregistrement aussi à McGill.

J’ai eu un peu d’expérience de production au-delà de juste enregistrer un concert comme un documentaire. Ça, c’est quelque chose qui m’intéressait, d’amener cette démarche-là dans la musique contemporaine et la musique classique, en produisant cet album un peu comme un album pop, c’est-à-dire qu’on a édité, il y a des sections, il y a des coupures, il y a du mixage, il y a huit micros sur le quatuor à cordes, il y a toutes sortes de traitements qui sont subtils. Ça ne sonne pas comme un album pop, évidemment.

Quand on écoute l’album, on se dit que c’est un enregistrement réaliste. On est tout à fait dans une esthétique réaliste, mais il y a quand même ce travail-là qui a été fait pour donner, disons, la meilleure version possible de la pièce ou une des meilleures versions possibles.

PANM360 : Pour le label Mnémosyne, c’est la même mission que le Quatuor Mémoire? Le répertoire montréalais/québécois?

Louis-Michel Tougas : Je ne dirais pas qu’on va se limiter à 100 % au répertoire québécois. Pour l’instant, ce sont, disons, les opportunités qui se présentent. Il y a des ensembles avec lesquels je discute qui veulent enregistrer aussi des pièces internationales.

PANM360 : Qu’est-ce qui s’en vient pour Mnémosyne?

Louis-Michel Tougas : Je ne sais pas jusqu’à quel point je peux donner des noms, parce que tout n’est pas signé dans les contrats. Mais je peux vous dire qu’il y a plusieurs jeunes ensembles en musique contemporaine, à Montréal, qui ont montré de l’intérêt à publier des albums. Également plusieurs compositrices et compositeurs. Donc, en 2026, il devrait y avoir plusieurs parutions, probablement avant l’été, dépendamment si les conditions le permettent. Mais on espère ça.  

PANM360 : Et pour le Quatuor Mémoire, Meggie?

Meggie Lacombe : Pour l’hiver et le printemps, nous avons trois concerts qui s’en viennent. Le 19 janvier, on a notre plateau double avec No Hay Banda. On va jouer une pièce de Hannah A. Barnes et Lily Koslow. On va explorer quelque chose d’un peu plus théâtral avec deux chanteuses. 

Le 20 février, on joue une autre œuvre d’Olivier St-Pierre. C’est un concerto pour quatuor et orchestre. Ça va être avec l’Ensemble Éclat. C’est organisé par la SMCQ.

Finalement, le 17 avril, on a un concert à la Chapelle du Bon-Pasteur (logée au Centre canadien d’architecture). Ce sera une pièce de Francis Battah. 

PANM360 : Merci à vous deux, d’avoir été présent, et surtout de créer de nouvelles opportunités pour la musique savante d’ici. Bon succès. 

CALENDRIER D’ACTIVITÉS DU QUATUOR MÉMOIRE


Tel un temple niché dans les hauteurs vertigineuses de l’Himalaya comme le suggère le programme Neige sur le gong, le studio Gamelan se trouve isolé de la ville, au dernier étage de la faculté de musique de l’UdeM. L’espace est rempli d’objets anciens, transmis de génération en génération, créant ainsi une atmosphère fantastique: représentations de divinités hindoues, lampes en papier, , bannières ornementales dorées.

C’est un monde à part entière, une porte d’entrée vers la culture balinaise maintenue vivante avec ferveur depuis près de 40 ans, non seulement par la faculté, mais aussi grâce au dévouement désintéressé de ses membres. Je pratique le gamelan depuis près d’un an maintenant, mais certains membres du groupe sont là depuis le tout début, à la fin des années 1980. Cela montre bien qu’il s’y passe quelque chose de magique.

Les concerts biannuels de gamelan sont parmi les plus fréquentés de la faculté. Il y a plusieurs raisons à cela.

Bien qu’il puisse sembler être une forme d’art marginale en Amérique du Nord, le gamelan est un phénomène culturel bien vivant à Bali qui continue de produire des compositeurs et des interprètes virtuoses. Entre les conservatoires et un vaste réseau de villages aux sonorités distinctes, il y a toujours quelque chose pour renouveler cet art, et les nombreux membres de Giri Kedaton qui se rendent régulièrement à Bali reviennent avec une richesse d’inspiration et de compétences.

Avant le concert du 20 décembre, j’ai rencontré Laurent Bellemare, afin de mieux comprendre les morceaux, les personnes et l’histoire derrière cette musique.

INFOS ET BILLETS ICI

Depuis dix ans, la série Dômesicle transforme la Satosphère, soit le dôme à 360° de la Société des arts technologiques, en un terrain de jeu dédié à la musique dance. La série rend hommage à la scène musicale dynamique de Montréal, créant une ambiance unique où l’espace, le son et la lumière se confondent avec la foule nocturne.
Pour marquer sa dixième année d’existence, la SAT insère les petits plats dans les grands cette année en invitant des têtes d’affiche venues du monde entier. Au-delà de cette perspective tournée vers l’extérieur, la programmation des prochains Dômesicle reflète également une immersion profonde dans les collectifs, les labels et les magasins de disques qui façonnent l’écosystème musical de Montréal.

De La Rama à Voyage Funktastique, en passant par le soutien de collectifs émergents tels que Cybercunt, chaque rituel du samedi devient un monde à part entière.
Derrière cette nouvelle orientation artistique se trouve Maxence Dorais. Après avoir organisé avec succès des événements pour Homegrown Harvest pendant plusieurs années pour ensuite joindre la SAT, l’arrivée de Dorais coïncide avec une nouvelle vague de programmation interne qui a encore renforcé le positionnement de la SAT et son fameux dôme dans le paysage culturel montréalais.
S’appuyant sur les informations précédemment révélées par l’EAF (voir interview), cette conversation explore la vision de Maxence Dorais en matière de programmation: équilibre entre les artistes internationaux et locaux, rôle des collectifs locaux, pouls actuel de la scène musicale électronique montréalaise.

Cette saison marque une décennie de nuits tardives où le son, la lumière et l’espace se rencontrent, réunissant des têtes d’affiche internationales et les collectifs qui façonnent la musique électronique montréalaise.

Présentant neuf événements distincts du 10 janvier au 21 mars, Dômesicle pourrait bien être cette lumière au bout du tunnel en attendant la fin de l’hiver nordique. Les artistes sont annoncés, les dates déjà inscrites à nos calendriers. Quant aux performances, un espace de liberté leur est accordé, mais entre les mains de Maxence Dorais et de l’équipe de la SAT, il ne fait aucun doute que l’ensemble sera un succès.

En attendant, voici de courtes présentations par la Société des arts technologiques des collectifs et des artistes de cette nouvelle saison de Dômesicle.

10 janvier: Dômesicle x FORMAT — Measure Divide (TO) • Mike Larry • Xia

Measure Divide, pilier de la scène underground de Toronto depuis plus d’une décennie et fondateur du collectif FORMAT, livrera une techno détaillée, percutante, aux arrangements non conventionnels. Les DJs montréalais.e.s Mike Larry et Xia captiveront le dancefloor, l’un avec ses un set marathonien mêlant beats frénétiques et trance, l’autre avec son approche éclectique, éthérée et psychédélique.

Une nuit de techno pure qui promet de vous transporter dans une autre dimension. “

 Source: S.A.T.

17 janvier: Dômesicle x Voyage Funktastique — Walla P • Alina

“Préparez-vous pour une nuit groove, funk, house et disco avec le collectif montréalais Voyage Funktastique, représenté par l’un de ses co-fondateurs, Walla P, et nul autre qu’Alina du collectif Ferias.   

Embarquez dans un voyage sonore sans frontières avec Walla P, l’une de deux têtes derrière Voyage Funktastique – à la fois émission de radio, label et soirée mensuelle. DJ montréalais actif depuis plus de 12 ans, il vous fera danser non-stop avec un set au mélange irrésistible de boogie, disco, jazz et modern funk. À ses côtés, Alina, co-organisatrice du collectif montréalais Ferias, vous fera vibrer sur un set éclectique entre funk, dub, afro-latin, breaks et house.

Deux univers, un dancefloor qui ne laissera personne de glace.”
Source: S.A.T.

24 janvier: Dômesicle x La Rama Records — Luca Lozano (UK) & Mr. Ho (HK) • badgalquirit b2b donotstealmyname

“Une soirée co-présentée par La Rama aux accents house, électro, techno et rave avec les cofondateurs du célèbre label Klasse Wrecks, Luca Lozano & Mr. Ho, et les DJs locales badgalquirit et donotstealmyname en b2b.

Place à un set légendaire quelque part entre le Royaume-Uni et Hong Kong avec un duo culte de la scène club internationale: Luca Lozano & Mr. Ho. Ils livreront un set entre house, breakbeat, techno décalée et influences rave des années 90, avec leur énergie toujours ludique et imprévisible. Les DJs montréalaises badgalquirit et donotstealmyname envoûteront le dancefloor avec un b2b fusionnant techno, house et trancKe.

Une chose est sûre: tu n’es pas prêt·e de t’en remettre.”

Source: S.A.T.

31 janvier: Dômesicle x HALTE — Pariah • J.rom • UME

Cofondateur du légendaire label Voam, Pariah offrira un set imprévisible, instinctif et puissant, libéré des contraintes de genres et dont l’impact sur le corps sera immédiat. À ses côtés, le fondateur du festival électro underground montréalais HALTE, J.rom, mêlera groove aux basses puissantes et designs sonores expérimentaux, tandis qu’UME transformera le dancefloor en espace sexy et ludique avec son mélange unique de breakbeat, acid et ghetto tech.

Une soirée pour ceux.celles qui aiment se laisser surprendre. “

Source: S.A.T.

7 février: Dômesicle — Wata Igarashi (JP/NL) • Marie Davidson (DJ set) • Asha

Producteur le jour et maître des atmosphères psychédéliques la nuit, WataIgarashi signera un set techno autant trippy que raffiné et d’une précision méticuleuse. Marie Davidson nous offrira son électro brute et élégante à l’énergie post-punk et où le dancefloor devient son exutoire – pour le plus grand plaisir de tous.tes. La cofondatrice du collectif Ether, Asha, s’imposera elle aussi avec ses sonorités bass, percussives et polyrythmiques.

Êtes-vous prêt.e.s pour cette soirée surréelle?”

Source: S.A.T.

14 février: Dômesicle x Chez.Kito.Kat Records — Dr. Rubinstein (DE) • Safia Nihil • AGUMA (live)

Basses percutantes. Synthés hypnotiques. Grooves solides. Dr. Rubinstein déploiera sa techno rave, mêlant lignes de basse acid, sélections éclectiques et énergie non-stop. Elle est rejointe par deux duos montréalais : Safia Nihil – projet de DBY et Shadya de Chez.Kito.Kat Records – qui vous fera planer sur un set entre downtempo lofi, jazz modal, acid et sonorités maghrébines; et AGUMA, qui offrira un performance live aux textures polyrythmiques et immersives, entre dub, jazz et fourth world. 

Une soirée pour se perdre dans le son, entre expérimentations sonores et moments de transe collective.”

Source: S.A.T.

7 Mars: Dômesicle x Homegrown Harvest — CCL (DE) • laced • Coussy

“CCL débarque à Montréal pour un set qui transcendera les genres, mêlant techno éclatée, steppers, synthés dignes des 80s, footwork et textures psychédéliques. Figure internationale de la scène électronique, iel a été salué.e pour sa vision audacieuse et ses sets captivants – autrement dit, ça promet. C’est sans compter les DJs montréalais.es laced (live) et Coussy qui pimenteront cette folle soirée avec des sets IDM et tech house, tout aussi chaotiques qu’envoûtants.

Un must-go, sans aucun doute.”

Source: S.A.T.

14 mars: Dômesicle x GABA collective — BRI b2b NAË • SCOTTIE b2b MARCOCCINO • DAMACADAM b2b CHAR.L.N

Place à une nouvelle génération d’artistes de la scène électro montréalaise, dont les sets énergiques vous aspireront sur le dancefloor. BRI b2b NAË ouvriront avec un mélange fougueux d’afro, de house et de UKG; SCOTTIE b2b MARCOCCINO prendront le relais avec une dose de techno et de dark disco qui frappent; et DAMACADAM b2b CHAR.L.N termineront avec un set entre groove latin, techno hypnotique et hardgroove incandescent. 

Une nuit 100 % Montréal, 100 % groove.”

Source: S.A.T.

21 mars: Dômesicle x CYBERCUNT — SALOME • Pyromane b2b Cori

Depuis Berlin, la DJ et productrice de haut calibre SALOME atterrit à la SAT pour nous offrir son électro, techno et acid qui a enflammé les clubs et festivals du monde entier. En b2b, nos local gems Pyromane (du collectif Cybercunt) et Cori (du collectif T.I.T.S.) serviront un set éclectique et maximaliste au tempo rapide, aux kicks puissants et aux structures percussives complexes. 

Aucune règle ici. Juste la nuit, le dancefloor et le son qui rentre au poste. “

Source: S.A.T.

Inscrivez-vous à l'infolettre