Les enfants terribles d’Atlanta n’ont jamais caché leur penchant pour la country, et sur leur nouvel album Sing In A World That’s Falling Apart, paru à la fin du mois de janvier, les Black Lips se lancent à bride abattue dans le southern twang, un peu à la manière des Sadies, sans coller strictement au genre. Si l’ombre des Byrds, des Stones ou de Gram Parsons plane sur plusieurs des douze titres qui composent ce neuvième album, le sentiment d’urgence et le rock-garage lo-fi qui caractérisent la majorité des disques des Lips demeurent. Le trio californien grungy Warish et le combo trash-punk montréalais Hood Rats se chargeront de bien vous assommer en levée de rideau.
Flèche Love est d’origine amazigh (berbère), réside en Suisse et se présente comme une citoyenne du monde s’appliquant à transcender son héritage culturel à travers une superbe pop de création multilingue. Le personnage est éloquent, imposant sur scène, altier malgré un physique délicat. La voix puissante d’Amina Cadelli (de son vrai nom) et ses grandes qualités d’interprète sont propulsées par une synthwave mondialisée, assortie d’ornements hip-hop, berbères, méditerranéens, ibériques et plus encore. À n’en point douter, Flèche Love est un magnifique personnage aux identités multiples, et dont le récit ne fait que commencer.
L’Orchestre symphonique de McGill et la Pastorale de Beethoven
par Alain Brunet
La symphonie n° 6 en fa majeur, dite Pastorale, fut composée par Ludwig van Beethoven entre 1805 et 1808. Évoquant sa nostalgie pour la vie rustique à une époque où l’urbanisation faisait ses premiers ravages, Beethoven avait imaginé des ambiances bucoliques où l’humain était en harmonie avec son environnement naturel. La Pastorale de Beethoven coïncide avec le déclin d’œuvres instrumentales dont l’objet essentiel était d’évoquer les sons de la nature. Or, cette œuvre dépeignait aussi l’état psychologique de l’humain dans un contexte de mutation préindustrielle. Incontournable dans l’apprentissage du jeu orchestral, la Pastorale est ici dirigée par maestro Alexis Hauser, à la barre de l’Orchestre symphonique de McGill, composé comme on le sait d’étudiants. L’Orchestre interprétera aussi le Concerto pour violoncelle en mi mineur du compositeur soviétique Aram Khatchatourian, avec pour soliste Braden McConnell, lauréat du Concours de concertos de McGill 2018-2019. Figure également au programme une œuvre inédite de Kit Soden, gagnant du Prix de composition Andrew Svoboda 2017-2018.
PROGRAMME Orchestre symphonique de McGill Alexis Hauser: directeur artistique et chef Kit Soden: compositeur Braden McConnell: violoncelle Œuvres: Kit Soden: création Aram Khatchatourian: Concerto pour violoncelle en mi mineur Ludwig van Beethoven: Symphonie n° 6 en fa majeur, opus 68 (Pastorale)