Le Festival Nuits d’Afrique présente Delphine Mounkoro
par Rédaction PAN M 360
Élégamment parée de boubous colorés, qui accentuent encore, comme si c’était nécessaire, l’impact de sa personnalité éclatante et la prestance de sa voix grave, puissante, solide, sûre, magistrale, Delphine Mounkoro en impose, occupant la scène avec brio. L’ancienne choriste de Cheick Tidiane Seck, originaire de Ségou, a été formée à l’Institut national des arts de Bamako. S’exécutant dans un style tradi-moderne d’origine Bwa, où les instruments contemporains côtoient joyeusement les instruments du terroir, et notamment le balafon, qui prend une place prépondérante, celle qu’on surnomme « la Diva du Bwatun » fait l’unanimité !
Elegantly clad in a colourful boubou that emphasizes her brilliant personality—as if that were at all necessary—and the impact of her deep, powerful, solid, confident, and masterful voice, Delphine Mounkoro takes command of the stage with style. Originally from Ségou, this former backing vocalist for Cheick TidianeSeck trained at the Institut National des Arts in Bamako. Delivering a Bwa-inspired Tradi-Modern style, where the sounds of modern instruments joyously mix with local traditional ones, such as the prominently featured balafon, she who is called the “Diva of Bwatun” is loved by all.
« Les émotions musicales sont nombreuses, sous la forme de surprenantes vocalises, de soli de basse époustouflants, et d’envolées psychédéliques du plus bel effet » (La Nouvelle République, 2021). Ex-membre de Zap Mama, groupe phare de la scène féminine africaine il y a quelques années, Manou Gallo est une musicienne accomplie, cassant les codes et jouant de la basse comme on joue d’un instrument de percussion. Celle qu’on surnomme la Reine de l’Afro-groove déblaye en toute liberté les frontières entre les genres, amalgamant rythmes traditionnels, Rock, Jazz, Blues, Afrobeat et Funk. « Tout est possible, il n’y a pas de limite » dit-elle, saluant musicalement au passage ceux qui lui ont montré le chemin comme Manu Dibango et Fela Kuti.
“The musical sensations are many, with amazing vocals, breathtaking bass solos, and a psychedelic whirlwind of sounds to great effect” (La Nouvelle République, 2021). Former member of Zap Mama, one of the most iconic all-female groups of the African music scene, Manou Gallo is an accomplished musician, breaking with conventions by playing bass like you would a percussion instrument. Dubbed the Queen of Afro-groove, she pushes past the boundaries between musical genres, interweaving traditional rhythms with Afrobeat, rock, jazz, blues and funk. “Everything is possible,” she said. with a nod to the late great musicians who had shown her the way, notably the late Manu Dibango and Fela Kuti.
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D’origine plurielle, les musiques balkaniques sont riches, festives, tourbillonnantes et étourdissantes. Elles portent en elles une farouche soif, un désir quasi-désespéré d’exister, d’être simplement heureux. La fanfare de cuivres omniprésents et frénétiques s’emballe, fiévreuse et irrésistible, tandis que les instruments à cordes hypnotisent. Le groove de Pulkes Band, créé en 2017, ne laisse pas indifférent. Fusionnant rythmes de la Méditerranée et d’Europe de l’Est, la musique de Pulkes Band extrait l’essence de la musique du monde. C’est une musique bohème où se lient les traditions arabes, andalouses, turques, grecques, bulgares, juives.
Born of many traditions, Balkan music is rich, festive, swirling and intoxicating. This music carries with it a fierce thirst, an almost desperate desire to exist and simply enjoy life. The frenzied and irresistible brass section—very present—lets loose while stringed instruments have a hypnotizing effect. A fusion of Mediterranean and Eastern European rhythms, Pulkes Band, which formed in 2017, captures the essence of world music by creating a groove that you just can’t ignore—a bohemian style of music in which Arab, Andalusian, Turkish, Greek, Bulgarian, Jewish traditions all come together.
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Ethel Cain combine des éléments de rock, de country et de nostalgie cinématographique avec des voix éthérées et des paroles brutes pour créer un son unique. Avec les premières signatures des artistes Charli XCX et Lil Aaron, Ethel Cain aka Hayden Anhedonia, la force créative et le cerveau musical derrière le projet, est un grand verre de limonade par un après-midi humide et ensoleillé. Anhedonia a écrit, produit et mixé son prochain EP Inbred depuis le sous-sol de l’église qu’elle habite dans l’Indiana rural. Elle est également l’architecte du contenu visuel grinçant et obsédant qui a rassemblé sa base de fans loyale et croissante.
Raised a backwoods churchgoer in the deep south, Ethel Cain combines elements of rock, country & cinematic nostalgia with ethereal vocals & raw lyrics to create her unique sound. With early co-signs from artists Charli XCX and Lil Aaron, Ethel Cain aka Hayden Anhedonia the creative force and musical mastermind behind the project, is a tall glass of lemonade on a humid, sun-drenched afternoon. Anhedonia wrote, produced, and mixed her forthcoming EP Inbred from the basement of the church she calls home in rural Indiana. She is also the architect behind the gritty, haunting visual content that has amassed her loyal, growing fanbase.
Dès qu’elle a commencé à écrire son nouvel album, Michelle Zauner, de Japanese Breakfast, a su qu’elle voulait l’appeler Jubilee. Après tout, un jubilé est une célébration du passage du temps – un festival pour inaugurer l’espoir d’une nouvelle ère en technicolor. Aujourd’hui, à l’aube d’une nouvelle décennie, Japanese Breakfast est prête à se battre pour le bonheur, une ressource trop rare dans notre monde qui semble s’effondrer.
Comment le fait-elle ? Avec un bruit joyeux. Des murs pulsés de synthétiseurs et de pianos sur « Sit » aux cordes chargées de nostalgie qui flottent dans « Tactics », Jubilee éclate avec les arrangements les plus variés de la carrière de Zauner. Chaque chanson déploie un nouvel aspect de son art.
From the moment she began writing her new album, Japanese Breakfast’s Michelle Zauner knew that she wanted to call it Jubilee. After all, a jubilee is a celebration of the passage of time—a festival to usher in the hope of a new era in brilliant technicolor. Now, at the start of a new decade, Japanese Breakfast is ready to fight for happiness, an all-too-scarce resource in our seemingly crumbling world.
How does she do it? With a joyful noise. From pulsing walls of synthgaze and piano on “Sit,” to the nostalgia-laden strings that float through “Tactics,” Jubilee bursts with the most wide-ranging arrangements of Zauner’s career. Each song unfurls a new aspect of her artistry.
Le Festival Nuits d’Afrique présente Les Frères Sissokho
par Rédaction PAN M 360
Un spectacle des Frères Sissokho, c’est une réunion de famille aux rythmes des percussions et de la kora. Un peu de Sabar par ci. Du Mbalax par là. On chante, on danse, on improvise sur fond de traditions transmises de génération en génération. On rit, on s’amuse. On sent presque l’odeur du Tiep fumant et le goût du jus de bissap. On se recueille parfois aussi. On apprécie les moments de pure beauté où opère la magie de la kora. Car les Frères Sissokho sont des griots. Et s’ils peuvent explorer la musique sous toutes ses coutures sans se perdre, c’est parce que leurs racines sont profondes et qu’ils ont l’intime conscience de devoir en préserver l’héritage.
The Sissokho Brothers in concert is like a family reunion of percussion instruments and the kora. Some sabar here, Mbalax over there, hip-hop, reggae, Afrobeat, it’s a party! Dancing, singing, improvising on the back of traditions handed down through the generations. Lots of laughter and good times—you can almost smell the steaming tiep and taste the bissap juice. And sometimes you just sit back and take in the pure magic of the kora. That’s because the Sissokho Brothers are griots. And if they are able to explore the music inside and out without getting lost, it’s because their roots run deep, giving them the profound sense of the traditions that must be preserved.
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Sophie Lukacs, kora-cœur à Nuits d’Afrique
par Luc Marchessault
« Dring-dring-dring » fait le téléphone à l’entrée du Balattou, pendant que la présentatrice nous présente Sophie Lukacs. « Dring-dring-dring » fait de nouveau l’intempestif appareil à la sonnerie rétro, tandis que la principale intéressée pose sur ses cuisses son instrument sphérique. Tout le monde sourit, y compris Sophie. On ne pourrait espérer une ambiance plus détendue et conviviale. Le lieu y est pour beaucoup : côté décor, pas grand-chose n’a changé au Balattou depuis 37 ans; ce sont avant tout les rencontres, découvertes et métissages musicaux sans cesse renouvelés qui donnent son âme à ce vénérable club.
La feuille de route de Sophie Lukacs risque de provoquer l’apoplexie chez les néo-pharisiens qui ont dénigré le choix de Mélissa Lavergne comme porte-parole de Nuits d’Afrique cette année : une non-Africaine, non-homme et non-griot qui s’est approprié la kora, instrument emblématique des contrées mandingues! Sacrilège!
Madame Lukacs a vu le jour à Budapest, en Hongrie. Elle a immigré au Québec et a étudié le violon à McGill, notamment. Lors d’un voyage au Burkina Faso, elle a découvert la kora, cet instrument traditionnel à 21 cordes dont les sonorités lui ont tapé dans l’oreille, au point qu’elle voulut se l’approprier. Comme elle nous le racontait candidement hier soir, elle est retournée en Afrique de l’Ouest en se donnant un an ou deux pour maîtriser l’instrument et apprendre de 50 à 100 pièces traditionnelles mandingues, forte de sa formation classique. Une fois sur place à Bamako, elle alterna les maîtres pour apprendre plus rapidement. Or, le grand Toumani Diabaté, qui fut son mentor, l’avait mise en garde : « Ne multiplie pas les professeurs, tu vas tout mélanger. »
C’est exactement ce qui se produisit. Sophie Lukacs dut donc prendre le temps et suivre les étapes. Elle nous l’a bien résumé lors d’une courte et instructive démonstration : d’abord les pouces et l’accompagnement pendant un bon bout de temps; puis les index et davantage de rythmes; ensuite les mélodies; et enfin l’improvisation, le tout étalé sur sept années. Pour cette prestation à Nuits d’Afrique, Sophie Lukacs était accompagnée du percussionniste chevronné Michel Medrano Brindis à la calebasse, ainsi que du compatriote magyar László Koós au violoncelle, dont il pinçait les cordes comme s’il se fût agi d’une contrebasse. Au programme, des airs traditionnels mandingues et des compositions avec paroles en bambara, dont Tolon et Forama, parue sous forme de simple avec Awa Kassé Mady Diabaté au chant. Sophie Lukacs a aussi interprété des compos en anglais – dont Too Many Times et Falling – et une en hongrois. On a remarqué que sa voix semble plus assurée lorsqu’elle chante dans la langue nationale du Mali. Et on a constaté que les années d’apprentissage de Sophie Lukacs ont été fort fructueuses : sa maîtrise de cet instrument enchanteur ne fait aucun doute. Un plus vaste public pourra d’ailleurs en prendre la mesure en septembre, puisque Sophie lancera son premier album sur étiquette Nuits d’Afrique.
Le Festival Nuits d’Afrique présente Moktar Gania & Gnawa Soul
par Rédaction PAN M 360
« Leur musique conjugue le groove africain des Gnawas avec les mélodies orientalisantes du Maghreb et de la World Music planétaire » (FIP, 2022). Leur nouvel album, Gnawa Soul, incarne l’esprit libre d’Essaouria, cette douce ville de la côte atlantique marocaine animée par les vents du large, où est né le Maâlem Gania, maître héritier des traditions gnaouies, qui a aussi collaboré avec des personnalités telles que Randy Weston et Carlos Santana. Guembri, qraqeb, tama, guitare, clavier, électro, dialoguent avec une ferveur mystique et enivrante, laissant la part belle aux solos et à l’impro, décloisonnant les genres et libérant les âmes.
“Their music combines African Gnawa grooves with orientalizing Maghrebian melodies and other World Music.” (FIP, 2022 [translation]). Their new album, Gnawa Soul, embodies the free spirit of Essaouira, a beautiful port city on Morocco’s Atlantic coast energized by a constant sea breeze, where Maâlem Moktar Gania was born. This heir to Gnawa traditions has since collaborated with the likes of Randy Weston and Carlos Santana. Guembri, qraqeb, tama drum, guitar, keyboard, and electronic instruments converge with a mystical and intoxicating fervour, with ample room for solos and improvisation, transcending genres and letting spirits soar.
Bikini Kill est considéré comme l’instigateur du mouvement Riot Grrrl au début des années 90, grâce à ses textes politiques, ses zines et ses spectacles de confrontation.
Bikini Kill pensait que si toutes les filles formaient des groupes, le monde changerait. Elles ont activement encouragé les femmes et les filles à former des groupes en tant que moyen de résistance culturelle. Bikini Kill avait comme but de construire une communauté féministe par le biais de la scène punk.
Bikini Kill is credited with instigating the Riot Grrrl movement in the early 90’s via their political lyrics, zines and confrontational live show.
Bikini Kill believed that if all girls started bands, the world would change. They actively encouraged women and girls to start bands as a means of cultural resistance. Bikini Kill attempted to incite female participation and build feminist community via the punk scene.
Le folklore angolais, ses mythes et surtout sa musicalité, qui comme celle d’autres sonorités dites lointaines est campée dans une gamme pentatonique dont on retrouve la trace dans les musiques populaires afro-américaines, sont au cœur des rythmes essaimés par Ndaka Yo Wiñi, la « Voix du peuple » dans sa langue natale. Installé depuis peu en Amérique du Nord, le musicien, compositeur et chercheur culturel, en activité depuis une dizaine d’années, transcende somptueusement l’atmosphère Jazz, Blues, Reggae, Soul et Folk de ses morceaux en exaltant avec naturel l’universalité et l’influence des rythmes traditionnels Ovimbundu, Kwanhama, Kilapanga et Tchianda.
Angolan folklore, its myths and above all its musicality that, as with many so-called ancient cultures, is based on a pentatonic scale—traces of which can still be found in popular African-American music today—are at the heart of the rhythms shared by Ndaka Yo Wiñi, which means “the voice of the people” in his native language. Recently settled in North America and actively working as a singer, musician, composer and cultural researcher for a dozen years, Ndaka Yo Wiñi sumptuously transcends the spirit of jazz, blues, reggae, soul and folk in his music, bringing out the universality and influence of traditional Ovimbundu, Kwanhama, Kilapanga and Tchianda rhythms with natural ease.
Lauréat de multiples bourses et distinctions, Diogo Ramos est un artiste aux multiples talents, curieux des rythmes dans toute leur diversité. Influencé par le tropicalisme, un mouvement qui célèbre l’universalité de la musique, l’auteur, compositeur, interprète et réalisateur originaire de São Paulo, virtuose de la guitare, est un brillant touche-à-tout. Autant il excelle à adapter avec finesse les chansons de Gilles Vigneault dans un style Bossa nova, comme en témoigne son album Samba sans frontières (2018), autant son dernier EP Raro Efeito (2021) est un vibrant mélange de samba-funk fusionné à l’électro et au hip-hop.
Winner of numerous grants, prizes and distinctions, Diogo Ramos is a multi-talented artist who loves to explore rhythms of all kinds. Inspired by the Tropicália movement that celebrates the universality of music, this singer-songwriter-composer-producer and guitar virtuoso from São Paulo is willing to try anything. That same finesse with which he was able to adapt Gilles Vigneault songs to bossa nova, which can be heard on his 2018 album Samba sans frontières, is just as evident on his latest album Raro Efeito (2021), a vibrant fusion of hip-hop, electro and samba funk.
Entre Haïti et le Canada, où il s’est installé en 2001, ce multi-instrumentiste, exceptionnel guitariste, n’a cessé de se perfectionner, à tel point que sa compréhension du langage musical lui a permis de devenir l’un des enfants de la perle des Antilles les plus célébrés à travers le monde. Lauréat en 2019 d’un Juno, d’un Félix et du Prix Coup de cœur de l’Académie Charles-Cros, en France, pour son album Rapadou Kreyòl, désigné ambassadeur de la culture haïtienne dans le monde par le gouvernement haïtien, il redonne, en toute authenticité, leur place aux traditions vaudous et style twoubadou en les balançant adroitement de sonorités reggae, afrobeat, funk, ou encore blues.
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Ce contenu provient des Productions Nuits d’Afrique et est adapté par PAN M 360.