Le trio indie rock de Los Angeles Foster the People est connu pour sa pop dansante aux accents psychédéliques et atmosphériques. Le groupe s’est fait remarquer en 2010 avec le single Pumped Up Kicks, qui a d’abord été largement diffusé sur KROQ avant de devenir viral sur Internet. En 2011, ils sortent un EP éponyme incluant ce titre, qui grimpe progressivement dans les classements jusqu’à atteindre le Top 10. La même année, leur premier album Torches voit le jour et se hisse à la huitième place des charts américains. Trois ans plus tard, ils reviennent avec Supermodel, produit par Paul Epworth, qui atteint la troisième place du Billboard 200. Leur troisième album, Sacred Hearts Club, inclut le single Sit Next to Me, qui se classe juste en dehors du Top 40. Après avoir célébré les dix ans de Torches avec une édition anniversaire, Foster the People dévoile en 2024 son quatrième album, Paradise State of Mind, marqué par des influences funk et disco.
Los Angeles indie rock trio Foster the People make atmospheric, psychedelic, dance-oriented pop music. The band broke through with their 2010 single « Pumped Up Kicks, » which received significant airplay on KROQ before going viral online. Early in 2011, they released a self-titled EP that featured the song, and after a slow climb, it peaked inside the Top Ten later that year. Also in 2011, Foster the People issued their full-length debut album, Torches, which hit number eight on the U.S. charts. Three years later, they returned with their sophomore full-length, the Paul Epworth-produced Supermodel, hitting number three on the Billboard 200. Third album Sacred Hearts Club featured the single « Sit Next to Me, » which charted just outside the Top 40. Following a tenth anniversary edition of their debut album, Foster the People delivered their fourth full-length, 2024’s funk- and disco-influenced Paradise State of Mind.
Le musicien et DJ berlinois Ben Böhmer produit une musique électronique mélodique et raffinée, mêlant house progressive, rock indie atmosphérique et deep house. Il intègre des solos instrumentaux et des voix mélancoliques à ses morceaux immersifs, trouvant un équilibre entre urgence émotionnelle et grooves apaisants et envoûtants. Son premier album, Breathing, largement écouté en streaming, est sorti en 2019, suivi en 2021 par Begin Again, un opus empreint de nostalgie et d’euphorie. En 2023, il a dévoilé le single One Last Call, en collaboration avec le chanteur Felix Raphael. Son troisième album, Bloom, explorant divers tempos et styles, est paru en 2024.
Berlin-based electronic musician and DJ Ben Böhmer produces finely tuned, melodic, progressive house that takes inspiration from atmospheric indie rock and deep house, incorporating instrumental solos and melancholy vocals into his journey-like tracks. Striking a balance between emotional urgency and relaxed, transportive grooves, he released his heavily streamed debut full-length, Breathing, in 2019, and followed it with the yearning, euphoric Begin Again in 2021. The transportive single « One Last Call, » with singer Felix Raphael, appeared in 2023. Third album Bloom, spanning several tempos and styles, was released in 2024.
Ronisia est une nouvelle artiste qui propose de la pop urbaine et du R&B. C’est une des artistes révélation de l’année dans la catégorie » musique urbaine « .
Ronisia is a new artist offering urban pop and R&B music. She is one of the breakthrough artists of the year in the « Urban Music » category.
La chanteuse, auteure-compositrice et pianiste québécoise Béatrice Martin, connue sous le nom de Cœur de Pirate, crée une pop aux sonorités cinématographiques. Elle se fait connaître en Europe francophone grâce au succès de son premier album éponyme en 2008, porté par le titre Comme des Enfants. En 2010, son duo avec Julien Doré, Pour un Infidèle, atteint la première place des classements en France. Elle enchaîne ensuite avec une série d’albums à succès, qui rencontrent également un large public au Canada, notamment Roses en 2015, son premier album alternant chansons en français et en anglais.
Québécoise singer/songwriter and pianist Béatrice Martin makes cinematic French pop as Cœur de Pirate. She became a star in French-speaking Europe with the success of her 2008 self-titled debut, which featured the hit single « Comme des Enfants. » Her 2010 duet with Julien Doré, « Pour un Infidèle, » went all the way to number one in France. That was followed by a string of hit albums that also did well in Canada, including 2015’s Roses, her first to be split between French- and English-language tracks.
Le trio biélorusse Molchat Doma propose un mélange sombre de post-punk, cold wave, synth-pop noir et rock russe des années 80, porté par des boîtes à rythmes et des paroles baignées de réverbération, évoquant la solitude, l’oppression et la vie dans un État post-communiste. Le groupe est devenu l’une des success stories virales les plus surprenantes de la fin des années 2010 et du début des années 2020, notamment lorsque une chanson de leur album Etazhi (2018) a explosé sur les réseaux sociaux. Plus dansant et au son plus soigné, Monument sort en 2020, suivi en 2024 par Belaya Polosa, un album plus sophistiqué et fortement imprégné de sonorités synthétiques.
Belarusian trio Molchat Doma play a bleak, drum machine-driven blend of post-punk, cold wave, dark synth pop, and ’80s Russian rock influences, with reverb-drenched lyrics about loneliness, oppression, and life in a post-communist state. The group became one of the more surprising viral success stories of the late 2010s and early 2020s, particularly when a song from their 2018 full-length Etazhi became a social media phenomenon. The more danceable, higher-fidelity Monument appeared in 2020, and the more sophisticated and synth-heavy Belaya Polosa was released in 2024.
Abracadabra comme une quête d’absolu, comme un désir de croire encore à quelque chose. Pour tous les nœuds qu’on doit faire disparaître pour apparaître tel qu’on est véritablement, sans peur et sans gêne. Une formule qu’on aimerait voir tout régler, tout résoudre. Un mot qu’on se répète en fixant la fenêtre. À force de le répéter, finira-t-il par ouvrir une porte à l’intérieur de soi ? Accompagnée de cinq musiciens, Klô Pelgag convie foules et individus à joindre cette constante chasse au fun. Après tout, peut-être que la solution se cache dans le tréfonds d’un spectacle.
Abracadabra like a quest for the absolute, like a desire to still believe in something. For all the knots we must undo to show ourselves as we truly are, without fear or shame. A spell we wish could fix everything, resolve everything. A word we repeat while staring out the window. If we say it often enough, will it eventually open a door within ourselves? Accompanied by five musicians, Klô Pelgag invites crowds and individuals alike to join this constant hunt for fun. After all, perhaps the solution lies deep within a performance.
Marathon | P’tit Belliveau au MTELUS, baptême du feu
par Sami Rixhon
Premier MTELUS dans le viseur pour Jonah Guimond, alias P’tit Belliveau. Après quatre Club Soda en un an, c’était le temps de passer aux choses sérieuses. The real deal. Et comme le défi a été soulevé haut la main par la joyeuse troupe acadienne, oh ça oui.
P’tit Belliveau entre désormais dans la cour des grands, il foule enfin les planches de ce temple montréalais. Loin semble le jeune et fougueux Jonah Guimond accompagné des Grosses Coques, s’enfermant uniquement dans ce sympathique country-pop parfois un brin limité. Le natif de Baie Sainte-Marie, en Nouvelle-Écosse, s’est d’autant plus réaffirmé en cet artiste particulièrement audacieux, se foutant des codes de l’industrie et diablement divertissant.
P’tit Belliveau amorce son spectacle avec Depuis que la neigea fondu et Moosehorn Lake, tirés de ses deux premiers projets. Alternant tout au long du concert entre le banjo et la guitare électrique, il présente une majorité de pièces de son nouvel album, l’homonyme P’tit Belliveau, explorant autant des recoins pop-punk à la Blink-182 que des avenues métal ou rap. Audacieux, je vous dis.
« Si y’a une personne dans la salle qui chante pas, je retire ma musique de Spotify et j’arrête le show », avertit-il avant d’interpréter la grinçante Mon drapeau acadjonne viens d’Taïwan. Il y a tout ce que vous voulez dans un concert de P’tit Belliveau. Vous désirez rire? Regardez les projections derrière le groupe, qui présentent notamment des grenouilles qui font de l’exercice ou des tracteurs John Deere. Vous voulez être déconcerté? Laissez-vous surprendre par un interlude extramusical déroutant où un lutteur, sorti de nulle part, vient se battre avec le groupe sur scène pour finir terrassé par un P’tit Belliveau torse nu – « Never fuck with P’tit Belliveau. Ever », ajoutera-t-il dans la foulée -. Vous préférez bouger? Allez au-devant du parterre, au milieu de ses fidèles disciples lançant des mosh pits sur absolument n’importe quoi. Il y a de tout, vraiment.
Chapeau aux musiciens accompagnateurs, particulièrement doués et divertissants avec leurs chorégraphies farfelues et leurs solos de mandoline et de violon à gogo. Deux membres du délirant quatuor punk Peanut Butter Sunday (Normand Pothier et Jacques Blinn) jouent d’ailleurs depuis quelque temps avec P’tit Belliveau sur scène, ce qui peut expliquer le penchant rock qu’exploite de plus en plus Guimond dans ses compositions.
L’artiste acadien clôture la partie régulière de son spectacle avec RRSP/Grosse pièce, de son deuxième album, puis revient sur scène pour un excellent rappel mêlant chanson à répondre pour enfants (L’arbre est dans ses feuilles), nouveau matériel (L’église de St. Bernard) et anciens succès (J’aimerais d’avoir un John Deere et, bien sûr, Income Tax). Le public en veut encore et encore, ce qui force le groupe à revenir jammer quelques minutes pour un deuxième rappel apparemment impromptu.
P’tit Belliveau répétait plusieurs fois dans le spectacle à quel point il est reconnaissant de compter sur le soutien indéfectible de son public, ses chums, depuis tant d’années (chose qu’il disait déjà dans Demain). Merci à toi, P’tit Belliveau, de proposer une offre si singulière dans une industrie locale souvent trop standardisée. L’un des meilleurs artistes franco-canadiens actuels, tout simplement.
Mené par Elijah Hewson, le groupe Inhaler, originaire de Dublin, joue un rock indie puissant et aérien, marqué par des guitares cristallines, des synthés et les voix émotionnelles et variées de Hewson. Sur des morceaux comme leur premier single de 2018, I Want You, et Falling In en 2020, le groupe a créé un son riche, inspiré du post-punk, qu’il a approfondi avec son premier album à succès de 2021, It Won’t Always Be Like This, et son deuxième album, Cuts & Bruises, sorti en 2023. Ils ont lancé leur cycle pour un troisième album avec le titre entraînant de 2024, Your House.
Led by Elijah Hewson, Dublin’s Inhaler play driving, soaring indie rock filled with chiming guitars, synths, and Hewson’s emotive, wide-ranging vocals. On tracks such as their 2018 debut single, « I Want You, » and 2020’s « Falling In, » the band crafted a lush, post-punk-inspired sound that they built on with 2021’s chart-topping full-length It Won’t Always Be Like This and 2023’s sophomore album Cuts & Bruises. They kicked off their third album cycle with 2024’s rousing « Your House. »
PAN M 360 aux Nuits d’Afrique 2024 | Queen Omega, du haut de son trône
par Sandra Gasana
Willy B Rose était à l’animation lors du spectacle tant attendu de la Reine du Reggae, venue accompagner l’Entourloop avec qui elle collabore depuis plusieurs années déjà.À ma grande surprise, nous avons débuté avec Queen Omega, le public étant venu majoritairement pour voir le groupe français qui compte plusieurs fans à Montréal.
L’icône du reggae Trinidadienne était accompagnée pour l’occasion par The Royal Souls, composés par Ons Barnat aux claviers, Thomas Broussard à la guitare, Thierry « Titi » Lechauve à la basse et David Dub Akom à la batterie.
Ce sont d’abord les musiciens qui préparent le terrain pour accueillir la Royauté sur scène, dont la voix se fait déjà entendre au loin. Et quoi de mieux que de débuter avec Fittest, tiré de son plus récent album Freedom Legacy, un des morceaux phares. Avec sa longue robe orange, et son turban légendaire qui fait sa signature, elle débarque sur scène telle une reine. Elle enchaîne sans transition avec Make a Sacrifice, durant lequel il y a eu un petit souci technique avec le micro, suivi de Judgement, avec la participation du public sur le refrain. Elle saute sur scène, fait des pas de militaires par moment, bref cette Queen est en bonne forme physique.
« C’est bon d’être ici Montréal », dit-elle en anglais, ne parlant pas la langue de Molière malgré ses nombreux séjours dans l’Hexagone. Sur Dirty Minds, elle parle de corruption qu’elle veut éradiquer avant de poursuivre avec Bite the Dust. « Je sens votre énergie, merci beaucoup. C’est le temps du renouveau », annonce-t-elle. Elle fait une magnifique reprise d’Amazing Grace, qu’elle a renommé Jahmazing Grace, en y ajoutant sa petite touche, mixant reggae et dancehall. Par moment, nous avions l’impression d’être dans une église aux États-Unis. Elle saute en l’air, danse avec le guitariste, parfois en transe, chantant Glory et terminant avec un Halleluia Elle fait un saut en arrière dans le temps lorsqu’elle chante Ganja Baby, tiré de son album Away from Babylon, paru en 2004. « Bravo au gouvernement du Canada d’avoir légalisé la Ganja ici. L’herbe n’est pas une drogue, c’est une plante, mais il ne faut pas en abuser », rappelle-t-elle à l’audience qui semble apprécier ses paroles. Elle est complètement en feu lors du morceau Elevate mais mon moment préféré de la soirée est sans aucun doute lorsqu’elle nous partage un nouveau son comme Head Above the Water, avec son message d’encouragement qui a suivi. « Même quand les choses semblent insurmontables, dites-vous que ça passera ! Ne baissez pas les bras ! », dit-elle sous des applaudissements d’appréciation.
« Est-ce que vous vous souvenez de I Can’t Breathe ? Vous vous souvenez de Black Lives Matter ? », demande-t-elle à la foule avant de jouer Elimination. Elle fait quelques pas de danse, fait même le robot à un moment donné, en plus de danser et sauter sur la scène. Une chose est sûre, cette reine a une présence scénique incontestable et est infatigable. Elle ne pouvait pas partir sans rendre hommage aux femmes, ce qu’elle fait dans Black Woman. « Encouragez les femmes, aimez-les, vénérez-les ! » déclare-t-elle. Et en s’adressant directement aux femmes : « Femmes, gardez votre couronne sur la tête et gardez la tête haute ! Je vous aime. »
Elle a gardé le meilleur pour la fin, notamment le succès planétaire qui l’a fait connaître mondialement, le morceau No Love, suivi de Local, sur lequel elle se revendique comme une chanteuse internationale et une ambassadrice du Reggae. Cela a permis à la foule de se défouler à fond et d’être prêts pour L’Entourloop.
Je suis restée sur ma faim car j’en voulais plus. Une heure de performance n’était pas assez pour les spectateurs venus voir Queen Omega. Espérons qu’elle reviendra pour un show complet très bientôt.
J’ai eu le temps de voir quelques minutes de l’Entourloop avant de partir. Je ne connaissais pas du tout le groupe ni le concept mais ce que j’ai cru comprendre, c’est qu’il s’agit d’un duo de DJ d’un certain âge, qui mixe des sons reggae mais aussi dancehall, dub, ragga, downtempo et hip-hop, accompagnés d’un trompettiste et deux MC qui animent la soirée en chantant et rappant principalement en anglais. La salle était principalement composée de français et sur l’écran derrière eux, des animations de toute sorte. Lorsque j’ai quitté le MTelus, le public avait l’air de s’éclater.