Jonathan Personne, aussi connu comme chanteur et guitariste du groupe post-punk montréalais Corridor (Bonsound/Sub Pop), revient avec Un homme sans visage, un nouveau single inspiré de la fin des années 60. L’artiste dévoile cette nouvelle chanson dans la foulée de sa récente signature chez Bonsound.
Préambule à la sortie de Mr. Morale & The Big Steppers, son nouvel album prévu le vendredi 13 mai, Kendrick Lamar lance le clip de la chanson The Heart Part 5, qui fait suite à quatre autres parties dont la première fut rendue publique il y a une douzaine d’années. L’évocation directe du deepfake y est à l’ordre du jour, le rapper de Compton y adopte tour à tour les facies de Kanye West, OJ Simpson, Will Smith, Jesse Smollett, Kobe Bryant, feu Nipsey Hussle.
Gaël Desbois, qu’on connaît déjà pour son projet Chasseur, entre autres, s’est d’abord mis en duo avec Marina Keltchewsky en 2015, puis en trio avec le guitariste-claviériste Maxime Poubanne en 2017. L’album Silent Partners sera lancé le 10 juin 2022, c’est-à-dire très bientôt. Dans ce clip allégorique sur fond futuro-sinistre, de petits robots à chenillettes cousins de WALL•E se font la course vers la mystérieuse « Jetée 28 », au son de rythmes synthétiques.
Ce futé musicien qui ressemble étrangement à Monsieur Novembre (comme peuvent en témoigner les bédéphiles qui ont lu la série Théodore Poussin) nous revient avec un clip réalisé par le tandem David Couliau et Yann Garin. Les images sont aussi insolites que la trame sonore, mais s’en étonnera-t-on? Bertrand Belin lancera très bientôt Tambour Vision, un septième album qui s’annonce synthétique.
Hippie Hourrah – Un royaume nous attend
par Patrice Caron
Hippie Hourrah présente un nouvel extrait de son album éponyme paru en juin dernier, avec un clip réalisé par Philippe Beauséjour
Alors que Trees Speak nous conduisait dans les méandres d’un rêve cybernétique du début du XXe siècle, dans son plus récent album Vertigo of Flaws : Emancipation of the Dissonance and Temperaments in Irrational Waveforms, le vidéoclip du morceau Traumsprache, présenté en exclusivité sur PAN M 360, semble annoncer le scénario d’un film muet, d’abord écrit en musique avant d’être capturé sur la pellicule. Mettant en scène les acteurs Chiara D’Anna (The Duke of Burgundy avec une musique composée par Cat’s Eyes) et Ned Dennehy (Calm with Horses avec une musique composée par Blanck Mass), l’intrigue de ce brillant tour de force réalisé par le jeune artiste londonien Dylan Hayes ne demande maintenant plus qu’à être lue.
Ramenée du front de la première Grande Guerre technologique, une femme angoissée, mutilée et éborgnée implore l’aide des secours restés trop longtemps introuvables dans le Cabinet du Dr Caligari. Si l’on ne peut toujours pas déterminer cent ans plus tard qui, du patient ou du docteur, est réellement fou dans cette histoire, Traumsprache nous laisse plutôt imaginer l’atmosphère exiguë d’une expérience de psychopharmacologie qui tournerait mal, de l’administration inhospitalière et forcée d’une camisole chimique ou encore du caractère incertain d’une utilisation dangereuse de ciseaux de chirurgie biotechnologique, qui viendraient modifier le tréfonds de notre être contre notre gré. À travers la perte symbolique de son œil gauche, cette « gueule cassée » infirme nous laisse entrevoir le monde parallèle d’un ange déchu et torturé, mais dont le discours déconstruit reste inaudible face au monde rationnel. Dans son propre langage de rêve surréaliste et brouillé, ce dernier ne demande peut-être rien d’autre que de pouvoir exprimer à travers elle les Ailes du désir de sa renaissance promise.
Dans ce clip réalisé par Jérémie Battaglia, l’auteure, metteure en scène et actrice Dominique Leclerc incarne une femme qui s’en va. Elle sera accompagnée, dans cette grande migration, par un amant intangible aux contours flous (Mat Vezio lui-même, « animé » par Max Vannienschoot). Grande migration ouvre un dyptique que complétera le clip de Ciel ecchymose, à la fin mai. Ces deux pièces figureront sur Couleur ciel ecchymose, nouvel album de Mat Vezio qui paraîtra le 20 mai.
MICHÈLE O – CENT FOIS
par Patrice Caron
Réalisée par Vincent Blain (L’Indice), « Cent fois » est une lettre d’amour en toute simplicité où l’exaspération, l’amour infini et la lucidité improbable de la petite enfance nous font invariablement sourire.
VANILLE – LES JOURS MANQUÉS
par Patrice Caron
Les jours manqués, c’est la dernière chanson de Soleil ‘96, et ce magnifique clip réalisé par Jonathan Robert marque la fin du chapitre de ce premier album de Vanille
Choses Sauvages – Château de fantômes
par Patrice Caron
Six mois après la sortie de son deuxième album et juste avant de partir en tournée, Choses Sauvages propose un vidéoclip tout en animation et en fantaisie pour « Château de fantômes ».
La Sécurité est le dernier né des collectifs art-punks expérimentaux de Montréal, né d’une collaboration entre certains des meilleurs membres passés et présents de projets indie/post-punk : Chose Sauvages, Laurence-Anne, Punk Explosion, Vanille, Silver Dapple, et Jesuslesfilles .
La Sécurité vient de sortir son premier single « Suspens », via Mothland.
Un peu de Yeah Yeah Yeahs français, un peu de Devo, La Sécurité a un son disco-punk minimaliste parfait pour le retour à ce que nous considérions autrefois comme normal. Ce premier titre a juste la bonne dose d’énergie pour inaugurer une nouvelle ère de danse artistique réfléchie.
« Avec « Suspens« , La Sécurité peint désormais des graffitis sonores de son cru, évoquant une réalité polymorphe, à travers des thèmes tels que l’agitation ou les vêtements géniaux. »
King Gizzard & The Lizard Wizard – Magenta Mountain
par Patrick Baillargeon
Les King Gizzard & The Lizard Wizard viennent de faire paraître Magenta Mountain, un nouveau morceau/clip extrait de leur prochain album, Omnium Gatherum, qui sortira le 22 avril via KGLW, le label du groupe. Certains titres d’Omnium Gatherum reviennent aux visions synth-psych du Butterfly 3000 de l’année dernière, comme la pop néon de Magenta Mountain. Si le groupe a déjà joué ce titre lors de ses concerts, il s’agit ici de l’enregistrement studio officiel. La (longue) vidéo, réalisée par John Angus Stewart, est synchronisée avec l’une des performances live du groupe à Melbourne. La bande a décidé d’utiliser l’infrastructure normalement invisible d’un concert pour ainsi nous guider à travers la performance, avec des plans très rapprochés des musiciens et ensuite dans la peau d’un vigilant et parfois énergique agent de sécurité faisant son chemin au sein d’une foule enthousiaste, jusqu’au sonorisateur.