FYEAR est un octuor de puissance mené par le compositeur, producteur électronique et multi-saxophoniste Jason Sharp et le poète/écrivain Kaie Kellough. Depuis le début de leur collaboration, avant qu’elle ne prenne la forme de cet ensemble, ils fusionnent la déclamation poétique (Kaie Kellough et Tawhida Tanya Evanson) et la création sonore multigenres incluant électracoustique, deux batteurs (Tommy Crane et Stefan Schneider), des saxophones traités (Jason Sharp), guitare pedal steel (Joe Grass) et une paire de violons (Jesse et Josh Zubot). Pour magnifier le tout, un environnement visuel immersif composé d’images, de vidéos et de lumières a été imaginé par Kevin Yuen Kit Lo.

Drone, dark ambient doom metal, post-hardcore, free-jazz ou électroacoustique se fondent ainsi dans nos oreilles à travers une esthétique composite et cohérente. Kellough et Evanson y transmettent des thèmes politico-existentiels de l’heure et y jouent des rôles « instrumentaux/sémiotiques élémentaires et découpés ». Les multiples crises simultanées du capitalisme, de la démocratie et de l’environnement terrestre y sont évoqués avec sensibilité par les poètes, tandis que les musiciens tracent les pistes musicales de ce qui est signifié ou exprimé par les mots.

Sharp et Kellough ont construit de tels projets sonores depuis de nombreuses années jusqu’en 2016, puis le projet FYEAR a émergé et fut présenté quelques fois à travers le Canada. En avril dernier, l’ensemble a sorti un excellent album éponyme sous étiquette Constellation, le groupe s’apprête à jouer ce répertoire au Centre PHI, le mercredi 16 octobre. Pour PAN M 360, Alain Brunet a rencontré Kaie Kellough et Jason Sharp, peu avant leur expérience immersive à MTL.

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Louis Dufort, compositeur et pédagogue en électroacoustique, assume la direction artistique d’Akousma depuis plus d’une douzaine d’années et nous présente ici la sélection de 18 créatrices et créateurs de sons acousmatiques pour la vaste majorité, c’est-à-dire que leurs pièces sont diffusées dans le noir, sans éclairages et sans projections de manière à ce que l’auditoire puissent les absorber pleinement pour ce qu’elles sont. D’ici et de l’étranger, les artistes sélectionnés au 23e Akousma spatialiseront leurs œuvres à l’Usine C, soit les mercredi 16, jeudi 17 et vendredi 18 octobre prochains. Louis Dufort a rencontré Alain Brunet pour faire part aux usagers de PAN M 360 des meilleures prises du comité artistique dont il dirige les destinées.

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Ce samedi 12 octobre, Arion Orchestre Baroque lance sa saison pour une première fois à la Maison symphonique. Pour cette occasion très spéciale, Arion fait de nouveau équipe avec le Studio de musique ancienne de Montréal (SMAM) pour évoquer ces Fastes royaux! Andrew McAnerney et Mathieu Lussier ont ainsi joint leur direction pour exécuter Music for the Royal Fireworks de Handel. L’exécution prévue pourra compter notamment sur les cuivres dans les anthems pour le couronnement de George II ainsi que dans celui de William Boyce pour le couronnement de George III. Voilà donc l’occasion de célébrer les couronnements d’Angleterre à travers les quatre œuvres au programme. Pour en savoir davantage sur ce programme, Alain Brunet a réalisé cette interview vidéo avec Mathieu Lussier, directeur artistique et chef principal d’Arion Orchestre Baroque, à la veille du concert d’ouverture d’une nouvelle saison.

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PROGRAMME:


William Boyce (1711-1779)
The King Shall Rejoice
William Byrd (1540/43-1623)
O Lord, make Thy servant Elizabeth our Queen 
Thomas Weelkes (1576-1623)
O Lord, grant the King a long life 
George Frideric Handel (1685-1759)
Musique pour les feux d’artifice royaux, HWV 351 Zadok the Priest, HWV 258 Let Thy Hand be strengthened, HWV 259 The King Shall Rejoice, HWV 260 My Heart is Inditing, HWV 261

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Certes une de nos grandes interprètes des musiques modernes et contemporaines, la pianiste Louise Bessette s’est penchée sur deux compositeurs américains : Charles Ives (1874-1954) et sa Sonate pour piano no 2, « Concord, Mass., 1840–60«  et Edward MacDowell (1860-1908) pour son cycle New England Idyls, op. 62. Voilà une autre des « Escales » discographiques de Louise Bessette, Escale en Nouvelle-Angleterre paraît ce vendredi 11 octobre chez Atma Classique et dont la matière sera jouée le samedi 12 à la Salle Bourgie.

Le mois d’octobre 2024 marque les 150 ans du compositeur américain Charles Ives. À l’occasion de cet anniversaire, la pianiste concertiste Louise Bessette emmène son public vers la Nouvelle Angleterre du début du XX e siècle, un voyage haut en couleurs qui, par le biais de la Concord Sonata de Charles Ives, mêle allègrement fanfares, hymnes, ragtimes et musique classique.

On dit de cette Concord Sonata qu’elle est un chef d’oeuvre du répertoire pour piano. Et il s’agit ici de l’édition révisée en 1947, la plus souvent jouée. Les brèves parties d’alto (premier mouvement) et de flûte (quatrième mouvement) y sont facultatives et Louise Bessette a choisi de les greffer en studio avec le concert de l’altiste Isaac Chalk et du flûtiste Jeffrey Stonehouse.

Le concert de la pianiste à la salle Bourgie s’annonce être un événement unique en son genre, puisqu’il sera également possible d’y admirer – pour la toute première fois à Montréal – une collection d’artefacts ayant appartenu à Charles Ives.
Quant au pianiste et compositeur New-Yorkais Edward MacDowell, la musicologie nous rappelle qu’il souhaitait administrer au post-romantisme européen une dose d’américanité en s’y inspirant des musiques, particulièrement celles de la Nouvelle Angleterre dont il provient, à l’instar de Charles Ives.
C’est évidemment pourquoi Louise Bessette  a accordé à Marianne Collette et PAN M 360 cette interview chaleureuse et éclairante.

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Lancement à la Salle Bourgie
1339, rue Sherbrooke O, Montréal
Le 12 octobre 2024, à 19 h 30

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Conférence et exposition d’artefacts sur Charles Ives grâce à la collaboration du Danbury Museum & Historical Society à 16h30.
Ces objets ayant appartenu à Ives traversent la frontière américaine pour la toute première fois!

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Tintamarre , le quatrième album studio des Hay Babies sous étiquette Simone Records, a pour thème principal l’identité pan-acadienne, les défis d’un peuple fier soulignés à grands traits. Conçu en Louisiane et au Nouveau-Brunswick, Tintamarre porte les chansons de Julie Aubé (guitares, banjo), Katrine Noël (basse, banjo, chant) et Vivianne Roy (guitares, chant), assistées de leurs acolytes masculins, Mico Roy (guitare) et Marc-André Belliveau (batterie). Tintamarre est un appel à la réaffirmation culturelle acadienne et plus encore. Julie et Katerine en causent à Alain Brunet pour PAN M 360.

LES HAY BABIES
NOUVELLE TOURNÉE

7 novembre 2024 | Nyon, CH (La Parenthèse) *
8 novembre 2024 | Lyon, FR (Le Groom) *
9 novembre 2024 | Marseille, FR (La Meson)

11 novembre 2024 | Chambéry, FR (Brin de Zinc) *
13 novembre 2024 | Angers, FR (Le Chabada) *
14 novembre 2024 | Paris, FR (Supersonic Records)

16 novembre 2024 | Strasbourg, FR (La Maison Bleue)

13 mars 2025 | Ottawa, ON (CNA)

14 mars 2025 | Frelishburg, QC (Beat & Betterave)
15 mars 2025 | Lavaltrie, QC (Église Saint-Antoine)
27 mars 2025 | Saguenay, QC (Côté-Cour)
29 mars 2025 | Saint-Prime, QC (Vieux Couvent de Saint-Prime)
2 avril 2025 | Brossard, QC (Le Club Dix30)
3 avril 2025 | Trois-Rivières, QC (Amphithéâtre Cogeco)

4 avril 2025 | Sherbrooke, QC (Théâtre Granada)

5 avril 2025 | Saint-Eustache, QC (La petite église cabaret spectacle) *
17 avril 2025 | Rimouski, QC (Salle Desjardins-Telus) *
18 avril 2025 | Edmundston, NB (Centre des Arts)

24 avril 2025 | Québec, QC (Grizzly Fuzz)

25 avril 2025 | Otterburn Park, QC (Diffusions Pointe-Valaine)
26 avril 2025 | Terrebonne, QC (Le Moulinet)
3 mai 2025 | Rogersville, NB (Salle Lisa LeBlanc) *

7 mai 2025 | Montréal, QC (Club Soda)
8 mai 2025 | Beauharnois, QC (Manoir Beauharnois)
9 mai 2025 | Richmond, QC (Centre d’art Richmond)

10 mai 2025 | Waterloo, QC (Maison de la culture de Waterloo)

29 mai 2025 | Moncton, NB (Théâtre Capitol)

11 septembre 2025 | Dégelis, QC (BeauLieu culturel) *
12 septembre 2025 | L’Assomption, QC (Vieux Palais)

13 septembre 2025 | Saint-Irénée, QC (Domaine Forget)

25 septembre 2025 | Dolbeau-Mistassini, QC (Vox-Populi)

26 septembre 2025 | Saint-Casimir, QC (Les Grands Bois)

27 septembre 2025 | Magog, QC (Vieux Clocher)

9 octobre 2025 | Caraquet, NB (Centre Culturel) *
10 octobre 2025 | L’Anse-Au-Griffon, QC (Centre Culturel Le Griffon)

11 octobre 2025 | New Richmond, QC (Salle de spectacles régionale Desjardins de New Richmond) *
15 octobre 2025 | Lévis, QC (L’anglicane)
16 octobre 2025 | Bois-Des-Filion, QC (Bière au Menu)

17 octobre 2025 | Gatineau, QC (Le Minotaure)

18 octobre 2025 | Shawinigan, QC (Maison de la Culture Francis-Brisson)

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Située quelque part entre Nico et Pauline Oliveiros, elle est très respectée dans les mondes musicaux parallèles, à l’instar de ses concitoyens Merzbow ou Keiji Haino. Phew, 65 ans, également connue sous le nom de Hiromi Mortani, est une chanteuse et compositrice électronique d’avant-garde basée à Kanagawa, non loin de Tokyo. Depuis qu’elle fut la figure de proue d’Aunt Sally, l’un des premiers groupes punk d’Osaka à la fin des années 70, Phew est devenue l’une des principales figures créatives de l’avant-garde japonaise, explorant d’innombrables territoires musicaux – ambient, darkwave, drone, élecroacoustique, techno, synthpunk, krautrock, industriel, noise, musique japonaise traditionnelle, pour ne citer que ceux-là. À travers le monde, elle a collaboré avec des artistes importants, de Ryuichi Sakamoto à Holger Czukay, Jaki Liebezeit ou Einstürzende Neubauten. Pour la première fois à Montréal, elle se produira au festival FLUX, plus précisément à la Sala Rossa le mercredi 9 octobre. Alain Brunet lui a fait parvenir quelques questions traduites en japonais, voici ses généreuses réponses !

PAN M 360 : Bonjour, ces questions d’interview ont été écrites à la suite de votre prestation au festival FLUX à Montréal. J’ai passé de nombreuses heures à écouter votre musique avant d’écrire ces questions et je vous félicite sincèrement d’avoir conçu une palette de sons riche et diversifiée.

PHEW : Enchantée de vous rencontrer et merci de l’intérêt que vous portez à ma musique ! C’est la première fois que je viens à Montréal et je suis honorée de me produire à FLUX.

PAN M 360 : Votre métier est si vaste que nous aimerions savoir ce que serait bientôt son fragment de concert montréalais ? Pouvons-nous avoir quelques éléments de ce programme ?

PHEW : J’ai eu l’occasion de jouer dans des clubs et des raves récemment, donc à Montréal, je pense que le set mettra l’accent sur le rythme. Cependant, on est loin de ce qu’on appelle la « dance music ».
PAN M 360 : Quels sont vos principaux territoires d’exploration ces jours-ci ? Quels sont les principaux projets en cours ? Pouvez-vous les décrire ?

PHEW : Récemment, je me suis de plus en plus désintéressée de la création d’œuvres d’art conceptuelles et de la communication de messages par le biais d’œuvres d’art. Je pense en effet que la musique n’est pas un médium; jouer de la musique comme si je respirais est pour moi l’idéal. À mon retour de la tournée, je commencerai à travailler sur un morceau pour le projet de radio artistique FM. Je n’ai pas encore décidé du contenu, mais j’ai toujours été très intéressée par les pièces radiophoniques et j’étais obsédée par les radios à ondes courtes lorsque j’étais enfant, je suis donc très heureuse qu’on m’ait demandé de le faire.
PAN M 360 : Pouvez-vous nous parler brièvement de votre façon de composer et d’improviser au quotidien ?

PHEW : Presque chaque jour, j’enregistre une sorte d’esquisse sonore. Mon attitude de base dans l’improvisation est d’attendre et d’écouter. Dans le cas des sons électroniques, j’attends que la tension se stabilise et j’écoute les infimes fluctuations du son.

PAN M 360 : Travaillez-vous et séjournez-vous principalement à Kanagawa ? Pourquoi avez-vous choisi cette région, qui n’est pas très éloignée de la région de Tokyo ? Meilleur endroit pour votre style de vie ?

PHEW : Plus précisément, je vis à Kawasaki, dans la préfecture de Kanagawa, depuis plus de 30 ans maintenant, et mon sentiment n’est pas différent de celui que j’éprouve à Tokyo. La ville n’est qu’à environ 6 km de la frontière de Tokyo et à 30 minutes du centre de Tokyo. C’est un endroit ennuyeux, mais je continue à y vivre parce qu’il est calme et pratique.

PAN M 360 : A propos de votre vie internationale : voyagez-vous encore beaucoup en tant qu’artiste de scène ?

PHEW : Bien qu’interrompue pendant deux ans en raison de la pandémie, je tourne à l’étranger trois à quatre fois par an. J’ai beaucoup de chance.
PAN M 360 : Vous considérez-vous également comme une citoyenne du monde ?

PHEW : Cela dépend de la définition du mot « monde ». Il y a beaucoup de mondes ici auxquels je ne veux pas appartenir. J’aime le kabuki, la danse classique japonaise et la musique classique japonaise, et je suis probablement influencée par eux, mais en même temps, il y a beaucoup de mondes au Japon dans lesquels je ne voudrais pas être. Ce qui est le plus important pour moi, c’est que je suis une Terrienne et que chaque vie a une responsabilité envers les autres vies.

PAN M 360 : Le fait d’être une artiste punk à Osaka, au début de votre carrière, a-t-il encore un impact sur votre façon d’assembler et de traiter les sons ? Si oui, de quelle manière ? Si non, comment cela a-t-il disparu ?

PHEW : Bien sûr, cela a influencé la façon dont je construis mon son. Le punk en tant que genre a pris fin en 1978, mais je pense que le punk est une attitude à l’égard des choses. Je suis toujours une punk et le serai jusqu’à ma mort.

PAN M 360 : Après le punk, il y a eu votre rencontre artistique avec Ryuichi Sakamoto, puis une immersion dans le krautrock avec Holger Czukay et Jaki Liebezeit. Que reste-t-il de cette période dans votre musique actuelle ? Pouvez-vous nous dire quels ont été les moments forts de cette période de votre vie ?

PHEW : J’ai beaucoup appris des gens avec qui j’ai fait de la musique durant cette période. En particulier, mon expérience au studio de Conny m’a ouvert les oreilles et a fondamentalement changé ma façon d’écouter la musique. J’ai réalisé que la musique est une architecture et qu’en définissant l’image sonore, il est possible de la construire en trois dimensions, même avec deux haut-parleurs. Ce fut une grande découverte. Si je n’avais pas rencontré Conny Plank, je n’aurais pas continué la musique.

PAN M 360 : Vous avez également travaillé avec l’expérimentateur américain John Duncan, connu sous le nom de Los Angeles Free Music Society, qui utilisait son poste de radio à ondes courtes personnalisé, et avec le musicien japonais Kondo Tatsuo, qui utilisait un synthétiseur et un piano traité électroniquement. Cette période a-t-elle été importante pour vous ?

PHEW : Lorsque John Duncan est venu pour la première fois au Japon, il m’a contacté et nous avons convenu de jouer ensemble ; je ne savais rien du LAFMS et, à l’époque, je ne pensais pas que notre performance serait si intéressante. Des dizaines d’années plus tard, j’ai redécouvert l’enregistrement et j’ai trouvé que c’était une bonne performance. Il m’a fallu beaucoup de temps pour comprendre son importance.
PAN M 360 : Puis un chapitre industriel ou quelque chose comme ça avec Plank & Liebezeit, mais cette fois avec Einstürzende Neubauten, Alexander Hacke et D.A.F//Liaisons Dangereuses Christo Haas. Que peut-on trouver dans cette musique qui reste aujourd’hui dans votre langage musical ?

PHEW : En tant que chanteuse, j’ai beaucoup apprécié cet enregistrement. C’était une expérience très heureuse et un vrai luxe d’aller en studio sans aucune préparation et d’avoir les chansons créées lors de la session sur place. J’ai découvert une fois de plus qu’en concevant et en traitant la manière d’enregistrer un son brut, ce son a plus de présence qu’un son électronique.
PAN M 360 : Votre palette de sons est beaucoup plus large que les descriptions précédentes de votre carrière : électroacoustique académique, ambient, drone, noise, hardcore, shoegazing, minimal, synthés analogiques, minimalisme et bien d’autres choses encore. Explorez-vous tous ces sous-genres et écosystèmes sonores en même temps ou par périodes ? Pouvez-vous décrire le processus ?

PHEW : Je n’ai jamais fonctionné par genre. Cependant, quel que soit le style de musique que je joue, le principe sous-jacent est la voix : je suis d’abord une chanteuse. En d’autres termes, la chose la plus importante pour moi est que la musique vient du corps, qu’elle est une extension du corps et qu’elle doit l’être. Cela ne signifie pas pour autant que je privilégie le spectacle vivant. Mais je ne suis pas une esclave de la technologie.

PAN M 360 : Vous pouvez être considérée comme une artiste expérimentale sur tous les plans : recherche électroacoustique, avant-garde pop/rock, ambient, etc. Comment vous situez-vous dans cet écosystème musical global ?

PHEW : Je suis assise sur le rocher minuscule et insignifiant d’un vaste écosystème et de l’univers. Mais je peux y être moi-même.

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GIFT est une expérience audiovisuelle co-créée avec et par des personnes vivant avec des handicaps. Gift comprend de la musique pour clarinette solo, trompette solo, électronique et projection vidéo. Cette performance est traversée des expériences vécues et partagées dans un processus de co-création. Dans le contexte du festival FLUX, Gift explore les thèmes des relations familiales touchées par le déclin cognitif et l’altération de la perception du temps dans la maladie de Parkinson. Le processus créatif de GIFT permet à une personne atteinte de cette maladie d’exprimer des émotions lorsqu’elle ne trouve pas les mots pour des raisons évidentes. GIFT illustre d’autres façons de vivre dans ce monde et d’espérer être compris par d’autres êtres humains. Louise Campbell parle à Alain Brunet de son travail exceptionnel dans cet univers très particulier de la création impliquant des particularités cognitives ou autres.

Remerciements :

Collaborateurs créatifs : Louise Campbell Naomi Silver-Vézina Amy Horvey Rebecca Barnstaple Anna Hostman Anne McIsaac Panagiota Boussios Susan Dubrofsky Anusha Kamesh Claire Honda
Présenté dans le cadre du FLUX Festival en partenariat avec Arts in the Margins, GIFT est une production de Louise Campbell, Le Vivier, Canadian New Music Network et Innovations en concert avec Bradyworks, la Fondation SOCAN, Revue Circuit, musique contemporaine, Mardi spaghetti et l’Institut international d’études critiques en improvisation.
Nous remercions le Conseil des Arts du Canada, le Conseil des arts et des lettres du Québec et le Conseil des arts de Montréal pour leur soutien.

INFOS ET TICKETS ICI POUR LES SPECTACLES DU 8 OCTOBRE À 13H ET 19H30 ET DU 9 OCTOBRE À 13H

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Alors qu’elle reprenait les chansons d’Antônio Carlos Jobim dans un restaurant du Vieux Port de Montréal à l’âge de 18 ans, il aura fallu plus de vingt ans à Florence K pour rendre hommage à ce grand artiste à travers son plus récent album « Brésil mon amour ». Elle le présentera le mardi 8 octobre au Lion d’or, accompagnée de son guitariste (et de sa fille, sur le morceau qu’elles chantent ensemble), en toute simplicité. La parfaite dose de douceur dont on a besoin en ce moment.

Québec musiques parallèles (QMP) est un festival décentralisé, réparti aux quatre coins du Québec et du Nouveau-Brunswick, de Gatineau à Rimouski en passant par Saguenay, Fredericton ou Saint-John. Pas moins de 17 programmes seront présentés par QMP en octobre! Protagoniste de cette initiative la violoncelliste et directrice artistique du Quatuor Bozzini, Isabelle Bozzini, nous explique le pourquoi et le comment de Québec Musiques Parallèles, pour ensuite décrire les programmes présentés à Montréal les 4, 5 et 6 octobre au Théâtre La Chapelle. Alain Brunet l’a rencontrée virtuellement pour l’interview vidéo que voici.

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Le trompettiste afro-américain Wadada Leo Smith est sans conteste l’un des artistes les plus prolifiques de notre époque. En tant que leader, il a enregistré une cinquantaine d’albums, sans compter ses collaborations majeures avec le saxophoniste et clarinettiste visionnaire Anthony Braxton, la Creative Construction Company, le batteur Andrew Cyrille, le guitariste Henry Kaiser, le bassiste Bill Laswell, le pianiste Matthew Shipp, le saxophoniste Kalaparusha Maurice McIntyre, le violoniste Leroy Jenkins ou le saxophoniste et compositeur de génie John Zorn. En 2013, il fut finaliste du prix Pulitzer pour son projet Ten Freedom Summers. Wadada Leo Smith revient à Montréal pour créer une nouvelle musique fondée sur le matériel d’un album trompette-piano, enregistré précédemment avec la grande Amina Claudine Myers. Cette fois, la pianiste suisse Sylvie Courvoisier sera aux côtés du trompettiste afin de jouer le matériel de cet album, intitulé Central Park’s Mosaic of Reservoir, Lake, Paths and Gardens. Alain Brunet l’a joint chez lui pour cette interview vidéo PAN M 360.

WADADA LEO SMITH & SYLVIE COURVOISIER SE PRODUISENT AU FESTIVAL FLUX, MONTREAL, LE 7 OCTOBRE À LA SALA ROSSA. INFOS ET BILLETS ICI

FLUX | Wadada Leo Smith, l’un des plus prolifiques de la « musique créative »

Le trompettiste afro-américain Wadada Leo Smith est sans conteste l’un des artistes les plus prolifiques de notre époque. En tant que leader, il a enregistré une cinquantaine d’albums, sans compter ses collaborations majeures avec le saxophoniste et clarinettiste visionnaire Anthony Braxton, la Creative Construction Company, le batteur Andrew Cyrille, le guitariste Henry Kaiser, le bassiste […]

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Auteure-compositrice montréalaise, chanteuse de puissance et de souche malienne, Djely Tapa offrira en première canadienne un concert le 19 octobre au National. Ell y défendra la matière du nouvel opus Dankoroba, un hommage aux femmes illustres d’un lointain passé, époque du glorieux empire mandingue. Le plateau réunira des invités spéciaux pour y étoffer les chansons de cet album tout neuf, réalisé par le réputé Jean Massicotte – Pierre Lapointe, Patrick Watson, Arthur H, etc. Elle-même issue de la caste des griots, Djely Tapa s’affaire ici à actualiser les traditions maliennes en les catapultant dans des dimensions cosmiques,afro-futuristes et électroniques. Enregistré entre Bamako et Montréal, l’album Dankoroba est lancé sur toutes les plateformes le vendredi 4 octobre, avant quoi Keithy Antoine l’a interviewée pour PAN M 360. Plus qu’une interview, cette rencontre s’avère une authentique séance d’empowerment entre deux femmes de tête, de cœur et de bonne volonté. À voir absolument !

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Clusters. Groupement d’un petit nombre d’objets. Résonance simultanée, au hasard ou non, de plusieurs notes sur un instrument. Telle est la définition de ce terme issu d’un anglicisme et de l’intitulé de cette exposition créée par un le travail collaboratif de Léa Valérie Létourneau et André Turpin.

Sept photographies captées sur un médium numérique de moyen format et imprimées sur des papiers de 1.5 m x 1 m qui offrent des lieux de vie figés dans le temps et l’espace. Scénographie minutieuse, soin du détail, colorimétrie vintage et luminosité naturelle. Pour obtenir ce rendu subliminal, les artistes ont passé de longues heures à multiplier les prises afin de travailler sur des superpositions d’images, retouchées sur photoshop et affinées au millimètre près. 

Nul doute qu’André Turpin et Léa Valérie Létourneau ont combiné leur force pour transcender ces univers aux puissants accents narratifs. Réalisateur de courts et longs métrages, directeur de la photographie pour Denis Villeneuve, Xavier Dolan, Monia Chokri ou Philippe Falardeau, André met à profit son talent en ce qui concerne l’aspect technique. Décoratrice pour le cinéma et scénographe de formation, Léa Valérie s’est axée sur la mise en scène et l’inventaire ou la re-disposition du mobilier. 

Encensée par La Presse, Le Devoir, Radio-Canada, et à présent par PANM360, cette exposition est à voir absolument et sans attendre au Centre Phi et ce, jusqu’au 20 octobre!

Notre collaboratrice, Salima Bouaraour, s’est entretenue avec les deux artistes québécois pour discuter de la genèse de leur projet, de la dimension technique ainsi que de la continuité de leur collaboration pour la poursuite de Clusters. 

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