Clarinettiste enclin au jazz et aux musiques de création, multi-instrumentiste et compositeur numérique, le Polonais Waclaw Zimpel se produit à deux reprises dans le contexte de MUTEK, soit aux côtés des très respectés producteurs britanniques Sam Shackleton et James Holden avec qui il a enregistré des projets communs et dont les relectures sur scène sont très attendues à Montréal. Improvisation libre, inclusion de musiques classiques indiennes et jeu d’instruments acoustiques (surtout la clarinette) s’invitent dans la créativité numérique que valorise MUTEK comme on le sait. Alain Brunet l’a joint virtuellement en Pologne, soit dans son studio à la veille de son départ pour MTL. Écoutez attentivement les musiques de ces projets et, bien sûr, cette conversation vidéo (en anglais)avant de vous rendre l’entendre à MUTEK.

CE MARDI À NOCTURNE 1 AVEC JAMES HOLDEN

CE SAMEDI À A/VISIONS2 AVEC SAM SHACKLETON ET SIDDARTHA BELMANNU

On n’ira pas par quatre chemins, passons aux choses sérieuses, c’est-à-dire tirer les vers des oreilles de Vincent Lemieux, qui a partagé la tâche de la programmation du 26e MUTEK avec Marie-Laure Saidani et Alain Mongeau.

Valentina Magaletti, Kevin Saunderson, Sam Shackleton, Nicola Cruz et autres Topdown Dialectic sont parmi les archi musts ! On ne fera pas toute la liste d’épicerie de l’événement prévu du mardi 19 août au dimanche 24, mais la liste ici dressée peut aisément vous nourrir pour une semaine de musique et de créativité numérique. À lire attentivement !

PAN M 360 : Ton combientième MUTEK ?

Vincent Lemieux : Mon vingt-cinquième! En fait, la première année, j’y vendais des billets. J’avais alors rencontré Alain (Mongeau), et j’ai commencé à travailler à la programmation la deuxième année.

PAN M 360: Y a-t-il un angle de programmation cette année ?

Vincent Lemieux : Après un 25e anniversaire, nous essayons simplement de bien faire notre travail. On touche du bois car nos statistiques nous disent qu’on aura autant d’affluence que l’année précédente. Nous essayons de rester sur le même élan que l’an dernier, donc.

PAN M 360 : Et ça continue! Alors ne nous perdons pas en conjectures! Essayons de dégager les must absolus de cette programmation. On t’écoute!

Vincent Lemieux : Parmi les artistes phares cette année, Valentina Magaletti fera trois performances cette année. Elle fait le set d’ouverture, elle fait aussi le projet Holy Tongue avec le producteur Al Wootton (anciennement connu sous le nom de Deadboy), le groupe et le bassiste et producteur japonais  Zongamin (Susumu Mukai). Valentina Magaletti travaille énormément, elle est très sollicitée, elle a plein de projets. Elle vit à Londres, elle a sorti l’album Estradas avec Nidia, une artiste portugaise. Et puis elle fait un show  mercredi avec Upsammy, une artiste hollandaise, dans Nocturne 2. Nous avons essayé de tirer le maximum de ses propositions car nous voulions l’avoir à MUTEK depuis quelques années déjà.

Nicola Cruz est un artiste qu’on invite régulièrement. Il donne aussi 3 performances dont une première mardi dehors sur L’Esplanade dans Expérience 1,  il joue ce mardi, donne une performance solo samedi dans Metropolis 2 et se retrouve plus tard en duo avec l’artiste coréenne Machina, ce dimanche à la SAT dans Nocturne 5. ils viennent de commencer à travailler ensemble, ils sont à leurs premiers sets.

Nous sommes très heureux d’avoir le projet e-Dancer de Kevin Saunderson, vendredi prochain en performance live à Metropolis 1, qui fera DJ en son nom jeudi à l’Esplanade tranquille pour Expérience 3, et qui se produira avec son fils Dantiez Saunderson pour le projet e-Dancer qu’il présente dans le monde depuis des années.  Nous avions contacté son agent, on a offert ce qu’on pouvait et l’agent a accepté car il trouvait que le contexte était très bon pour présenter ce spectacle précis, on en est extrêmement contents.

L’artiste montréalaise Gayance (Aïsha Vertus), qui vit actuellement au Portugal, présentera un premier set avec une formation complète à Mutek Montréal, ce vendredi à la SAT dans Nocturne 3. On en parlait depuis un moment avec elle, elle est maintenant prête à le faire pour une première année avec sept musiciens.nes.

Dans les incontournables, le Britannique Sam Shackleton donne deux performances cette année. Il fait d’abord une performance avec le clarinettiste et producteur polonais Waclaw Zimpel (qui joue aussi avec James Holden), et le chanteur indien Siddartha Belmannu, dans le contexte de la série A/Visions 2, idéal dans le contexte d’écoute est très bon au Théâtre Maisonneuve. Et Shackleton donnera son set solo dimanche soir à la SAT, dans le contexte de Nocturne 5.

Le plateau de A/Visions 2 samedi invite la Montréalaise Myriam Boucher pour étoffer la dimension visuelle de cette performance précise. Myriam Boucher aura le même mandat pour accompagner Yu Su à la SAT mercredi, dans le cadre de Nocturne 1 et montera sur scène dans Nocturne 3, jeudi également à la SAT.

Pour la soirée de clôture (Nocturne 5 à la SAT) , il y a aussi l’Américain Topdown Dialectic que j’attendais depuis longtemps.  L’album sorti en 2018 est assez spécial, tous les morceaux sont de cinq minutes. Je suis vraiment curieux d’entendre ça, l’artiste n’accorde aucune interview et ne dévoile pas son identité réelle,  il  offre plusieurs projets fascinants.

Le duo canadien Tush, (Kamilah Apong et Jamie Kidd) auquel se joindra une chanteuse, fait de la house assez mélodique, c’est très beau, et même Matthew Herbert a remixé un de leurs morceaux. Parmi les projets inconnus soumis à MUTEK, on l’a retenu.

À travers les soumissions, nous avons repéré Cleo Leigh, qui vient de Nouvelle-Écosse et qui s’est inscrite dans l’Incubateur, programme de mentorat de MUTEK, que notre collègue programmatrice Marie-Laure Saidani a initié.

De Vancouver, on a sélectionné  E + EO, Ensemble, ephemeral objects et IHA, un duo audiovisuel.

Dans le contexte d’Expérience 6, soit dimanche à l’Esplanade, nous avons invité notre chère amie montréalaise Salima Bouaraour (Shadya) et son collègue Samuel Ricciuti (Dog Bless You) qui forment le duo Safia Nihil et assurent la direction du label Kito.Kat.

Il y a aussi NikNak, une artiste afro britannique invitée à Nocturne 4, qui m’intrigue énormément. C’est Alain qui l’a vue dans un festival. C’est une artiste qui fait du platinisme et donc du scratching. Mais elle n’est pas hip-hop, elle est plutôt techno. Elle sera samedi à la SAT, dans le cadre de Nocturne 4.

Je pourrais en dire bien plus long mais je m’arrête avec ROLROLROL c’est le projet « naive computer jazz » du produceur hollandais Jameszoo, qui a enregistré sous le label Brainfeeder. C’est un mélange de house, avec de très bons claviers. Un coup de coeur!  

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Clarinette basse et saxophone solo de l’OSM, André Moisan se joint à des collègues improvisateurs pour un match d’improvisation musicale! Dans le contexte de la Virée classique, il se joint à la tromboniste Hélène Lemay, au guitariste Jimmy Lahaie ainsi qu’aux comédiens Emmanuelle Fadin, Marie-Lune Falardeau-Drolet, Julien Normand, William Bernaquez et (l’arbitre) Martin Racine. Ce dimanche midi, gratuit à la Virée!

Ce dimanche midi à l’Espace culturel George-Émile-Lapalme (GEL) de la Place des Arts

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L’année 2025 marque le 50ème anniversaire de l’Alliance chorale du Québec (ACQ). Pour l’occasion et dans l’esprit des grands rassemblements de chœurs, l’ACQ se joint à la programmation de la Virée classique de l’OSM pour faire vibrer de leurs voix multiples la passion du chant choral qui a été semé par l’alliance depuis un demi-siècle. Un projet d’envergure réunissant plus d’une centaine de choristes qui se retrouveront le 17 août pour deux prestations en après-midi où tant des œuvres du répertoire folklorique et populaire du Québec, de même que des incontournables du répertoire choral seront présentées et dirigées par le chef Simon Rivard accompagné de la pianiste Amélie Fortin. Pour parler de cet évènement et de cette célébration, Alexandre Villemaire s’est entretenu avec la directrice générale de l’ACQ, Roxanne Croteau.

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Encensée par la critique pour sa forte présence scénique, la profondeur de ses interprétations et son agilité vocale, la jeune mezzo-soprano écossaise Beth Taylor est de retour à Montréal pour présenter un programme double lors de l’édition 2025 de la Virée classique de l’OSM. Présente en janvier 2025 où elle avait interprété avec l’OSM des lieder d’Alma Mahler dans un concert où elle était mise à l’honneur aux côtés de la Symphonie nᵒ 6 de son mari Gustav, cette fois, suivant la thématique de la nature qui jalonne cette saison de la Virée classique, Beth Taylor propose deux programmes contrastants. En premier lieu, le samedi 16 août avec l’OSM et Rafael Payare, le cycle Sea Pictures d’Edward Elgar ; une poésie musicale mettant de l’avant les différentes natures de l’océan qui peut être aussi belle que dangereuse. Et puis le lendemain, le 17 août à la Cinquième salle de la Place des Arts, un récital de chant où, accompagnée au piano par Esther Gonthier, elle présentera un programme éclaté allant des mélodies françaises de Reynaldo Hahn aux lieder de Clara Schumann et Johannes Brahms en passant par les chants folkloriques de Benjamin Britten explorant à la fois les thèmes de l’amour et de la nature.

Avant ce mini marathon de concert, elle s’est entretue avec le collaborateur de PAN M 360 Alexandre Villemaire autour de ces programmes et de ce qu’ils représentent.

Crédits photo : Olivia Da Costa

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Lauréat du Concours de l’OSM en 2022, le pianiste canadien Godwin Friesen était venu d’abord des Praires à Montréal pour y faire sa maîtrise en interptétation (à l’UdeM), avec le succès qu’on lui connaît maintenant, bien qu’il soit encore considéré par le public comme un artiste émergent. Cette perception pourrait changer cette semaine, puisque le pianiste de concert se retrouve bien en vue dans trois programmes distincts de la Virée classique depuis mercredi. Deux œuvres symphoniques de Míkis Theodorákis, une de Dmitri Chostakovitch et une composition originale de son cru pour petit ensemble sont jouées à La Virée, soit au programme gratuit exécuté au pied du Stade olympique et deux autres en salle ce samedi 16 août, soit à 14h (programme intitulé Quatuor de Smetana: une vie en 4 mouvements) et à 20h30 (programme La Symphonie Pastorale de Beethoven). Pour PAN M 360, Alain Brunet a eu une charmante conversation avec Godwin Friesen.

Programme de 14h30, samedi, Cinquième Salle de le PdA

Artistes

Godwin Friesen, piano

Justin Saulnier, violon

Sydney Adedamola, violon

Sebastian Gonzalez Mora, alto

Sophie van der Sloot, violoncelle

Œuvres

Godwin FriesenPsaume 19 pour quatuor avec piano (11 m)

Dmitri Chostakovitch, Trio no 1, pour piano, violon et violoncelle (12 min)

Bedřich Smetana, Quatuor no 1 en mi mineur « de ma vie » (30 min)

Programme de 20h30, samedi, Maison symphonique

Artistes

Rafael Payare, chef d’orchestre

Timothy Hutchins, flûte

Godwin Friesen, piano

Œuvres

Míkis Theodorakis, Sinfonietta pour flûte, piano et orchestre à cordes (22 min)

Ludwig van Beethoven, Symphonie no 6 « Pastorale » (38 min)

photo: Antoine Saito pour l’OSM

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PAN M 360 s’entretient avec  Andrew Wan, premier violon de l’Orchestre symphonique de Montréal depuis plusieurs années maintenant, sous Kent Nagano et sous Rafael Payare, et qui, dans le contexte de la virée classique, nous cause  de son lien avec une oeuvre d’Astor Piazzolla inspirées de quatre saisons à Buenos Aires – et non pas celles de Vivaldi à Venise, bien qu’on en ressente l’évocation. L’oeuvre sera jouée ce samedi dans un programme gratuit de La Virée, composé également d’une autre oeuvre du compositeur norvégien de la période romantique, Edvard Grieg.

PAN M 360:  Aujourd’hui, Astor Piazzolla est admis dans le monde classique. Ses hybridations de tango moderne avec le jazz et la musique classique moderne ont séduit tant d’orchestres et sociétés de concert. Andrew, musicien classique de très haut niveau, quelle est votre  relation avec Piazzolla ?

Andrew Wan:  Depuis longtemps je joue Piazzolla ! Je l’ai fait avec l’OSM et aussi en petite formation comme soliste. La première fois que j’ai joué cette œuvre, c’était dans un orchestre de chambre à New York qui s’appelait International Stage Young Soloists, un orchestre de New York constitué de d’étudiants ou de jeunes professionnels. C’était mené par Hyo Kang, qui était professeur à Juilliard. 

Depuis 2006, j’ai joué plusieurs fois cette œuvre. À l’OSM, je l’ai jouée quelques fois,  on a enregistré une vidéo d’une saison pour une immersion virtuelle pendant la pandémie. 

PAN M 360 : Cette fois, il s’agit d’un ensemble différent.

Andrew Wan:  L’année dernière, on a eu l’idée de jouer un concert avec des jeunes professionnels. Notre direction de programmation m’avait demandé si je voulais interpréter les quatre saisons de Vivaldi. J’avais dit oui, je suis toujours content de jouer cette œuvre.

PAN M 360: Et vous avez monté un ensemble de jeunes pour ce faire et on vous a donné la responsabilité de diriger cet ensemble. Racontez !

Andrew Wan:  Je suis violon solo depuis 2008 à Montréal, j’ai aussi eu beaucoup de chance et cumulé beaucoup d’expérience à jouer comme soliste devant notre public. Pour moi, c’était une autre chance de diriger sans baguette cet ensemble et aussi de  donner l’opportunité à ces solistes. Et ce fut un grand succès. 

PAN M 360: Et cette fois, on passe de Vivaldi à Piazzolla

Andrew Wan: Oui, on a décidé de refaire ce projet, mais avec Piazzolla. Et on a trouvé les solistes, dont  deux violonistes qui ont participé à notre immersion orchestrale. 

Ce printemps, on a joué une symphonie de Chostakovitch avec Rafael Payare, et on avait dans chaque section plusieurs étudiants pour qu’ils vivent  l’expérience de jouer avec un orchestre comme l’OSM. Et j’ai alors travaillé avec deux violonistes de (l’université) McGill, qui étudient avec Violaine Melançon. Elles étaient extrêmement préparées, professionnelles, avec des attitudes extrêmement positives.Je me suis dit , OK, si elles sont disponibles, elles seraient parfaites comme solistes pour deux saisons de cette œuvre. Puis j’ai demandé à mes collègues du  Conservatoire de musique de Montréal s’il y avait deux autres élèves pouvant jouer les deux autres saisons, et on a trouvé deux autres violonistes incroyables.

Alors, pour moi, c’est très spécial de faire partie d’une telle expérience, de travailler avec des jeunes artistes,   de jouer un grand concert pour beaucoup de monde et de de donner la chance à d’autres de s’illustrer. 

PAN M 360: Quelle est l’instrumentation ?

Andrew Wan:  Deux premiers violons, deux deuxièmes violons, trois altos, trois violoncelles, et deux contrebasses.

PAN M 360: Piazzolla avait fait des arrangements  ses œuvres dans différentes configurations, d’autres l’ont fait aussi, mais lui-même se présentait généralement en quartette:  bandonéon, violon, piano et contrebasse – et Las Cuatro Estaciones Porteñas avaient été conçues pour quintette, soit avec guitare électrique en plus.  Et donc là, vous vous retrouvez dans un autre contexte, plus proche d’une instrumentation classique. 

Andrew Wan: Oui, c’est l’arrangement du violoniste russe Leonid Desyatnikov, popularisé par le violoniste Gidon Kremer,  il y a une vingtaine d’années je crois.. Ça reste aujourd’hui une de mes versions préférées et cet arrangement est joué partout dans le monde,  par les plus grands solistes. En fait, j’ai joué cette œuvre  la dernière fois, au mois de janvier, en Floride, avec sept autres violonistes de très haut calibre,  dont James Ehnes et Tessa Lark. 

PAN M 360: La  façon dont un musicien classique joue du tango nuevo est forcément  différente de musiciens exclusivement consacrés au style. Alors, de quelle manière voyez-vous les qualités et les avantages d’avoir une formation classique pour servir l’œuvre de Piazzolla?

Andrew Wan: Cette œuvre demande  plusieurs techniques qu’on ne joue pas souvent dans la musique classique, mais ce n’est pas extrêmement difficile à maîtriser. Et… ça  fait déjà trois décennies que les musiciens classiques jouent du Piazzolla, ça fait partie de notre langage. Ce n’est plus très singulier, ce n’est plus une particularité.

PAN M 360: Oui, absolument. C’est plus nouveau que ça l’était dans les années 80 et 90, et maintenant c’est inscrit dans le grand répertoire, effectivement. 

Andrew Wan: Oui, mais je peux ajouter que dans ce type de musique, il faut avoir du rythme. Dans la musique classique,  allemande, française ou anglaise, on peut avoir un peu de flexibilité avec le rubato (léger décalage rythmique). Ce n’est pas comme ça avec le tango qui doit aussi être joué avec un sentiment fort de liberté en même temps qu’on y respecte sans cesse la pulsation. Alors cela est plus difficile à maîtriser, pour moi comme pour nos jeunes musiciens de cet ensemble.

PAN M 360: Vous devriez y arriver haha!

Andrew Wan: En fait, dès notre première répétition cette semaine , j’ai été déjà très impressionné par les interprètes qui  ont travaillé très fort.  

Artistes

Andrew Wan, violon et direction

Olena Kaspersky, soliste violon

Charlotte van Barr, soliste violon

Anaïs Saucier-Lafond, soliste violon

Eva Lesage, soliste violon

Julien Haynes, alto

Victor Fournelle-Blain, alto

Sophia Tseng, alto

Sophia Battel, violoncelle

Ellamay Mantie, violoncelle

Evelyne Méthot, violoncelle

Étienne Beaulieu-Gaule, contrebasse

William Deslauries-Allain, contrebasse

Œuvres

Edvard Grieg, Suite Holberg

I. Praeludium. Allegro vivace (4 min)
II. Sarabande. Andante espressivo (4 min)
III. Gavotte. Allegretto – Musette. Un poco più mosso (4 min)
IV. Air. Andante religioso (5 min)
V. Rigaudon. Allegro con brio (4 min)

Astor Piazzolla, Les quatre saisons de Buenos Aires

  • Otoño Porteño (6 min)
  • Invierno Porteño  (7 min)
  • Primavera Porteña (5 min)
  • Verano Porteño (7 min)
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Du 22 au 24 août 2025 aura lieu un nouveau festival à Montréal : Afrikan. L’événement est porté par le duo formé de Mamoutou Dembélé  (l’artiste nommé Emdé sur scène, qui a remporté les Syli d’or des Nuits d’Afrique en 2019) et Vanessa Guay. Au programme, musique avec des noms tels Kizaba, Djely Tapa, Sophie Lukacs, Adama Daou, DJ Idriss le Viking Noir, etc, mais aussi gastronomie, mode, ateliers d’apprentissages divers, histoire, jeux pour enfants, et beaucoup plus. J’ai parlé avec les deux concepteurs et idéateurs du petit nouveau dans l’univers festif montréalais. 

DÉTAILS ET BILLETS POUR LE FESTIVAL AFRIKAN

L’entrevue est divisée en quatre parties, avec la version complète à la fin de la liste.

Partie 1 : Programmation

Partie 2 : Les origines du Festival

Partie 3 : Relation avec le grand frère Nuits d’Afrique

Partie 4 : Ce qui distingue Afrikan des autres

Version complète

La poésie de Wilhelm Müller portée par la musique de Franz Schubert résonnera au Domaine Forget le 16 août à travers la voix de la soprano canadienne de renommée internationale Rachel Fenlon. Reconnue depuis plusieurs années pour ses programmes de concerts où elle s’accompagne elle-même au piano, Rachel Fenlon présentera le programme qui marquait ses débuts solos sur disque, soit l’ultime cycle de lieder de Schubert, le Winterreise ou « Le Voyage d’hiver ». Contrastant, à la fois lumineux et angoissant, ce cycle ouvre une fenêtre sur les derniers instants de vie du compositeur viennois à travers des thèmes comme la solitude, l’errance, la nature, la mélancolie et la quête de sens malgré le désespoir. Alexandre Villemaire s’est entretenu avec Rachel Fenlon au sujet de cette œuvre phare du répertoire et du choix artistique qui l’a amenée à se définir son unicité comme artiste et comme interprète.

Cette entrevue a été réalisée en anglais

crédit photo: Clara Evens

Facile, composez pour l’octobasse? Acquise par l’OSM en 2016 à la demande de Ken Nagano suite à une commande à l’entreprise Canimex dirigée par les mécènes Roger et Huguette Dubois, cet instrument d’une hauteur de 11 pi 10 po (3,6 m), comptant des centaines de pièces, des pédales et un système de leviers qui permettent de marquer les notes sur le manche, autrement trop haut, est d’ordinaire associé aux grands orchestres de la période romantique où les effectifs orchestraux prenaient tranquillement de l’expansion. Après ce nouvel ajout dans son instrumentarium, l’OSM a fait l’acquisition de deux octobasses supplémentaires qui ont pu être entendues dans l’œuvre Les Troyens de Berlioz en février 2020, devant l’engouement suscité par cet instrument. Cela fait de l’OSM un des seuls orchestres au monde à posséder trois modèles de ce massif instrument. Mais est-il possible de conférer à cet instrument d’orchestre un rôle d’instrument chambriste ?

C’est à cet exercice stylistique et compositionnel que s’est prêté le compositeur Thierry Côté, dont l’œuvre Résilience pour octobasse, deux violoncelles et hautbois sera créée et interprétée lors du Parcours découverte de la Maison symphonique dans le cadre de la Virée classique. Alexandre Villemaire de PAN M 360 s’est entretenu avec lui pour parler de cette tâche à laquelle il s’est attelé.

Crédits photo principale : Antoine Saito

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De l’Estrie ce week-end, on nous cause ici d’un événement  tenu annuellement, devenu un incontournable: le Festival des traditions du monde de Sherbrooke (FTMS), authentique institution régionale en matière de diffusion musicale sur scène qui bat son plein. La salsa d’Andy Rubal & Son del Son, la musique celtique de Kitchen Party, le trad de l’inénarrable Yves Lambert, la pop urbaine latina de Gretch’N, le tandem féminin du Sénégal Def Mama Def, le hip-hop afro-caribéen de Waahli, le jazz-fusion arabe de Kazdoura ou la cumbia de Less Toches sont parmi les propositions du FTMS cette année.

Installé dans le stationnement du parc Quintal, à Fleurimont, le site du FTMS célèbre  les traditions des 5 continents à travers 90 spectacles, 17 restaurants aux menus internationaux, sans compter 50 exposants. Jointe directement sur les lieux du happening tenu du mercredi 13 août au dimanche 17, Malika Bajaj, directrice générale du Festival des Traditions de Sherbrooke, nous en explique les tenants et aboutissants.

Cette interview s’inscrit dans un partenariat estival conclu entre PAN M 360 et La Vitrine culturelle. Vous pouvez aussi accéder à l’information sur le contenu de La Vitrine sur le FTMS en cliquant ICI.

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PAN M 360: Excusez notre ignorance, mais commençons par cette banale question: depuis quand existe le FTMS ?

Malika Bajaje: Le festival existe depuis 28 ans.

PAN M 360: Wow! L’événement, on l’imagine, est né à l’époque où les musiques du monde étaient surtout traditionnelles. Aujourd’hui, le corpus a vraiment  changé si on lit votre calendrier !

Malika Bajaje: Oui, c’est tout un tout qui représente la diversité maintenant. Pas nécessairement la musique traditionnelle, folklorique. Oui il y en a bien sûr, mais nous nous intéressons à tous les styles de musiques, mais avec des artistes qui viennent d’ici et d’ailleurs venus pour partager la richesse de leur pays d’origine à travers leurs musiques

PAN M 360: Et on sait que Sherbrooke est une des rares villes québécoises de cette taille qui puisse prétendre à une vraie diversité culturelle. On imagine que ça a traversé l’évolution de votre événement, n’est-ce pas ?  

Malika Bajaje: Oui! Évidemment, nous pensons à nos communautés en faisant notre programmation. Par exemple, on va inviter un artiste qui vient directement du Sénégal, comme Def Mama Def cette année, nous nous assurerons  que la communauté sénégalaise en soit informée et fière de partager cette musique avec les autres communautés de Sherbrooke et sa communauté d’accueil. La mission même du festival, c’est vraiment de célébrer la richesse de notre ville à travers la musique, à travers la danse, ou même l’art culinaire. On se plaît à dire toujours que ce festival  reflète la diversité ici à Sherbrooke (Europe de l’Est, Maghreb, Amérique latine, etc.) mais aussi celle du Québec d’aujourd’hui.Nous avons le souci de construire des liens solides entre le festival et les communautés qui cohabitent ici. 

PAN M 360: De quelle manière cette diversité se décline-t-elle sur le terrain pendant le FTMS ?

Malika Bajaje: Plus concrètement, le Festival des Traditions du Monde se démarque notamment par ses chapiteaux thématiques. Depuis 2009, on a commencé à construire des chapiteaux thématiques pour une immersion totale dans une culture d’ailleurs. Nous avions d’abord fait  un Palais de l’Orient pour célébrer toute la culture orientale, du Maghreb jusqu’au Moyen-Orient. Par la suite, nous avons fait le Pub Irlandais se consacrant aux musiques celtiques – on sait que le folklore québécois s’inspire beaucoup de l’irlandais. Nous avons obtenu un beau succès avec ce pavillon. Un autre pavillon-chapiteau s’est ensuite consacré aux cultures autochtones d’Amérique, puis on a fait les Portes de l’Asie et ainsi de suite. Cette année, le nouveau chapiteau est l’Hacienda Latina célébrant l’Amérique latine. Au total nous avons 10 scènes spécifiques, qui diffusent plusieurs styles ce week-end, du country aux musiques africaines en passant par les musiques latines.  C’est ça, le FTMS.

PAN M 360: Y a-t-il un roulement de vos pavillons thématiques, d’année en année ?

Malika Bajaje: Les pavillons restent d’année en année, nous en inaugurons un nouveau aux trois ou quatre ans. On ne fait pas d’alternance, on n’a pas un pavillon qui n’ait pas connu de succès. Quand on débarque au festival, tous nos pavillons sont pleins à craquer!

PAN M 360 : Et vous avez des musts pour l’édition 2025 ?

Malika Bajaje: C’est quand même 90 spectacles! Pour nous, ce sont tous des spectacles coup de cœur.  L’objet est d’y faire découvrir, de partager et d’échanger nos richesses culturelles d’une communauté à l’autre. C’est très riche comme programmation. 

PAN M 360: Quelle est l’affluence des artistes internationaux par rapport aux artistes locaux, même si ces derniers sont issus de la diversité? 

Malika Bajaje: Surtout locaux, issus des grandes villes canadiennes. Et nous avons aussi 13 artistes internationaux parmi nos invités cette année.

PAN M 360: Quelle est l’affluence de ce festival en 2025 ?

Malika Bajaje: Environ entre 60 000 et 70 000 personnes chaque année, selon la météo. Outre la population de Sherbrooke et de l’Estrie, le public vient de l’extérieur de la région –  Rive-Sud de Montréal, Québec, etc. Le FTMS est un ambassadeur de notre région !

POUR CONSULTER L’HORAIRE DU FTMS, C’EST ICI

Le pianiste allemand Martin Helmchen donnera deux concerts la même journée lors de la Virée classique 2025 de  : un en matinée à 11h et l’autre en début de soirée à 18h30. Le premier est consacré à la musique de chambre et sera offert avec sa conjointe, la violoncelliste Marie-Elisabeth Hecker, l’autre en format concertant, avec Rafael Payare et l’Orchestre symphonique de Montréal. À 11h le matin, à la Cinquième salle de la Place des Arts, ce sera un dialogue à travers les saisons, avec quatre oeuvres d’une écriture expressive remarquable, Le calme de la Forêt de Dvořák, Papillon de Fauré, trois extraits du Voyage d’hiver de Schubert et la Sonate pour violoncelle et piano no 1 du moderne Schnittke, qualifiée de sombre comme une journée pluvieuse d’automne par Helmchen, une oeuvre rarement entendue, enregistrée récemment par le même duo (remarquable album chez Alpha classics) et un univers musical d’une expressivité viscérale et puissante.  À 18h30, Helmchen rencontrera Rafael Payare pour la première fois dans l’exécution du magnifique Concerto pour piano no. 24, K. 491 de Mozart, dont l’Adagio donne certainement son titre au concert lui-même, intitulé Métaphores amoureuses. J’ai discuté avec Martin Helmchen, lauréat du Concours international de piano Clara Haskil en 2001, des œuvres au programme et de son passage à Montréal, entre autres sous la direction de Rafael Payare. 

DÉTAILS ET BILLETS POUR LE CONCERT UN DIALOGUE À TRAVERS LES SAISONS

DÉTAILS ET BILLETS POUR LE CONCERT MÉTAPHORES AMOUREUSES

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