Cela fait 40 ans que l’organisme Code d’Accès existe. Néanmoins, il se peut très bien que vous n’en ayez pas entendu parler. C’est que, son travail, d’abord effectué par des passionnés à titre bénévole dans les premières années, puis professionnalisé par la suite, est focalisé sur les artistes. Des programmes de mentorat, d’aide au développement de carrière, etc. constituent une part importante des activités. Mais il y a bien sûr une série de concerts et autres événements publics, auxquels tous et toutes sont conviés. Et ça aussi c’est important. Les mélomanes doté.e.s d’oreilles aventureuses peuvent y faire des rencontres passionnantes, étonnantes, fascinantes. À l’occasion du 40e anniversaire de Code d’Accès et du lancement de la saison 2025-2026 accessible au grand public, j’ai rencontré An Laurence, Directrice artistique de l’organisme (et aussi artiste et compositrice en musique expérimentale) pour nous en parler.
Interviews
Avec huit éditions à son actif, la neuvième édition du Festival Grandes Oreilles approche à grands pas et se tiendra les 12, 13 et 14 septembre sur la rue Laurier Ouest, et ses alentours. Pour nous en parler, Gunther Gamper, son directeur général et artistique, également homme-orchestre nous partage les moments forts de la programmation. Cette édition s’annonce encore plus festive puisqu’elle se fera en collaboration avec deux partenaires clés : la SDC Laurier Ouest et l’Arrondissement d’Outremont.
PAN M 360 : Avant de débuter, comment le nom Grandes Oreilles a été choisi ?
Gunther Gamper: Ça remonte à loin, on a fait un brassage d’idées et est apparue cette expression que tout le monde connait. Comme c’est un festival musical, Grandes Oreilles, ça faisait sourire tout en faisant référence à l’expression « Ouvrez grand les oreilles ! » Et c’est ça aussi, le festival, l’idée c’est de faire découvrir et d’offrir une diversité musicale pour les parents et les enfants, en mode festif.
PAN M 360 : Et vous, comment a commencé votre implication ?
Gunther Gamper : Je suis le fondateur. À la blague, je dis que je suis le directeur général et artistique et le stagiaire aux communications. Je suis l’homme-orchestre, je fais tous les postes. Pour préparer la 9è, je suis une personne et quart : j’ai une stagiaire aux comms et une assistante logistique qui font quelques heures. En ce moment, c’est minuscule comme équipe. Heureusement, j’ai aussi un CA et des partenaires fidèles.
PAN M 360 : Parlez-nous de vos partenaires pour cette édition ?
Gunther Gamper : Nous en avons deux. Il y a un an et demi, je savais que c’était le 150ème anniversaire de la Fondation d’Outremont et j’ai proposé qu’on fasse quelque chose ensemble pour fêter Outremont. J’en avais parlé à plusieurs personnes dont l’Arrondissement Outremont et la SDC Laurier Ouest, qui sont partenaires cette année. C’est avec eux qu’on a avancé pour créer cette Grande fête du 150ème sur la rue Laurier Ouest. Plusieurs choses sont une première cette année : première fois qu’on a un aussi grand financement, le plus grand budget depuis la première année, première fois qu’on n’est pas dans un parc et qu’on est sur une rue commerciale, première fois qu’on a deux partenaires, on a toujours fait nos éditions précédentes seuls.
PAN M 360 : Pour le volet musical, qu’est-ce qui est prévu au programme ?
Gunther Gamper: Tout d’abord, il y a deux fanfares : Urban Science Brass Band, qui sont dix et qui vont jouer samedi, et dimanche on aura Burning BRASs Band, un groupe de femmes et personnes non-binaires qui seront dix aussi. De plus, il y aura Waahli, qui devait participer à la 8ème édition mais malheureusement, il a plu. Il sera en full band cette fois-ci puisque nous avons plus de budget. Ensuite, il y a aussi DJ Poirier qui fera un set de deux heures, Sadio Sissokho, originaire du Sénégal, qui fera un solo de kora et voix. Il y a également Imagicario, qui sont des marionnettes géantes qui vont représenter des lampadaires imaginaires, il s’agit d’une compagnie de Villeray-Parc Extension. Sinon, il y aura aussi des prestations de la relève, un combo jazz de l’université de Montréal et si tout va bien, il y aura également une prestation du ou de la gagnante du 5ème concours de talent pour les 16 ans et moins. C’est la 5ème édition du concours. Finalement, il y aura des ateliers de bricolage, des ateliers de danse, dont l’Académie de danse d’Outremont, une boite à surprise dédiée à la petite enfance et des vélos musicaux.
PAN M 360: En fait, il y en aura pour tous les âges et pour tous les goûts?
Gunther Gamper : Exactement. L’idée c’est qu’en offrant différents types d’activités, ça permet à tout le monde d’avoir du plaisir, peu importe l’heure à laquelle ils arrivent, peu importe l’âge, on ne s’ennuiera pas.
PAN M 360 : Est-ce qu’il y a un thème en particulier cette année ?
Gunther Gamper : C’est un festival de musique pour la famille. C’est vraiment ça notre accent.
PANM360 : Moi qui suis une fan de musique brésilienne, j’ai vu qu’il y a de la musique brésilienne au lancement du festival.
Gunther Gamper : On est partenaires mais dans le cas de Diogo Ramos, c’est présenté par Outremont mais on s’est consultés pour ça. L’an dernier, je voulais avoir Diogo Ramos, mais il y avait un peu trop de musique latine dans les éditions précédentes, notamment avec Boogát ou Ramon Chicharron.
PAN M 360 : Il y a un autre nom qui m’a tapé à l’œil dans la programmation : Martha Wainwright, qui est Outremontaise apparemment ?
Gunther Gamper: Oui, c’est son 20ème anniversaire de carrière, et c’est la tournée de son tout premier album. Elle se promène depuis un an avec ça. Elle fera partie du programme double de vendredi, le concert d’ouverture, présenté par Outremont. Tandis que le concert de clôture de dimanche soir sera présenté par Grandes Oreilles, avec Waahli et Imagicario et les lampadaires vont être là pendant la prestation.
PAN M 360 : Avez-vous un plan B en cas de pluie ?
Gunther Gamper : L’an dernier, ça a été notre pire météo en 8 ans. On a réussi à faire uniquement deux heures et demi, puis on annulait au fur et à mesure, selon ce qui se passait. S’il pleut, on va l’annoncer sur tous nos réseaux, comme on est trois partenaires, il faudra nous suivre sur Facebook, Instagram, et LinkedIn.
PAN M 360 : J’ai également vu que Geneviève Borne va animer des défilés aussi ?
Gunther Gamper : Elle va animer les trois soirs. Il y aura un défilé de mode en collaboration avec le Festival M.A.D et Manika Gaudet de Manik Fashion. Le volet mode, c’est pour la Grande fête du 150ème, et c’est présenté par la SDC Laurier Ouest. Après le défilé, il y a une prestation musicale avec DJ Jesse Mac Cormack, un genre de pop électro techno.
PAN M 360 : On vous souhaite de la bonne température ! Et longue vie à ce festival.
Gunther Gamper : Merci. Venez en grand nombre !
Photo de Urban Science Brass Band
NESRAF est un groupe de musique chaâbi progressiste fondé en 2015 par des musiciens passionnés, porteurs d’un riche héritage algérien. Leur nom, qui signifie « Départ » en arabe, fait écho à un mouvement rythmique et mélodique du chaâbi et de la musique andalouse, mais aussi à l’histoire de celles et ceux qui, en migrant, ont permis à ce patrimoine de voyager et de rayonner à travers le monde. Puisant dans l’héritage de l’illustre El Hadj Mohamed El Anka, figure emblématique du chaâbi des années trente, NESRAF propose une musique populaire qui résonne des rues, des cafés et des cérémonies d’Algérie. Le groupe revisite avec audace des classiques, en arabe algérien et en kabyle, tout en y insufflant une touche contemporaine et métissée. Sur scène, Nassim, Rafik, Dahmane, Mourad, Takfarinas et Aflulay offrent une expérience musicale et émotionnelle unique, où tradition et modernité se rejoignent. Ils seront en performance samedi à 16h et Keithy Antoine a pu s’entretenir avec eux pour PAN M 360.
Kizaba est un auteur-compositeur-interprète et multi-instrumentiste d’origine congolaise, basé à Montréal, et désigné Révélation Radio-Canada 2024-2025. Véritable pionnier de la musique électro-congolaise, il fusionne le soukous, l’afrobeat et des sonorités futuristes, créant un univers où tradition et modernité s’entrelacent avec puissance. Polyglotte, il chante en français, anglais, kikongo et lingala, affirmant avec fierté ses racines africaines tout en célébrant son identité québécoise et canadienne. Son album Kizavibe, acclamé par la critique, a été nommé aux Juno Awards, aux GAMIQ et aux Prix Dynastie, confirmant son statut d’artiste incontournable. Sur scène, il a partagé l’affiche avec des légendes comme Lionel Richie et The Foo Fighters, notamment lors du prestigieux New Orleans Jazz Festival. En octobre 2025, Kizaba présentera son nouvel opus Future Village au WOMEX, en Finlande. Son spectacle électro-pop, porté par des projections visuelles saisissantes, promet un voyage universel vibrant et futuriste. Il sera en performance samedi à 21h, et Keithy Antoine a pu échanger avec lui pour PAN M 360.
Bo The Qu-inG est un·e artiste queer, non binaire et androgyne d’origine franco-camerounaise, partageant sa vie entre Strasbourg et Montréal. Chanteur·se, performeur·se et directeur·ice artistique, iel se distingue par une esthétique hybride et une voix singulière qui repoussent les frontières, autant musicales que de genre.
À travers une fusion de soul, gospel, électro et jazz, Bo explore les émotions brutes et les luttes identitaires, alliant puissance et vulnérabilité. Son plus récent EP BAD WORLD (2024) s’impose comme un manifeste sonore où s’entrelacent amour, rage et résilience.
Au-delà de sa musique, Bo est le moteur de plusieurs projets artistiques et communautaires, dont les Strasbourg Live Sessions (France), les 237 Live Sessions (Cameroun), le Ballroom Strasbourg, le podcast Harmonie Nouvelle et le concept montréalais Midi-Minuit. Chaque espace qu’iel bâtit devient un terrain inclusif où les voix et corps minorisés brillent avec audace. Keithy Antoine s’est entretenue avec Bo, à quelques jours de son spectacle tant attendu.
Joannie et Marie-Soleil forment le duo pétillant Sugar Crush, une véritable bouffée d’énergie country-pop qui ne laisse personne indifférent. Dès que résonnent les premières notes de leur ukulélé, l’ambiance s’illumine et il devient impossible de rester immobile.
Avec leurs harmonies sucrées, leur complicité éclatante et une présence scénique débordante de joie, elles transforment chaque spectacle en une fête irrésistible. Leur musique, à la fois légère et festive, est le remède parfait pour réchauffer les cœurs et adoucir les peines d’amour.
L’année 2025 marque un tournant pour Sugar Crush : une tournée en Afrique, une nomination aux prix CMAOntario, et un nouvel extrait qui s’est hissé parmi les 100 meilleures chansons du palmarès Mediabase. Avec deux mini-albums à leur actif, elles s’imposent comme l’un des duos les plus rafraîchissants de la scène country francophone.
Préparez-vous à vibrer au son de Sugar Crush! Elles seront sur scène vendredi à 18h30. Notre collaboratrice Keithy Antoine les a rencontrés pour PAN M 360.
À travers une programmation très éclectique et gratuite, il s’agit ici de « rassembler les gens et de briser les barrières qui existent entre les différentes cultures ». Plus précisément, il s’agit de créer un souk de culture où les étals regorgent de musiques de toutes souches : de Jade Mathieu, une jeune chanteuse à voix de Montérégie sur les traces de Céline à Matador, rapper sénégalais, le Souk du Sud sublime à sa façon l’interculturalisme bien réel de Brossard. Deux scènes sont ainsi disposées au coeur du Solar Uniquartier, situé sur le côté est de l’autoroute 10, soit un environnement urbain flambant neuf qui n’avait jamais vibré au son des musiques jusque l’an dernier. Ce jeune festival lui donne vie (culturelle) vendredi et samedi en y réunissant plus de 40 artistes et organismes communautaires. Son directeur artistique et cofondateur, Patrice Agbokou, en raconte la genèse.
Jade Mathieu est une auteure-compositrice-interprète originaire de Longueuil qui impressionne par sa voix puissante et sa présence scénique. Depuis plus de dix ans, elle se distingue dans divers concours de chant au Québec, confirmant son talent naturel pour captiver le public. En 2023, elle franchit une étape marquante en France en participant à The Voice Kids. Son interprétation magistrale de All By Myself (Céline Dion) séduit les quatre coachs, et Jade rejoint l’équipe de Slimane avec qui elle atteint la demi-finale. L’aventure se prolonge en 2024, lorsqu’elle brille à Canada’s Got Talent et décroche le Golden Buzzer du juge Howie Mandel grâce à sa voix émotive et son audace artistique. Après avoir chanté en duo avec Slimane à l’Olympia de Montréal, Jade poursuit son rêve d’une carrière internationale et prépare la sortie d’un premier EP. Elle sera en performance vendredi à 17h45 et notre collaboratrice Keithy Antoine s’est entretenue avec elle pour PAN M 360.
Dans l’univers post-rock expérimental et étrange de Montréal, Yoo Doo Right et Population II ont su s’imposer grâce à leurs concerts et leurs albums puissants, de manière quelque peu indépendante l’un de l’autre. Ils ont désormais un projet collaboratif, You II Avec Nolan Potter. Comme leur nom l’indique, ils se sont associés à Nolan Potter (Nolan Potter’s Nightmare Band), multi-instrumentiste excentrique originaire d’Austin, au Texas, pour une session d’enregistrement improvisée de deux heures lors du SXSW de cette année. Le résultat est un mélange déjanté inspiré du krautrock, avec une touche de free jazz noise. Nous avons discuté avec Nolan Potter de cette collaboration et de ses influences avant leur concert « secret » au légendaire FME.
PAN M 360 : Comment avez-vous rencontré les membres de Yoo Doo Right et Pop II, et comment cet album improvisé a-t-il vu le jour ?
Nolan Potter : Je suis ami avec Pop II depuis plusieurs années. Nous nous sommes rencontrés lors d’une tournée aux États-Unis alors que nous étions tous deux sous contrat avec Castle Face Records. Nous avons découvert que nous avions beaucoup en commun en termes de goûts musicaux obscurs. Je connaissais également Yoo Doo depuis un certain temps comme des musiciens partageant les mêmes idées, et SXSW m’a enfin permis de les voir. Absolument dingue.
PAN M 360 : Aviez-vous dès le départ l’intention d’en faire un album ou s’agissait-il simplement d’une jam session ?
Nolan Potter : Je ne pensais vraiment pas que cela donnerait lieu à un album complet le jour où nous avons enregistré. J’ai participé à de nombreux projets d’enregistrement improvisés, qui aboutissent généralement à des sorties exclusivement sur Bandcamp, une distraction amusante qui me permet de m’éloigner de l’écriture et de l’obsession du détail. Mais dès que nous avons appuyé sur « enregistrer », il était clair que quelque chose de spécial était en train de se produire.
PAN M 360 : Vous êtes multi-instrumentiste, mais comment avez-vous décidé quoi jouer et ajouter dans chaque chanson (flûte, saxophone, orgue, etc.) ?
Nolan Potter : Le jour de la session, Tristan (Pop II) et Justin (Yoo Doo Right) avaient tout prévu pour les guitares et les claviers. J’ai regardé ce que j’avais dans le studio et j’ai pensé que des instruments à vent seraient un bon ajout et un changement par rapport au style des deux groupes. Il y a aussi un petit clin d’œil à l’époque électrique de Miles Davis, que nous aimons tous beaucoup. Je ne sais pas vraiment bien jouer du saxophone, mais cette ignorance m’a conduit à faire des choix intéressants.
PAN M 360: Where did the song titles come from? You wanted that French style since they’re both based in Montreal?
Nolan Potter: We struggled a bit coming up with a unifying theme for everything since it’s an almost entirely instrumental record. Do we give the songs silly names? Do we just number them? Track 1, 2, 3, etc? All credit to Pierre-Luc from Pop II for nailing down the titles and concept. It’s loosely based on the story of a doomed French explorer whose journey ties us all together geographically. The movie that plays in my mind is like The Revenant meets Aguirre, the Wrath of God. And yes personally I always wanted the titles to be mostly French. I wanted to do as little as possible to assert American influence on this project.
PAN M 360 : Avez-vous discuté de vos influences musicales, ou avez-vous simplement branché vos instruments et joué ?
Nolan Potter : Au fil des ans, Pop II et moi avons passé des heures à discuter de nos influences musicales. Chaque fois que je suis avec eux, je prends constamment des notes sur ce que je devrais écouter. Quand j’ai rencontré Justin et John de YDR, il était clair que nous étions sur la même longueur d’onde. En tant que grand fan de Can, leur nom seul m’a suffi pour comprendre que nous étions dans le même camp.
PAN M 360 : Pouvez-vous nous parler de l’ambiance qui régnait dans la salle pendant l’enregistrement ?
Nolan Potter : C’était intense ! D’après mon expérience des « jam sessions » aux États-Unis, il s’agit généralement d’un processus très libre qui privilégie le plaisir plutôt que le résultat final. Ce n’était pas le cas ici. C’était comme être sur un drakkar viking. Les deux groupes tiraient et poussaient à l’unisson, créant des sons incroyables à partir de rien. Nous avons profité de chaque minute passée en studio et n’avons fait aucun compromis.

PAN M 360 : Y a-t-il eu des overdubs sur You II, ou est-ce 100 % improvisé ?
Nolan Potter : Je dirais que 90 % de ce que vous entendez est improvisé. Nous avons ajouté d’autres couches à distance depuis nos studios personnels. Mais ce que j’ai trouvé le plus amusant, c’est le montage. Nous avions 90 minutes de musique et devions les réduire à 45. C’est en coupant les morceaux que j’ai commencé à sentir l’album prendre vie, comme une statue à partir d’un bloc de marbre. Honnêtement, c’est comme voyager dans le temps, revenir sur des décisions improvisées prises sur le moment et faire des montages dans le présent pour mettre en avant les meilleurs moments. On peut se surprendre soi-même de cette manière.
PAN M 360 : Chaque groupe connaissant le « succès » dans sa ville natale et son genre musical respectif, y avait-il des egos dans la pièce ?
Nolan Potter : Pas de mon point de vue ! Je peux avoir une forte personnalité en studio, mais en tant que seul Américain du groupe, je faisais très attention à ne pas empiéter sur la nature délicate de ce que nous faisions. J’ai énormément de respect pour ces deux groupes, et ce sont vraiment des gars adorables.
PAN M 360 : Et maintenant, vous vous apprêtez à jouer cet album Yoo II en live. Est-ce que cela va également être assez improvisé ?
Nolan Potter : Oui et non. Je pense que nous sommes tous très attachés au résultat final de l’album. Il semblait s’écrire tout seul. C’était inévitable. Cela dit, il y a beaucoup de place pour l’improvisation dans ce cadre, et certains morceaux mériteraient d’être beaucoup plus longs que ce qui peut tenir sur un LP. Nous allons donc les étirer et les développer, réagir les uns aux autres et voir ce qui se passe !PAN M 360 : Et maintenant, vous vous apprêtez à jouer cet album Yoo II en live. Est-ce que cela va également être assez improvisé ?
photo by Rose Cormier
Le 24 septembre 2025 aura lieu la création du spectacle Les veilleuses à la salle Bourgie du Musée des Beaux-Arts de Montréal, dans le cadre de la série Arts croisés. Une rencontre, en effet, entre l’art chorégraphique et la musique, entre des danseuses et des chanteuses, afin d’incarner un univers féminin fait d’empathie et de symbolisme. Neuf femmes, certaines issues de l’art lyrique, d’autres de la danse, donneront vie à une partition musicale basée sur une chanson médiévale dont l’origine se perd dans l’Histoire, Blanche comme la neige. À partir de là, le duo composé de Romain Camiolo à la musique et de Simon Renaud à la chorégraphie a construit un spectacle de 75 minutes dont ils nous expliquent les origines, la signification et les divers détails dans cette entrevue.
Interprètes:
Marie-Hélène Bellavance, Nasim Lootij, Ingrid Vallus, danse
Marie-Annick Béliveau, Salomé Karam, Kathy Kennedy, Elizabeth Lima, Hélène Picard, Ellen Wieser, chant
Une coproduction de Amour Amour, la Salle Bourgie, Chants Libres et Corpuscule Danse
DÉTAILS ET BILLETS POUR LES VEILLEUSES
Entrevue complète
Extrait 1 (De quoi est-il question dans Les veilleuses?)
Extrait 2 (La musique)
Le Festival de musique émergente en Abitibi-Témiscamingue démarre ce jeudi et se termine dans la nuit de dimanche à lundi, soit du soir du 28 août au petit matin du 1er septembre. Pour l’écosystème musical indie keb, c’est l’occasion de passer un long week-end pour y faire du repérage de nouveaux artistes(Québécois, Canadiens anglais ou internationaux) et du rattrapage de ceux dont on a loupé les concerts récents.Trois finalistes de la liste courte du Prix Polaris y seront : Bibi Club, Population II et The OBGM’s. Des soirées spéciales Notre chanson y sera très présente, avec notamment Pierre Lapointe, Antoine Corriveau, Stéphanie Boulay ou le spectacle hommage à Aut’Chose vu la mort récente de Lucien Francoeur. Virginie B, Crasher, Mary Shelley, Empanadas Illegales, Bells Larsen, Rowjay, Yoo Doo Right, Boutique Feelings, Critique Love, Magi Merlin, Mike Shabb, Baby Volcano, Frannie Holder, Shreez, Pierre Kwenders et sa bande de Moonshine, on en passe. La programmation du FME est construite par l’équipe du label Mothland, à qui l’on doit aussi le Taverne Tour en début d’année : Marilyn Lacombe, Jean-Philippe Bourgeois et Philippe Larocque. Ce dernier nous en explique sommairement le riche contenu.
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L’aventure des Concerts de Saint-Grégoire se poursuit le dimanche 14 septembre prochain à 15h pile, soit dans une salle de concert aménagée à la Ferme Cadet Roussel (Mont-Saint-Grégoire). Le directeur artistique de cette série estivale et violoniste de haut niveau Emmanuel Vukovich se produira de concert avec la pianiste (et cheffe d’orchestre) Maria Fuller, originaire de Saskatchewan et basée à Calgary. Les deux interprètes mettront leur talent à exécution pour des œuvres piano-violon de Belà Bartok, Maurice Ravel, après avoir procédé à la création d’une œuvre de la compositrice américaine Sheila Silver, installée à Hudson dans l’État de New York : Resilient Earth Duos se veut une évocation musicale des actuels enjeux environnementaux et de l’amour indéfectible de Sheila Silver pour la nature et notre Mère la Terre. Pour mieux comprendre cette démarche, Alain Brunet s’entretient ici avec la compositrice et ses deux interprètes.
PROGRAMME :
Resilient Earth Duos – Sheila Silver (première mondiale)
Danses folkloriques roumaines – Belà Bartok
Rhapsodie n° 1 – Belà Bartok
Rhapsodie tzigane de concert – Maurice Ravel
MUSICIENS :
Maria Fuller – piano
Emmanuel Vukovich – violon