Récemment débarqué à Montréal, Floric Kim fait déjà beaucoup parler de lui. On le voit sur plusieurs scènes, notamment à Nuits d’Afrique, et ailleurs dans le pays. Pour cette édition de MUZ, il aimerait nous présenter son tout nouveau projet intitulé « Nkundulisation », qui signifie « fraternisation ». Il se dit porte-parole de la rue, puisqu’il aimerait aborder les réalités vécues par les plus vulnérables à travers sa musique. Keithy Antoine a pu échanger avec lui pour découvrir le personnage et parler de ce qu’il nous prépare pour le 3 octobre au Studio TD.
Interviews
Vous l’avez peut-être découverte du temps de Nomadic Massive, ce collectif montréalais chantant et rappant en plusieurs langues. Mais depuis lors, Meryem Saci a développé une carrière solo qui la fait briller au Canada et à l’international. Elle vient d’ailleurs de sortir un album Journey il y a quelques semaines et va probablement nous partager des morceaux de ce dernier lors de sa performance du 3 octobre au Studio TD. Keithy Antoine s’est entretenue avec l’autrice-compositrice-interprète et rappeuse originaire d’Algérie et basée à Montréal depuis début 2000.
Depuis 15 ans, MUZ se veut un « rendez-vous marqué par la diversité des univers musicaux, portés par des artistes professionnels québécois, d’ici ou d’ailleurs. Un incontournable Rendez-vous des musiques métissées, minutieusement programmé par la direction artistique de Vision Diversité. »
Du 2 au 5 octobre, le Studio TD devient la maison de MUZ et présente plusieurs plateaux d’artistes consacrés ou émergents de la diversité culturelle locale. Mère et fille cofondatrices, Aida et Paméla Kamar racontent à Alain Brunet la mission menée par MUZ et Vision Diversité depuis 15 ans, et nous présentent sommairement les plateaux de chacune des soirées de MUZ cette semaine. Chaque artiste au programme est d’ailleurs interviewé individuellement par notre collaboratrice Keithy Antoine.
Ils sont nombreux et font le tour du monde avec leur projet. Francbâtards est un collectif d’artistes venant de plusieurs régions francophones du monde. Ils arrivent avec un style tout à fait unique mêlant à la fois le ska, l’afrobeat, le reggae et les musiques venant de l’Ile de la Réunion et de l’Ile Maurice. Keithy Antoine s’est entretenue avec l’un de ses membres, Jérôme, en direct de Belgique, pour en savoir plus sur la formation et ce qu’ils nous préparent pour MUZ le jeudi 2 octobre au Studio TD.
Originaire du Bénin, Sena The Queen est slameuse et poète. Elle aime les mots, surtout lorsqu’ils sont accompagnés de musique. Pour la 15ème édition de MUZ, elle sera avec trois musiciens, un joueur de kora, un guitariste et un bassiste. Elle sera au Studio TD le jeudi 2 octobre, le soir d’ouverture, et propose aux spectateurs de venir se déposer tout simplement. Keithy Antoine a voulu en savoir plus sur son parcours qui a débuté en 2022 et s’est entretenue avec Sena à quelques jours du spectacle.
Les lecteurs de PAN M 360 sont familiers avec cet artiste puisque nous l’avons eu en entrevue à plusieurs reprises. Cette fois-ci, c’est pour parler de sa prestation lors de la 15ème édition de MUZ, le jeudi 2 octobre. Avec son univers inspiré de ses origines, il a créé le blues du désert en y ajoutant sa guitare électrique qu’il maitrise particulièrement bien. Il sera accompagné par ses fidèles musiciens qui l’accompagnent depuis plusieurs années déjà et ensemble, ils nous feront voyager sans bouger de notre siège. Keithy Antoine lui a posé quelques questions pour PAN M 360 à quelques jours de sa performance.
Nadine Altounji n’est pas nouvelle à MUZ. Elle a déjà participé à une édition précédente mais cette fois-ci, elle sera accompagnée entre autres par Assane Seck pour nous partager des chansons de ses précédents EP. Après avoir été guitariste pour d’autres pendant plusieurs années, elle s’est mise à apprendre le oud et à composer ses propres chansons. Elle chante en français, anglais, espagnol et arabe et sera en performance le jeudi 2 octobre au Studio TD. Keithy Antoine s’est entretenue avec elle pour PAN M 360.
Originaire de São Luís de Maranhão au Brésil, aussi connue comme la capitale du reggae, Rommel est arrivé au Québec il y a 20 ans. Depuis lors, il a fait des rencontres avec d’autres artistes, notamment Vox Sambou avec qui il prépare un projet d’album qui devrait paraitre l’année prochaine. En attendant, il nous prépare un concert avec des musiciens qui l’accompagnent depuis plusieurs années et ensemble, ils vont nous faire groover avec de la musique populaire brésilienne (MPB) mixée avec d’autres influences telles que le reggae, l’afro-beat, le funk et le jazz. Keithy Antoine s’est entretenue avec lui pour en savoir plus sur son parcours et ce à quoi nous pouvons nous attendre le 2 octobre au Studio TD.
On pourrait penser qu’il n’en est pas à sa première participation à MUZ, mais c’est pourtant le cas. Et pour l’occasion, Boogát sera accompagné de deux musiciens, dont l’un est presqu’un membre de sa famille. Il nous proposera un mélange de musique latino-américaine mixée avec de l’afrobeat, du dancehall et bien d’autres inspirations. Un habitué de la scène artistique, il reste humble et se considère comme un éternel élève. Il a partagé ses nombreuses passions avec notre collaboratrice Keithy Antoine, à quelques jours de son spectacle prévu le jeudi 2 octobre au Studio TD.
Yvern s’inspire du déclin dramatique de l’hiver québécois dans sa partie méridionale. Gabo Champagne, sa conceptrice, est une artiste œuvrant dans les milieux de la musique contemporaine et des arts vivants. Compositrice de formation, elle a aussi étudié le théâtre, la danse et l’art performance. Son profil multidisciplinaire l’a menée à concevoir diverses productions et nous voilà bientôt au cœur de l’Yvern.
Les œuvres récentes de Gabo sont proches de l’opéra et/ou du théâtre musical expérimental. Elle vise la “dissipation des séparations entre le scénique et l’audible”, c’est-à-dire une propension aux distinctions de moins en moins perceptibles dans les œuvres transdisciplinaires.
Cette fois, cependant, Gabo travaille surtout avec des instrumentistes qui sont partie prenantes de cette œuvre créée ce jeudi 2 octobre au Théâtre La Chapelle, dans le contexte du festival Flux en partenariat avec Le Vivier et Québec Musiques Parallèles.
PAN M 360 : Racontez-nous la genèse de cette œuvre :
Gabo Champagne : On a d’abord fait une résidence à la maison de la culture Pointe-aux-Trembles en 2024, puis on a filmé notre sortie de résidence pour nos dossiers. Ça n’a jamais été rendu public
PAN M 360 : Ce travail évoque ta perception des mutations malheureuses de l’hiver québécois, dans le contexte des changements climatiques.
Gabo Champagne : Oui, exactement. Je vois l’hiver se transformer, je vois de moins en moins de neige et de plus en plus de pluie. On a maintenant des températures exceptionnellement hautes en janvier et en février. Une perspective que je trouve vraiment alarmante. J’ai donc essayé une façon différente ou alternative de parler de ces catastrophes environnementales. Dans le cas de l’hiver, c’est plus proche du cœur et de la culture. Pour moi, la culture québécoise tourne d’abord et avant tout autour de l’hiver, autour de notre rapport à notre nordicité, au froid, à notre résilience au froid. Je suis né un 15 novembre, c’est la période des premières neiges. C’est toujours un moment très fort pour moi. Je me suis rendu compte que ça m’affecte d’une façon singulière.
PAN M 360 : On est rendu dans un climat qui prévalait à plusieurs centaines de kilomètres au sud de chez nous.
Gabo Champagne : Exactement. Des prévisions climatiques nous révèlent qu’il n’y aura plus vraiment de neige dans le sud du Québec vers la fin de ma propre vie. C’est extrêmement alarmant pour moi. Ça me peine énormément. J’avais envie de l’exprimer, parce que je trouve qu’aussi l’hiver est une saison mal aimée.
On dit souvent qu’on est des faux nordiques au Québec et tout ça. J’avais envie de faire une œuvre qui nous permette de reconnecter ou en tout cas de connecter plus, de manière plus profonde peut-être avec cette saison-là, puis de se rendre compte que même si ce n’est pas toujours facile, puis même si on n’a pas toujours un amour léger pour cette saison-là, mais qu’elle est à chérir parce qu’elle n’est pas durable puis qu’elle va être appelée à éventuellement disparaître. Et donc cette œuvre-là est concentrée sur ce constat-là et cette déception, enfin ce bouleversement intérieur.
PAN M 360 : Voyons voir comment cela s’articule. Vous travaillerez avec le théâtre, avec l’audiovisuel, avec la musique, avec le son, etc. Plusieurs pratiques sont présentées en surimpression. Alors expliquez-nous comment vous avez construit Yvern.
Gabo Champagne : Moi, j’ai une maîtrise en composition musicale, fait que j’ai vraiment comme ce parcours-là pour décrire des partitions, puis etc.Puis je me suis intéressé au théâtre musical dans le style de Kagel, notamment.
Dans ce projet, je travaille cette fois avec une équipe d’instrumentistes. Mon théâtre musical va peut-être un peu plus loin avec cette proposition. En fait, il y a des moments qui sont composés avec partitions mais il y a aussi beaucoup de moments où on a travaillé ensemble en studio. On a passé près de 80 heures ensemble à élaborer le matériel de l’œuvre. Tous les instrumentistes sont invités à se déplacer, à agir, donc à faire partie du théâtre par leur performance qui s’enchevêtre, se mélange à la trame théâtrale.
PAN M 360 : Et quel est votre posture dans ce programme? Votre implication sur scène?
Gabo Champagne : J’agis davantage à titre d’actrice performeuse. Je prends la parole, je peux aussi générer un peu de son, je suis le cœur théâtral. L’ensemble instrumental m’accompagne, on peut parler d’une façon de jouer qui s’approche de la musique actuelle : improvisations dirigées, « comprovisation » , mais aussi respect d’une structure préalablement établie ensemble en studio.
PAN M 360 : Avant la création sur scène, Yvern n’a pas été enregistré en audiovisuel?
Gabo Champagne : Non, ce sera la première sur scène. Il n’y a aucun élément audiovisuel de l’œuvre achevée pour l’instant.
PAN M 360 : Vous avez, non, ça résulte de la résidence que vous avez terminé au Vivier (église St.Hilda) une semaine avant la première?
Gabo Champagne : L’année passée, on a eu une semaine de résidence à la Maison de la culture Pointe-aux-Trembles et on a filmé le tout. Après ça, j’ai continué à retravailler, à développer des idées, à voir qu’est-ce qui ne fonctionnait pas dans la captation, puis à réécrire. Puis nous venons de passer près de 80 heures au Vivier, nous sommes partis de ce que nous avions élaboré dans la résidence précédente.
PAN M 360 : Vous avez eu vos dernières répétitions le vendredi 26 septembre.
Gabo Champagne: Après ça, on entre en salle directement. Donc, il y a Jenn Mong au piano, Yan Cheng aux percussions, An Laurence Higgins guitare, Thomas Gauthier Lang saxophone, Émilie Fortin trompette, Audrey-Anne Fillion violoncelle. De plus, il y a une conseillère à la mise en scène, JJ Houle, et Darah Miah aux éclairages.
PAN M 360 : Et vous, vous circulez sur scène, vous faites partie de l’œuvre, vous intervenez en tant que Gabo Champagne, qui arrive dans l’œuvre qui, d’après ce que je comprends, est beaucoup plus musicale et sonore que audiovisuelle, n’est-ce pas?
Gabo Champagne : Oui, exactement. Cette fois , c’est vraiment construit autour des instruments de musique.
PAN M 360 : Aucune musique préenregistrée?
Gabo Champagne : Aucune, non.
PAN M 360 : C’est complètement live, la musique est exécutée selon tes consignes ou bien improvisée, c’est ça?
Gabo Champagne : Oui. L’œuvre est structurée en trois parties, ce qui n’est pas toujours si évident à percevoir. Il y a une partie, disons, qui n’est pas transparente pour le public, mais pour nous, elle est centrée sur l’enfance autour de l’hiver, puis une partie sur l’âge adulte qui peut évoquer l’adversité face à l’hiver, et une dernière partie qui illustre ma mort coïncidant avec la disparition de l’hiver.
PAN M 360 : Eh oui… Le climat du sud québécois sera alors devenu ce qu’est actuellement le climat du Delaware ou du Maryland.
Gabo Champagne : Une part du texte est d’ailleurs une conversation entre l’hiver et moi, sorte de relation épistolaire.
PAN M 360 : OK! Un entretien en continu avec l’hiver, de l’enfance jusqu’à la mort.
Gabo Champagne : Exactement. Aussi à travers cette trame, je peux manipuler des objets, me déplacer dans l’espace, me retrouver proches des instrumentistes et jouer avec eux. Je navigue dans ces eaux.
PAN M 360 : En somme, le visuel c’est toi!
Gabo Champagne : Oui, c’est ça, je m’imagine un peu comme le cœur, l’élément visuel, théâtral, performatif de l’œuvre. Mais il y a aussi des moments où l’attention se trouve sur certain.e.s instrumentistes qui peuvent aussi se déplacer dans l’espace, produire des sons avec leur voix et autres. Tout ce monde participe à cet environnement, mais on peut dire que le cœur théâtral se trouve à être moi qui agis, moi qui dis du texte, moi qui fais des actions.
PAN M 360 : Quelle est la durée de l’œuvre?
Gabo Champagne : 40 minutes.
PAN M 360 : Comment avez-vous travaillé pour indiquer à qui jouer quoi ?
Gabo Champagne : Quelques bouts sont vraiment écrits, des moments solistes, etc. De mon côté, j’élabore les grandes sections, ce qui va se passer de manière générale. Après quoi on y va de manière de plus en plus précise.
En résidence, je vais décrire les actions qui allaient se passer, l’environnement sonore souhaité. Il y a un moment de découverte, puis de plongeon et de partage, de collaboration avec l’ensemble.
PAN M 360 : Les instrumentistes apportent-ils quelque chose dans la conception?
Gabo Champagne : Je n’ai pas une idée si précise de ce que je veux entendre. J’aime beaucoup demander à mes instrumentistes ce qu’ils pourraient suggérer, j’aime me laisser surprendre par ce qu’ils vont m’offrir. Puis on essaie ceci ou cela. Une fois qu’une scène est apparemment finie, les gens continuent à jouer de la musique, ce qui m’incite à créer autre chose de mon côté. De nouvelles scènes naissent de fil en aiguille. Donc une large part de l’œuvre est le résultat d’une collaboration, d’une communauté qui se rassemble autour d’un projet centre.
PAN M 360 : Jusqu’à quel point chacun ou chacune est libre d’y ajouter sa part de création? On imagine que ça commence en improvisation, en atelier, puis ça finit par se sceller jusqu’à un certain point, de plus au fur et à mesure que le travail évolue, c’est ça?
Gabo Champagne : Oui, c’est ça. Puis il y a des moments, tu sais aussi, je vais les écouter jouer, puis là, je vais faire du sound painting, sur le volume ou l’instrumentation, je vais lever la main pour dire ce que je veux. On va essayer des choses comme ça ensemble.
PAN M 360 : Et au bout de quelques dizaines d’heures, ça finit par prendre forme.
Gabo Champagne : Oui. On est rendu à faire des enchaînements, puis après ça, on a trois jours d’entrée en salle.Fait qu’on va vraiment continuer à répéter, à peaufiner, à faire des enchaînements.
PAN M 360 : Ferez-vous un document audiovisuel avec la création au théâtre La Chapelle?
Gabo Champagne : Oui, on espère que la captation sera incroyable. Normalement, tout est arrangé pour qu’on y parvienne.
Programme
- Elijah Daniel Smith: Perihelion , 2025 (12′)
- Gemma Peacocke: Dwalm , 2018
- Roshanne Etezady: Keen , 2004
- Antonin Bourgault: Quand je ne dis mot je parle encore , 2025 (7′) pour quatuor de saxophones – création
- Gabo Champagne: Yvern , 2025 (40′) – création
Artistes
- Gabo Champagne (performance, composition, co-mise en scène)
- Yang Chen (percussions)
- Jenn Mong (piano)
- An Laurence 安媛 (guitare)
- Émilie Fortin (trompette)
- Audréanne Filion (violoncelle)
- Treffpunkt Saxophone QuartetGuy Lavoie (saxophone soprano)Thomas Gauthier-Lang (saxophone alto)Antonin Bourgault (saxophone tenor)Edmond Forest (saxophone baryton)
Originaire de Colombie, Ramon Chicharron a déjà participé à une édition de MUZ il y a près de dix ans. Depuis lors, la carrière de l’artiste n’a pas cessé d’évoluer, alors qu’il parcourt le monde en partageant sa musique des « Caraïbes » de la Colombie, ce à quoi il rajoute une touche électro. Il va clôturer la 15ème édition le dimanche 5 octobre, le même soir que Kizaba et Lavanya, et il en a profité pour échanger avec Keithy Antoine pour PAN M 360 à quelques jours du spectacle.
Le jeune rappeur Muhoza, grand vainqueur des Francouvertes 2025 présentera son spectacle lors de POP Montréal le 27 septembre au Piccolo Rialto dans une soirée qui inclut aussi DAM et Narcy.
PAN M 360: J’ai eu le plaisir de découvrir ton projet musical lors des dernières Francouvertes que vous avez remporté avec brio toi et ta troupe. Je dois dire que ton aisance sur scène était remarquable.
Muhoza: Merci beaucoup c’est super gentil! On est super fiers de notre parcours. C’est une tranche de vie qu’on oubliera jamais.
PAN M 360: Quel est ton background a culturel? Où as-tu grandi et comment est-ce que cela impacte ta musique?
Muhoza : Mes parents sont des immigrants africains qui sont établies à Montréal depuis plus de 2 décennies maintenant. Ma mère est rwansaise et mon père est camerounais. Je suis enfant unique. J’ai toujours grandi à Ahuntsic dans un HLM. Il y avait toujours de la musique qui jouait dans la maison et encore aujourd’hui. Je pense que ça m’a beaucoup accompagné lors de mon enfance sans frère et soeur. Cette situation impacte ma musique dans une approche crue et une identité assez claire car j’ai du grandir assez rapidement.
PAN M 360: Quelles sont tes influences et tes références au niveau du rap, autant musicalement qu’au niveau des textes?
Muhoza : Mon artiste préféré c’est J DILLA. Donc tout ce qui touche de près ou de loin à son héritage musicalement me rejoint beaucoup. De Slum Village à The Roots en passant par Erykah Badu, c’est exactement le genre de musique qui m’a bercé et qui me définit encore aujourd’hui.
PAN M 360: Ton album Bijou est décliné en deux versions, l’une studio et l’autre Live, mais avec plus de différences entre les deux que la norme. Comment et pourquoi faire ce choix créatif?
Muhoza: En gros, l’idée d’adapter Bijou en version live vient de la première que je suis allé voir Groowve MTL au Turbo Haüs un mercredi soir avec mon ami Liam. Puisque c’est un Open mic, je n’ai pas hésité à monter sur scène avec ces musiciens super talentueux. La sensation d’osmose et de ne pas être seul m’a convaincu de monter un band. Je tiens aussi à remercier mes musiciens qui ont changé ma vie. Parce que c’est essentiellement les mêmes musiciens depuis le début et ils n’ont jamais douté du projet et c’est important pour moi.
PAN M 360: Finalement, qu’est-ce qui t’attend pour l’année 2025-2026? Que pouvons-nous te souhaiter pour la prochaine phase de ton parcours en tant qu’artiste?
Muhoza : Un projet avec Carson, la meilleure voix de Montréal, et les musiciens. Souhaitez nous du fun et de la santé. One love
PAN M 360: Merci, j’ai bien hâte de vous voir au Piccolo Rialto ce samedi 27 septembre aux côtés de DAM et Narcy.
Muhoza: Merci beaucoup on a vraiment hâte de performer dans ce « venue » légendaire. Peace.