jazz / jazz-funk

FIJM | Funky funky, Trombone Shorty

par Frédéric Cardin

Guide enflammé d’une soirée incandescente, voilà le rôle qu’a pris la bête de scène qu’est le tromboniste (et trompettiste) de La Nouvelle-Orléans Troy Andrews, alias Trombone Shorty. Lui et ses amis de longue date (Orleans Avenue) ont fait exploser la Scène TD de 21h30 à 23h sans arrêt avec des titres qu’on connaît bien, parus sur les plus récents albums de Shorty. Du Funk qui groove rondement, puissamment, avec des échos de rock, de hip-hop et de salsa, dans une mise en scène qui place les acolytes autant de l’avant que le leader lui-même. À preuve, ces échanges excitants entre trombone, sax ténor et baryton, où les gerbes de notes martelées en contrepoint frôlent le Minimalisme répétitif savant, avant de repartir dans une cacophonie groovy irrésistible avec le reste du band. Trombone Shorty fait aussi dans la Trumpet, et impressionne avec une longue séquence (une minute trente ou deux minutes?) de souffle ininterrompu, qu’il réalise grâce à la technique de la respiration continue. Pas facile à faire et à contrôler. Pendant qu’on expire par la bouche pour jouer la note, on respire par le nez pour regarnir les poumons. Essayez ça pour voir. Un moment fort, et qui restera dans les mémoires : When the Saint Go Marchin’ In, à la queue leu leu par les membres du groupe, qui sont descendus dans la foule et l’ont ainsi traversée. Dans quelle autre ville des musiciens vedettes se sentiraient-ils aussi confortables de déambuler comme ça dans une marée humaine de quelques dizaines de milliers de personnes? Vive Montréal.


par Frederic Cardin
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bossa nova / jazz / post-bop

Festival International de Jazz de Montréal : Esperanza Spalding à la scène TD

par Rédaction PAN M 360

Contrebassiste et chanteuse, Esperanza Spalding est une artiste plusieurs fois primée aux Grammy Awards, reconnue pour son approche audacieusement hybride du jazz contemporain. Saluée comme une prodige dès son adolescence, elle se fait remarquer au cours des années 2000 avec ses premiers albums Junjo et Esperanza, ce dernier atteignant le sommet des palmarès de jazz contemporain. En 2010, elle crée la surprise en remportant le Grammy de la Révélation de l’année — une première pour une musicienne de jazz —, ce qui propulse son troisième album, Chamber Music Society, dans le Top 40 du Billboard, devenant ainsi l’album de jazz contemporain le plus vendu de l’année. En parallèle, Spalding s’impose comme pédagogue, devenant la plus jeune professeure à intégrer le corps enseignant du Berklee College of Music.
Elle décroche un second Grammy pour Radio Music Society en 2012. Depuis, elle poursuit une trajectoire résolument expérimentale, enchaînant des albums à forte dimension conceptuelle : Emily’s D+Evolution (2016), Twelve Little Spells (2019) et Songwrights Apothecary Lab (2021), explorent les frontières du jazz, de l’art rock, du R&B, des styles afro-latins, du néo-prog et de la pop expérimentale. Malgré cette diversité, les standards de jazz intimes et subtilement interprétés demeurent au cœur de son identité musicale, comme en témoignent son album en duo avec le pianiste Fred Hersch, Alive at the Village Vanguard (2023), et sa collaboration teintée de folk et de bossa nova avec Milton Nascimento, Milton + Esperanza (2024).

Bassist and singer Esperanza Spalding is a Grammy-winning performer with an ambitiously cross-pollinated approach to contemporary jazz. Hailed as a prodigy in her teens, she garnered wider attention in the 2000s with the release of her debut, Junjo, and its follow-up, Esperanza, the latter of which topped the contemporary jazz charts. In 2010, she won Best New Artist at the Grammys, an accolade that helped propel her third album, Chamber Music Society, into the Billboard Top 40 as the best-selling contemporary jazz album that year. At the same time, Spalding won respect as a teacher, becoming the youngest faculty member at the Berklee College of Music.
She took home a second Grammy for 2012’s Radio Music Society. Spalding has remained a forward-thinking maverick artist, issuing a series of increasingly concept-driven albums, including 2016’s Emily’s D+Evolution, 2019’s Twelve Little Spells, and 2021’s Songwrights Apothecary Lab, all of which found her moving far afield of jazz into art rock, R&B, Afro-Latin styles, neo-prog, and experimental pop. Still, intimate and artfully rendered standards and jazz remain a core of her musical identity, as on her 2023 duo album with Fred Hersch, Alive at the Village Vanguard and her 2024 folk and bossa nova-tinged collaboration with Milton Nascimento, Milton + Esperanza.

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classique occidental / jazz / musique traditionnelle juive

FIJM | Avishai Cohen symphonique : magie totale

par Frédéric Cardin

Dire que j’ai failli rater ce concert! À cause d’une erreur de ma part, mon nom n’avait pas été  inscrit sur la liste des billets de presse pour Avishai Cohen symphonique. Malheur! Je m’étais résigné à cette malédiction quand un ange des communications Roy Turner (salut Flavie!!), associées au Festival, m’écrit pour me dire qu’un dernier exemplaire avait été trouvé pour moi. Un des plus beaux rattrapages de l’année et dont je me rappellerai, car ce concert du contrebassiste israélien, avec son trio et un orchestre monté pour l’occasion, était magnifique. 

C’est un concert qui existe déjà depuis plusieurs années et que l’artiste tourne de temps en temps. Montréal a eu raison de l’importer pour une soirée à la Maison symphonique. La salle était pleine et le public a été bercé magiquement, comme dans un landau de velours, pendant près d’une heure et demie. Des chansons traditionnelles juives (ladinos, provenant des Juifs séfarades de l’Espagne médiévale), des compositions personnelles bien sûr et quelques standards bien tournés ont été savamment interprétés grâce à des arrangements riches en contre-mélodies et en épanouissements harmoniques du matériau de base. 

Aucune roue n’a été réinventée, mais la magnificence du jeu orchestral et les quelques envolées improvisatoires raffinées de Cohen et ses compagnons, bien encadrées car un bateau symphonique est difficile à manoeuvrer dans la spontanéité, ont comblé les oreilles et le coeur de votre humble serviteur. 

Presque pièce pour pièce, le programme était le même que celui donné ailleurs (voir le concert à la Philharmonie de Paris en 2016, ci-bas), et que l’on peut entendre aussi sur l’album Two Roses sorti en 2021 avec l’orchestre de Gothenburg en Suède. Le rappel final, et unique, de Montréal était un Nature Boy d’une rare tendresse. Le sort venait d’être jeté pour de bon, nous allions sortir de l’illustre salle envoûtés pour longtemps. 

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jazz

FIJM | Jeff Goldblum : conteur, comédien et pianiste, 3 en 1

par Sandra Gasana

Alors que la première partie assurée par Tyreek McDole venait à peine de terminer, Jeff Goldblum est arrivé sur scène pendant qu’on préparait encore son spectacle. Il en profite pour nous livrer un one man show, pour faire passer le temps alors que la salle se vidait pour une courte pause.

Et c’était parti pour un monologue, dans lequel il saute du coq à l’âne, toujours avec une touche d’humour. Il a même réussi à faire chanter les hymnes québécois et canadiens à la foule, alors qu’il agissait comme chef d’orchestre dans la salle Wilfried-Pelletier qui a réussi à vendre ses 3000 places sans trop de difficultés.

Il rajoute du name dropping dans ses histoires mais c’est surtout les quizz improvisés tout au long de la soirée qui ont plu au public qui se donnait le défi de répondre à toutes ses questions. Il en a profité pour faire la pub de son plus récent film The Wicked, dans lequel il joue aux côtés de Ariana Grande entre autres, mais également de son plus récent opus paru en avril dernier, Still Blooming.
Il arrive accompagné de son groupe The Mildred Snitzer Orchestra, composé d’un guitariste, contrebassiste, batteur, saxophoniste et organiste.

Dès le premier morceau, on découvre un pianiste plutôt doué, j’avoue que j’étais un peu sceptique au départ. Il reste théâtral même sur son piano et nous offre une ronde de solos par tous les musiciens, suivie d’un drop, terme que j’ai découvert cette semaine grâce à un artiste avec lequel je collabore.

Trois invités spéciaux ont foulé la scène à ses côtés ce soir-là : l’incroyable Khailah Johnson que je découvrais, toute vêtue de jaune, dont la voix me faisait penser à celle d’Amy Winehouse lors de ses débuts. Elle a interprété Misty, Mean to Me d’une main de maitre puis The Best is Yet to Come, dans laquelle le saxo est remplacé par une flûte.

Puis, Tyreek McDole est revenu sur scène cette fois-ci accompagné par l’orchestre de Jeff pour deux chansons, et finalement le trompettiste américain de renom Keyon Harrold, plusieurs fois primé aux Grammys, qu’il avait rencontré le jour même, s’est joint à la formation. Ce dernier a réussi à être en symbiose avec le saxophoniste, comme s’ils avaient toujours joué ensemble.

Et même entre les chansons, Jeff ne pouvait pas s’empêcher de nous raconter des anecdotes, toujours aussi marrantes, se levant de sa chaise pour s’adresser au public, avant d’y retourner pour le prochain morceau.

On l’entend chanter à son tour sur Manhattan, New York étant une ville qu’il affectionne particulièrement. Sa voix n’est pas extraordinaire mais il parvient tout de même à tenir ses notes tout en gardant son humour, un véritable entertainer. Il a terminé avec une chanson de circonstances Ev’ry Time We say Goodbye, ce qui lui a valu des applaudissements et un standing ovation du public.

Photo : Victor Diaz Lamich

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afro-pop / cumbia / hip-hop

Festival International Nuits d’Afrique : El Gato Negro au Ministère

par Rédaction PAN M 360

Le label montréalais Cosmovision Records a fait sa marque avec une électro éthérée, à la vibe positive, entrelaçant les traditions de différentes parties du monde et des sons downtempo et folktronica. Sur ce set, le collectif accueille El Gato Negro, “quelque chose comme le fils caché de Blaise Cendrars et de Celia Cruz” (Radio France, 2017). Chamboulé durant sa jeunesse par le Buena Vista Social Club, le chanteur et multi-instrumentiste a pris la route et s’est construit une vie de bohème, à l’origine d’un son fluctuant entre la pop subtropicale, le traditionnel de partout, le jazz et le hip hop, le tout estampillé d’une signature digitale. Le dernier album de ce pote de Manu Chao, Tigre qui pleure (2024), auquel ont notamment collaboré Orchestra Baobab et et Cucurucho Valdés, codifie des beats cumbia, salsa, soukous, boléro et afrotrap.

The Montreal label Cosmovision Records made its mark with a kind of ethereal electro with a positive vibe that incorporates downtempo and folktronica into traditional folk from around the world. For this set, the collective has invited El Gato Negro, who’s “something like a secret son of Blaise Cendrars and Celia Cruz” (Radio France, 2017). Thunderstruck by Buena Vista Social Club in his youth, the singer and multi-instrumentalist took to the road and began a bohemian existence, creating a sound that oscillates between subtropical pop, traditional folk from all over, jazz and hip hop, all stamped with a digital signature. In 2024, this buddy of Manu Chao released his latest album, Tigre qui pleure, which also features Orchestra Baobab and Cucurucho Valdés, and integrates cumbia, salsa, soukous, bolero and Afrotrap rhythms.

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Afrique / blues / jazz

Festival International Nuits d’Afrique : Djely Tapa à la scène TD

par Rédaction PAN M 360

“Sans même comprendre les paroles de ses chansons, on devine que son propos est fort, ancré dans une volonté d’être utile et de faire avancer les choses” (La Presse, 2024). Sa voix puissante et haut-perchée, majestueuse, son débit incandescent et son geste élégant en font une artiste incontournable, la nouvelle voix internationale de la musique mandingue. Descendante d’une illustre famille de griots (elle est la fille de la célèbre Kandia Kouyaté), la lauréate de plusieurs prix Juno, dont celui de l’album de musique globale 2025, explore un langage tourné sur le monde et vers l’avenir, qui fait la synthèse de son héritage et de ses aspirations afro-futuristes, dans un univers où les rythmes traditionnels côtoient le blues malien et l’électro. Tantôt aériens, tantôt dangereusement dansants, ses récits, qui rendent hommage à la femme et à l’africanité, sont chargés de métaphores et empreints de sagesse. Le dernier album de celle qui a collaboré avec Tiken Jah Fakoly et Vieux Farka Touré, Dankoroba, a été publié en 2024 sous l’étiquette Disques Nuits d’Afrique.

“Without even understanding her lyrics, you can tell she has a strong message, rooted in a desire to be useful and to make a difference” (La Presse, 2024). This is one artist you won’t want to miss! With her powerful, majestic voice, at times reaching a fiery pitch, her impassioned delivery and graceful gestures, Djely Tapa has become the new voice of mandinka music. Daughter of the celebrated Kandia Kouyaté, Djely descends from a long line of illustrious griots and has earned several Juno awards, including for Global Music Album of the Year, 2025. Through her music, she explores a language that looks outwards and towards the future, synthesizing her heritage and afro-futuristic aspirations in a universe where traditional rhythms mingle with Malian blues and electro. At times ethereal, at others dangerously danceable, her songs, which pay homage to women and to Africanness, are loaded with metaphor and imbued with wisdom. She has collaborated with the likes of Tiken Jah Fakoly and Vieux Farka Touré, who also features on her 2024 album Dankoroba (Disques Nuits d’Afrique).

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rumba congolaise / soukouss

Festival International Nuits d’Afrique : Myster Jay à la scène Loto-Québec

par Rédaction PAN M 360

On se croirait presque à Kinshasa, au cœur de la nuit! Jeremie Langi, alias Myster Jay, promet un spectacle chic et classe, plein de joie et de musique, où l’ambiance et la sape seront au rendez-vous! De sa voix claire et haut perchée, parfaitement adaptée à ce qu’il fait, l’auteur, chanteur, compositeur et interprète décline son héritage congolais, aux couleurs du soukous et de la rumba. Préparez vos chorégraphies ndombolo, elles vous seront bien utiles!

You’d almost think you were in Kinshasa, in the heart of the night! Jeremie Langi, aka Myster Jay, promises a classy show, a chic ambiance full of joy and music with characteristic La Sape elegance on full display. With his clear, high voice, perfectly suited to what he does best, the singer-songwriter expresses his Congolese heritage coloured by soukous and rumba. Get practising your ndombolo dance steps, you’re going to want to join in!

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ambient / électronique / IDM

MUTEK : A/VISIONS 2 au Théâtre Maisonneuve

par Rédaction PAN M 360

Point de convergence entre technologie, performance et poésie visuelle, A/Visions propose deux soirées exceptionnelles au Théâtre Maisonneuve.
A/Visions 2 est une invitation à découvrir la poésie numérique avec trois performances qui ont comme point commun la vibration. Entre sculpture électronique, instruments acoustiques et explorations technologiques, cet événement rassemble des projets qui interrogent notre relation au temps.

A/Visions is a point of convergence between technology, performance, and visual poetry, presenting two exceptional evenings at Théâtre Maisonneuve.
A/Visions 2 is an invitation to experience digital poetry through three performances united by a shared sense of vibration. Blending electronic sculpture, acoustic instruments, and technological explorations, the event brings together projects that question our relationship with time.

Alexis Langevin-Tétrault

Avec REPLIKAS, Alexis Langevin-Tétrault érige en direct un totem métallique lumineux, sculptant le son et la lumière par des gestes amplifiés. Capteurs corporels et apprentissage machine tissent un arc dramatique du drone solennel à la lumière pulsée — un rituel contemporain où la technologie révèle l’invisible et sublime le deuil.

In REPLIKAS, Alexis Langevin-Tétrault builds a glowing metallic totem live on stage, conducting sound and light with visceral precision. Using body sensors and machine learning, he crafts a dramatic arc from somber drones to pulsing luminosity—a ritual of grief and resilience where technology channels the spiritual and the unseen.

Ash Fure

Ash Fure présente ANIMAL, une performance immersive où caissons de basses sismiques, lumières tactiles et bruits hyper-détaillés convergent. Sa démarche mêle interférences acoustiques et intensité physique, combinant technologies sur mesure et matières sonores brutes pour déstabiliser l’espace et la perception dans une expérience sensorielle axée sur le corps.

Ash Fure presents ANIMAL, an immersive performance where seismic sub-bass, tactile light, and hyper-detailed noise collide. Driven by acoustic interference and physical intensity, her process fuses custom technologies with raw sonic material to destabilize space and perception through a sensory, body-oriented experience.

Shackleton, Wacław Zimpel et Siddhartha Belmannu

Shackleton, Wacław Zimpel et Siddhartha Belmannu livrent une suite transcendantale où électroniques modulaires, clarinettes avant-folk et chants carnatiques fusionnent. Oubliant les structures classiques pour plonger plus aisément dans la transe, leur performance interroge la beauté, la mortalité et la condition humaine dans toute sa profondeur.

Shackleton, Wacław Zimpel and Siddhartha Belmannu present a transcendent suite of long-form compositions where modular electronics, avant-folk reeds, and Carnatic vocals converge. Flowing beyond structure into ecstatic trance, their performance explores mortality, beauty, and the full spectrum of being—raw, radiant, and deeply human.

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musique de film / orchestre

OM : Le monde symphonique du cinéma anglais à la Maison symphonique

par Rédaction PAN M 360

D’Hercule Poirot à Harry Potter, ce concert redonne vie aux personnages anglais qui ont inspiré les plus grandes musiques de film.
Les trames sonores les plus marquantes sont celles qui peuvent vivre par elles-mêmes, sans même avoir besoin du soutien d’une image. Elles prennent vie, deviennent un personnage essentiel du film qu’elles accompagnent, nous replongent directement dans une scène qui nous a marqués.
On y redécouvre les tragédies indémodables de Shakespeare, le thème sinueux de Harry Potter composé par John Williams, les romances de Jane Austen et les aventures de James Bond.

From Hercule Poirot to Harry Potter, this concert brings to life the iconic British characters who inspired some of the greatest film scores.
The most powerful soundtracks can stand alone without any visual support. They come alive, becoming characters in their own right, and hearing a few bars can instantly transport us back to a favourite scene.
Experience timeless Shakespearean tragedies, the world of Harry Potter through John Williams’s evocative theme, the romance of Jane Austen and the high-stakes world of James Bond.

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blues / bossa nova / Brésil / jazz

FIJM | Dianne Reeves et Romero Lubambo: un duo intime de virtuoses

par Michel Labrecque

Dianne Reeves n’est plus la saveur jazz du mois. Son dernier album solo remonte à 2014. Cette année, on ne parle que de Samara Joy, avec raison. Mais la chanteuse qui a multiplié les prix Grammys dans les années 90 et 2000 a encore des choses à chanter. Elle nous en a fait une démonstration convaincante, dans un duo avec le guitariste d’origine brésilienne Romero Lubambo. 

Par un hasard absolu, j’assiste depuis deux semaines, à une succession de concerts intimes dans l’immense Place des Arts : Alain Souchon et ses fils, la Mexicaine Natalia Lafourcade en solo et maintenant ce duo américain-brésilien. C’est comme se retrouver dans un salon…quand même immense, mais, dans tous ces cas, ça a fait mouche avec moi.

Dianne Reeves et son complice à la guitare classique ont commencé par une réinterprétation totale de la pièce rock fétiche Dreams de Fleetwood Mac. Nous avons rapidement compris que ces deux personnes se complètent à merveille. Cette voix qui gravit trois octaves, qui skatte, qui médite, qui chuchote, qui crie, s’entremêle avec les notes de guitares, qui s’inspirent autant du jazz que de la bossa nova ou du blues.

Une grande admiratrice de Dianne Reeves, rencontrée par hasard, m’a confié qu’elle ne chantait jamais une chanson de façon identique. Quant à ce Romero Lubambo, c’est un guitariste émérite et inventif. 

Ce concert était indubitablement marqué par le Brésil, alors que nous avons entendu des versions de Egberto Gismonti, Carlos Lyra, Antonio Carlos Jobim et …Minuano de Pat Metheny. Pour le reste, c’était du gressin, du Miles Davis et du McCoy Tyner, assaisonné de deux compositions de Madame Reeves: Tango et Nine.

Dianne Reeves nous a aussi partagé des tranches de vie personnelles et a terminé sur une note politique, en partageant son inquiétude sur la situation dans son pays ainsi que son amour pour le Canada et les Canadiens. À la fin, la grande majorité des 800 spectateurs fredonnait un blues avec elle, manifestement contente.

Aujourd’hui âgée de bientôt 69 ans, la chanteuse ne semble pas avoir envie de se taire. Elle fera paraître bientôt un disque avec Romero Lubambo et participera à un album avec Branford Marsalis, pour commémorer le centenaire de la naissance de John Coltrane. 

Ne me dites surtout pas que 69 ans c’est vieux. J’atteindrai cet âge dans quelques jours…

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blues-rock / boogie-rock / rock n' roll

Festival International de Jazz de Montréal : George Thorogood & the Destroyers au MTelus

par Rédaction PAN M 360

Guitariste de blues-rock inspiré par Elmore James, Hound Dog Taylor et Chuck Berry, George Thorogood n’a jamais gagné beaucoup de respect de la part des puristes du blues, mais il est devenu un favori populaire au début des années 80 grâce à une exposition répétée à la radio FM et sur le circuit du rock de stade. La musique de Thorogood était toujours bruyante, simple et directe — ses riffs et ses licks étaient tirés directement du blues de Chicago des années 50 et du rock & roll — mais son approche formule lui a permis de se constituer un large public dans les années 80, période où ses albums atteignaient régulièrement le statut d’or.

A blues-rock guitarist who draws his inspiration from Elmore James, Hound Dog Taylor, and Chuck Berry, George Thorogood never earned much respect from blues purists, but he became a popular favorite in the early ’80s through repeated exposure on FM radio and the arena rock circuit. Thorogood’s music was always loud, simple, and direct — his riffs and licks were taken straight out of ’50s Chicago blues and rock & roll — but his formulaic approach helped him gain a rather large audience in the ’80s, when his albums regularly went gold.

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bluegrass / boogie-rock / folk

Festival International de Jazz de Montréal : Tommy Emmanuel au Théâtre Maisonneuve

par Rédaction PAN M 360

Auteur-compositeur et interprète, Tommy Emmanuel est un creuset d’influences de tous les genres, de la pop au bluegrass et du jazz au rock n’ roll. Pour lui, la musique est faite de rythme et d’émotion, toutes les autres distinctions n’ont pas de sens.
Le légendaire artiste qui a ébloui les publics du monde entier, a reçu un Grammy Award, plusieurs ARIA Awards et d’innombrables récompenses, mais rien ne signifie plus pour lui que les trois lettres que Chet Atkins a placées à la fin de son nom : C.G.P. Le titre de Certified Guitar Player était le plus grand honneur qu’Atkins pouvait accorder à un autre guitariste – un signe que le récipiendaire avait non seulement maîtrisé l’instrument, mais qu’il l’avait emmené vers de nouveaux horizons et qu’il était devenu un guide pour la prochaine génération de guitaristes.
Tous ceux qui ont vu Tommy jouer vous le diront : le chanteur est là, tout comme le batteur, le bassiste, le guitariste rythmique et le guitariste principal. D’une manière qu’il faut souvent voir pour le croire, Tommy joue simultanément toutes les parties d’un groupe complet, ses doigts dansant sur le manche avec une dextérité et une rapidité qui sembleraient impossibles si l’on n’en était pas témoin.
La détermination de Tommy à divertir et à émouvoir le public grâce au pouvoir de la musique reste intacte alors qu’il approche de sa septième décennie en tant qu’artiste.

Songwriter and a performer, Tommy Emmanuel is a melting pot of influences across genres, form pop to bluegrass and jazz to rock n’ roll. To him, music is rhythm and emotion, all other distinctions are meaningless.
The legendary entertainer has dazzled audiences across the world. Tommy has a Grammy Award, multiple ARIA Awards and countless accolades, but nothing means more to Tommy than the three letters Chet Atkins designated at the end of Tommy’s name: C.G.P. The title of Certified Guitar Player was the highest honor Atkins could bestow on another player – a signifier that the recipient had not only mastered the instrument but taken it to new vistas and become a guiding light for the next generation of pickers.
Anyone who has seen Tommy play will tell you, the vocalist is there, as is the drummer, the bass player and the rhythm and lead guitarists. In a way that must often be seen to be believed, Tommy plays all the parts of a full band simultaneously, his fingers dancing around the fretboard with a dexterity and speed that would seem impossible if you weren’t witnessing it.
Tommy’s determination to entertain and move audiences through the power of music, remains undimmed as he closes in on his seventh decade as a performer. 

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