période romantique

Le Lac : des signes et un message

par Frédéric Cardin

Audacieuse transformation du Lac des Cygnes de Tchaïkovsky voulue par le chorégraphe Ivan Cavallari, Le Lac, dans cette identification tronquée mais bonifiée de nouveaux symboles et autres signes sociaux, était créé hier soir en première mondiale dans la grande salle Wilfrid-Pelletier de la Place des Arts de Montréal. 

Un Lac des Cygnes débarrassé de ses princes, ses princesses, ses animaux parlants et ses méchants sorciers pour se retrouver dans le monde du luxe et de la mode olfactive, soit une agence de promotion d’une marque de parfums. Je ne reviendrai pas sur l’ensemble des détails concernant la vision du directeur artistique des Grands Ballets de Montréal, vous pouvez, à ce sujet, consulter le compte-rendu d’une rencontre réalisée avec M. Cavallari lui-même la semaine dernière, juste ici : 

Le Lac (des Cygnes) aux Grands Ballets : remplacer Tchaïkovski… par Tchaïkovski

Violence

Le rideau s’ouvre sur une scène typique de féérie chorégraphique. Mais la magie s’interrompt dans une transition efficace de type cinéma vers un plateau de tournage. Les décors s’estompent, la structure technique d’éclairage apparaît en descendant du plafond, les caméras se manifestent, les techniciens et techniciennes s’activent. Odile, égérie du parfum Cygne Noir prend toute la place, vedette incontestée de la marque. Siegfried est manifestement son amant, mais reste barouetté sans ménagement par la personnalité imposante de la frêle mais caractérielle star. Un premier pas de deux ne modifie pas l’impression : c’est Odile qui mène le jeu. Ici, Cavallari a complètement dénudé la scène pour laisser toute la place au duo. Des rideaux bleus profond en décor, et c’est tout. Le Lac, en une simple couleur, vidé de son âme de stéréotype magique pour laisser la place aux personnalités des protagonistes. 

Transition vers une école de danse. Sous le regard lourd des trois créateurs d’origine du ballet, Tchaïkovsky (musique), Petipa et Ivanov (chorégraphie), les enfants s’exécutent avant de laisser entrer Odette, la remarquablement douée de l’école. Elle se distingue d’Odile par une manifeste naïveté et un caractère sans arrogance. On le perçoit assez bien dans les mouvements, les gestes, le costume, aussi. Une robe simple, légère, en contraste avec les vêtements sport, athlétiques et performants sous un voile transparent, d’Odile. 

Odette quitte l’école, Siegfried le plateau. La scène de leur rencontre est ingénieuse, et bellement esthétique. Les deux attendent dans un abribus qui se déplace graduellement du côté cour au côté jardin. Dans l’abribus, une pub du fameux parfum Cygne Noir. Odette est fascinée, Siegfried se présente, il fait partie de la pub lui aussi. Odette repart avec une carte de Siegfried. Elle ira participer aux auditions pour le prochain produit de la marque. 

Lors de ces auditions, Odette fascine tout le monde par sa grâce et son talent, et particulièrement les trois créateurs, désormais matérialisés sous l’apparence de designers capricieux en rouge et noir, et avatars ‘’réalistes’’ du méchant Rothbart d’origine. C’est lors de cet épisode que Siegfried, attiré par Odette, danse avec elle. Odile les surprend et laisse éclater sa colère. Elle laisse un sac avec son parfum dedans. Odette est envoûtée par l’odeur et se laisse piéger par les trois designers qui lui offrent un contrat sur le champ. Que dis-je, on lui impose un arrangement. 

Il y a quelque chose de très significatif dans cette scène où trois hommes en position de pouvoir se chargent d’instrumentaliser une jeune femme comme on le ferait d’un outil particulièrement efficace pour arriver à des fins de productivité. Elle se retrouve affublée d’un costume façon bikini stylé que pourrait porter Lady Gaga à Ibiza. Odette est clairement déshumanisée, et laissée un peu pantoise par la vitesse à laquelle les choses se sont produites, se demandant même ce qu’elle vient de signer exactement. Un pacte avec le (les trois) diables, on dirait. 

Musique, entre synthèse et découpe radicale

C’est ici que Cavallari fait entrer en jeu l’extrait de la Symphonie Pathétique de Tchaïkovsky, en remplacement des danses folkloriques d’origine, désormais plutôt inutiles dans ce contexte. La transition avec la musique du Lac des Cygnes se fait plutôt bien. Évidemment, c’est le même compositeur, et la même patte. Reste que ça aurait pu jurer. Mais non, le choix de Cavallari est tout aussi symbolique : la Symphonie elle-même, mais surtout le 4e mouvement, qui se termine dans le silence et non en apothéose. Une certaine Odette vient de mourir. 

Profitons-en pour parler de la musique. Si vous souhaitiez vous plonger dans la trame sonore complète et somptueusement enveloppante de Tchaikovsky, vous devrez passer votre tour. Sachez d’abord que le ballet d’origine dure plus de deux heures trente. Le Lac de Cavallari en fait une bonne heure de moins. En remplaçant, qui plus est,  une partie de la partition par des extraits de la Symphonie no 6 ‘’Pathétique’’ du même compositeur, la musique que vous connaissez déjà est encore plus fortement amputée. 

Finalement, des repères fameux, tel le Thème du Cygne, habituellement entendu au deuxième acte, est cette fois présenté en tout début de soirée. Un peu comme si le chorégraphe avait voulu se débarrasser le plus rapidement possible de cet emblème mélodique encombrant, car peut-être trop puissamment associé à l’aspect ‘’magique’’, genre ‘’Il était une fois’’, de l’œuvre. Dans la logique du Lac, l’idée se défend. Cela dit, les habitudes aidant, on cherche encore ce repère sonore plus tard dans l’œuvre, alors qu’il ne vient pas. 

Côté interprétation, l’Orchestre des Grands Ballets a joué de façon correcte, certains élans d’ensemble forts beaux, d’autres, comme les premières mesures, de façon mécanique, sans fluidité. Je ne prends pas trop de temps habituellement pour évoquer les fautes techniques ou d’intonation. Ce genre de chose arrive. Mais je dois souligner le grave problème d’intonation du solo de violon associé aux pas de deux de Siegfried et Odile puis Odette. Une partition notoirement difficile, il est vrai. Mais là, c’était faux à faire grincer des dents. Et pas qu’une fois. De façon soutenue et répétée. C’est dommage. Si j’avais été avec des visiteurs, j’aurais été gêné. 

La révolte d’Odette

Revenons à l’action sur scène. La frénésie du succès devient la vie quotidienne d’Odette. Mais c’est un succès qui ne lui appartient pas. La scène suivante, première au retour de l’entracte, est d’une grande violence symbolique : les trois designers manipulent Odette, et son corps, à leur guise. Sur des écrans verticaux en fond de scène, on voit un corps (celui d’Odette), marqué de nombreuses indications, autant de retouches à y faire. Les trois ‘’méchants’’ déshabillent violemment Odette, qui dansait avec une robe toute simple, de celle qu’elle portait à l’école. L’agressivité est ici toute masculine, lourde de messages. On lui impose un tutu/corset (lumineux!) futuriste, affublé d’un bustier en pointe comme celui de Jean-Paul Gaultier réalisé pour Madonna. 

Odette joue le jeu, mais finit par se lasser. Elle se révolte, suscitant l’apparition de quatre cygnes blancs, des échos de son identité submergée par un rôle qui n’est pas le sien. La bataille fait rage avec les trois designers, qui refusent de perdre leur pouvoir sur la jeune femme. À travers tout cela, Siegfried fait bien piètre figure. Il tente de protéger Odette, mais est assez facilement écarté. C’est Odette, seule, qui mène désormais le jeu, qui déchire ses liens avec ce monde qui a failli l’engloutir. 

Ironie notable : après leur échec, les trois designers se retrouvent dans l’abribus vu plus tôt et croisent Odile qui elle aussi semble se remettre en question. Un symbole me semble porter cette réflexion : ses cheveux sont détachés, laissés libres de flotter et ondoyer dans les mouvements. 

Intuition juste, car dans la scène suivante, la dernière du spectacle, Odette a aussi laissé ses cheveux libres. Ça se termine dans une scène d’apaisement, où Odette s’enlace avec Siegfried, avec d’autres couples derrière, dans l’ombre. Cela n’a rien d’une finale en conte de fée, la jeune femme ne trouve pas le réconfort ultime dans les bras de l’amant. Ici, j’ai plutôt eu l’impression que c’est Siegfried qui est le réconforté. Odette lui fait une faveur en l’aimant, malgré son insignifiance. 

Un peu de magie malgré tout

Dans l’ensemble, Ivan Cavallari offre une relecture intéressante et efficacement modernisée du conte classique. Le message est certes assez évident, voire peu subtil. Mais il apparaît néanmoins encore nécessaire de le répéter, au regard du bouillonnement rétrograde qui s’active en ce moment dans le monde. 

Quand on va voir le Lac des Cygnes, et malgré le passéisme du discours social qui s’y adjoint, on aime être émerveillés. On aime entrer dans le conte et dans la féérie. Le grand piège de cette actualisation était d’en faire un truc socio-politique, un véhicule à message engagé, avec des propos sérieux évacuant complètement le sens de la magie et de l’envoûtement. 

Cavallari a opté pour un entre-deux, d’où l’étiquette de Réalisme magique qu’il a lui-même apposé à sa création. Si bien qu’en finalité, ce Lac modernisé ne se retrouve pas totalement dénué de merveilleux. La magie s’infiltre encore à travers les symboles, à travers les allégories, à travers l’onirisme éveillé d’Odette. Cela dit, certaines scènes épurées à l’extrême, comme le premier pas de deux devant un vaste rideau bleu, auraient quand même profité d’un environnement plus évocateur, qu’il soit classique ou moderne. On avait l’impression d’une certaine sécheresse émotionnelle. 

Côté chorégraphie, le choix de Cavallari de rester strictement fidèle à la gestuelle, la métrique et les codes du classicisme aurait pu être lui aussi, en sus de la musique et du propos scénique, être remodelé pour signifier avec encore plus de force la dichotomie entre le rêve et la réalité, entre le Réalisme et la Magie, entre l’authenticité et l’écrasement corporatiste. Le monde de la mode aurait pu être illustré avec une gestuelle moderne, contemporaine. 

Je reste agréablement marqué par quelques scènes parlantes : l’abribus, le grand présentoir du Cygne Noir, vulgairement doré et presque trumpiste, les trois designers qui, furtivement dans une scène qui passe très vite (il faut observer attentivement), reprennent leur apparence des trois créateurs, Tchaïkovsky, Petipa et Ivanov, la scène finale de l’enlacement, etc. Je pense que cette vision offerte par Ivan Cavallari apporte une partie de réponse à la modernisation de classiques empoussiérés par les dissonances sociales qu’ils véhiculent en ce 21e siècle où les nouvelles générations ont besoin de se connecter différemment aux chefs-d’œuvre. Certains diront qu’on l’a fait en cédant au déficit d’attention d’une génération habituée au scrolling rapide. Peut-être aurait-on pu prolonger l’étude du caractère d’Odette et Odile, prendre le temps de l’approfondir, et de concrétiser leurs transitions de façon plus organique, plus crédible. Ça se passe en effet un peu vite.

Mais la projection du personnage d’Odette comme élément véritablement central de l’œuvre, laissant le ‘’prince charmant’’ Siegfried loin derrière dans l’ombre, ça, ça fait du bien en tutu. En titi. 

La présentation du Lac se poursuit jusqu’au 7 juin.

INFOS ET BILLETS

jazz

FIJM | Jeff Goldblum : conteur, comédien et pianiste, 3 en 1

par Sandra Gasana

Alors que la première partie assurée par Tyreek McDole venait à peine de terminer, Jeff Goldblum est arrivé sur scène pendant qu’on préparait encore son spectacle. Il en profite pour nous livrer un one man show, pour faire passer le temps alors que la salle se vidait pour une courte pause.

Et c’était parti pour un monologue, dans lequel il saute du coq à l’âne, toujours avec une touche d’humour. Il a même réussi à faire chanter les hymnes québécois et canadiens à la foule, alors qu’il agissait comme chef d’orchestre dans la salle Wilfried-Pelletier qui a réussi à vendre ses 3000 places sans trop de difficultés.

Il rajoute du name dropping dans ses histoires mais c’est surtout les quizz improvisés tout au long de la soirée qui ont plu au public qui se donnait le défi de répondre à toutes ses questions. Il en a profité pour faire la pub de son plus récent film The Wicked, dans lequel il joue aux côtés de Ariana Grande entre autres, mais également de son plus récent opus paru en avril dernier, Still Blooming.
Il arrive accompagné de son groupe The Mildred Snitzer Orchestra, composé d’un guitariste, contrebassiste, batteur, saxophoniste et organiste.

Dès le premier morceau, on découvre un pianiste plutôt doué, j’avoue que j’étais un peu sceptique au départ. Il reste théâtral même sur son piano et nous offre une ronde de solos par tous les musiciens, suivie d’un drop, terme que j’ai découvert cette semaine grâce à un artiste avec lequel je collabore.

Trois invités spéciaux ont foulé la scène à ses côtés ce soir-là : l’incroyable Khailah Johnson que je découvrais, toute vêtue de jaune, dont la voix me faisait penser à celle d’Amy Winehouse lors de ses débuts. Elle a interprété Misty, Mean to Me d’une main de maitre puis The Best is Yet to Come, dans laquelle le saxo est remplacé par une flûte.

Puis, Tyreek McDole est revenu sur scène cette fois-ci accompagné par l’orchestre de Jeff pour deux chansons, et finalement le trompettiste américain de renom Keyon Harrold, plusieurs fois primé aux Grammys, qu’il avait rencontré le jour même, s’est joint à la formation. Ce dernier a réussi à être en symbiose avec le saxophoniste, comme s’ils avaient toujours joué ensemble.

Et même entre les chansons, Jeff ne pouvait pas s’empêcher de nous raconter des anecdotes, toujours aussi marrantes, se levant de sa chaise pour s’adresser au public, avant d’y retourner pour le prochain morceau.

On l’entend chanter à son tour sur Manhattan, New York étant une ville qu’il affectionne particulièrement. Sa voix n’est pas extraordinaire mais il parvient tout de même à tenir ses notes tout en gardant son humour, un véritable entertainer. Il a terminé avec une chanson de circonstances Ev’ry Time We say Goodbye, ce qui lui a valu des applaudissements et un standing ovation du public.

Photo : Victor Diaz Lamich

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Chanson francophone

Francos | Eddy de Pretto, entre douceur et défoulement

par Sandra Gasana

D’abord, une lumière sur Johan Barnoin, le pianiste. Puis une autre sur Eddy de Pretto qui entre sur scène sous des applaudissements incessants. L’art de la mise en scène est maîtrisé par cet artiste qui parvient à changer de décor pour chacune de ses chansons. Il se promène sur scène, il est parfois assis, parfois debout, parfois assis sur le piano même et danse bien. Et il décide de démarrer ce concert avec son hit Love and Tendresse.

Et d’un coup, changement de décor pour Crash Cœur, un écran apparaît. On y voit les musiciens, qu’il présente un après l’autre, mais qui ne sont pas là physiquement. Après Yamê qui est venu en petit comité, voici qu’Eddy de Pretto nous sert la même formule.
Vêtu de son légendaire débardeur blanc, de jeans en patte d’éléphant et des chaussures à semelles, il nous partage une première confidence. « J’ai cherché un costume pour ce soir, vu que je joue dans une grande salle, mais je n’ai rien trouvé. Alors j’ai gardé mon débardeur, j’espère que ça vous va ? » dit-il en rigolant.

Sans transition, il nous sert R+V avec cette fois à l’écran, non pas ses musiciens mais des effets spéciaux pour illuminer la salle et la transformer en véritable piste de danse.

« Ok Montréal, est-ce que ça bouge ? Montrez-moi comment ça bouge à Montréal », demande-t-il avant d’inviter la salle à se mettre debout, ce qu’elle fait sans se faire prier. Il enchaîne avec Mendiant de Love et Papa Sucre, pour rester dans l’ambiance discothèque. Certaines des chansons de son nouvel album restent fidèles à sa marque de commerce, à savoir des sujets parfois durs mais abordés avec intelligence et poésie.

Il passe de rythmes dansants à des chansons plus calmes, où sa voix, qui va dans les graves et dans les aiguës, est mise en évidence. C’est le cas lorsque le pianiste revient sur scène pour Pause, sur laquelle il a collaboré avec la grande Yseult (qui n’était pas présente malheureusement) et Parfaitement, qu’il chante assis sur le piano. Encore une fois, on retourne au décor initial minimaliste, deux lumières, un piano, pas d’écran pour distraire. Ce moment était chargé émotionnellement et l’on pouvait le ressentir dans la salle. On pouvait entendre des murmures comme si les spectateurs voulaient chanter avec lui. 

« Si vous avez des verres, c’est le moment de faire quelque chose ensemble : levons nos verres à la chanson Kid, qui est dans les manuels scolaires en France », nous apprend-il, sous des tonnerres d’applaudissements. « C’est grâce à vous alors un énorme merci ! », ajoute-t-il. Le moment fort lors de cette chanson est sans aucun doute lorsque la salle entière chantait à l’unisson : Vi-ri-li-té a-bu-sive !, à plusieurs reprises.

Autre changement de décor qui nous secoue un peu tellement on ne s’y attend : retour à l’ambiance festive, aux lumières stroboscopiques, aux effets spéciaux et aux musiciens sur l’écran pour Créteil Soleil et Être bien, qu’il introduit en abordant un sujet qui lui est cher. « Je vais parler de santé mentale. Pour moi, c’est aussi important d’avoir une bonne santé mentale que physique. Je vais beaucoup chez mon psy et je lui dis : J’ai qu’un but dans la vie, c’est d’être bien avec moi-même ! », tiré de la chanson. La salle était restée debout durant toutes les chansons dansantes, ce qui n’est pas toujours pratique pour les personnes qui souhaitent rester assises. Ils n’y verraient rien de la scène. « C’est le temps de se lâcher », crie-t-il à la salle. « Est-ce-que vous sentez l’énergie ? », demande-t-il aux spectateurs avant de poursuivre avec Fête de trop, sur laquelle il invite le public à chanter avec lui.
Dernier retour au piano avec Johan qui revient sur scène pour Maison, qu’Eddy de Pretto interprète brillamment en émouvant la salle. Il se promène lentement, avec la même lumière du début qui le suit sur la scène.
Pour finir, on retourne dans l’ambiance discothèque avec Urgences 911, avec un décor aux couleurs de sirènes de polices. Il clôture le spectacle avec la même chanson du début, Love and Tenderness, mais cette fois-ci dans une version plus rythmée avec les paroles qui défilent sur l’écran pour que toute la salle puisse chanter. Cela lui a valu des applaudissements, qui se sont transformés en un long standing ovation. Tellement long, qu’il a dû revenir pour un rappel et nous a partagé Heureux, qui figure aussi dans son nouvel opus Crash Cœur. « Montréal, à très très très bientôt j’espère ! ».

Miro Chino a assuré la première partie du concert d’Eddy Pretto, lors de la 35è édition des Francos de Montréal. Ce rappeur québécois, également guitariste, était accompagné de son bassiste, d’un guitariste et d’un batteur. 

folk

Nathaniel Rateliff joue Leonard Cohen à la Salle Wilfrid-Pelletier

par Rédaction PAN M 360

Nathaniel Rateliff joue Leonard Cohen, célébrant sa vie et son œuvre avec le Wordless Orchestra.

Leonard Cohen, l’un des auteurs-compositeurs-interprètes les plus fascinants et les plus énigmatiques de la fin des années 1960, a acquis une popularité considérable au cours de six décennies de musique, entrecoupées de diverses digressions personnelles et créatives qui n’ont fait qu’ajouter au mystère qui l’entoure.

Nathaniel Rateliff, auteur-compositeur-interprète de Denver, se joint au Wordless Orchestra, mêlant ses influences folk, Americana et rhythm & blues vintage aux paroles intemporelles de Cohen pour une collaboration vieille de six décennies.

De Hallelujah à Suzanne, découvrez le pouvoir de l’écriture de chansons qui touchent les recoins les plus profonds de l’âme. La performance sera supportée par le pianiste Phil Cook, musicien folk virtuose et collaborateur fréquent de Rateliff.

Nathaniel Rateliff plays Leonard Cohen, celebrating his life and work with the Wordless Orchestra.

Leonard Cohen, one of the most fascinating and enigmatic singer-songwriters of the late 1960s, has gained considerable popularity over six decades of music, interspersed with various personal and creative digressions that have only added to the mystery that surrounds him.

Denver singer-songwriter Nathaniel Rateliff joins the Wordless Orchestra, blending his folk, Americana and vintage rhythm & blues influences with Cohen’s timeless lyrics for a six-decade collaboration.

From Hallelujah to Suzanne, discover the power of songwriting that touches the deepest recesses of the soul. The performance will be supported by pianist Phil Cook, virtuoso folk musician and frequent Rateliff collaborator.


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Ce contenu provient de la Place des Arts et est adapté par PAN M 360.

Chanson francophone

Michel Fugain à la Salle Wilfrid-Pelletier

par Rédaction PAN M 360

Attention mesdames et messieurs, dans un instant, on célèbre les 80 ans du grand Michel Fugain!

À la demande générale, après le succès retentissant de sa récente tournée québécoise, la légende de la chanson française sera de retour en février 2024, le temps de quelques supplémentaires exceptionnelles qui vous mettront assurément le cœur à la fête!

Avec une énergie du tonnerre et tant de chansons incontournables, en plus d’une grosse envie de faire du bien à l’âme, Michel Fugain et sa joyeuse bande vous feront vivre un moment de pur bonheur que vous n’êtes pas prêts d’oublier.  

Attention ladies and gentlemen, in just a moment, we’ll be celebrating the 80th birthday of the great Michel Fugain!

Back by popular demand, following the resounding success of his recent Quebec tour, the French chanson legend will be back in February 2024 for a few extra special performances that are sure to get your heart pumping!

Michel Fugain and his merry band will give you a moment of pure joy that you won’t soon forget, with their thunderous energy and so many unmissable songs, as well as a great desire to do your soul good.


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Ce contenu provient de la Place des Arts et est adapté par PAN M 360.

avant-rock / glam rock / rock

Bowie: la période berlinoise évoquée à la Wilfrid

par Rédaction PAN M 360

Producteur et diffuseur de la super production consacrée à Robert Charlebois, La Tribu a mis sur pied le spectacle dont rêvent les fans de Bowie et les mélomanes à travers le monde.

Comme si David Bowie revenait aujourd’hui sur scène avec une création spectaculaire autour de l’un des moments les plus créatifs et avant-gardistes de sa carrière : la période berlinoise, incarnée par la trilogie d’albums Low, Heroes et Lodger, précédée de Station to Station, enregistrement californien qui en avait été l’amorce.

Écran géant LED tout en transparence, motion design, cinéma expérimental et lumières nous transportent dans un monde où tout est permis, où les limites de l’imagination sont transgressées. Un voyage de nuit à bord d’un train en mouvement vers des paradis artificiels.

Sur scène, 3 chanteuses, 8 musiciens interpréteront 26 chansons phares signées Bowie.

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