techno expérimentale

MUTEK : Play 3

par Rédaction PAN M 360

Autre innovation de cette 24e édition, la présentation de trois programmes d’écoute en après-midi dans un cadre intimiste pour apprécier le caractère original et intriguant de performances en direct délicates.

Another innovation of this 24th edition is the presentation of three afternoon listening programs in an intimate setting, to appreciate the original and intriguing character of delicate live performances.

Michael Gary Dean

Détenant une Maîtrise en technologie musicale ainsi qu’une Licence de musique et d’informatique, Michael Gary Dean est un compositeur et un artiste médiatique canadien qui chevauche à la fois les frontières avant-gardistes de l’art numérique et les veines traditionnelles de la musique classique. Ses œuvres ont été présentées à travers le monde dans une variété de formats, y compris le film, la performance et l’installation. En 2015, Dean a commencé à dévoiler son travail lors d’événements tels que MUTEK et le Symposium international d’art électronique. Plusieurs collaborations audiovisuelles ont rapidement suivi, amenant Dean à présenter un peu partout des films entièrement immersifs et des performances audiovisuelles pour les planétariums équipés d’un son surround. En 2017, Liquid Architecture, son premier film, a été suivi de plusieurs nouvelles collaborations avec l’artiste médiatique Cadie Desbiens-Desmeules (aka Push 1 stop), notamment Membrane, une performance audiovisuelle en direct pour des projections volumétriques ; Frozen Music, une installation pour des surfaces de projection massives, et le court métrage expérimental Previz. Alors que ces projets continuent d’être présentés dans des lieux tels que le LEV Festival, le Sónar Festival et la Somerset House de Londres, Dean a plus récemment exploré la musique néoclassique, publiant plusieurs albums pour piano et cordes après une résidence au Banff Centre for Arts and Creativity en 2020.

With a Master’s degree in Music Technology and a Bachelor’s degree in Music and Computer Science, Michael Gary Dean is a Canadian composer and media artist who straddles both the avant-garde frontiers of digital art and the traditional veins of classical music. His works have been presented around the world in a variety of formats, including film, performance and installation. In 2015, Dean began unveiling his work at events such as MUTEK and the International Symposium of Electronic Art. Several audiovisual collaborations soon followed, leading Dean to present fully immersive films and audiovisual performances for planetariums equipped with surround sound all over the place. In 2017, Liquid Architecture, his first film, was followed by several new collaborations with media artist Cadie Desbiens-Desmeules (aka Push 1 stop), including Membrane, a live audiovisual performance for volumetric projections; Frozen Music, an installation for massive projection surfaces, and the experimental short Previz. While these projects continue to be presented at venues such as LEV Festival, Sónar Festival and London’s Somerset House, Dean has more recently been exploring neoclassical music, releasing several albums for piano and strings after a residency at the Banff Centre for Arts and Creativity in 2020.

Ale Hop

Alejandra Cárdenas (aka Ale Hop) est une artiste sonore, une chercheuse et une musicienne expérimentale d’origine péruvienne basée à Berlin. Elle commence sa carrière dans les années 2000 alors qu’elle intègre la scène musicale underground de Lima : période durant laquelle l’artiste se joint à de nombreux groupes dont les styles varient du punk au garage en passant par la musique pop. En 2012, elle entame un projet solo centré autour de la musique électronique expérimentale avec une première performance au Boiler Room pendant sa résidence à la Red Bull Music Academy de New York. L’artiste conjugue depuis de nombreuses productions individuelles et collaboratives, dont la plus récente, Agua Duce, a été réalisée avec la percussionniste et bassiste Laura Robles. Possédant un répertoire complexe de techniques spécifiques à la guitare électrique dont elle module les effets par l’entremise de synthétiseurs, Ale Hop produit des compositions viscérales d’une profonde intensité physique et émotionnelle. Son approche minutieuse envers les sujets qu’elle étudie dans le cadre de sa pratique artistique reflète son parcours d’universitaire et de chercheuse – parcours qui ne cesse de contribuer à ses explorations sonores. Son travail prend la forme de performances, d’albums, d’installations sonores et vidéos, de recherches sur le son et la technologie, ainsi que de compositions musicales pour des productions cinématographiques et de danse.

Alejandra Cárdenas (aka Ale Hop) is a sound artist, researcher and experimental musician of Peruvian origin, based in Berlin. She began her career in the 2000s, when she joined Lima’s underground music scene: a period during which the artist joined a number of bands whose styles ranged from punk to garage to pop. In 2012, she embarked on a solo project centered around experimental electronic music, with a first performance at the Boiler Room during her residency at the Red Bull Music Academy in New York. The artist has since combined numerous individual and collaborative productions, the most recent of which, Agua Duce, was produced with percussionist and bassist Laura Robles. Possessing a complex repertoire of techniques specific to the electric guitar, whose effects she modulates via synthesizers, Ale Hop produces visceral compositions of profound physical and emotional intensity. Her meticulous approach to the subjects she studies as part of her artistic practice reflects her background as an academic and researcher – a background that constantly contributes to her sonic explorations. Her work takes the form of performances, albums, sound and video installations, research into sound and technology, and musical compositions for film and dance productions.

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ambient / breakbeat / électronique / expérimental

MUTEK : Play 2 – Ura et Nadia Struiwigh

par Rédaction PAN M 360

Ura

Ura est le principal alias du producteur de musique électronique canadien Zac MacArthur. Bien que ses productions précédentes participent de la scène expérimentale/électronique/ambient, ses compositions n’adhèrent pas à un style ou à un genre défini. Son approche idiosyncrasique au son évolue avec fluidité entre des influences minutieusement sélectionnées, créant ainsi des compositions uniques, et pourtant familières, qui reflètent une compréhension aiguë de la musicalité.

Ura is the primary alias of Canadian electronic music producer Zac MacArthur. Ura’s previous releases have situated him within the experimental/electronic/ambient scene, however his productions do not strictly adhere to style or genre. Ura’s idiosyncratic sound moves fluidly between obsessively curated influences to create unique yet familiar compositions with a strong sense of musicality.

Nadia Struiwigh

La pratique de Nadia Struiwigh est bien ancrée dans sa vie de tous les jours. Depuis 2009, l’artiste néerlandaise s’est bâtie un corpus de pièces documentant ses états et inspirations du moment, grâce à des sessions d’enregistrement quotidiennes. Le processus donne à son travail une sensation d’intimité et de spontanéité. 

Nadia Struiwigh‘s practice is deeply rooted in her daily life. Since 2009, the Dutch musician has, through daily recording sessions, built a corpus of songs that reflected her changing moods and inspirations. Her process taints her work with a sense of closeness and spontaneity, as you imagine the ebb and flow of her emotions and the various life events seeping through her improvisations like a poetic life distillate.  On imagine les marées émotionnelles et les divers aléas de la vie s’immisçant dans ses improvisations comme un concentré de vie poétique. 

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FORUM MUTEK JOUR 2 | Face à l’avenir de l’Intelligence Artificielle

par Elsa Fortant

Lors de sa création, le Forum MUTEK se tenait 6 mois avant le festival. En 2018, les deux évènements se sont greffés l’un à l’autre, offrant une perspective unique sur la créativité numérique. Programmée par Sarah Mackenzie et animée par Claudine Hubert, la 9e édition s’intitule « Courants d’avenir » et se tiendra toute la semaine aux 7 doigts de la main. MUTEK nous propose de plonger dans des thèmes diversifiés et dans l’air du temps : la relation entre culture, technologie et la crise climatique ; l’accessibilité, l’inclusion au sein des technologies immersives ; le pouvoir de la tech ; l’art, la gouvernance et l’intelligence artificielle et le futur des festivals. Voici un compte rendu de la conférence principale de la deuxième journée qui portait sur l’intelligence artificielle.

Crédits photos : Maryse Boyce

Conférence

Les discours changeants de l’IA : faire face au pouvoir

Sarah Myers West – AI Now Institute

« Nous sommes à un moment où le travail critique ne doit pas être réduit au pire des scénarios, mais où il peut être fermement enraciné dans ses origines, dans la possibilité d’une vision alternative d’un monde où la démocratie à petite échelle est possible. »

Les propos de Sarah Myers West ont touché par leur justesse. Son message est clair : les artistes et les travailleurs créatifs ont un rôle essentiel à jouer face aux enjeux soulevés par l’intelligence artificielle (IA) et dans le façonnage du monde dans lequel nous souhaitons vivre.

L’IA est un sujet chaud et le terme devient galvaudé, comme nous le rappelle la chercheuse, qui a commencé par remettre en question l’appellation même. Le terme intelligence artificielle est souvent utilisé comme un outil marketing. C’est un « signifiant flottant » que l’on remplit d’idées et de visions, détaché d’une réalité matérielle et surtout technique. Autrement dit, on prête à l’IA des pouvoirs qu’elle n’a pas forcément. Car autour d’elle s’est créée tout un imaginaire, largement nourri par les grandes œuvres de science-fiction.

L’intelligence artificielle, c’est aussi un terme utilisé parfois pour parler de statistiques appliquées, de régression linéaire. Puis, Sarah Myers West cite la définition de l’IA donnée par la chercheuse américaine spécialiste de l’éthique de l’IA Meredith Whittaker. Cette technologie, puisque nourrie par des données d’usagers et utilisée commercialement, peut aussi être définie comme une forme de produit dérivé de la surveillance. À ce sujet, il est important de souligner que non seulement les compagnies manquent de transparence sur la provenance des données qu’elles utilisent pour entraîner les modèles d’intelligence artificielle, faisant fi des questions de droit d’auteur et de propriété intellectuelle.

Face à la montée en puissance de l’IA et surtout à la volonté des compagnies de développer ces modèles à grande échelle – ce qui cause des problèmes environnementaux, discriminatoires et affecte les travailleurs – Sarah Myers West nous rappelle qu’il existe d’autres trajectoires possibles.

Pour un changement significatif, il faut s’attaquer à différentes formes d’avantage :

  • L’avantage des données : l’asymétrie d’information entre les entreprises et le public
  • L’avantage computationnel : la dépendance aux infrastructures, hardware et software
  • L’avantage géopolitique : encadré par (l’absence ?) de régulation, et des gouvernements qui soutiennent le développement de l’IA comme un atout stratégique et économique

Aller au-delà du cadre réglementaire des politiques publiques

Les négociations pour la régulation de l’IA aux États-Unis, Canada et dans l’Union Européenne sont en cours mais posent pour l’instant la sécurité comme une priorité, plutôt que la question des biais algorithmique et de la discrimination. À ce jour, nous manquons toujours d’informations sur les données utilisées pour entraîner les modèles comme GPT-4 et Sarah Myers West nous rappelle qu’on ne peut pas croire les compagnies sur parole lorsqu’elles nous disent qu’elles savent ce qu’elles font. Jusqu’ici elles ont prouvé qu’elles étaient prêtes à commercialiser leurs technologies même si celles-ci ne sont pas prêtes.

Il faut donc instaurer des mécanismes pour que les compagnies soient tenues responsables de leurs actions. Et le Frontier Model Forum, « un nouvel organisme industriel pour promouvoir le développement sûr et responsable des systèmes d’IA d’avant-garde » lancé par Anthropic, Google, Microsoft et OpenAI, ne suffit pas.

Comment peut-on agir et faire entendre sa voix ? Il faut confronter la concentration du pouvoir des entreprises et s’organiser nous dit Sarah Myers West. Travailleurs, travailleurs créatifs, artistes sont au cœur de la résistance face à ces géants de la tech. Ils sont en mesure, collectivement, de créer un effet de levier pour s’assurer que l’IA n’est pas utilisée pour dévaloriser leur travail. La plus récente grève des auteurs WGA est un exemple de cette lutte.

Ne pas vouloir entendre parler de l’IA est une chose, mais ce qui est sûr, c’est que le train a quitté la gare et qu’il vaut mieux être prêt à le prendre en marche, pour être en mesure d’agir collectivement.

ambient / expérimental

MUTEK : Play 1 – Erin Gee et Iza Smelczyńska

par Rédaction PAN M 360

La psyché est un matériel brut. Inspirée par le ASMR (ou Réponse Sensorielle Méridienne Autonome), Erin Gee, artiste de performance et compositrice canadienne vivant à Tio’tia:ke/Montréal, utilise des déclencheurs émotionnels afin de créer des réactions en chaîne dans le corps. Elle chuchotte, tapotte et chante dans le but de provoquer une réponse physiologique chez l’auditeur·trice. 

The psyche is a raw material. Inspired by the online phenomena of Autonomous Sensory Meridian Response (ASMR), Erin Gee, a Canadian performance artist and composer based in Tio’tia:ke/Montréal, uses psychological triggers to create chain reactions in the body. She whispers, taps, and sings to provoke physiological responses.

Iza Smelczyńska est une artiste sonore, une compositrice et une musicologue basée à Varsovie, dont la pratique relève de la musique expérimentale et d’avant-garde. Fascinée par les qualités propres au son, elle s’intéresse à l’enregistrement de bruits quotidiens comme inhabituels et à la conception d’instruments électroacoustiques à partir desquels Smelczyńska élabore ses compositions sonores.

Iza Smelczyńska is a composer, sound artist and musicologist based in Warsaw whose practice revolves around avant-garde and experimental music. Fascinated by the infinite qualities of sound, she is interested in recording sounds that are both typical of daily life and unfamiliar, as well as inventing new electroacoustic devices. These activities are intrinsic to shaping her musical compositions.

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FORUM MUTEK JOUR 1 | Nouveaux horizons : création et curation numérique

par Elsa Fortant

Lors de sa création, le Forum MUTEK se tenait 6 mois avant le festival. En 2018, les deux évènements se sont greffés l’un à l’autre, offrant une perspective unique sur la créativité numérique. Programmée par Sarah Mackenzie et animée par Claudine Hubert, la 9e édition s’intitule « Courants d’avenir » et se tiendra toute la semaine aux 7 doigts de la main. MUTEK nous propose de plonger dans des thèmes diversifiés et dans l’air du temps : la relation entre culture, technologie et la crise climatique ; l’accessibilité, l’inclusion au sein des technologies immersives ; le pouvoir de la tech ; l’art, la gouvernance et l’intelligence artificielle et le futur des festivals. Voici un compte rendu de la première journée.

Crédits photo : Maryse Boyce

Conférence d’ouvertureLes festivals comme rituels radicaux

Frankie Decaiza Hutchinson – fondatrice de Dweller et cofondatrice de Discwoman

En tant que programmatrice du Bossa Nova Civic Club à Brooklyn, Frankie Hutchinson était aux premières loges pour observer l’impact de l’industrie des musiques électroniques sur l’expression des artistes et des personnes noires, c’est-à-dire un manque d’espace et de visibilité. Ça l’a particulièrement frappée lorsqu’un artiste l’a approchée pour organiser un événement spécial à l’occasion du Black History Month. Pourquoi se limiter à un événement, une semaine, un mois ? C’est donc naturellement qu’elle a fini par prendre les devants et créer un espace d’expression pour les talents électroniques issus des communautés noires, sous la forme du Dweller, un festival DIY, lancé en 2018.

Rapidement devenu « un rituel » offrant l’espace nécessaire à une forme de catharsis individuelle et collective, Dweller a grandi au point de s’internationaliser avec un événement au fameux Berghain (Berlin) et de programmer des têtes d’affiche comme Jeff Mills. Avec cette expansion, des questions se posent : comment grandir sans sacrifier l’intimité des événements ? Comment développer son public sans perdre son point de vue curatorial ? Et bien sûr, comment assurer sa pérennisation et son financement ? Chez Dweller, le financement repose en grande partie sur le merchandising et la communauté peut se retrouver et connecter autrement sur un blog, Dweller Electronics, qui comporte une dimension politique. Autant de réflexions intéressantes pour penser le développement d’événements indépendants, imaginer le futur des festivals et leur ancrage communautaire.

Panel Future Festivals : Forger de nouveaux horizons

Maurice Jones, modérateur; Jasmin Grimm, NEW NOW Festival ; David Lavoie, FTA; Naomi Johnson, imagineNATIVE Film | Media Arts Festival

Introduite par Maurice Jones de Future Festivals Lab, la discussion avait pour objectif de questionner le pouvoir des festivals. Les échanges ont débuté par un tour de table sur les enjeux rencontrés par les festivals lors de la pandémie et l’après-pandémie.

David Lavoie du Festival TransAmériques a pour sa part été l’un des 16 initiateurs de la lettre ouverte « Attention, festivals fragilisés » publiée en février 2023 dans Le Devoir. Les signataires ont fait front pour souligner leur fragilité et les enjeux qu’ils partagent, principalement la santé mentale des employé-es, le maintien des événements et leurs modalités. La couverture de cette lettre leur a permis de faire entendre leur voix et d’engager des discussions avec le gouvernement.

Pour Naomi Johnson, la priorité était de payer les artistes, ce qui a fait évoluer la mission du festival en l’amenant à devenir producteur de contenu. Par ailleurs, les expérimentations avec la vidéo sur demande leur ont permis de développer leur public. Naomi Johnson déplore par ailleurs la perte de connaissances institutionnelles lorsqu’il y a un départ dans l’équipe, ce qui rend la tâche de se rendre à « là où on était avant » d’autant plus difficile.

Du côté du NEW NOW Festival, le changement a été assez radical puisque l’événement annuel est devenu biennal, seule façon pour Jasmin Grimm et son équipe de rester en santé. Comme les autres festivals, ils ont dû faire face à l’inflation, la pénurie de travailleur-euses mais c’est surtout l’enjeu climatique qui les inquiète. NEW NOW se tient sur l’ancienne plus grosse mine de charbon d’Europe, Zollverein, à Essen (Allemagne). Ce site historique est classé patrimoine de l’unesco depuis 2001. Par son utilisation passée et présente, ce lieu fait inévitablement réfléchir aux conséquences climatiques des activités industrielles d’hier, et événementielles d’aujourd’hui. Pour cette raison, le festival s’est emparé de la thématique des changements climatiques et a offert des ateliers sur l’autosuffisance à des organisateurs de festivals.

Il est intéressant de noter que le degré de maturité des festivals les amène à expérimenter des enjeux qui leur sont propres. En effet, après presque 40 ans d’existence (création en 1985), le FTA se demande comment rester pertinent face à l’évolution rapide de leur public. Les plus jeunes générations portent des valeurs différentes de celles qui les ont précédées et auxquelles le FTA doit s’adapter. Le processus est déjà amorcé grâce à la nouvelle codirection artistique, plus jeune et plus en phase avec le contexte actuel.

Un festival plus jeune comme NEW NOW fait plutôt face à des enjeux bureaucratiques en lien avec le site patrimonial. Cependant, comme pour ses homologues, réussir à faire le pont entre les besoins des artistes et des communautés est un défi.

Quid de la mort des festivals ? Car comme le souligne David Lavoie, les institutions doivent parfois mourir et il faut être capable d’adresser la question pour entrevoir le futur des festivals. C’est d’ailleurs pour cette raison que le New Now Festival s’est donné 10 ans de durée de vie.

On vous laisse méditer là-dessus.

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