classique moderne / période romantique

Virée classique | Musique d‘une vie, marquée par la jeunesse

par Frédéric Cardin

Le pianiste Godwin Friesen est un talent complet. Le lauréat du Concours OSM 2022 fait flèche de tout bois tant en formation concertante que chambriste et prestation soliste. En plus il compose, et fort bien! Hier après-midi, à la Cinquième Salle de la Place des Arts, le jeune homme originaire des Prairies et installé maintenant à Montréal a impressionné tout le monde dans un concert centré, ironiquement, sur un quatuor à cordes! C’est que, le Quatuor no 1 en mi mineur « de ma vie » de Bedřich Smetana, focus du titre et de la promotion de ce concert, était précédé par le juvénile Trio no 1, pour piano, violon et violoncelle de Dmitri Chostakovitch (il l’a composé à l’âge de 16 ans) et, autre manifestation de talent précoce d’écriture, deux pièces de Friesen lui-même, dont une en création mondiale. Le Chostakovitch trahit encore des influences de Rachmaninov, mais laisse tout de même percer quelques aspérités qui deviendront la marque du compositeur. La musique a été portée avec vitalité par les trois artistes, et particulièrement Friesen au piano, créateur de couleurs scintillantes et de grappes sonores papillonnantes impeccables. Les deux pièces de la plume du jeune homme, Les cieux racontent et la toute nouvelle Une tente pour le soleil s’inspirent autant du texte biblique du Psaume 19 que de la nature, et sont exprimées dans un langage séduisant, néo-romantique. Friesen sait manier la complexité et la surprise tout en demeurant accessible et intéressant, voire séduisant. Franchement, j’ai très hâte d’en entendre plus de sa part! 

Le Quatuor de Smetana, finalement arrivé, a permis à trois très jeunes recrues de l’OSM de se mettre en valeur, dont l’exceptionnel Sebastian Gonzalez Mora à l’alto. Quelle présence sonore (et physique) il dégage! L’Orchestre aura intérêt à lui donner le plus d’espace possible dans l’avenir. J’ai aussi bien apprécié le jeu de la violon 1, Sydney Adedamola. Par contre, il m’a semblé que le son du deuxième violon, Justin Saulnier, était souvent trop âpre dans les élans plus vigoureux. Il faudra faire attention. 

Cela dit, ce fut un beau concert, en général très flatteur pour la relève musicale d’ici. 

classique moderne / période romantique

Virée classique | Helmchen/Hecker : Un audacieux voyage de la lumière aux ténèbres

par Frédéric Cardin

Une Cinquième Salle bondée, à 11h le matin, a accueilli le duo sur scène et dans la vie formé du pianiste Martin Helmchen et de la violoncelliste Marie-Elizabeth Hecker, samedi 16 août. La Virée semble bien fonctionner, et c’est tant mieux. Surtout que les deux artistes avaient concocté un programme assez solide et copieux, même pour une petite quarantaine de minutes.

ÉCOUTEZ L’ENTREVUE AVEC MARTIN HELMCHEN À PROPOS DU PROGRAMME DE CE CONCERT

Helmchen et Hecker ont lancé le tout avec un très beau Waldesruhe [Le calme de la forêt], op. 68, n°5 de Dvořák, dans de belles dentelles mélodiques, appuyées par un jeu d’une grande délicatesse. C’était suivi de Papillon, op. 77 de Fauré, une pièce redoutable pour le violoncelle, maîtrisée correctement par Mme Hecker, quoique sans toute l’aisance souhaitée dans l’agilité des lignes virevoltantes. Un début de programme installé dans la lumière, mais qui a laissé place à la sublime grisaille du Winterreise de Schubert, dont trois extraits étaient joués, Gute Nacht [Bonne nuit], Der Lindenbaum [Le tilleul] et Der Leiermann [Le joueur de vielle]. On a ici senti l’intime complicité entre les deux artistes, et surtout la profonde compréhension de l’univers de Schubert. C’était très beau. Le clou de la matinée restait à venir : la tortueuse, voire ténébreuse Sonate pour violoncelle et piano n° 1 d’Alfred Schnittke, compositeur russe d’origine germanique du 20e siècle. 

Un choix audacieux mais payant, car cette œuvre à l’énergie et l’intensité dramatique chostakovitchiennes est diablement impressionnante. Malgré l’exigence qu’elle impose aux oreilles des auditeurices, le public a salué une interprétation impeccable et passionnante, solidifiée par le fait que les deux artistes l’ont ‘’dans les doigts’’, car ils la jouent souvent ces temps-ci. Ils viennent en effet d’en publier un enregistrement sous étiquette Alpha Classics, avec d’autres sonates d’Europe de l’est. La matinée aurait pu être marquée du sceau de la quasi-perfection n’eut été de trois ou quatre tousseurs professionnels et ostentatoires, ainsi que, comble de l’horreur, une sonnerie de téléphone dans les tout derniers accords, à peine murmurés, du Schnittke. Gênant. 

jazz moderne

Caity Gyorgy et l’Orchestre national de jazz interprètent Ella Fitzgerald

par Alain Brunet

Sous la direction de Jean-Nicolas Trottier, l’Orchestre national de jazz de Montréal (ONJ) est très heureux d’accueillir la fabuleuse chanteuse Caity Gyorgy dans un deuxième Opus tiré du répertoire du Great American Songbook, cette fois-ci celui de Irving Berlin dans des arrangements originaux réalisés pour Ella Fitzgerald.

Caity Gyorgy est une chanteuse canadienne récompensée à deux reprises par des prix JUNO et connue pour sa musique bebop et swing. Elle s’est produite dans des clubs et festivals de jazz au Canada, au Mexique, au Japon et aux États-Unis. Elle a travaillé et enregistré avec des musiciens tels que Christine Jensen, Pat LaBarbera, Jocelyn Gould, Ira Coleman, Bryn Roberts et Joe LaBarbera, pour n’en citer que quelques-uns.

Détails

  • Salle : Cinquième Salle
  • Producteur / Diffuseur : Production ONJ
  • Durée : 1h30 sans entracte
  • Saxophones : Jean-Pierre Zanella, Samuel Blais, André Leroux, Frank Lozano, Alexandre Coté
  • Trombones : Dave Grott, Margaret Donovan, David Russell Martin, Jean-Sébastien Vachon
  • Trompettes : Jocelyn Couture, Aron Doyle, David Carbonneau, Bill Mahar
  • Piano : Marianne Trudel
  • Contrebasse : Rémi-Jean LeBlanc
  • Batterie : Kevin Warren

INFOS ET BILLETS ICI

Under the direction of Jean-Nicolas Trottier, the Orchestre national de jazz de Montréal (ONJ) is delighted to welcome the fabulous singer Caity Gyorgy in a second Opus drawn from the Great American Songbook repertoire, this time by Irving Berlin in original arrangements for Ella Fitzgerald.

Caity Gyorgy is a two-time JUNO Award-winning Canadian singer known for her bebop and swing music. She has performed in jazz clubs and festivals in Canada, Mexico, Japan and the United States. She has worked and recorded with musicians such as Christine Jensen, Pat LaBarbera, Jocelyn Gould, Ira Coleman, Bryn Roberts and Joe LaBarbera, to name but a few.

Details

  • Venue : Cinquième Salle
  • Producer / Presenter : Production ONJ
  • Duration : 1h30 without intermission
  • Saxophones : Jean-Pierre Zanella, Samuel Blais, André Leroux, Frank Lozano, Alexandre Coté
  • Paper clips : Dave Grott, Margaret Donovan, David Russell Martin, Jean-Sébastien Vachon
  • Trumpets : Jocelyn Couture, Aron Doyle, David Carbonneau, Bill Mahar
  • Piano : Marianne Trudel
  • Double bass : Rémi-Jean LeBlanc
  • Drums : Kevin Warren
chaâbi

FMA: Myriam Beldi présente Écoute ma voix

par Rédaction PAN M 360

L’approche novatrice de la chanteuse Myriam Beldi et du compositeur-musicien Ptit Moh est aussi sincère qu’audacieuse, bousculant les conformismes musicaux! Une esthétique qui offre un pur moment d’émerveillement où les tonalités apparaissent tantôt festives, tantôt mélancoliques ou aigre-douces, mais toujours habitées par l’émotion la plus juste.

The innovative approach of singer Myriam Beldi and composer-musician Ptit Moh is as sincere as it is daring, shaking up musical conformism! This aesthetic offers a pure moment of wonder, where the tones are sometimes festive, sometimes melancholy or bittersweet, but always filled with the right emotion.


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Ce contenu provient du Festival du Monde Arabe et est adapté par PAN M 360

folk

FMA: Mais Harb

par Rédaction PAN M 360

Entendez-vous le souffle habité des mawals? Les muwashahats éminemment poétiques, ou les mélodies passionnées des maqâms? Combien de perles sonores la musique syrienne n’a-t-elle cessé de broder à son collier ravissant! Mais qu’espérer, lorsqu’une artiste, gardienne de ces traditions, ouvre la porte du reste du monde et de ses influences?

Conçu à la manière d’un récit initiatique, ce spectacle aux douceurs ondoyantes suivra l’évolution du parcours de la chanteuse Mais Harb. En suivant son périple, c’est toute une palette de notes, de cultures, de rythmes et de rencontres aux multiples nuances qui se déploient au fur et à mesure du voyage.

Can you hear the inhabited breath of the mawals? The eminently poetic muwashahats, or the passionate melodies of the maqâms? How many pearls of sound has Syrian music continued to embroider on its ravishing necklace! But what can we expect when an artist, the guardian of these traditions, opens the door to the rest of the world and its influences?

Conceived as an initiatory tale, this softly undulating show follows the evolution of singer Mais Harb. As she follows her journey, a whole palette of notes, cultures, rhythms and encounters with multiple nuances unfolds along the way.


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chaâbi / jazz contemporain

FMA: Koum Tara

par Rédaction PAN M 360

Profond, ravissant, éthéré… Le voyage sonore qu’offre à écouter Koum Tara l’est assurément. Dans une confluence étonnante mais fluide de genres et d’époques, ce groupe franco-algérien inventif a fait de son savant mélange le lieu de nouvelles contrées musicales. Conviant à la fois la musique chaâbi algérienne, l’improvisation du jazz contemporain, une orchestration de quatuor à cordes classique, mais aussi l’influence de sonorités plus modernes, ces musiciens inspirés au secret insolite distillent à l’oreille un pur concentré de rythmes, de poésie, et de mélodie.

Deep, enchanting, ethereal… Koum Tara’s sonic journey is certainly that. In an astonishing but fluid confluence of genres and eras, this inventive Franco-Algerian group has turned its skilful blend into the site of new musical lands. Combining Algerian chaâbi music, contemporary jazz improvisation and classical string quartet orchestration, as well as the influence of more modern sounds, these inspired musicians with an unusual secret distill to the ear a pure concentrate of rhythm, poetry and melody.


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classique persan

FMA: La Perse t’appartient

par Rédaction PAN M 360

Avec ce spectacle au titre provocant mais ô combien évocateur, l’Ensemble Golshan, sous la direction du compositeur et musicien de talent, Saeed Kamjoo, promet de parcourir en musique les différents apports et emprunts qui ont traversé la musique perse au fil des âges.

With this provocative yet evocative title, the Golshan Ensemble, under the direction of talented composer and musician Saeed Kamjoo, promises a musical journey through the various contributions and borrowings that have permeated Persian music down the ages.


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jazz

ONJM sous la direction de Christine Jensen: EQUAL = ORCHESTRA

par Rédaction PAN M 360

Le programme Equal=Orchestra est présenté devant public le 29 mai à la Cinquième Salle de la PdA. L’Orchestre national de jazz exécutera entre autres quatre mouvements tirés des deux premiers albums de l’Orchestre national de jazz de Montréal: version instrumentale de Starbright de la chef d’orchestre et compositrice Christine Jensen, Soon, Vent Solaire et La Vie Commence Ici de la pianiste Marianne Trudel. Il est possible d’assister en personne à ce concert le 29 mai à 19h ou en webdiffusion jusqu’au 6 juin à minuit.

POUR ACCÉDER À LA BILLETTERIE ET LA WEBDIFFUSION, C’EST ICI

https://www.youtube.com/watch?v=xO_sleJUH78

jazz contemporain

Octaèdre: Jean-Nicolas Trottier dirige l’ONJ et le soliste Yannick Rieu

par Rédaction PAN M 360

Présentée en direct de la Cinquième Salle de la Place des Art, la Série Solistes de l’Orchestre national de jazz accueille le saxophoniste Yannick Rieu, soliste invité dans le contexte d‘Octaèdre, œuvre composée et arrangée par chef d’orchestre et tromboniste Jean-Nicolas Trottier. Pour l’occasion, l’ONJ transforme son instrumentation big band et devient un orchestre à cordes avec harpe et section rythmique ! La voix de l’énigmatique Edgar Bori sera mise au service des textes de Yannick Rieu et les sons de Jean-Nicolas Trottier.

ORCHESTRE NATIONAL DE JAZZ DE MONTRÉAL

JEAN-NICOLAS TROTTIER | YANNICK RIEU | EDGAR BORI

Chef d’orchestre – Jean-Nicolas Trottier

Saxophones – Yannick Rieu

Voix – Edgar Bori

Harpe – Éveline Grégoire-Rousseau

Piano – Gentiane MG

Contrebasse – Guy Boisvert

Batterie – Louis-Vincent Hamel

Violons 1 – Zoé Dumais, Amélie Lamontagne, Chantal Bergeron, Nayiri Piloyan, Daphnée Sincennes Richard

Violons 2 – Vanessa Marcoux, Brigitte Dajczer, Geneviève Clermont Brenn, Adrien Dalle

Altos – François Vallières, Marie-Lise Ouellet, Lana Tomlin

Violoncelles – Sophie Coderre, Elisabeth Giroux

https://www.youtube.com/watch?v=MSTtFsT5Toc
jazz / soul-jazz / soul/R&B

L’Orchestre national de jazz de Montréal aux sources du R&B

par Alain Brunet

La chanteuse Marie-Christine Depestre se joint à l’Orchestre national de jazz de Montréal (ONJM) pour y exprimer les gènes jazzistiques du R&B et de la soul. Est-il besoin de rappeler que les expressions funk et groove furent d’abord associées au jazz moderne avant que ne se les approprient les praticiens du R&B. Alors? Ce lien naturel entre ces deux univers musicaux mérite d’être souligné à grands traits. Ainsi, les classiques R&B Think, Ain’t No Mountain High Enough et autres I Heard It Through The Grapevine ont été arrangés à la sauce ONJM par le tromboniste et chef Jean-Nicolas Trottier, le tout catalysé par la soliste Marie-Christine Depestre.

ARTISTES :

Orchestre National de Jazz de Montréal (ONJM)

Chanteuse invitée : Marie- Christine Depestre

Chef d’orchestre : Jean-Nicolas Trottier

Saxophones, flûtes et clarinettes : Jean-Pierre Zanella, Samuel Blais, Frank Lozano, Annie

Dominique, Alexandre Côté

Trompettes : Jocelyn Couture, Aron Doyle, David Carbonneau, Bill Mahar

Trombones : Dave Grott, Taylor Donaldson, David Martin, Bob Ellis

Piano : Jérôme Beaulieu

Guitare : Andy Dacoulis

Contrebasse : Rémi-Jean LeBlanc

Batterie : Kevin Warren

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