autochtone / musique contemporaine

Festival Flux : Moe Clark + Melody McKiver à daphne

par Rédaction PAN M 360

Moe Clark

Artiste multidisciplinaire aux deux esprits âpihtawikosisâniskwêw (d’ascendance métisse et coloniale), Moe Clark (elle/iel) est un·e oiseau-tonnerre chantant. Originaire du territoire du Traité no 7, l’artiste est membre de la Nation métisse de l’Alberta et réside actuellement à Tio’tiá:ke/Mooniyang/Montréal, au Québec, où iel travaille comme artiste et pédagogue. Moe se consacre également à l’apprentissage du nêhiyawêwin (cri des plaines) et du michif et collabore étroitement avec les Aîné·es et les gardien·nes du savoir à la revitalisation linguistique par le chant. Sa pratique traverse l’improvisation vocale, la conception sonore, l’accompagnement cérémoniel ancré dans le territoire (oskapêwis) et la création scénique, pour créer des œuvres centrées sur les connaissances incarnées, la résurgence autochtone bispirituelle et les afinités créatives.

âpihtawikosisâniskwêw (Michif/mixed-settler) multidisciplinary artist Moe Clark (she/they) is a 2Spirit singing thunderbird. Born and raised in Treaty 7, they are a proud member of the Métis Nation of Alberta. Currently they reside as a guest in Tio’tiá:ke/ Mooniyang/ Montréal (QC) where she works as an artist and educator. A dedicated nêhiyawêwin (Plains Cree language) and Michif language learner, Moe collaborates intimately with Elders and knowledge keepers to advance language resurgence through song-based practices. She works across disciplines of vocal improvisation, sound design, land-based oskapêwis facilitation (ceremonial Elder apprenticeship), and performance creation, to create work that centres embodied knowledge, 2Spirit Indigenous resurgence, and creative kinship.

Melody McKiver

Melody McKiver (iel/ile) est un musicien anishinaabe, violiste, compositeur, et danseur traditional de powwow. Son origine est issue de la Première Nation de Obishikokaang Lac Seul ainsi que de l’Écosse et de la Lithuanie. Ile est professeur adjoint de musique autochtone avec l’Université de Manitoba. Melody a maintenant établi ses quartiers à Winnipeg Manitoba dans la térritoire de Traité no 1, mais était élevée en Ottawa. À titre d’artiste soliste, ile explore toute la gamme des possibilités de l’alto, de l’expression musicale minimaliste jusqu’à la musique cinématique. Melody présent Reckoning EP éponyme pour alto solo en décembre 2017.

Melody McKiver’s (they/them, do not use any other pronouns) musical work integrates electronics with Western classical music to shape a new genre of Anishinaabe compositions. A proud member of Obishikokaang Lac Seul First Nation, Melody is currently Assistant Professor of Indigenous Music (tenure-track) with the Desaultels Faculty of Music at the University of Manitoba and a member of the Mizi’iwe Aana Kwat (LGBTQ2S+ Council) within the Anishinaabe Nation of Treaty #3. They are the 2020 recipient of the Canada Council’s Robert Flaming Prize awarded annually to an exceptionally talented young Canadian composer, and a recurring invited participant in the Banff Centre for the Arts’ Indigenous Classical Music gatherings.

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Ce contenu provient d’Arts in the Margins et est adapté par PAN M 360

art sonore / poésie / trame sonore

FLUX | Poétiques de la transmission et poésies de la conscience

par Judith Hamel

C’est dans l’intimité du centre d’art autochtone autogéré, daphne, que Tanner Menard et Martín Rodríguez ont présenté dimanche soir deux performances singulières dans le cadre du Flux Festival.

En attente du début de la performance, on déambule parmi les expositions Prélude au Retour de l’Indien américain par Buffalo Boy et Ne Karahstánion. Ce lieu inspire de lui-même une paix d’esprit, une communion entre les personnes présentes.

Quelques minutes après huit heures, Martín Rodríguez apparaît déambulant dans les galeries, vêtu d’un uniforme beige, de bottes de pluie et d’une casquette noire ornée de dorures. De son sac s’échappent de forts gazouillis. Après plusieurs détours dans l’espace, il s’arrête devant la cuisine et sort deux radios ainsi que deux émetteurs. Il va chercher une échelle sur laquelle il pose l’une des radios et pousse le public à se disposer autour de ce nouvel autel.

À partir d’archives sonores : oiseaux, ouaouarons, cloches, abeilles, camions, voitures, voix humaines, se déploient plusieurs explorations des interférences entre les couples radios-émetteurs. Rodríguez fabrique alors l’interférence en jouant avec la distance entre les émetteurs et les radios. Chacun de ses gestes affecte la diffusion : il s’incline, se redresse, se replie dans l’espace; il déplace les objets, les combine, les oppose; il fabrique l’interférence de ses propres mains, érigeant ses émetteurs en château de cartes fragiles.

Sa performance se conclut par une sieste, enveloppé d’un veston blanc orné de broderies colorées, casquette baissée sur les yeux, abandonné parmi les sons urbains.

Après une courte pause, Tanner Menard prend place. À la croisée de la poésie sonore et visuelle, sa proposition s’ancre dans une recherche d’une vie post-polarity-unity et dans une vision du monde fondée sur l’interdépendance et puisée dans l’amour.

Après quelques respirations partagées et nos yeux fermés, Menard récite ses premiers poèmes. Autour de lui, une mare de bougies et quatre radios diffusant un bruit blanc. Devant chacune, un bol d’eau recueille leurs ondes. Après ce moment de performance poétique, il s’installe à l’ordinateur qui projette sur le mur ces poèmes visuels. Le tout est accompagné de sa voix enregistrée et d’une trame musicale qui épouse les formes des textes dans leurs intentions, leurs intensités.

Ses mots nous racontent la fragilité de l’existence contemporaine et notre isolement commun : « The only “we” that exists is the common experience of multiplicitous isolation. »

En conclusion, il nous tend les bougies qui l’avaient accompagné, les déposant consciemment dans nos mains. Puis, d’un geste rituel, il nous asperge de quelques gouttes d’eau.

En sortant du lieu, la rue paraît différente. Cette écoute partagée invite à repenser notre individualité commune.

Ce moment partagé invite à repenser à ce qui nous relie, à notre manière d’ensemble être seul·e.

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autochtone / immersion

Présence Autochtone : Inuit Makers au Centre d’art daphne

par Rédaction PAN M 360

Sanajiit ᓴᓇᔩᑦ (Inuit Makers) est une série documentaire de 13 épisodes qui offre au public une expérience immersive au cœur du processus créatif, de l’artisanat, des compétences et du quotidien des créateurs inuits du Nunavut. S’inspirant des conventions du genre « Slow TV », Sanajiit célèbre les rythmes et les réalités de la culture inuite, ainsi que le processus d’apprentissage traditionnel inuit, « apprendre par la pratique », avec les aînés, les membres de la communauté et une nouvelle génération d’Inuits. Produite en inuktitut et sous-titrée en anglais, Sanajiit favorise la préservation de la langue et l’accessibilité pour le public inuit, garantissant ainsi que ces histoires continueront à inspirer les générations à venir.
1 DEBORAH QAUNAQ / COUTURE À LA MAISON 10 parties | Durée totale 657 min
2 ESA KRIPANIK / SCULPTURE 10 parties | Durée totale 570 min
3 ISRAEL IVVALU / RÉPARATION DE MOTONEIGES 6 parties | Durée totale 324 min
4 EVA SULUK / SÉCHER LE CARIBOU 8 parties | Durée totale 341 min
5 JERRY IYYIRAQ / CONSTRUCTION 10 parties | Durée totale 487 min
6 JASON NUNGIRQ / ENTRAÎNEMENT AUX INCENDIES 7 parties | Durée totale 293 min
7 QILIQTI IVALU / ENTRAÎNEMENT D’ÉQUIPE DE CHIENS 4 parties | Durée totale 190 min
8 EVIE MARK / ENSEIGNEMENT 10 parties | Durée totale 933 min
9 TRAVIS KUNNUK / PÊCHE EN FAMILLE 8 parties | Durée totale 349 min
10 ARSANIQ DEER / LE TATOUAGE D’ATUAT 8 parties | Durée totale 425 min
11 SULA QUMANGAT / MÉNAGE & CUISINE 7 parties | Durée totale 291 min
12 ARSANIQ ET MONICA / MONICA VOYAGE À MONTRÉAL 6 parties | Durée totale 280 min
13 SUSAN AVINGAQ / FABRICATION DE POUPÉES 10 parties | Durée totale 570 min

Sanajiit  ᓴᓇᔩᑦ  (Inuit Makers) is a 13-episode documentary series immersing audiences in the creative process, craftsmanship, traditional skills, and daily life of Inuit “Makers” living in Nunavut. Filmed using a unique “Slow TV” approach, Sanajiit honours the rhythms and realities of Inuit culture, and the traditional Inuit learning process of “learning by doing” with elders, community members, and a new generation of Inuit. Produced in Inuktitut with English subtitles, Sanajiit ᓴᓇᔩᑦ (Inuit Makers) supports language preservation and accessibility for Inuit audiences, ensuring these stories continue to inspire for generations to come.
1 DEBORAH QAUNAQ/ SEWING AT HOME 10 parts | Total Runtime 657 min
2 ESA KRIPANIK/CARVING 10 parts | Total Runtime 570 min
3 ISRAEL IVVALU/FIXING SNOWMOBILES 6 parts | Total Runtime 324 min
4 EVA SULUK/DRYING CARIBOU 8 parts | Total Runtime 341 min
5 JERRY IYYIRAQ/ BUILDING 10 parts | Total Runtime 487 min
6 JASON NUNGIRQ/FIREFIGHTING TRAINING 7 parts | Total Runtime 293 min
7 QILIQTI IVALU/DOG TEAM TRAINING 4 parts | Total Runtime 190 min
8 EVIE MARK/TEACHING 10 parts | Total Runtime 933 min
9 TRAVIS KUNNUK/FISHING WITH FAMILY 8 parts | Total Runtime 349 min
10 ARSANIQ DEER/ ATUAT’S TATTOO 8 parts | Total Runtime 425 min
11 SULA QUMANGAT/CLEANING & COOKING 7 parts | Total Runtime 291 min
12 ARSANIQ AND MONICA/MONICA TRAVELS TO MONTREAL 6 parts | Total Runtime 280 min
13 SUSAN AVINGAQ/DOLL MAKING 10 parts | Total Runtime 570 min

CE SPECTACLE EST GRATUIT!

Ce contenu provient de Présence Autochtone et est adapté par PAN M 360

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