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Mundial Montréal | Un tour du monde pour la 15ème

par Sandra Gasana

La Colombie, le Japon, la France, la Lituanie et la République démocratique du Congo étaient représentés lors de cette deuxième journée de Mundial au Café Campus. En effet, nous avons eu droit à un tour du monde en musique, nous promenant d’une salle à l’autre, d’un univers à l’autre.

Less Toches

Pour ouvrir le bal de cette 15ème édition de Mundial, Less Toches ont ramené leur énergie contagieuse au Café Campus. Vous les avez sûrement vus sur plusieurs scènes montréalaises depuis leur passage au Syli d’Or ou encore à MUZ. En 25 minutes de spectacle, ils ont réussi à mettre le feu, en partie grâce aux instruments percussifs du groupe mais aussi à l’accordéon. A cela s’ajoutent les voix des musiciens qui font les chœurs. La cumbia est au centre de l’univers de ce groupe colombien mais ils n’hésitent pas à rajouter du boléro, chanté en français de surcroît, pour démontrer leur versatilité, avant de revenir à la cumbia dans la même chanson. La complicité entre les musiciens était palpable, on a l’impression de voir un party de maison téléporté sur scène. Ils ont pris soin de s’adresser au public dans les deux langues officielles du Canada, s’assurant ainsi de rejoindre les nombreux diffuseurs dans la salle. Leur énergie électrisante a plu à l’audience, qui a même eu l’occasion de chanter avec eux.

Maïa Barouh

Mon coup de cœur de la soirée est sans aucun doute cette Franco-Japonaise, à l’univers éclectique, maitrisant parfaitement l’art de la mise en scène. D’ailleurs, elle commence sa performance dans le public avec ses deux acolytes aux percussions, un mégaphone à la main. Malheureusement, cette partie n’était pas visible par toute la salle mais elle a ramené cette énergie sur la scène quelques minutes plus tard. Vêtue d’un genre de kimono à motifs, et des chapeaux traditionnels japonais, elle s’adresse parfois en anglais, parfois en français entre les chansons. Des lanternes japonaises à motifs décoraient la salle, pour nous mettre dans l’ambiance de son univers métissé. Elle mélange des chants traditionnels ancestraux japonais avec du rock, de l’électro, du rap en rajoutant sa touche théâtrale unique. Elle danse par moments, crie fort parfois, bref, nous sommes constamment surpris. En plus de chanter, elle joue la guitare sur quelques morceaux, et termine avec la flûte traversière qu’elle manie tout en chantant, nous dévoilant ainsi tous ses talents, les uns après les autres. Son morceau « Je ne suis pas Chinoise » aborde justement cette quête identitaire et son ras-le-bol de se faire aborder avec des « Ni Hao » dans la rue, bonjour en mandarin. Elle a fait participer la salle, la faisant chanter en japonais, appuyée par les percussionnistes qui étaient également ses choristes. Elle sera à Ste-Hyacinthe et Gatineau dans les prochains jours, ce qui donne l’occasion de découvrir cette artiste qui sort des sentiers battus.

Sutartronica

La barre était déjà très haute avec Maïa, alors ce n’était pas évident pour le groupe suivant de faire mieux. En effet, trois femmes toutes vêtues d’une robe blanche sont apparues sur scène, avec un DJ / musicien à leurs côtés. Ensemble, elles mélangent les chants polyphiniques lituaniens avec de l’électro, rappelant les chants grégoriens mais avec une touche moderne. Elles étaient plutôt timides au début du concert, mais plus ça allait, plus elles se dégourdissaient en rajoutant des danses et de la présence sur scène. Sur certains morceaux, le DJ rajoutait des sons rythmés de son ordinateur alors que d’autres fois, il jouait sa guitare électrique à la place. Leur musique remonte dans le temps, on parle même de plusieurs siècles en arrière, lorsqu’on traitait certaines femmes de sorcières parce qu’elles chantaient. « Si nous sommes ici ce soir, ça signifie qu’ils n’ont pas réussi leur coup », ajoute l’une d’elle, qui semble être la leader du groupe. Elles chantent parfois a capella et nous ont même appris quelques paroles en lituanien. Ce qui a commencé comme un spectacle solennel, presque religieux même, a terminé par une ambiance festive, mêlant chant, harmonies hypnotiques et danse.

Killabeatmaker

Ils sont trois sur scène mais on a l’impression qu’ils sont 10 tellement l’énergie qu’ils projettent est intense, particulièrement le percussionniste Hilder Brando Osorno qui manie également sa console pour créer des sons électrisants d’afrobeats et d’afrohouse, mixés avec des rythmes colombiens des régions caraïbes et pacifiques de Colombie. Ce dernier est accompagné par Guadalupe, une jeune musicienne qui joue également de la percussion, des maracas mais aussi de la flûte traditionnelle colombienne. Le troisième est le batteur du groupe, avec un gigantesque tambour devant lui sur lequel il se déchaine durant toute la performance. Au bout de quelques chansons, on a l’impression d’être dans une discothèque tellement le rythme est endiablé. Ils ont même eu la chance de rajouter une chanson à leur répertoire, lorsque l’un des membres à proposer cela au public.

Kin’Gongolo Kiniata

La deuxième soirée de Mundial s’est clôturée par la performance tant attendue de Kin’Gongolo Kiniata, ce groupe dont on a parlé à PAN M 360 lors de leur participation au Festival Nuits d’Afrique. Connus pour se servir d’objets trouvés dans la rue et qu’ils recyclaient pour fabriquer leurs instruments, ils nous font la démonstration que la musique peut se faire avec tout. Composés de cinq membres originaires de la République démocratique du Congo, ils chantent tous, à tour de rôle, et savent mettre l’ambiance. Le bassiste, véritable showman, avait un instrument aux allures de banjo mais qu’il maniait parfaitement tout en interagissant avec le public. La guitare électrique était beaucoup plus petite que ce que nous voyons habituellement mais elle était tout aussi puissante. Au centre de la scène, deux musiciens jouaient sur une boîte en bois dans laquelle ils avaient insérés des instruments percussifs, à base de métal ou de plastique. Ah, il y avait même une boîte de conserve qui servait d’instrument et rajoutait des bruits d’ambiance. Ils ont fait chanter leur public en leur faisant répéter leur nom, pendant que le batteur jouait sur des caisses, avec pour support une vieille télé des années 80. Malgré le fait que les activités avaient débuté à 8h du matin cette journée-là, les participants avaient encore de l’énergie à dépenser à 23h grâce à ce groupe qui a su les garder éveillés. Tout comme Killabeatmaker, Kin’Gongolo Kiniata a eu droit à une chanson supplémentaire puisque le public en redemandait. Et comme c’était le 15ème, certaines règles étaient plus souples permettant ainsi de faire durer le plaisir un peu plus.

lo-fi / punk rock / rock alternatif

Coup de coeur francophone : VioleTT Pi et Milla Pluton au Café Campus

par Rédaction PAN M 360

VioleTT Pi

Une femme clown triste, seins nus, bas-culottes mi-jambes blancs égueulés, assise sur un lit près d’une commode où penche une lampe-clown de porcelaine, les cheveux en couronne. Pff. C’était l’évidence même à sa sortie en 2013 : cet album était voué à être culte. Et il l’est devenu. Comme l’EP nommé EP et le « Biscuit chinois » qui le précédaient. Mais oublie-moi, mais oublie-moi, mais oublie-moi, mais oublie-moi. Avant de se retirer pour créer un [nouveau] monstre, VioleTT Pi ressuscite les deux ci-nommés dans leur intégralité. Venez manger des pogos autour de la dépouille exhumée de Marie Curie.

A sad clown woman, bare-breasted, white half-thigh tights sagging, sitting on a bed beside a dresser where a porcelain clown lamp tilts, her hair in a crown. Pff. It was obvious upon its release in 2013: this album was destined for cult status. And so it became. Just like the EP titled EP and the “Biscuit chinois” that came before it. But forget me, but forget me, but forget me, but forget me. Before withdrawing to create a [new] monster, VioleTT Pi resurrects the two aforementioned works in their entirety. Come eat pogos around the exhumed corpse of Marie Curie.

Milla Pluton

Créature venue des champs (accessoirement basée en Suisse), Milla Pluton maintient la communication extraterrestre entre Pluton (le dieu de la mythologie romaine, le massif de roches plutoniques ou une planète naine nommée ainsi en l’honneur du dieu des Enfers, l’histoire ne le dit pas) et les êtres fluides de la campagne, des prés et des ruisseaux. Il en résulte évidemment un son weird, une drôle d’anti-pop de la nouvelle Voie lactée, d’un groove lo-fi et d’une prose française en fusion.

A creature from the fields (incidentally based in Switzerland), Milla Pluton maintains extraterrestrial communication between Pluto (the Roman god of mythology, the plutonic rock massif, or a dwarf planet named after the god of the Underworld, the story doesn’t say) and the fluid beings of the countryside, the meadows, and the streams. The result is, of course, a weird sound: a kind of anti-pop from the new Milky Way, with lo-fi groove and French prose in fusion.

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Ce contenu provient de Coup de cœur francophone et est adapté par PAN M 360

indie rock / néo-yéyé / rock n' roll

Coup de coeur francophone : Les Breastfeeders et Les Deuxluxes au Café Campus

par Rédaction PAN M 360

Les Breastfeeders

En monstres des mers post-sixties-punk, Les Breastfeeders habitent maintenant La ville engloutie, vagabondent dans ses différents recoins, détours et impasses, là où les gens ne sont jamais tous pareils. Brien et Maldoror racontent ce qu’on y voit, ce qu’on y entend, ce qu’on y vit : le monde à vau-l’eau par la faute des Corsaires Satan ; l’amour qui s’obstine, qui s’accroche aux rebords ; nos vies qu’on transfigure par le prodige des mots qui les nomment et qui élèvent l’expérience personnelle en aventure d’humanité.

As post-sixties-punk sea monsters, Les Breastfeeders now dwell in La ville engloutie, wandering through its nooks, detours and dead ends, where people are never all the same. Brien and Maldoror recount what is seen there, what is heard, what is lived: a world adrift, wrecked by the Corsaires Satan; love that persists, clinging to the edges; our lives transfigured by the miracle of words that name them and elevate personal experience into a shared human adventure.

Les Deuxluxes

Fougue, contagion, rythmique effrénée ; Les Deuluxes c’est la pédale au plancher du « rock’n’roll ». La décennie et le double en millage, le duo de multi-instrumentistes (Anna Frances — guitares ténor, voix et flûte, Etienne Barry — guitares, batterie, voix) s’est profondément ancré dans le sol musical local, national et international, vu dans une quinzaine de pays, des milliers de contributions à son actif. Avec Pleasure Doing Business, une nouvelle petite collection de pétards, les Deux inaugurent leur propre bannière, Noble Shit Records. Comin’ in Hot.

Fire, frenzy, unstoppable rhythm—Les Deuxluxes are rock’n’roll with the pedal to the floor. Ten years on and double the mileage, the multi-instrumentalist duo (Anna Frances — tenor guitars, vocals and flute; Etienne Barry — guitars, drums, vocals) have sunk deep roots into the local, national and international music scene, seen in some fifteen countries, with thousands of contributions to their name. With Pleasure Doing Business, a brand-new bundle of firecrackers, the pair launch their own label, Noble Shit Records. Comin’ in hot.

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afro-fusion / flamenco / fuzz-rock / jazz-hop

Mundial Montréal : Super Duty Tough Work, KRUTЬ, Qairo, Joy Lapps, Mister Drê-D et Al-Qasar

par Rédaction PAN M 360

Un goût de l’époque dorée, inspiré également de l’époque moderne. Enraciné dans la tradition des arts de résistance noirs américains, Super Duty Tough Work est connu pour divertir et inspirer tout en utilisant un esprit cinglant et une analyse approfondie pour promouvoir leur politique radicale de révolution, de fête et de connerie. Inspirés par le son dirty jazz loop du hip hop de la côte est des années 90, ils sont l’incarnation vivante de la quintessence de la culture hip hop. Mélangeant un rap décontracté et un discours tranchant avec des boucles sans effort et des transitions surprenantes, SDTW tient le public en haleine et le fait saliver d’impatience.

Qairo est un ensemble de musique et de danse fougueux et dynamique qui associe les voix chargées d’émotion et les rythmes trépidants du flamenco aux mélodies contagieuses et aux tonalités percutantes de la diaspora méditerranéenne. De l’Espagne à la Turquie, avec des escales en cours de route, Qairo est une musique à danser – peu importe d’où vous venez.

Mister Drê-D nous revient avec un deuxième album Tounen nan rasin qui signifie «retour aux sources/sur le chemin de mes racines». Cet auteur-compositeur et interprète propose un album majoritairement en créole en hommage à ses racines. Telle une étoile qui trace son chemin dans le temps, cet auteur-compositeur et interprète nous éblouit par son indéniable talent vocal et par la grande portée de ses oeuvres musicales. Sa musique se définit comme étant Afro fusion incorporant de la soul, du reggae et les musiques du monde et ses textes profonds témoignent de son vécu tout en jetant un regard unique sur l’actualité.

Lorsque les continents entrent en collision, ils produisent un bruit de tonnerre. Al-Qasar crée la bande sonore de cette fission. Ils parlent de fuzz arabe, une vision effrontément électrique et profondément connectée à ses racines. Le groupe a été créé dans le quartier de Barbès à Paris par le producteur Thomas Attar Bellier, qui a rassemblé des musiciens de France, du Liban, des États-Unis, du Maroc, d’Algérie, d’Arménie et d’Égypte.

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death-metal / rock

(ANNULÉ) Possessed • Pestilence • The Black Moriah • Bane

par Christine Fortier

Crédit photo: Hannah Verbeuren

Revelations Of The Ancients Tour. Voilà un nom de tournée révélateur étant donné qu’elle met en vedette Possessed et Pestilence, deux groupes ayant contribué à l’essor du death metal dans les années 1980. Possessed est d’ailleurs considéré comme le premier groupe du genre et a participé au fameux WWIII Weekend Festival avec Celtic Frost, Destruction, Voïvod et Nasty Savage à Montréal en 1985. Si vous avez raté la prestation de la formation de San Francisco en septembre dernier au Club Soda (dans le cadre du Quebec Deathfest 2019), ne manquez pas l’occasion de voir la fougue du chanteur Jeff Becerra sur scène.

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