En 2022, Jeanne Laforest n’est pas loin de ses années d’études à l’École de musique Schulich de l’Université McGill. Elle sort alors un album de chansons caractérisées par leurs riches orchestrations. Les chansons de Puisque les heures nous manquent sont imprégnées de musique classique romantique, de musique ancienne, de musique contemporaine et de jazz, mais aussi d’électro, de rythmes jungle et de voix autotunées. Par la suite, l’autrice, compositrice, arrangeure, claviériste et chanteuse s’est hissée en demi-finale du Festival international de la chanson de Granby. Affranchie des concours et des études universitaires, elle est aujourd’hui à la barre d’un orchestre de chambre à géométrie variable qui exécute sa musique et ses chansons. La première incarnation se nomme Buissonor et deviendra bientôt Forestuor. Le vrai démarrage montréalais de Jeanne Laforest aura lieu au Centre PHI, ce samedi 21 septembre, 20h. Pour ce, PAN M 360 a interviewé cette jeune artiste pleine de ressources, qui explique à Alain Brunet les concepts du Buissonor et du Forestuor.
Interviews
Beverly Glenn-Copeland, Juana Molina, Patrick Watson, The Dears, Barr Brothers ou The Fleshtones sont les artistes « connus » parmi les 150 sets qui seront présentés lors du 23e festival Pop Montréal, du 25 au 29 septembre – du mercredi au dimanche. C’est dire ! En fait, ce qui est si cool à nouveau avec POP MTL, ce n’est pas le comfort food mais la découverte sur scène de tant d’artistes underground, de la scène locale à la scène internationale. Présentés dans de nombreux lieux, y compris insolites, ces artistes peuvent rester confidentiels mais il y en a toujours qui atteindront un statut beaucoup plus important pour les meilleures raisons. En tout cas, POP Montréal maintient le cap et soumet les résultats de ses recherches sur une période de 12 mois. « C’est le Noël des hipsters ! « s’amuse Dan Seligman, fondateur et toujours principal chercheur artistique de ce grand happening montréalais. Après le Noël du païen en décembre, le Noël du campeur en juillet, voici venir le Noël du hipsteur en septembre! Au delà des slogans rigolos, prenons connaissance des choix du boss avant de personnaliser nos emplois du temps ! Alain Brunet l’a rencontré pour PAN M 350, ils ont parlé anglais et français, àlla manière typique d’une conversation montréalaise entre anglos et francos, vous vous en doutez bien.
Le concours de jazz de l’Université Laval a été créé en 2014 par l’excellent pianiste et professeur agrégé Rafael Zaldivar. La compétition avait d’abord été mise en place afin de « valoriser l’expertise en interprétation et en création de tradition jazz au sein de la Faculté de musique de l’Université Laval ». Aujourd’hui, la compétition attire pour les interprètes-créateurs de l’entier milieu académique québécois qui fournit un espace unique d’échanges entre les étudiants universitaires et collégiaux. Les critères d’évaluation de ce concours se fondent sur l’interaction, la composition, l’improvisation, la transcription, la transposition et la lecture à vue. Un jury trié sur le volet procédera à cette évaluation des candidats qui se présenteront les 3 et 4 octobre prochains, dès 18h, au Théâtre de la Cité Universitaire (TCU) de l’Université Laval. Le gagnant du premier prix d’excellence de l’Université Laval touchera 7000 $, en plus d’une occasion de se produire en concert lors du Festival Québec Jazz en juin 2025. Il aura également la chance de tourner une vidéo de qualité professionnelle au studio LARC de l’Université Laval, accompagné par l’équipe de production de ce festival. Le gagnant du deuxième prix (du meilleur talent artistique) recevra 5 000 $ et une présence assurée au Festival Québec. 3. La troisième place (prix de la relève Gabriel Hamel) sera récompensée d’une somme de 3 000 $ et d’un concert au Festival Québec Jazz. Voilà autant de raisons d’interviewer Rafael Zaldivar sur PAN M 360. Alain Brunet a réalisé cette interview.
Ayant vécu un siècle avant JS Bach, Claudio Monteverdi (1567-1643) fut un compositeur clé de la fin de la Renaissance – ou à l’aube de l’époque baroque- dont l’une des contributions majeure fut de contribuer à préciser l’expression des sentiments humains à travers le chant et la musique instrumentale. Grand spécialiste de cette Renaissance dont il a visité tous les recoins, l’éminent Jordi Savall revient au Québec pour y présenter un programme construit autour de Monteverdi, intitulé Les larmes et le feu des muses, question de rappeler les extrémités du spectre émotionnel et de garnir cette palette. Ainsi, on aura droit à des œuvres de Monteverdi mais aussi des compositeurs anglais John Dowland (1563-1626) et Anthony Holborne (1545-1602), ainsi que de l’Allemand Samuel Scheidt (1587-1654). Le quintette lyrique La Capella Reial de Catalunya et l’ensemble de 5 violes Hesperyon XXI interpréteront le tout. Les concerts auront lieu le 6 octobre au Palais Montcalm et le lendemain à la Maison symphonique de Montréal. En amont, PAN M 360 a join le maestro catalan afin qu’il nous explique davantage ce programme et d’autres projets artistiques qui lui tiennent à cœur.
Habituée des projets artistiques multidisciplinaires, la chanteuse lyrique Stéphanie Pothier convie le public au concert immersif De la mer aux nuages, qui sera présenté à la Maison de la culture de Pointe-aux-Trembles et à la Maison de la culture Notre-Dame-de-Grâce les 21 et 24 septembre respectivement avant de partir en tournée à Carleton-sur-Mer le 9 novembre. Intégrant des chants du répertoire classique avec des œuvres de Berlioz, Debussy et Ravel avec une composition originale pour voix, piano et électronique de Julien-Robert, le programme emmène le l’auditeur dans voyage sonore et visuel des profondeurs du Saint-Laurent aux hauteurs du ciel et des nuages. Avec notre collaborateur Alexandre Villemaire, elle présente la genèse de ce projet.
21 septembre 2024 – Maison de la culture Pointe-aux-Trembles
24 septembre 2024 – Maison de la culture Notre-Dame-de-Grâce, pavillon Monkland
9 novembre 2024 – Quai des arts, Carleton-sur-mer
L’exposition audiovisuelle Confluents présentée en lien avec le concert se tient jusqu’au 6 octobre à la Maison de la culture Notre-Dame-de-Grâce de 10h à 17h. Pour plus d’infos, c’est ici
crédit photo: Pierre-Étienne Bergeron
La 59e saison de la Société de musique contemporaine du Québec (SMCQ) met en lumière trois grandes « compositrices boréales », soit feue Kaija Saariaho (Finlande), Nicole Lizée (Québec) et feue Jocelyn Morlock (Canada), jouées dans le cadre de trois programmes des plus éclectiques. Hormis une sélection de huit pièces de ces créatrices visionnaires, la saison 2024-25 portera des œuvres de Hans Martin, Keiko Devaux, Margareta Jeric, Philippe Macnab-Séguin, Samy Moussa, Tanya Tagaq et Rita Ueda. Parmi ces pièces figurent cinq nouvelles commandes de la SMCQ.
Pour interpréter toutes ces musiques, l’exécution a été confiée à l’Ensemble de la SMCQ (Cristian Gort, chef), Les Petits Chanteurs du Mont-Royal, Voces Boreales (Andrew Gray, chef) et le Trio Kalysta (Emily Belvedere, harpe, Lara Deutsch, flûte, Marina Thibeault, alto) avec les solistes Pamela Reimer (piano), Marie-Hélène Breault (flûte), Chloé Dominguez (violoncelle) et Mélanie Harel (hautbois et cor anglais).
La 59e saison de la SMCQ sera également celle de la 12e présentation du festival international Montréal/Nouvelles Musiques (MNM) présentée du 14 février au 2 mars 2025 dont la programmation éclectique et explosive, qui explore les diverses facettes de la relation entre musique et images, est dévoilée à l’automne 2024.
L’intensification des aurores boréales cette année a motivé une thématique générale, question d’évoquer le » spectre multicolore des musiques de créations »
Directeur artistique de la SMCQ, le compositeur Simon Bertrand nous explique ses orientations pour la nouvelle saison… et dévoilera plus tard cet automne la programmation du festival MNM.
Lorsqu’une culture locale touche l’universel à travers la création, on peut dire mission accomplie. C’est absolument le cas de Stéphane Lafleur, cinéaste, auteur, compositeur et chanteur du groupe Avec pas d’Casque, qui amorce un cycle de création avec la mise en marché d’un 7e album, Cardinal, sous étiquette Bravo Musique. Le contenu intégral de l’album a été joué deux soirs d’affilée à Rouyn-Noranda dans le contexte du FME, peu avant la sortie officielle de cet opus de 9 chansons dont il est ici question, sortie prévue un vendredi 13 septembre et suivie d’une tournée qui s’annonce longue et belle. Pour une première fois à PAN M 360, Stéphane Lafleur s’entretient avec Alain Brunet, à l’aube de ce chapitre flambant neuf.
Son destin aurait pu l’emmener en France mais c’est finalement à Montréal qu’il décidera de poser ses valises. Manoel Vieira, ce professeur d’université, pianiste de haut niveau, producteur à ses heures, va lancer la première édition des Journées brésiliennes. Il s’est entretenu avec notre journaliste Michel Labrecque sur sa performance de samedi 7 septembre à 11h, mais aussi de son parcours fort inspirant.
POUR EN SAVOIR : Les Journées Brésiliennes | Facebook
Un rêve devenu réalité. Ces journées brésiliennes, Viktória en rêvait depuis longtemps mais gardait l’idée dans un coin de la tête. Jusqu’au jour où une opportunité qu’elle ne pouvait pas laisser passer se présenta. Et c’était parti pour l’aventure qui aura duré presqu’un an mais qui se concrétisera ce samedi 7 et dimanche 8 septembre, en plein coeur du plateau Mont-Royal. Au menu : danse, musique et gastronomie brésiliennes, et le tout gratuitement! Quoi demander de mieux en cette rentrée.
Pour plus d’information: Les Journées Brésiliennes | Facebook
Née de parents cubains, famille de musique, la Montréalaise Nana Zen pratique le DJisme depuis plusieurs années. Progressivement, cette artiste d’expérience a de plus en plus exprimé ses racines latino-américaines à travers sa musique: reggaeton, latin house et plus encore. Elle a maintes fois brillé au Datcha, appréciée pour son inclination de plus en plus prononcée pour l’électro latine. Cette excellente DJ et productrice est très en vue ce week-end, ceci explique cela: un chat avec Alain Brunet.
Nana Zen ce vendredi à Ausgang Plaza et samedi au Palomosa,14h, Infos et billets ici
Le bassiste et compositeur Corey Thomas s’entretient avec Vitta Morales de sa mission musicale, de ses expériences professionnelles et de sa vision des projets musicaux à venir, y compris son projet le plus important à ce jour, Backwater Township. Corey Thomas est un Mi’gmaq de la communauté des Premières Nations de Gesgapegiag. Du bon jazz et une grande implication !
Quand il n’y a plus de festivals montréalais pendant la saison chaude… il y en a encore ! Les 5,6 et 7 septembre au parc Jean-Drapeau démarre le nouveau festival Palomosa avec une affiche internationale pas piquée des vers: Gesaffelstein, Kali Uchis (annulée depuis la mise en ligne de cette interview), Yves Tumor, Jai Paul et Badbadnotgood sont les pointures au programme, le tout enrobé d’une solide affiche locale, à commencer par High Klassified et Priori. Directeur de la programmation de Palomosa comme c’est le cas d’Igloofest et de Piknic Electronik , Mathieu Constance explique à Alain Brunet les débuts de Palomosa et sa programmation.