La saison des concerts de Noël pour les ensembles québécois est toujours un moment fort couru par le public des mélomanes. Messie, Oratorio de NoëlMinuit chrétien et autres cantiques traditionnels se succèdent et résonnent à travers salles de concert et églises. Le programme du dernier concert de 2024 de l’Orchestre symphonique de Laval ne fait pas exception à cette grande tradition. Sous le titre Fêtes et célébrations, l’orchestre propose une rencontre entre la tradition et la nouveauté où airs connus et moins connus vont se côtoyer dans une envolée festive.

À la barre de ce concert, le jeune chef d’orchestre Thomas Le Duc-Moreau nous présente ce qui attend le public lavalois dans ce programme de Noël.

crédit photo : La ptite photographe

Très actives sur les scènes québécoises en tant qu’accompagnatrices mais encore musiciennes de formation classique œuvrant aussi dans les sphères plus sérieuses de la musique, quatre instrumentistes ont choisi de relever le défi de la mélodie pop en devenant les « chanteuses » de leur nouvel album. Homonyme, leur troisième album studio se destine à un public plus vaste, on lorgne les marchés du néoclassique, de la musique de film, de la pop instrumentale. Paru en novembre sous étiquette Juliette Records et produit par ses propriétaires, les Twenty-Nines (Julie Lamontagne et Anthony Albino), Esca fait son chemin et ses membres envisagent le défendre sur scène en 2025. D’ici là, elles en défendent la matière, notamment dans cette interview d’Amélie Lamontagne (1er violon d’Esca) accordée à Alain Brunet pour PAN M 360.



 
Crédits de l’album
Musicien.ne.s: Amélie Lamontagne, Edith Fitzgerald, Sarah Martineau, Julie Dessureault, Kaven Girouard, Julie Lamontagne, Anthony Albino
Réalisation et arrangements:  Les Twenty-Nines
Prise de son et mixage:  Rod Shearer
Matriçage:  Le Lab Mastering
Maisons d’édition: Disques Juliette, Les Éditions Esca, Éditions Clémentine

Le violoniste Emmanuel Vukovich est l’un de ces trésors cachés de Montréal. D’origine croate du côté paternel, il a la double nationalité canadienne et allemande, sa relation avec Montréal remonte à 2004 alors qu’il entreprenait un nouveau cycle universitaire à McGill après avoir étudié à Juilliard à NYC. Il a ensuite repris la route des études au New England Conservatory de Boston et puis complété un cycle doctoral à Stony Brook University (Long Island NY) et fait de longs séjours à Vienne en tant qu’interprète. Établi à Montréal, il mène une carrière internationale et enseigne à McGill. Paru à la fin 2023, son album Resilience est plus qu’une carte de visite, c’est aussi la vision d’un violoniste solo féru de musique classique moderne ou actuelle, mais aussi de traditions atypiques pour une vaste majorité d’oreilles occidentales. Qui plus est, Resilience évoque l’engagement profond de son interprète pour la planète terre et les humains qui l’habitent. Alors ? Faisons connaissance avec Emmanuel Vukovich ! Alain Brunet l’a rencontré pour PAN M 360.

Depuis leur premier album, Don’t Think You Can Escape Your Purpose, et peut-être leur split EP avec Acid Mother’s Temple en 2020, les titans locaux du post-krautrock, Yoo Doo Right, ont répandu leur influence sonore et leurs décibels super élevés dans le monde entier. Leur dernier album, From The Heights of Our Pastureland, est en quelque sorte le dernier chapitre de leur trilogie, sans oublier leur fantastique deuxième album, A Murmur, Boundless To the East, alors que le groupe est déjà en train de penser à une nouvelle musique à l’horizon.

Yoo Doo Right a récemment donné le concert de lancement de leur album From The Heights of Our Pastureland au Théâtre Plaza (vous pouvez lire notre critique ici), et deux de ses membres, Justin Cober (guitare/synthé/voix) et John Talbot (batterie/percussion) ont accordé une brève mais exploratoire interview à PAN M 360 juste avant leur soundcheck.

Nous avons parlé de la catharsis que représente le fait de jouer à des volumes ridiculement élevés, de l’écriture de la nouvelle musique pendant une tempête de neige, et d’un soupçon de leur orientation politique à travers la musique.

Christopher Pravdica est souvent associé au rôle de bassiste dans le légendaire groupe rock expérimental Swans, ainsi que dans d’autres projets comme Xiu Xiu, The Medicine Singers et The Gunga Din. Mais la semaine dernière, il a donné son tout premier concert à Montréal dans le cadre de son projet solo, We Owe, en première partie d’autres groupes du label Mothland, Victime et Yoo Doo Right.

Pravdica était soutenu par son ami de longue date, le batteur Brian Chase des Yeah Yeah Yeahs. Le concert a été un début explosif de post-punk grave et sinistre avec des images trippantes en toile de fond.

PAN M 360 s’est entretenu avec Pravdica en personne dans le sous-sol du Theatre Plaza juste après son soundcheck et en a appris plus sur le projet solo. Pravdica a écrit un tout nouveau lot de chansons pour le spectacle et les enregistrera bientôt pour un nouvel album qui fera suite à Major Inconvenience de l’année dernière.

Nous avons discuté de l’origine du nom du groupe, de l’évolution vers un frontman plus vocal, et nous avons découvert une partie de l’histoire musicale qui entoure Pravdica et ses nombreux projets.

Vaisseau phare du trad québécois, Le Vent du Nord poursuit son expérience symphonique amorcée en 2007 avec les arrangements de Tom Myron, dont deux seront maintenus dans cette rencontre inédite avec maestro Kent Nagano. Le reste du répertoire a été retravaillé par le compositeur Régis Campo, à qui l’on doit les interludes entre les pièces de ce programme et trois arrangements neufs du répertoire du Vent du Nord. Joints en pleine préparation, deux piliers de la formation en causent à Alain Brunet pour PAN M 360: Olivier Demers et Nicolas Boulerice, cofondateurs auxquels se joignent sur scène André Brunet, Réjean Brunet et André Gagné. Ce programme unique avec l’OSM est présenté le jeudi 12 décembre à la Maison symphonique de Montréal, et l’on se doute que cette création survivra à cette représentation. Ainsi, Le Vent du Nord investit tous les champs qui lui sont possibles, en voici le champ droit !

INFOS ET BILLETS ICI

Établi en 2006 par l’homme d’affaires et philanthrope Seymour Schulich, le Prix du violon d’or est un concours annuel qui vient couronner l’excellence et le talent des cohortes de cordes de l’École de musique Schulich. L’édition 2024-2025 se déroulera les 11 et 13 décembre à la salle Tanna Hall. « Le·la lauréat·e choisi·e à l’issue d’un rigoureux processus de sélection par un jury, recevra une bourse considérable, laquelle, depuis sa 18e année d’attribution, atteint une valeur de 30 000 $ ; une épinglette d’or 14 carats, soit la réplique du violon d’or en plus petit format ; et l’occasion de se produire en concert dans le cadre de la saison régulière de l’École de musique Schulich ». L’année dernière, c’est l’altiste David Montreuil qui a raflé les honneurs de cette prestigieuse compétition. Le collaborateur pour PAN M 360 Alexandre Villemaire c’est entretenu avec lui pour en apprendre sur son parcours et ce que son expérience en tant que candidat et lauréat lui a apporté.

10 décembre: Demi-finale

11 décembre: Finale

ENTRÉE LIBRE

Pour visionner la webdiffusion des épreuves, cliquez ici

L’ex-chef principal et directeur artistique de l’OSM est de retour à Montréal pour diriger 2 programmes distincts, répartis sur 3 soirées consécutives, à la Maison symphonique, soit du mardi 10 décembre au jeudi 12. Fondé sur un alliage de création et d’interprétation d’un répertoire connu, les deux programmes mettent en relief le travail du compositeur français Régis Campo, pour les nouvelles orchestrations du Vent du Nord et la composition d’interludes, le compositeur canadien Matthew Ricketts et le l’auteur canadien Alain Farah mettant en relief la grande contralto québécoise Marie-Nicole Lemieux, et Ariza Sadikova pour son évocation singulière des Quatre saisons d’Antonio Vivaldi. Entre deux répétitions, maestro Nagano a cordialement accepté d’accorder cette interview à Alain Brunet pour PAN M 360.

PREMIER PROGRAMME AVEC MARIE-NICOLE LEMIEUX : BILLETS ET INFOS ICI

Artistes

Orchestre symphonique de Montréal

Kent Nagano, chef d’orchestre émérite de l’OSM

Marie-Nicole Lemieux, contralto

Vincent Boilard, hautbois

Paul Merkelo, trompette

Anna Burden, violoncelle

Serge Desgagnés, percussion

Œuvres

Piotr Ilitch TchaïkovskiCasse-Noisette, extraits (24 min)

  • Ouverture miniature
  • Marche
  • Danse de la fée Dragée
  • Divertissement : Chocolat (Espagnol) Café (Danse arabe) Thé (Danse chinoise) Trépak (Danse russe) Danse des Mirlitons; Mère Gigogne
  • Valse des fleurs

Matthew Ricketts (musique), Alain Farah (livret)Cent soleils, pour contralto et orchestre, création mondiale – Commande de l’OSM (20 min)

Entracte

Aziza Sadikova et Antonio Vivaldi, Farbenzeiten, création nord-américaine (48 min)

Les quatre saisons de Vivaldi dans une nouvelle version pour hautbois, trompette, violoncelle, percussion et orchestre par Aziza Sadikova

  1. Frühling [Le printemps]
  2. Sommer [L’été]
  3. Herbst [L’automne]
  4. Winter [L’hiver]

LE VENT DU NORD, 2E PROGRAMME: BILLETS ET INFOS ICI

Du 14 février au 1er mars 2025, pas moins de 18 généreux programmes en musique de création seront présentés par la SMCQ, soit dans le contexte de sa biennale Montréal / Nouvelles Musiques (MNM). Sous le vaste thème « musique et images », il s’agit de la première opération d’envergure pour la nouvelle direction artistique de la Société de musique contemporaine du Québec, incarnée par le compositeur Simon Bertrand. Sa ligne éditoriale consiste d’abord et avant tout à mettre en lumière moult compositeurs.trices québécois.e.s., parmi les plus remarquables de l’heure. Et, comme c’est le cas des autres présentations de MNM depuis deux décennies, présenter un substantiel aéropage de création venue de l’étranger. Ainsi, Alain Brunet a conversé longuement avec Simon Bertrand, ce dernier se prêtant à un dévoilement exhaustif de ces 18 programmes à venir en février prochain. Pour faciliter la digestion de cette imposante programmation, notez que cette interview est fragmentée.

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Le 8 décembre 1974, le guitariste, compositeur, improvisateur et leader d’orchestre René Lussier donnait son premier concert à Chambly, dans le cinéma de la place. Le 8 décembre 2024, soit au Ministère, 20h, René Lussier commémore 50 ans de pratiques musicales atypiques et reconnues mondialement dans le filtre des musiques actuelles.

Il fut le guitariste électrique du collectif Conventum dans les années 70, il échafauda ensuite une carrière solo qui s’étend jusqu’à aujourd’hui. Son album Fin du travail sortit en 1984, sa discographie solo compte maintenant 22 opus et on lui doit plusieurs dizaines de collaborations discographiques. Transposition révolutionnaire de la langue parlée en musique, son œuvre maîtresse, Le trésor de la langue, fut primée internationalement et jouée sur scène avec les narrations éloquentes de Richard Desjardins et Patrice Desbiens. Le corps d’Étienne marquait son travail avec le cinéaste Pierre Hébert, maître de la gravure sur pellicule. Avec le multi-flûtiste et multi-saxophoniste Jean Derome, il a fondé l’excellent duo Les Granules, avec le guitariste britannique Fred Frith, il a enregistré et joué maintes fois. Avec le clarinettiste Robert M Lepage il a aussi rendu publiques de magnifiques collaborations. Avec l’autre Robert Lepage, il a mis en musique la gigantesque installation Le moulin à images, à Québec en 2009. Il a enregistré avec le DJ explorateur Martin Tétreault. Il s’est aussi joint sporadiquement à l’un des bands de Fred Fortin, Gros Mené.

Il a aussi fait dans la chanson, bref dans la plus variable des géométries orchestrales. Alors ? Inutile de justifier la mise en ligne de cette interview avec Alain Brunet pour PAN M 360.

Personnel pour le concert du Ministère

René Lussier, guitares, saxophone

Luzio Altobelli, accordéon

Hugo Blouin, contrebasse

Guillaume Bourque, clarinettes

Julie Houle, tuba

Robbie Kuster, batterie

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« Soyez aux aguets, un son est si vite arrivé! » avertit-on. Le son peut devenir un agresseur, un agacement, une source de pollution mentale et c’est exactement pourquoi l’Ensemble SuperMusique propose ici une pharmacopée musicale dont l’objet est de concevoir en temps réel des antidotes aux alarmes sonores qui nous entourent, aux bruits de fond toxiques, aux acouphènes et autres musaks d’ascenseurs ou de supermarchés. Ce dimanche 8 décembre à l’Espace Orange de l’édifice Wilder, six improvisatrices et improvisateurs de tous styles et générations se proposent d’alarmer le sonore en faisant la planche sur des fréquences propices à l’apaisement et au bien-être, question de ramener la paix dans les canaux auditifs. Cofondatrice de SuperMusique, la saxophoniste, chanteuse, bruiteuse, improvisatrice et compositrice Joane Hétu nous suggère des éléments de compréhension avant de vivre l’expérience en fin d’après-midi dominical. Alain Brunet l’a rencontrée virtuellement pour PAN M 360.

Participant·es

Ensemble SuperMusique (ESM)

Adrianne Munden-Dixon, violon; Rémy Bélanger de Beauport, violoncelle; Pablo Jiménez, contrebasse; Jean Derome, saxophones, flûtes, objets; Eva Dannika Gekas, trompette; Joane Hétu, voix, objets, saxophone

Programme de SuperMusique – présenté de concert avec Groupe Le Vivier

Alarmer le sonore (2024)

Rémy Bélanger de BeauportEva Dannika GekasJean DeromeJoane HétuPablo JiménezAdrianne Munden-Dixon Création

Addendum (2023), 6:30 Magali Babin

Chutes et courants (2023)Danielle Palardy RogerCréation

INFOS ET BILLETS

Sorti le 25 octobre dernier sous étiquette Mothland, En conversation avec…, plus récent album de Victime, sera incarné sur scène par son trio atypique: Laurence Gauthier Brown, Simone Provencher et Samuel Gougoux défendront la matière de cet opus. Bruitisme, rock, électro, poésie primale, chant, voilà autant d’évidences sonores dans l’approche composite de Victime, évidences auxquelles se greffent quelques mystères de la psyché et autres créatures surgies de l’inconscient. Jointe à Québec dans la classe où elle enseigne à Québec, Laurence Gauthier Brown nous aide à kiffer Victime. Alain Brunet l’a interviewée pour PAN M 360, peu avant le lancement de l’album dont la matière sera jouée vendredi 6 décembre au Théâtre Plaza, 19h30

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