jazz

FIJM | Jeff Goldblum : conteur, comédien et pianiste, 3 en 1

par Sandra Gasana

Alors que la première partie assurée par Tyreek McDole venait à peine de terminer, Jeff Goldblum est arrivé sur scène pendant qu’on préparait encore son spectacle. Il en profite pour nous livrer un one man show, pour faire passer le temps alors que la salle se vidait pour une courte pause.

Et c’était parti pour un monologue, dans lequel il saute du coq à l’âne, toujours avec une touche d’humour. Il a même réussi à faire chanter les hymnes québécois et canadiens à la foule, alors qu’il agissait comme chef d’orchestre dans la salle Wilfried-Pelletier qui a réussi à vendre ses 3000 places sans trop de difficultés.

Il rajoute du name dropping dans ses histoires mais c’est surtout les quizz improvisés tout au long de la soirée qui ont plu au public qui se donnait le défi de répondre à toutes ses questions. Il en a profité pour faire la pub de son plus récent film The Wicked, dans lequel il joue aux côtés de Ariana Grande entre autres, mais également de son plus récent opus paru en avril dernier, Still Blooming.
Il arrive accompagné de son groupe The Mildred Snitzer Orchestra, composé d’un guitariste, contrebassiste, batteur, saxophoniste et organiste.

Dès le premier morceau, on découvre un pianiste plutôt doué, j’avoue que j’étais un peu sceptique au départ. Il reste théâtral même sur son piano et nous offre une ronde de solos par tous les musiciens, suivie d’un drop, terme que j’ai découvert cette semaine grâce à un artiste avec lequel je collabore.

Trois invités spéciaux ont foulé la scène à ses côtés ce soir-là : l’incroyable Khailah Johnson que je découvrais, toute vêtue de jaune, dont la voix me faisait penser à celle d’Amy Winehouse lors de ses débuts. Elle a interprété Misty, Mean to Me d’une main de maitre puis The Best is Yet to Come, dans laquelle le saxo est remplacé par une flûte.

Puis, Tyreek McDole est revenu sur scène cette fois-ci accompagné par l’orchestre de Jeff pour deux chansons, et finalement le trompettiste américain de renom Keyon Harrold, plusieurs fois primé aux Grammys, qu’il avait rencontré le jour même, s’est joint à la formation. Ce dernier a réussi à être en symbiose avec le saxophoniste, comme s’ils avaient toujours joué ensemble.

Et même entre les chansons, Jeff ne pouvait pas s’empêcher de nous raconter des anecdotes, toujours aussi marrantes, se levant de sa chaise pour s’adresser au public, avant d’y retourner pour le prochain morceau.

On l’entend chanter à son tour sur Manhattan, New York étant une ville qu’il affectionne particulièrement. Sa voix n’est pas extraordinaire mais il parvient tout de même à tenir ses notes tout en gardant son humour, un véritable entertainer. Il a terminé avec une chanson de circonstances Ev’ry Time We say Goodbye, ce qui lui a valu des applaudissements et un standing ovation du public.

Photo : Victor Diaz Lamich

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Chanson francophone

Francos | Eddy de Pretto, entre douceur et défoulement

par Sandra Gasana

D’abord, une lumière sur Johan Barnoin, le pianiste. Puis une autre sur Eddy de Pretto qui entre sur scène sous des applaudissements incessants. L’art de la mise en scène est maîtrisé par cet artiste qui parvient à changer de décor pour chacune de ses chansons. Il se promène sur scène, il est parfois assis, parfois debout, parfois assis sur le piano même et danse bien. Et il décide de démarrer ce concert avec son hit Love and Tendresse.

Et d’un coup, changement de décor pour Crash Cœur, un écran apparaît. On y voit les musiciens, qu’il présente un après l’autre, mais qui ne sont pas là physiquement. Après Yamê qui est venu en petit comité, voici qu’Eddy de Pretto nous sert la même formule.
Vêtu de son légendaire débardeur blanc, de jeans en patte d’éléphant et des chaussures à semelles, il nous partage une première confidence. « J’ai cherché un costume pour ce soir, vu que je joue dans une grande salle, mais je n’ai rien trouvé. Alors j’ai gardé mon débardeur, j’espère que ça vous va ? » dit-il en rigolant.

Sans transition, il nous sert R+V avec cette fois à l’écran, non pas ses musiciens mais des effets spéciaux pour illuminer la salle et la transformer en véritable piste de danse.

« Ok Montréal, est-ce que ça bouge ? Montrez-moi comment ça bouge à Montréal », demande-t-il avant d’inviter la salle à se mettre debout, ce qu’elle fait sans se faire prier. Il enchaîne avec Mendiant de Love et Papa Sucre, pour rester dans l’ambiance discothèque. Certaines des chansons de son nouvel album restent fidèles à sa marque de commerce, à savoir des sujets parfois durs mais abordés avec intelligence et poésie.

Il passe de rythmes dansants à des chansons plus calmes, où sa voix, qui va dans les graves et dans les aiguës, est mise en évidence. C’est le cas lorsque le pianiste revient sur scène pour Pause, sur laquelle il a collaboré avec la grande Yseult (qui n’était pas présente malheureusement) et Parfaitement, qu’il chante assis sur le piano. Encore une fois, on retourne au décor initial minimaliste, deux lumières, un piano, pas d’écran pour distraire. Ce moment était chargé émotionnellement et l’on pouvait le ressentir dans la salle. On pouvait entendre des murmures comme si les spectateurs voulaient chanter avec lui. 

« Si vous avez des verres, c’est le moment de faire quelque chose ensemble : levons nos verres à la chanson Kid, qui est dans les manuels scolaires en France », nous apprend-il, sous des tonnerres d’applaudissements. « C’est grâce à vous alors un énorme merci ! », ajoute-t-il. Le moment fort lors de cette chanson est sans aucun doute lorsque la salle entière chantait à l’unisson : Vi-ri-li-té a-bu-sive !, à plusieurs reprises.

Autre changement de décor qui nous secoue un peu tellement on ne s’y attend : retour à l’ambiance festive, aux lumières stroboscopiques, aux effets spéciaux et aux musiciens sur l’écran pour Créteil Soleil et Être bien, qu’il introduit en abordant un sujet qui lui est cher. « Je vais parler de santé mentale. Pour moi, c’est aussi important d’avoir une bonne santé mentale que physique. Je vais beaucoup chez mon psy et je lui dis : J’ai qu’un but dans la vie, c’est d’être bien avec moi-même ! », tiré de la chanson. La salle était restée debout durant toutes les chansons dansantes, ce qui n’est pas toujours pratique pour les personnes qui souhaitent rester assises. Ils n’y verraient rien de la scène. « C’est le temps de se lâcher », crie-t-il à la salle. « Est-ce-que vous sentez l’énergie ? », demande-t-il aux spectateurs avant de poursuivre avec Fête de trop, sur laquelle il invite le public à chanter avec lui.
Dernier retour au piano avec Johan qui revient sur scène pour Maison, qu’Eddy de Pretto interprète brillamment en émouvant la salle. Il se promène lentement, avec la même lumière du début qui le suit sur la scène.
Pour finir, on retourne dans l’ambiance discothèque avec Urgences 911, avec un décor aux couleurs de sirènes de polices. Il clôture le spectacle avec la même chanson du début, Love and Tenderness, mais cette fois-ci dans une version plus rythmée avec les paroles qui défilent sur l’écran pour que toute la salle puisse chanter. Cela lui a valu des applaudissements, qui se sont transformés en un long standing ovation. Tellement long, qu’il a dû revenir pour un rappel et nous a partagé Heureux, qui figure aussi dans son nouvel opus Crash Cœur. « Montréal, à très très très bientôt j’espère ! ».

Miro Chino a assuré la première partie du concert d’Eddy Pretto, lors de la 35è édition des Francos de Montréal. Ce rappeur québécois, également guitariste, était accompagné de son bassiste, d’un guitariste et d’un batteur. 

folk

Nathaniel Rateliff joue Leonard Cohen à la Salle Wilfrid-Pelletier

par Rédaction PAN M 360

Nathaniel Rateliff joue Leonard Cohen, célébrant sa vie et son œuvre avec le Wordless Orchestra.

Leonard Cohen, l’un des auteurs-compositeurs-interprètes les plus fascinants et les plus énigmatiques de la fin des années 1960, a acquis une popularité considérable au cours de six décennies de musique, entrecoupées de diverses digressions personnelles et créatives qui n’ont fait qu’ajouter au mystère qui l’entoure.

Nathaniel Rateliff, auteur-compositeur-interprète de Denver, se joint au Wordless Orchestra, mêlant ses influences folk, Americana et rhythm & blues vintage aux paroles intemporelles de Cohen pour une collaboration vieille de six décennies.

De Hallelujah à Suzanne, découvrez le pouvoir de l’écriture de chansons qui touchent les recoins les plus profonds de l’âme. La performance sera supportée par le pianiste Phil Cook, musicien folk virtuose et collaborateur fréquent de Rateliff.

Nathaniel Rateliff plays Leonard Cohen, celebrating his life and work with the Wordless Orchestra.

Leonard Cohen, one of the most fascinating and enigmatic singer-songwriters of the late 1960s, has gained considerable popularity over six decades of music, interspersed with various personal and creative digressions that have only added to the mystery that surrounds him.

Denver singer-songwriter Nathaniel Rateliff joins the Wordless Orchestra, blending his folk, Americana and vintage rhythm & blues influences with Cohen’s timeless lyrics for a six-decade collaboration.

From Hallelujah to Suzanne, discover the power of songwriting that touches the deepest recesses of the soul. The performance will be supported by pianist Phil Cook, virtuoso folk musician and frequent Rateliff collaborator.


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Ce contenu provient de la Place des Arts et est adapté par PAN M 360.

Chanson francophone

Michel Fugain à la Salle Wilfrid-Pelletier

par Rédaction PAN M 360

Attention mesdames et messieurs, dans un instant, on célèbre les 80 ans du grand Michel Fugain!

À la demande générale, après le succès retentissant de sa récente tournée québécoise, la légende de la chanson française sera de retour en février 2024, le temps de quelques supplémentaires exceptionnelles qui vous mettront assurément le cœur à la fête!

Avec une énergie du tonnerre et tant de chansons incontournables, en plus d’une grosse envie de faire du bien à l’âme, Michel Fugain et sa joyeuse bande vous feront vivre un moment de pur bonheur que vous n’êtes pas prêts d’oublier.  

Attention ladies and gentlemen, in just a moment, we’ll be celebrating the 80th birthday of the great Michel Fugain!

Back by popular demand, following the resounding success of his recent Quebec tour, the French chanson legend will be back in February 2024 for a few extra special performances that are sure to get your heart pumping!

Michel Fugain and his merry band will give you a moment of pure joy that you won’t soon forget, with their thunderous energy and so many unmissable songs, as well as a great desire to do your soul good.


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avant-rock / glam rock / rock

Bowie: la période berlinoise évoquée à la Wilfrid

par Rédaction PAN M 360

Producteur et diffuseur de la super production consacrée à Robert Charlebois, La Tribu a mis sur pied le spectacle dont rêvent les fans de Bowie et les mélomanes à travers le monde.

Comme si David Bowie revenait aujourd’hui sur scène avec une création spectaculaire autour de l’un des moments les plus créatifs et avant-gardistes de sa carrière : la période berlinoise, incarnée par la trilogie d’albums Low, Heroes et Lodger, précédée de Station to Station, enregistrement californien qui en avait été l’amorce.

Écran géant LED tout en transparence, motion design, cinéma expérimental et lumières nous transportent dans un monde où tout est permis, où les limites de l’imagination sont transgressées. Un voyage de nuit à bord d’un train en mouvement vers des paradis artificiels.

Sur scène, 3 chanteuses, 8 musiciens interpréteront 26 chansons phares signées Bowie.

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