Pianiste virtuose, concertiste de renommée internationale, l’Italien Maurizio Baglini a gagné à 24 ans le “World Music Piano Master” à Monte-Carlo. Il joue régulièrement à l’Académie Nationale Sainte-Cécile, à La Scala de Milan, au Teatro San Carlo de Naples, à la Salle Gaveau de Paris et au Kennedy Center de Washington. Il a joué avec des orchestres importants, notamment Orchestra Sinfonica Nazionale Rai, Orchestre Philharmonique de Monaco, New Japan Philharmonic Orchestra, Orchestra del Maggio Musicale Fiorentino, Mahler Chamber Orchestra. Non seulement est-il un virtuose de très haut niveau, Maurizio Baglini est aussi un penseur du jeu pianistique, ce qu’il démontre éloquemment dans cette interview accordée à PAN M 360, peu avant son exécution titanesque de la Symphonie no. 9 de Beethoven, transcrite par Franz Liszt. Présenté par Pro-Musica, le programme est prévu ce dimanche 12 mai, 15h, à la Salle Pierre-Mercure.

crédit photo : Davide Cerati

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Dans notre petit coin de la scène alternative montréalaise, l’annonce de la signature du groupe Corridor sur le prestigieux label américain Sub Pop en 2019 a été accueillie avec une satisfaction teintée de fierté. En devenant le premier groupe francophone à rejoindre les rangs de ce label emblématique basé à Seattle, cette reconnaissance a pleinement affirmé la légitimité de la musique indépendante francophone sur la scène internationale.

L’album Junior, qui a suivi cette annonce, a émergé d’un processus de création intense, rythmé par une course folle en studio où tout s’enchaînait comme des dominos. C’est bien souvent en perdant pied qu’on apprend à les laisser au sol. Ainsi, Jonathan Robert (guitare, voix), Dominic Berthiaume (basse, voix), Julien Bakvis (batterie) et Samuel Gougoux (multi-instrumentiste) ont opté pour un changement de cap, faisant preuve de patience et rompant avec l’intensité de travail qui avait marqué leur précédent opus.

Au fil des années qui ont suivi, les quatre musiciens ont méticuleusement affiné leurs compositions, les façonnant comme des collages sur Ableton, tout en explorant de nouvelles idées à distance, avec l’aide de leur coproducteur Joojoo Ashworth. L’expertise de Samuel Gougoux dans le domaine électronique a ajouté une nouvelle dimension à l’album Mimi, tout en préservant l’essence post-punk avec ses guitares dynamiques, ses synthétiseurs planants et l’identité analogique en qualité réduite.

Le résultat de cette période de réflexion est un témoignage sincère des réalités de la vie d’artiste, exposant les défis de subsister dans l’industrie musicale et les difficultés de l’autopromotion à l’ère numérique. C’est également une méditation authentique sur les moments de solitude face à la vision dénudée de sa propre vie d’adulte.

Avant sa tournée en Europe, le groupe a gentiment accordé une interview à PAN M 360.

PAN M 360 : Votre album Junior a été composé en quelque semaines, dans une sorte d’urgence, tandis qu’avec Mimi, vous avez pu prendre votre temps. L’album a été créé sous forme de collages d’idées, comment ce processus a-t-il pris forme ?

Jonathan Robert : En quelque sorte, l’album a été fait en réaction avec ce qu’on a pu faire dans le passé. Au lieu de persévérer dans une direction, on voulait aller plus loin dans l’élaboration des chansons. On a enregistré une sorte de banque d’idées qu’on assemblait ensuite sur Ableton, un peu comme un artiste électronique aurait fait. Pour la plupart des chansons, il s’agit de collages. Par exemple, la chanson Mourir Demain  est construite avec quatre éléments qui proviennent de périodes différentes, sur trois années. 

Dominic Berthiaume : Sans vouloir mettre de date exacte, l’introduction date de 2017, le milieu de 2022, la fin de 2020. Les voix avaient été refaites en 2023 (rire). Certains morceaux ont néanmoins été structurés en une seule fois. Mais en étant derrière l’ordinateur, on a constaté que ce processus marchait mieux. L’album a commencé pendant la pandémie, alors nous ne pouvions même pas avoir accès à notre local de répétition. Il fallait trouver un moyen alternatif pour pouvoir faire de la musique ensemble. Faire de l’assemblage derrière Ableton en était un. Par la force des choses, on s’est mis à faire ça de jour, avec une tasse de café, au lieu de se retrouver tous les mardis soirs comme on en avait l’habitude. 

Jonathan Robert : On l’a vraiment abordé comme un travail de jour. Les jams de soir avec les jobs de jour n’apportaient plus la même énergie qu’avant.

PAN M 360 : En parlant de job, la chanson Mon Argent souligne la difficulté pour les artistes de gagner leur vie dans l’industrie de la musique. On peut facilement avoir ce fantasme que des musiciens comme vous, signés sur des labels tels que Sub Pop, arrivent à vivre de leur musique. Comment faites vous pour gagner un salaire en tant que musiciens ?

Jonathan Robert : On arrive à en vivre sporadiquement, lorsqu’il y a des tournées par exemple. Mais il faut que la roue tourne, c’est assez demandant de constamment tourner et produire. Les deux doivent alterner, comme un cycle. Il n’y a plus les revenus qu’il y avait auparavant, il faut donc les trouver ailleurs. On ne vous annonce rien, on n’est pas Drake, mettons. Durant une période creuse avec le groupe, je mets mon énergie dans mon projet solo Jonathan Personne. Je prends aussi des contrats d’illustration de graphisme ou de direction de vidéo clip. 

Julien a son propre travail de sérigraphe avec sa compagnie. Durant la conception de cet album, on faisait tous quelque chose à l’extérieur. On devient plus vieux, on arrive à un moment plus conflictuel où l’on se demande si on veut faire de la musique ou autre chose. Pour la plupart d’entre nous, on arrive à faire des choses en lien avec la musique, autant pour Samuel, Dominic et moi-même.

Samuel Gougoux : En dehors de Corridor, je joue pour d’autres projets, pour des courts-métrages notamment . J’ai aussi fait de la musique à l’image pour une web série l’été dernier. Ce que je fais à toujours un pied dans la musique. Ce travail là est facile à agencer avec les horaires de tournée. On est tous des travailleurs autonomes, ce qui donne de la flexibilité à nos horaires.

Dominic Berthiaume : Ça dépend toujours de la réalité économique. Pour l’album Mimi, nous n’avons pas eu d’aide ou de subventions, nous l’avons tous payé de notre poche. Il y a aussi une différence entre jouer en tant qu’artiste solo et jouer avec un groupe. En groupe, les revenus sont divisés, ce qui fait une grosse différence. Un groupe doit marcher vraiment fort pour que les membres puissent vivre uniquement de ce travail. Il faut être hyperactif, si tu n’es pas en tournée, alors tu dois être en train d’écrire ton prochain album. Dès que ta musique arrête de tourner en radio, tu ne fais plus vraiment d’argent finalement.

PAN M 360 : Même si le nouvel album Mimi contient des éléments plus électroniques, vous restez un groupe qu’on peut facilement associer au genre post-punk. Sans vouloir vous coller d’étiquette, qu’est ce que ce genre-là représente pour vous ?

Jonathan Robert : Pas grand-chose … On ne s’est jamais vraiment dit qu’on allait faire du post-punk. Nos influences sont quand même assez diverses. Je crois que c’était aussi à cause du local qu’on avait avant. Lorsqu’on pratiquait au Cité 2000, on était entouré de groupes de métal alors c’était comme une guerre pour le volume. Il fallait vraiment jouer fort, c’est un peu ce qui a fait en sorte que le groupe a commencé à jouer assez fort. Dom et moi avons joué dans des groupes punk quand on était plus jeune. Tous ces réflexes se sont incrustés dans le groupe d’une manière ou d’une autre.

Dominic Berthiaume : On a toujours été un mélange de toutes nos influences si on peut dire. Si je pense aux voix ou aux mélodies vocales, ça n’a jamais eu rapport avec le post-punk. On n’a jamais été intéressé de faire des mélodies parlées ou criées. On s’est toujours inspiré des voix comme celles des Beach Boys, assez sixties et psychédéliques. Mais le ton des guitares n’est jamais très loin du post-punk.

PAN M 360 : Jonathan, c’est toi qui écris les paroles des chansons pour le groupe. Généralement, elles restent assez abstraites et demandent du temps avant de dévoiler un certain sens dans l’imaginaire de celui qui les écoute. Les mélodies sont très intuitives et satisfaisantes à chanter. Comment écris-tu tes paroles ?

Jonathan Robert : En vérité, je les écris un peu par défaut, un peu comme Dom et moi on chante par défaut (rire). C’était comme une patate chaude qu’on se lançait, mais j’ai finalement pris mon aise, j’ai trouvé mon style au fil du temps. Je ne suis pas capable d’écrire de façon précise ce que j’ai en tête. A la base, le côté vocal m’apparaît comme une mélodie. Je choisis les mots qui vont le mieux s’incruster dans la phrase mélodique. Ce ne sont pas les mots ou les phrases qui vont dicter l’air de la chanson.

Dominic Berthiaume : Le mot chien revient souvent dans l’écriture à Jo. Le “Ah non” aussi. 

Jonathan Robert : C’est vrai, ils sont sur les trois autres albums. Le “Ah non” sert un peu de contraire au “yeah” (rire).

PAN M 360 : La vidéo de Mon Argent a été réalisée par toi Jonathan. On peut y voir une drôle de petite statuette de chat. Peux-tu nous parler de cette vidéo ?

Jonathan Robert : La vidéo a été réalisée de peine et de misère (rire). Je suis alléchercher des bibelots chez Dominic, une vieille télé. Le fil qui reliait mon ordinateur à la télé s’est cassé le jour du tournage, j’ai dû improviser quelque chose en une journée. 

Dominic Berthiaume : Les statuettes de chats sont à moi, j’en ai une belle collection dans mon appartement.

Crédit photo : Delphine Snyers

PAN M 360 : La vidéo de Mourir Demain a quant à elle été produite par Paul Jacobs. La chanson parle de la mort, sans pour autant évoquer quelque chose de lugubre. Que signifie cette chanson pour vous ?

Jonathan Robert : Elle parle de considérer sa mort soudainement, par la force des choses. Je l’ai écrite lorsque je devais remplir mon testament pour des assurances vies. Je me suis rendu compte que j’étais arrivé à un âge où je devais penser à ces choses-là. Ça me faisait rire, même si ce n’est pas drôle. Lorsque les chansons me font rire, c’est généralement un bon signe.

PAN M 360 : La chanson Caméra parle de l’auto-promotion dans notre ère digitale. Est-ce une sorte de critique envers les réseaux sociaux ?

Jonathan Robert : Ca parle de cet espèce de conflit, d’avoir cette pression d’être sur les réseaux sociaux. On sait que ça fonctionne de cette façon là, mais c’est parfois difficile de mettre une limite parce que ça reste malsain. J’haïs ca l’autopromotion de merde (rire). J’haïs ça mais on en fait. Ce n’est pas tout le monde qui a du charisme ou qui s’exprime bien. Moins je montre ma vie privée, plus je suis heureux. C’est correct d’être introverti, non ?

Samuel Gougoux : C’est un passage obligé. On veut juste faire de la musique, mais ça vient avec. Des personnes talentueuses n’ont pas toujours cette fibre là d’autopromotion, elles en souffrent peut-être même plus qu’avant.

Dominic Berthiaume : La réalité était vraiment différente il y a à peine dix ans. Maintenant, c’est implicite que ça fait partie de ton travail. Tu n’as pas le choix d’être bon ou débrouillard par rapport aux réseaux sociaux. Aujourd’hui, c’est rendu une grosse partie du travail finalement. Tu es obligé d’être dans l’auto promotion, ce n’est pas quelqu’un d’autre qui peut le faire pour toi. Tu veux que ça vienne de toi.

Scott Thomson est tromboniste, improvisateur, interprète, compositeur mais aussi nouveau directeur artistique du Festival international de musique actuelle de Victoriaville (FIMAV) dont la prochaine présentation a lieu du 16 au 19 mai prochains. Pour une première fois, il s’entretient avec PAN M 360 et nous explique son approche l’ayant mené à sa première programmation dans les Bois-Francs. Au-dessous de l’interview réalisée par Alain Brunet, vous pouvez visionner ses quelques coups de cœur.

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Vers le FIMAV 2024: coups de cœur de Scott Thompson

Après trois ans de création, Laraw a dévoilé le 3 mai son premier album, Quarter Life Crisis. Dans cette collection de dix titres, la Montréalaise aux origines marocaines et libanaises nous transporte au cœur de son journal intime des dernières années. 

Crise du quart de vie, angoisses, appréhension du futur et peine d’amour; voilà les différents thèmes abordés par l’autrice-compositrice-interprète sur sa première offrande.

Sous étiquette Bravo Musique, l’artiste de 28 ans offre un son à la fois actuel et imprégné de nostalgie; les influences y sont multiples et on y entend des sonorités pop, rock, folk ou même grunge.

Ses refrains accrocheurs, le timbre délicat de sa voix et son authenticité lui permettent de briller sur Quarter Life Crisis. Par moments, sa proposition musicale rappelle Charlotte Cardin ou des vedettes américaines telles Olivia Rodrigo et Lana Del Rey. 

Pour PAN M 360, Jacob Langlois-Pelletier s’est entretenu avec elle afin d’en savoir plus sur son nouveau projet, son évolution musicale, son processus créatif et ses projets futurs.

Crédit photo: Charlotte Rainville

Sous le thème « voix libres, esprits ouverts », PODIUM 2024 se veut le plus grand rassemblement choral au Canada. Ce vaste happening réunira des centaines de congressistes et des milliers de chanteuses et chanteurs, de spectatrices et spectateurs passionnés par le chant collectif. La communauté entière de l’art choral et du chant collectif au Canada se retrouve à Montréal du 16 au 19 mai afin de célébrer cette pratique amateure ou professionnelle. Coprésident de ce vaste événement présenté par Canada Choral et Alliance chorale du Québec , le chef de chœur et compositeur Louis Babin nous en explique le pourquoi et le comment.

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La voix magnétique de Nastasia Y (Ukrainienne-Torontoise) et son art sont imprégnés de l’âme du folklore slave, mais aussi de la culture de sa patrie canadienne d’adoption, où elle vit depuis l’âge de 11 ans. C’est ce qu’elle a expliqué à PAN M 360 avant d’y donner un spectacle à Montréal, soit au Ministère, le mercredi 8 mai à 20 heures, avec d’autres groupes et artistes – Dumai Dunai, Akawi, DJ OOnga, Chellz et Sauce Piquante Sound System.

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Dans le cadre de l’édition Piano 2024 du Concours musical international de Montréal, soit avec la directrice artistique du CMIM, Shira Gilbert, et le président du jury, le grand gestionnaire culturel Zarin Mehta, échangent avec Alexandre Villemaire de PAN M 360.

Après avoir officié comme président du jury en 2018, suivant le décès d’André Bourbeau – cofondateur du CMIM avec Joseph Rouleau – et présidé les éditions Piano 2021 et Voix 2022, Zarin Mehta, ancien directeur général de l’OSM en 1981, reconnu mondialement comme un consultant et gestionnaire chevronné dans le milieu culturel sera de retour pour cette édition où il présidera le jury international de l’édition 2024.

Composé d’interprètes et de professeurs de carrières, expert dans leur domaine, Louise Bessette, Robert Levin, Dmitri Alexeev, Hélène Mercier, Lydia Artymiw, Jan Jiracek von Arnim, Ronan O’Hora et Minsoo Sohn auront la tâche de départager qui des 24 candidat.es avancera dans la compétition.

PAN M 360 l’a joint chez lui à Chicago, ainsi que Shira Gilbert, directrice artistique du CMIM, afin de recueillir leur témoignage à quelques jours du début de la compétition ainsi que pour discuter des quelques nouveautés qui s’ajoutent dans les épreuves, notamment le volet de musique de chambre.

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Un des grands rendez-vous annuel en musique classique de l’écosystème culturel montréalais commencera le dimanche 5 mai. Reconnu comme étant une des plus importantes et prestigieuses compétitions internationales de la nouvelle génération classique, le Concours musical international de Montréal (CMIM) verra défiler 24 jeunes pianistes provenant de 12 pays qui mesureront leur expertise et leur talent.

À travers différentes épreuves éliminatoires, le public pourra assister au cours des deux prochaines semaines à une compétition relevé où, bien maline est la personne qui pourra prédire qui de ses jeunes musicien·nes se démarquera alors que seulement 6 d’entre eux accèderont à la finale où ils seront accompagnés par l’Orchestre symphonique de Montréal et sa cheffe invitée, la sino-américaine Xian Zhang.

Fort d’une réputation d’excellence bien établie, l’identité du concours a toujours été marquée par l’esprit de franche camaraderie et de convivialité de sa communauté. Encore une fois cette année, les concurrent·es auront l’occasion de recevoir les enseignements de mentors d’exceptions dans différentes classes de maître et – nouveauté cette année -, de porter leur musique à un plus large public avec Le CMIM sur la route.

À quelques jours du début de la compétition nous discutons avec Chantal Poulin, directrice générale du Concours afin d’avoir un aperçu de ce que la programmation de Piano 2024 nous réserve.

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Pour marquer ses 35 années d’existence, le Nouvel Ensemble Moderne vous invite à célébrer avec quatre œuvres commandées pour cette occasion unique. La fondatrice, directrice artistique et cheffe principale du NEM y tirera sa révérence au terme de ce concert où l’innovation et la commémoration seront au diapason. Pilier de la musique contemporaine au Québec depuis les années 80, époque où elle fut cofondatrice des Événements du Neuf qui précédèrent la fondation du NEM, Lorraine Vaillancourt n’entend pas disparaître du milieu, mais faire les choses à son rythme sans avoir la responsabilité de la destinée de son bébé qui aura exactement 35 ans le vendredi 3 mai. À l’invitation de PAN M 360, elle fait l’exercice du bilan de sa longue trajectoire avec le NEM et commente ce programme anniversaire.

Le programme 35e anniversaire du NEM a lieu ce vendredi 3 mai, 19h30, à la salle Claude-Champagne. INFOS ET BILLETS ICI

PROGRAMME

John Rea (1944, Canada), À contre-courants (2023),  pour 15 instruments – création

Kaija Saariaho (1952-2023) Finlande, Semaphor (2020),  pour 8 instruments – création

Maxime Mckinley (1979, Canada), Flèches (2023), pour 15 instruments – création

Philippe Leroux (1959), France,  Canada, Masse(s)…Mémo(ire) (2023),  pour 17 instruments – création

Pour un Arabe, quelle est l’expérience de l’immigration en Amérique du Nord ? Tandem avant-pop libano-montréalais, Wake Island explore cette question dans une vaste intervention artistique à 3 volets, prévue au Centre Phi. Voilà une sorte de triptyque constitué d’une performance immersive en direct avec Radwan Ghazi Moumneh (Jerusalem In My Heart, studio Hotel2Tango, label Asadun Alay. etc.) , une expérience d’écoute « audio spatiale » et un jeu vidéo de rôle. Au cours des deux dernières années, Wake Island a vu croître l’univers de l’album  Born to Leave, recueil synth pop oriental paru en 2021, désormais assorti d’un jeu vidéo, centré sur les thèmes de l’immigration et de l’identité arabe. Résultant d’un travail de collaboration serré avec une équipe d’esprits créatifs libanais à Montréal, cet ambitieux projet voit le jour, soit une œuvre pop devenue multiforme et expérimentale au Centre PHI. Le 3 mai, donc, on aura droit à une performance musicale live de la trame sonore du jeu proposée par Wake Island et Radwan Ghazi Moumneh, mettant de l’avant une installation vidéo de Giotto remixant les visuels 3D du jeu en question. Toute la semaine au Centre PHI, du 1er au 7 mai, vous pourrez également découvrir et jouer au jeu dans les vitrines de la Galerie 1, et visiter la salle d’écoute de Habitat Sonore pour découvrir en exclusivité le mixage spatial de l’album.

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Le 30 avril prochain, dans le cadre du Festival Odd Sound et de la Journée internationale du Jazz, le label Effendi fêtera son 25e anniversaire au Cabaret Lion d’or à Montréal. Avec des artistes comme François Bourassa, Gentiane MG, Félix Stüssi, Jacques Kuba Séguin et d’autres, la soirée soulignera l’exceptionnelle contribution du label au développement du jazz québécois et canadien.

L’héritage d’Effendi, en chiffres, est impressionnant : 172 albums, 2024 concerts, 124 tournées nationales et internationales, 170 nominations à divers galas, dont 89 prix remportés. 

J’ai discuté avec Alain Bédard, président-directeur-fondateur d’Effendi.

BILLETS ET DÉTAILS POUR LA SOIRÉE 25E ANNIVERSAIRE D’EFFENDI AU CABARET LION D’OR, LE 30 AVRIL 2024

Alex Henry Foster, provocateur post-rock orchestral s’il en est, est revenu d’entre les morts, littéralement, après qu’un accident cardio-vasculaire l’eut empêché de parler, de chanter ou de gratter une guitare. Pendant sa convalescence, il s’est plongé dans les archives de ses multiples voyages au Japon et a découvert qu’il avait les fondements d’un film.

Avec sa poésie, ses journaux personnels et ses entretiens au Japon, il a commencé à écrire de la musique et a demandé l’aide du producteur Ben Lemelin, son partenaire musical depuis plusieurs années, et de la chanteuse Momoka Tobari. Ensemble, ils ont créé Kimiyo, une magnifique odyssée post-rock orchestrale, à la fois légère et lourde.

Foster était incapable de parler en studio et a dû utiliser des signes de la main et l’émotion pure pour diriger les passages musicaux, tandis que Momoka a adapté et chanté ses passages en japonais, réagissant complètement à la musique en temps réel. Selon Foster, Momoka a canalisé plusieurs perspectives différentes en chantant ses parties dans Kimiyo.

Stephan Boissonneault a parlé à Foster de Kimiyo, de ses révélations artistiques et de certains des sons présents sur l’album.

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