Pour le concert de clôture de PODIUM 2024, soit le dimanche 19 mai à la Salle Pierre-Mercure, le chef de chœur visionnaire André Pappathomas propose un dialogue interculturel impliquant quatre chœurs québécois issus de différentes communautés culturelles: Canticorum (Amérique latine), Singiza (Rwanda), La Muse (Roumanie) et Haïti chante et danse (Haïti), quatre chanteurs solistes classiques, un trio folklorique québécois et un trio de musiciens (violon, violoncelle et vibraphone/percussions). À travers cette rencontre musicale interculturelle, André Pappathomas intègre un principe d’improvisation contrôlée qu’il développe depuis trois décennies. Ainsi, la pièce d’ouverture, la finale et les liaisons entre les performances de chaque chœur seront abordées sous forme d’improvisation contrôlée, une expérience unique à vivre en temps réel ! Avant la tenue de la représentation, le chef de chœur explique.
Interviews
Nous entrons dans les derniers jours de l’édition 2024 du Concours musical international de Montréal consacré cette année au piano. Six jeunes pianistes de cinq pays différents se disputeront la première place du podium dans une finale toute masculine qui connaîtra son ultime dénouement le 16 mai. En marge de cette finale qui s’étale aujourd’hui et jeudi, nous avons pu nous entretenir avec les finalistes au sortir de leur répétition générale avec l’OSM, l’orchestre officiel du concours, dirigé par la cheffe invitée Xian Zhang à quelques heures de leur épreuve.
Pour commencer, voici Elias Ackerley (Royaume-Uni ; Corée du Sud) qui jouera le Concerto no1 de Tchaïkovski, Anthony Ratinov (États-Unis), qui interprétera le Concerto no3 de Prokofiev et Gabriele Strata (Italie) qui conclura la soirée en interprétant également le Concerto no1 de Tchaïkovski.
PAN M 360 : Quel est votre état d’esprit actuellement, à quelques heures de votre épreuve finale ?
Elias Ackerley : Présentement, je n’ai rien à perdre. Alors je vais tout simplement considérer que c’est une merveilleuse occasion. Je pense que c’est un lieu formidable et l’orchestre est excellent. Je vais juste essayer de m’amuser.
Anthony Ratinov : Je pense qu’à ce stade, le plus dur est fait. Je pense que la présélection et les épreuves de demi-finales ont été beaucoup plus stressantes. Je reconnais à quel point la chance est impliquée dans les concours pour être en finale et pour être parmi les 6 finalistes. Je reconnais à quel point j’ai eu de la chance parce que le niveau a été extraordinairement élevé dans ce concours depuis le tout début.
Pour moi, l’objectif des concours est de pouvoir jouer avec des orchestres et des chefs d’orchestre formidables. C’est une opportunité de pouvoir partager ma musique et mon art avec le public. Alors, à ce stade, je suis vraiment excité. Je ne suis pas aussi stressé qu’il y a une semaine. Je pense vraiment que la partie la plus difficile est terminé et que maintenant, cette portion, c’est juste du plaisir. Donc, en ce moment, je suis très concentré, parce que je veux bien sûr jouer aussi bien que possible, mais j’insiste aussi auprès de mon corps et de mon esprit sur le fait que je dois profiter de chaque étape, parce que sinon, quel est l’intérêt ?
Gabriele Strata : Je suis tellement content. J’ai trop hâte et j’ai juste tellement envie de jouer! C’est un endroit incroyable, l’orchestre est magnifique, la cheffe aussi. Je ne suis pas anxieux ou stressé. C’est vraiment que de la joie dans mon esprit pour ce soir. Pour moi, simplement le fait d’être ici, j’ai déjà gagné. Maintenant, la seule chose que je veux, c’est profiter du moment et faire de la musique.
PAN M 360 : Parmi tous les concertos disponibles dans le répertoire, pourquoi avez-vous choisi celui-ci?
Elias Ackerley : Je pense que le Concerto pour piano no 1 de Tchaïkovski est probablement l’un des concertos les plus important du répertoire pour piano. C’est une composition magnifiquement construite, et je pense qu’il est merveilleux de la jouer, car elle permet d’exprimer beaucoup de choses.
Anthony Ratinov : J’ai choisi le troisième concerto pour piano de Prokofiev pour cette finale, parce qu’il a toujours été un morceau très spécial pour moi. C’est le premier morceau duquel je suis tombé amoureux lorsque j’étais plus jeune et que je découvrais la musique classique. L’enregistrement de Martha Argerich lorsqu’elle était plus jeune et qu’elle jouait ce concerto m’a tout simplement ému et m’a donné envie d’être musicien. et surtout de jouer cette œuvre avec un orchestre.
Dans cette pièce de Prokofiev, l’orchestre est tellement intégral avec le piano qu’il donne l’impression qu’ils ne font qu’un. C’est un morceau que j’aime, un morceau que je joue très bien et que j’aime jouer à chaque fois que j’en ai l’occasion. Il met en valeur beaucoup de mes points forts sur le plan pianistique. J’ai joué la huitième sonate pour piano de Prokofiev en demi-finale et c’est aussi l’un de mes morceaux préférés. Ce sont des morceaux très différents, mais il y a des similitudes, mais aussi des différences extraordinaires, et c’est vraiment très amusant de jouer avec celles-ci.
Gabriele Strata : C’est certain que c’est un choix qui n’est pas trop atypique! Mais j’adore vraiment le morceau. Il est rempli de mélodies incroyables, de lignes magnifiques et de lyrisme. Aussi, c’est pour une raison pratique. C’est un concerto que j’ai joué souvent, alors c’est toujours bien d’avoir un morceau très près de soi pour jouer avec orchestre. Ça me fait me sentir plus confortable sur scène également.
PAN M 360 : Que souhaitez-vous exprimer à travers cette œuvre?
Elias Ackerley : Je pense que l’un des aspects que je chéris vraiment dans ce concerto, ce sont les parties plus douces. Car, tout le monde sait que c’est un concerto grandiose et qu’il est extrêmement magnifique, royal, même dans un certain sens. Mais je veux exprimer les qualités précieuses du deuxième mouvement et des autres sections plus douces.
Anthony Ratinov : Je crois que mon but est d’exprimer certaines caractéristiques de la musique de Prokofiev qui sont souvent négligées. Prokofiev est très connu pour ses pièces mécaniques et guerrières, et il y a bien sûr beaucoup de cette énergie dans cette pièce, mais il y a aussi beaucoup de contes de fées russes et d’imaginaire. Pour moi, ce sont les plus beaux moments de cette pièce. Dans le premier mouvement, après des explosions de sons et de textures, nous avons ces beaux moments d’intimité et de magie qui sont vraiment interreliés. Ma famille est originaire de Russie, alors j’ai grandi en entendant tous ces contes de fées russes et ces histoires de princesses des glaces, de sorciers et sorcières maléfiques, etc. Pouvoir communiquer cela à l’auditeur, c’est vraiment important et c’est aussi très gratifiant pour moi.
Gabriele Strata : C’est vraiment une musique kaléidoscopique. Il y a tellement d’émotions dans ce concerto. Ce à quoi je pense quand j’écoute et que je joue cette musique, c’est à du ballet. C’est vraiment une musique de ballet écrite pour piano et orchestre. Pour moi, l’objectif à la fin, c’est d’arriver à peindre cette atmosphère et ce tableau.
Vous pouvez visionner la finale ici
Crédit photo: Tam Photography
Roaring Tree, trio constitué de la contrebassiste Joëlle Léandre, du pianiste Craig Taborn et du violoniste/altiste Matt Maneri, s’amène au Festival international de musique actuelle de Victoriaville. Pointures de l’improvisation contemporaine à l’horizon. Jointe en France quelques jours avant la traversée, la contrebassiste est une foisonnante libre penseuse qui ne cesse d’ouvrir de superbes parenthèses sans perdre le fil. Elle nous cause d’impro, de sa longue vie de musicienne, de la complicité acquise avec ses complices américains. Sous étiquette Rogue Art, hEARoes est considéré parmi les meilleurs albums de musique improvisée en 2023. Avant la réinterprétation sur scène, Joëlle Léandre nous balance son éloquence!
FRANCE, ÉTATS-UNIS
PREMIÈRE CANADIENNE
SAMEDI 18 MAI
CARRÉ 150 (Salle F. Lemaire)
22 H – 40 $
Joëlle Léandre : contrebasse
Mat Maneri : violon alto
Craig Taborn : piano
Après ses débuts chez ATMA Classique à titre de compositrice de Albertine en cinq temps ─ l’opéra (novembre 2022), Catherine Major devient la première musicienne à enregistrer sous la nouvelle étiquette néoclassique alisma, lancée par Ad Litteram qui possède aussi Atma Classique. La mémoire du corps sort le 17 mai prochain, florilège pianistique de compositions originales, dont certaines sont assorties de cordes, cor anglais ou vocalises. Sans paroles, ce nouvel enregistrement met en relief le talent compositionnel de cette artiste normalement dédiée à la création et l’interprétation de chansons. Or Catherine Major, rappelons-le, est pianiste de formation et son jardin de compositrice ne cesse de prendre de l’ampleur. Pour ce premier album instrumental, elle explore le thème de La mémoire du corps, les sons y incarnent sa trajectoire intime et sont « intrinsèquement attachés » à son corps. Notre collaborateur Michel Labrecque l’a jointe à Paris, quelques jours avant son retour pour le lancement de cet opus.
L’ALBUM LA MÉMOIRE DU CORPS EST DISPONIBLE SUR TOUTES LES PLATEFORMES CE VENDREDI 17 MAI.
L’École de musique Schulich de l’Université McGill présente Jeux de chaises, un festival de musique de chambre, du vendredi 17 mai au samedi 25 mai.On y accueillera 8 ensembles issus de conservatoires de musique du monde entier, avec 7 professeurs invités, soit 37 musiciens en tout. Les ensembles invités se produiront tous en début de semaine, et se mélangeront ensuite au sein de 21 nouveaux groupes qu’ils constitueront avec des élèves de Schulich.
Plus précisément les délégations proviennent de l’Académie norvégienne de musique (Norvège), l’Académie Sibelius (Finlande), le Conservatoire central de musique (Chine), le Conservatoire du Queensland de l’Université Griffith (Australie), la Guildhall School of Music and Drama (Angleterre), l’Université Mozarteum de Salzbourg (Autriche), la USC Thornton School of Music (États-Unis), le Conservatoire de musique Yong Siew Toh (Singapour).
Professeur titulaire et directeur du Département d’interprétation à l’École Schulich, le pianiste Stéphane Lemelin assure aussi la direction artistique du festival Jeux de chaises. D’où cette interview vidéo avec PAN M 360.
Horaires des événements
Les concerts
17 mai 2024 | 19 h 30 | Opening Concert / Concert d’ouverture
Salle Redpath | Entrée libre
19 mai 2024 | 19 h 30 | Ginastera, Schoenfeld et Clarke
Salle Redpath | Entrée libre
20 mai 2024 | 12 h 00 | Intermezzo
Salle Tanna Schulich | Entrée libre
21 mai 2024 | 19 h 30 | Mendelssohn, Bacewicz et Brahms
Salle Tanna Schulich | Entrée libre
23 mai 2024 | 19 h 30 | Mendelssohn, Brahms et Elgar
Église St-Charles | Entrée libre
24 mai 2024 | 17 h 00 | Marathon de musique de chambre ! Un 5 à 7 (… à 8 et demi) musical
Wirth Opera Studio | Entrée libre
25 mai 2024 | 10 h 00 | Marathon de musique de chambre ! Un mimosa musical !
Halle d’entrée | Entrée libre
25 mai 2024 | 19 h 30 | Concert de clôture
Salle multimédia de musique | Entrée libre avec réservation
Cours de maître
18 mai 2024 | 14 h 00 | Cours de maître: Seth Parker Woods
Wirth Opera Studio | Entrée libre
18 mai 2024 | 16 h 00 | Cours de maître: Kyoko Hashimoto
Wirth Opera Studio | Entrée libre
19 mai 2024 | 14 h 00 | Cours de maître: Daniel de Borah
Wirth Opera Studio | Entrée libre
20 mai 2024 | 14 h 00 | Cours de maître: Yan Lim
Wirth Opera Studio | Entrée libre
20 mai 2024 | 16 h 00 | Cours de maître: Violaine Melançon
Wirth Opera Studio | Entrée libre
21 mai 2024 | 14 h 00 | Cours de maître: Cibran Sierra Vazquez
Wirth Opera Studio | Entrée libre
22 mai 2024 | 14 h 00 | Cours de maître: Sirkka-Liisa Kaakinen-Pilch
Wirth Opera Studio | Entrée libre
22 mai 2024 | 16 h 00 | Cours de maître: Bjørg Lewis
Wirth Opera Studio | Entrée libre
23 mai 2024 | 14 h 00 | Cours de maître: Matthew Jones
Wirth Opera Studio | Entrée libre
Le compositeur britannique Will Todd (né en 1970) a écrit en 2003 une œuvre chorale jazz spectaculaire et rassembleuse : la Mass in Blue. Écrite d’abord pour soliste, chœur et big band, elle sera jouée pour une rare fois au Québec à la Cinquième salle de la Place des Arts le dimanche 19 mai prochain à 13h. Pour l’occasion, elle sera donnée dans une version plus chambriste, mais tout aussi excitante, comprenant un quatuor jazz et une soprano classique comme soliste. L’œuvre hybride et résolument solaire est extrêmement populaire, bien que difficile à monter car elle exige des interprètes de premier plan, bien solides dans leurs velléités improvisatoires jazz, mais aussi dans une nécessité de rigueur technique classique. Un défi que relève le jeune chef de choeur Lorenzo Somma, qu’on a récemment entendu comme directeur musical et choral dans les productions Les Choristes et Hair, entre autres. J’ai rencontré le sympathique musicien afin qu’il nous parle de cette œuvre dont l’écoute est une expérience mémorable.
DÉTAILS ET BILLETS POUR LA MASS IN BLUE À LA CINQUIÈME SALLE, DIMANCHE 19 MAI À 13H
Alberto « Beto » Jamaica est l’un des principaux ambassadeurs de vallenato, l’une des musiques traditionelles les plus ancrées dans la culture colombienne. Sa musique est un mélange vibrant de cumbia, de paseo et de porro, le tout intégré à sa propre vision du vallenato, porté par trois instruments qui constituent le cœur d’un ensemble vallenato traditionnel : l’accordéon, la guacharaca et la caja vallenata, instruments auxquels le groupe confère une touche de modernité.
On dit du leader du projet Beto Jamaica Rey Vallenato qu’il est l’un des principaux ambassadeurs du vallenato. Au nord des Amériques, cependant nous connaissons peu. Nous connaissons certes la cumbia, la salsa colombienne, la champeta, le rock colombien, le reggaeton colombien, le jazz colombien, la musique classique jouée en Colombie… mais pas grand-chose du vallenato. Parlons-en donc!
PAN M 360 : Beto, vous êtes accordéoniste, votre instrument est fondamental dans la culture populaire colombienne. Comment avez-vous appris à jouer cet instrument ? Quel type d’accordéon jouez-vous ? Quels sont vos critères de virtuosité ? Écoutez-vous d’autres styles d’accordéon?
BETO: J’ai appris à jouer de l’accordéon par accident pour corriger un ami accordéoniste qui faisait beaucoup d’erreurs. Il jouait de l’accordéon diatonique allemand Hohner Corona 3. Mon idéal de virtuosité consiste à jouer des rythmes différents, des chansons très rapides. À part cela, je suis très créatif dans les arrangements musicaux, car je suis aussi producteur de musique. J’écoute d’autres styles d’accordéon, oui, j’écoute le norteño et le bandonéon.
PAN M 360 : Quelle est l’instrumentation typique de votre style musical de prédilection?
BETO: L’instrumentation typique des groupes de vallenato dépend du format utilisé, le groupe le plus simple étant la caja, la guacharaca, l’accordéon et le chanteur. Il y a un autre format qui est la caja, l’accordéon, le chanteur et la basse électrique, et ainsi de suite. Lorsqu’ils se rendent à de très grands événements de très haut niveau, ils emmènent des groupes comptant jusqu’à 11 musiciens : caisse claire, guacharaca, accordéon, guitare basse, congas, timbales, chanteur, guitare et piano. La guacharaca et la caja sont des instruments très typiques; la guacharaca provient des peuples indigènes et la caja vallenata est un modèle similaire aux instruments de percussion d’autres peuples.
PAN M 360 : Votre groupe comprend également une basse électrique, des congas, des timbales et même une darbouka, comme je l’ai observé dans l’une de vos vidéos ; il y a aussi d’autres sources, comme les tumbaos du son cubain, de sorte que vous proposez une version moderne du vallenato !
BETO : Oui, dans mon groupe, nous incluons la basse électrique, les congas, les timbales en fonction du type d’événement auquel nous participons. Il y a des événements où l’on nous demande de sonner le plus folklorique possible, c’est pourquoi nous prenons un groupe de cinq musiciens, pas plus, et parfois, lorsqu’on désire que ce soit très folklorique, il n’y a que quatre musiciens. J’aime aussi inclure des instruments jouant d’autres rythmes dans mes enregistrements, car cela aide à vendre la musique et à rivaliser avec d’autres musiciens d’autres genres musicaux en incluant plus d’instrumentation.
PAN M 360 : Le vallenato est-il associé à une région spécifique de la Colombie, de quelle région vient-il, d’où viennent ses musiciens ?
BETO : Le vallenato est associé à la côte caraïbe colombienne, la région d’où elle vient est le département de Cesar, La Guajira, le département de Sucre, que nous appelons la savane. Les membres de mon groupe viennent toutefois de différentes régions du pays. Dans chaque région, on joue le vallenato d’une manière différente; par exemple à Cesar et à La Guajira, on joue davantage le paseo merengue, le son et la puya, qui sont les rythmes caractéristiques des festivals de vallenato. En revanche, dans la savane, à Sucre et Montería, on joue du paseo, du merengue, du son puya, du porro et de la cumbia. Le vallenato s’est déplacé vers l’intérieur du pays et, aujourd’hui, on trouve des musiciens de toutes les régions de Colombie qui jouent du vallenato, qui le chantent et qui composent des chansons. À l’étranger également, on apprend à jouer cette merveilleuse musique.
PAN M 360 : Existe-t-il une scène nationale en Colombie avec de nombreux artistes ou groupes de vallenato, et si oui, quels sont les plus importants ?
BETO : Oui, il existe de nombreux festivals folkloriques dans toute la Colombie, où l’on trouve des artistes de différents départements qui interprètent de la musique vallenato. Les plus importants sont : le festival de la leyenda vallenata dans la ville de Valledupar, le festival cuna de acordeones qui a lieu à La Guajira et le festival Francisco el hombre qui a lieu à Riohacha. Mais on peut également trouver des événements de ce genre musical dans diverses régions du pays.
PAN M 360 : Comment avez-vous commencé votre carrière musicale en Colombie ?
BETO: J’ai commencé quand j’étais très jeune, je prenais des pots d’huile inutilisés, je les mettais au milieu de mes mains et avec deux baguettes je commençais à simuler une batterie, je fredonnais aussi des mélodies qui me venaient à l’esprit, cela me rendait très heureux, c’était la première fois que j’éduquais mon oreille. Mon deuxième instrument était un guacharaca que j’ai fabriqué avec un morceau de tuyau en PVC, j’y ai fait des rainures et avec quelques tiges de parapluie j’ai fait un cliquet.
PAN M 360 : Quel est votre statut en tant que musicien dans votre pays ?
BETO : J’ai un très bon statut, car les membres de mon groupe ont 30 ans d’expérience dans la musique vallenato. Mon groupe a joué dans toute la Colombie, dans de nombreuses régions, mais aussi au niveau international : Chicago, Corpus Christi – Texas, New York, Albuquerque – Nouveau Mexique, Argentine, Managua – Nicaragua, Équateur, Venezuela, Pérou, Japon, île de Bornéo – Malaisie, Canada, Londres et Corée du Sud, entre autres.
PAN M 360 : Comment êtes-vous entré en contact avec les présentateurs de Norté Tropical et avez-vous des rencontres artistiques prévues à Montréal ?
BETO : C’est notre manager Javier Mutis qui nous a mis en contact, car il fait tourner des artistes dans le monde entier. Nous prévoyons donc une rencontre artistique à Montréal, mais aussi à Londres et à Toronto. Je suis très heureux d’avoir été invité par Norte Tropical, qui fait beaucoup pour la musique des artistes du monde entier.
DANS LE CADRE DE LA SOIRÉE NORTÉ TROPICAL – LA COLOMBIE EN FÊTE ! , BETO JAMAICA REY VALLENATO SE PRODUIT LE VENDREDI 17 MAI, 2OH, AU THÉÂTRE PLAZA DANS UN PROGRAMME INCLUANT LE GROUPE LESS TOCHES, GRAND GAGNANT DU SYLI D’OR AUX PRODUCTIONS NUITS D’AFRIQUE.
POUR INFOS ET BILLETS, C’EST ICI
Elle joue du morin khuur, un instrument qu’on appelle également la ‘’vièle à tête de cheval’’, parce que sa volute est traditionnellement sculptée comme une tête équine. Certains le comparent aussi à une sorte de violoncelle d’Êxtrême-Orient, mais cela est réducteur, comme l’explique Uuriintuya Khalivan dans l’entrevue que j’ai réalisée avec elle. Bien qu’il en ait certaines allures, et qu’il soit joué dans une position similaire ainsi qu’avec un archet, ses caractéristiques sonores sont tout à fait différentes. La jeune artiste qui s’est installée à Montréal donnera un concert qu’elle partagera avec l’Iranienne Sadaf Amini au santour. Une rencontre unique en son genre, peut-être même une première mondiale, qui nous offrira le résultat d’une résidence de création soutenue par le Centre des Musiciens du Monde. C’est d’ailleurs à l’occasion du Festival du Centre des Musiciens du Monde que se produira l’artiste. Je vous invite par le fait même à écouter ICI l’entrevue que j’ai réalisée avec le Co-fondateur et Directeur général du Centre, Frédéric Léotar qui nous parle en détails du festival, dont la 7e édition s’intitule Les routes de la soie au féminin.
DÉTAILS ET BILLETS POUR LE CONCERT D’UURIINTUYA KHALIVAN
DÉTAILS ET BILLETS POUR LES CONCERTS DU FESTIVAL DU CENTRE DES MUSICIENS DU MONDE
Pan M 360 : Bonjour Uuriintuya, parlez-nous d’abord de votre parcours musical…
Uuriintuya Khalivan : Je viens du clan Halivan de la tribu Barag en Mongolie. J’ai obtenu mon diplôme en interprétation musicale à l’Université centrale pour les nationalités, en Chine en 2010. J’ai travaillé comme interprète solo de morin khuur dans la troupe artistique des mines de charbon chinoises pendant 12 ans.
Pan M 360 : Comment avez-vous découvert cet instrument, le morin khuur ?
Uuriintuya Khalivan : Mon père est poète, écrivain et journaliste pour notre journal local. Lorsque j’avais 12 ans, il est parti assister à une conférence dans une autre ville et, à son retour, il m’a offert un cadeau. C’était un morin khuur.
Pan M 360 : Qu’est-ce que le morin khuur ? D’où vient-il ?
Uuriintuya Khalivan : C’est un instrument de la famille des instruments à cordes frottées. On l’appelle aussi « vièle à tête de cheval » parce que, comme vous pouvez le voir, il est toujours surmonté d’une tête de cheval en bois sculpté.
Avant les améliorations modernes apportées à l’instrument, de nombreux matériaux extraits des chevaux étaient utilisés dans la fabrication du morin khuur, notamment les cordes en crin de cheval et la caisse de résonance recouverte de peau de cheval.
Le morin khuur fait l’objet d’une légende dans les prairies : Il y avait un jeune homme mongol nommé Suhe, qui avait un cheval bien-aimé avec lequel il avait grandi. Ce cheval était exceptionnel et gagnait de nombreuses courses de chevaux, ce qui suscitait la jalousie des autres. Malheureusement, un jour, son cheval fut secrètement abattu, ce qui lui brisa le cœur. Cette nuit-là, il rêva de son cheval qui lui disait : « S’il te plaît, utilise mon crâne, mes os et ma queue pour faire un instrument. Quand je te manquerai, joue-s-en. »
Bien sûr, les chercheurs attestent que le morin khuur remonte aux alentours du 3e siècle avant notre ère chez les Donghu. Mais je préfère raconter la légende.
Pan M 360 : Peut-on le comparer à une forme de violoncelle occidental ?
Uuriintuya Khalivan : Bien sûr, ce sont tous deux des instruments à cordes frottées. En termes d’impression sonore, certains journalistes occidentaux ont qualifié le morin khuur de « violoncelle oriental », mais c’est quelque un peu partial. Peut-être ces journalistes n’ont-ils entendu qu’un certain style d’interprétation monophonique sur le morin khuur, qui peut présenter certaines similitudes tonales avec le violoncelle. Cependant, le morin khuur possède également des techniques harmoniques, qui sont tout à fait uniques.
En ce qui concerne la construction de l’instrument, ils sont complètement différents. La caisse de résonance du morin khuur est plus petite que celle du violoncelle, et le morin khuur possède deux jeux de cordes (le jeu extérieur compte 110 cordes, et le jeu intérieur 90 cordes), avec 5 méthodes d’accordage différentes.
Ces deux instruments ont des gammes et des fréquences différentes.
Pan M 360 : Quelle est l’importance de cet instrument dans la culture mongole ?
Uuriintuya Khalivan : Dans la culture mongole, le morin khuur n’est pas seulement un instrument de musique ou un objet : il est porteur d’une riche signification culturelle et spirituelle. Il a une signification profonde dans la vie du peuple mongol, car il est considéré comme un pont reliant les humains à la nature et au monde spirituel.
Permettez-moi tout d’abord de vous donner un exemple : En Mongolie, il existe un morin khuur connu sous le nom de « Morin khuur du Maître national », qui est joué par les artistes les plus remarquables lors des célébrations nationales. Je n’ai pas entendu parler d’une tradition similaire dans d’autres pays.
En outre, le morin khuur occupe une place importante dans la vie quotidienne des Mongols. En tant qu’instrument traditionnel ancien, il est considéré comme un objet sacré capable d’apporter chance et protection aux familles. Par conséquent, même si personne dans la famille ne sait jouer du morin khuur, il est souvent conservé à la maison en tant qu’objet sacré, symbole de la bénédiction divine et du bien-être de la famille.
Le morin khuur dans la culture mongole n’est pas simplement un instrument de musique, c’est un symbole, une croyance, porteur des valeurs émotionnelles et idéologiques du peuple mongol à l’égard de la vie, de la nature et de la tradition.
Pan M 360 : Y a-t-il beaucoup de gens qui en jouent en Mongolie ?
Uuriintuya Khalivan : Au cours du siècle dernier, grâce à la paix, le développement de la culture traditionnelle a bénéficié d’une grande opportunité. Grâce aux efforts des prédécesseurs, à l’appréciation du public et au dévouement des compositeurs, de plus en plus de gens apprennent à jouer du morin khuur.
Aujourd’hui, les formes d’interprétation du morin khuur ne se limitent pas aux solos. Il existe également des duos de musique de chambre, des quatuors et même des orchestres symphoniques professionnels avec des sections de morin khuur.
En Mongolie, tous les trois ans, un concours international de morin khuur est proposé par le président. Comme les Mongols ont émigré dans diverses parties du monde ces dernières années, des concours internationaux sont désormais organisés tous les trois ans en Chine, en Europe et aux États-Unis.
Pan M 360 : Quand êtes-vous venu au Canada et pourquoi ?
Uuriintuya Khalivan : Je suis venue à Montréal à l’été 2018 avec ma famille pour faire du tourisme. Après le voyage, j’ai eu beaucoup de réflexions, donc six mois plus tard, je suis venue à Montréal à nouveau.
Pan M 360 : Qu’est-ce qui vous a poussé à choisir Montréal comme port d’attache ?
Uuriintuya Khalivan : J’aime voyager dans des endroits inconnus et j’ai visité divers pays aux États-Unis et en Europe pour mon travail. Lorsque j’ai voyagé à Montréal en 2018, je me suis retrouvée à demander mon chemin à des inconnus lorsque je me perdais. J’ai remarqué que les gens parlaient plusieurs langues : la plupart parlaient français, et si je ne comprenais pas, ils passaient à l’anglais, et parfois même à d’autres langues lorsqu’ils conversaient avec leurs compagnons. En tant que professionnelle de la musique, cette nouveauté et cette stimulation auditives étaient très excitantes pour moi, et j’aimais le sentiment d’explorer l’inconnu. C’est ce qui rend Montréal vraiment unique.
Au cours de ce voyage, un musée m’a profondément marqué, car il racontait une histoire. L’histoire décrivait un moment où une grande inondation était sur le point d’engloutir la ville, et un missionnaire érigea une croix au sommet d’une colline et commença à prier. Miraculeusement, l’inondation s’est retirée après la prière. Ce récit culturel m’a inspiré un sentiment de révérence sacrée, quelque chose que je n’avais pas connu ailleurs. Chaque fois que je vois ou que je passe devant le mont Royal, cela me revient à l’esprit.
Montréal accueille également des festivals de musique et des expositions d’art tout au long de l’année.
C’est une ville inclusive, diversifiée, amicale et harmonieuse. Cette ville me donne un sentiment de sérénité spirituelle, comme si elle était sous protection divine. De plus, elle éveille ma curiosité intérieure et m’offre des occasions quotidiennes d’enrichissement personnel et d’apprentissage. Je crois que Montréal peut me rendre plus forte et m’enrichir, d’où ma profonde affection pour cette ville.
Pan M 360 : Que pensez-vous des opportunités musicales à Montréal ?
Uuriintuya Khalivan : Les possibilités musicales à Montréal sont vastes et diversifiées et ne demandent qu’à être explorées. Des spectacles communautaires aux concerts dans les salles de musique, il y a un large éventail de genres, y compris la musique traditionnelle, électronique, expérimentale, d’avant-garde et ethnique. Chaque genre présente un nouveau défi, ce qui rend l’exploration de l’inconnu vraiment exaltante.
Le public de cette ville vient du monde entier, avec des goûts ouverts qui apprécient les différents types de musique. Il convient de mentionner qu’ils offrent les encouragements les plus chaleureux et les applaudissements les plus enthousiastes.
Pan M 360 : Jouez-vous principalement de la musique traditionnelle ? Quel genre de musique aimez-vous, ou quelle musique vous influence ?
Uuriintuya Khalivan : Je joue surtout de la musique traditionnelle, mais j’ai aussi expérimenté différents styles, comme les comédies musicales, la musique expérimentale, le métal, la pop, etc. En tant que professionnelle de l’industrie musicale, je dois écouter une grande variété de musique. Lorsque j’étais jeune et que j’apprenais le violon, j’écoutais beaucoup de musique classique, comme Chopin, Tchaïkovski et Bach. Plus tard, lorsque j’ai commencé à apprendre le morin khuur, je me suis plongée dans la musique traditionnelle, notamment les longues mélodies et les chants de gorge. En grandissant, à l’adolescence et à l’université, j’ai écouté, comme beaucoup de mes pairs, du heavy metal, du rock et du rap.
Après être entrée sur le marché du travail, j’ai commencé à explorer le jazz, la musique expérimentale et la musique électronique française. Avant de venir à Montréal, je connaissais Leonard Cohen et Céline Dion, mais mon professeur de français m’a fait découvrir des chansons folkloriques québécoises, comme « Jack Monoloy » de Gilles Vigneault. En fait, je suis très intéressée par la contemplation des motivations créatives derrière la musique et les émotions qui ne peuvent pas être exprimées par des mots.
Pan M 360 : Parlez-moi de votre prochain concert avec Sadaf Amini. Qu’allez-vous jouer ?
Uuriintuya Khalivan : Le thème de notre spectacle cette fois-ci est la Route de la soie. En fait, que ce soit dans les temps anciens ou modernes, nous vivons tous sur la même planète. Nous avons de nombreuses similitudes et de nombreuses différences. Grâce au langage de la musique, de la méconnaissance à la familiarité, des prairies aux déserts, nous avons tacitement créé de nombreuses imaginations merveilleuses.
Pan M 360 : Que pensez-vous de votre collaboration avec elle ?
Uuriintuya Khalivan : Sadaf est une artiste extrêmement mature, méticuleuse dans son travail et pleine d’imagination. En fait, mon anglais (ici traduit en français, je ne suis pas encore assez fluide pour une entrevue) ne traduit peut-être pas fidèlement mes véritables intentions, mais notre communication est très rapide et efficace. Lorsqu’elle a joué pour la première fois du santur devant moi, j’ai été impressionnée par la perfection de son jeu. Je suis honoré d’avoir l’occasion de collaborer avec une musicienne professionnelle aussi parfaite.
Il s’agit du tout premier duo avec le santur de l’histoire du morin khuur. Je dirais qu’il s’agit d’une exploration parfaite, et nous sommes impatientes d’y participer.
Pan M 360 : Que pensez-vous du Centre des Musiciens du Monde (CMM) ?
Uuriintuya Khalivan : C’est une institution de grande valeur. Le CMM offre aux musiciens une plateforme pour interagir, apprendre et collaborer les uns avec les autres. En organisant divers événements musicaux, des ateliers et des spectacles, il facilite la communication et la compréhension entre les différentes cultures. Cela joue un rôle crucial dans le développement et la diffusion des musiques du monde. En outre, le CMM peut offrir des ressources et un soutien aux musiciens, en les aidant à développer leurs talents et à présenter leur travail sur la scène internationale. Dans l’ensemble, le CMM joue un rôle important dans la promotion de la diversité culturelle musicale et dans l’amélioration des échanges musicaux mondiaux.
Pan M 360 : Quels sont vos projets pour les mois et les années à venir ?
Uuriintuya Khalivan : J’ai l’intention de continuer à participer et à soutenir diverses activités et projets du CMM. Le mois prochain, il y aura un concert de musique mongole au CMM. En août, comme les années précédentes, je compte participer au festival Orientalys qui se tient au Vieux-Port, un projet de mise en valeur de la culture mongole organisé par l’Association culturelle mongole canadienne. En outre, je postule au Programme des travailleurs qualifiés du Québec à Montréal et j’espère obtenir la résidence permanente. Étant la seule artiste au Canada à jouer du morin khuur, j’ai l’intention d’élargir mes connaissances et mes compétences musicales en demandant à étudier la composition à l’école de musique de l’Université de Montréal. Je continuerai à m’efforcer de présenter ma musique sur la scène internationale, à collaborer avec d’autres musiciens et à rechercher des possibilités d’avancement. En outre, j’ai participé à un projet d’éducation musicale visant à partager mon expérience et mes connaissances afin d’aider davantage de personnes désireuses d’apprendre à jouer du morin khuur. Dans l’ensemble, je poursuivrai sans relâche le développement et l’innovation dans le domaine de la musique et contribuerai à l’épanouissement d’une culture musicale diversifiée.
Le Centre des Musiciens du Monde à Montréal en est à la 7e édition de son festival annuel. Cette année, c’est la route de la soie, ou plutôt LES routes, qu’on nous invite à parcourir avec lui et avec des femmes qui lui rendent hommage à travers leur musique et leur vaste talent. Les 16, 17 et 18 mai, nous aurons rendez-vous avec des rencontres uniques entre la Mongolie et l’Iran, la Turquie ancestrale et la musique de chambre occidentale, la Chine, le Baloutchistan et d’autres. Beaucoup de concerts qu’il serait très peu probable de rencontrer ailleurs dans le monde, tellement le Centre est seul de sa catégorie sur la planète et est en train de générer un effet d’entraînement qui fait en sorte que des artistes de talent remarquable choisissent de plus en plus Montréal pour réaliser leurs rêves musicaux et ouvrir leur art à toutes sortes d’autres perspectives créatives. À ce propos, lisez l’entrevue ICI que j’ai réalisée avec Uuriintuya Khalivan, une jeune musicienne de Mongolie et joueuse de morin khuur, instrument traditionnel du pays, et qui vient de s’installer dans la métropole.
DÉTAILS ET BILLETS POUR LES CONCERTS DU FESTIVAL DU CENTRE DES MUSICIENS DU MONDE
Le Chœur national des jeunes du Canada (CNJC) est considéré comme l’un des meilleurs chœurs de jeunes au pays. Le CNJC offre aux jeunes chanteuses et chanteurs une occasion unique de perfectionnement professionnel au pays. Cette « équipe nationale » du chant choral est composée d’artistes âgés de 19 à 26 ans qui sont sélectionnés tous les deux ans à travers le pays. L’équipe artistique de l’actuelle sélection est composée de la cheffe de chœur Roseline Blain, de la cheffe de chœur apprentie Kitbielle Pasagui ainsi que du pianiste Pierre McLean. Le thème général du programme 2024 est Héritages, au sens du legs, de la transmission, de la passation de l’art choral d’une génération à une autre, d’un maître à son élève, d’une culture à une autre. Pour l’occasion, PAN M 360 va à la rencontre de la « délégation » québécoise recrutée au sein du CNJC: le baryton basse Matthew Adam, la soprano Salomé Karam et l’alto Danya-Jane Victor nous accordent une interview vidéo avant de se produire ce jeudi 16 mai, 20h, à ;l’Église Saint-Andrew et Saint-Paul, dans le contexte de PODIUM 2024.
Du 17 au 31 mai prochains, Francis Choinière et son Orchestre FILMharmonique rendront un hommage senti, voire épique, au compositeur hollywoodien John Williams. De Montréal à Toronto, en passant par Québec et Trois-Rivières, les mélomanes et les cinéphiles auront le bonheur de revivre les frissons que leur ont probablement données les partitions symphoniques de Williams. Star Wars, Harry Potter, La liste de Schnidler, Jaws, E.T., Jurassic Park et d’autres se succéderont sous la baguette du chef Francis Choinière. J’ai discuté avec Francis de la musique de John Williams et de ce qu’elle représente dans l’univers musical en général et pour lui en particulier.
DÉTAILS ET BILLETS POUR LE CONCERT L’UNIVERS SYMPHONIQUE DU CINÉMA – HOMMAGE À JOHN WILLIAMS
Sa présence singulière, de plus en plus remarquée sur les scènes expérimentales et contemporaines, impose cette interview vidéo.
Compositeur, chef de choeur, hurleur de métal, chef d’orchestre, directeur artistique des productions Temps Fort, Pascal Germain-Berardi a conçu Basileus sur un livret de Sébastien Johnson, le tout mis en scène par le Marie-Ève Groulx Présenté en ouverture du Festival international de musique actuelle de Victoriaville (FIMAV), soit le jeudi 16 mai, 20h, au Carré 150 de Victo, cet oratorio en quatre actes fera monter sur scène une cinquantaine d’artistes québécois.
Très ambitieux projet multi-genres !
La trame dramatique de Basileus est un drame familial vécu dans une époque violente, des valeurs contradictoires s’y affrontent à travers les personnages, honneur, liberté, domination, anxiété, affranchissement du passé, quête de liberté. Les rôles sont campés par Sarah Albu (la Matriarche), Charlotte Gagnon (Ades) et Dominic Lorange (Agis), autour desquels se déploit un vaste orchestre composé de d’ensembles distincts, soit Forestare (guitares), Horizon (anches, cuivres), Sixtrum (percussions) ou le désormais fameux Growlers Choir, chorale de hurleurs heavy métal.