Ce vendredi à la Société des arts technologiques (SAT), Humidex Records célèbre ses cinq ans d’existence avec une soirée 100% techno. Le natif de Détroit, 2Lanes, et les DJs locaux Amselysen & Racine ainsi que Pascale Project seront à l’œuvre du côté de l’Espace SAT.

L’un des fondateurs du label, Félix Gourd, alias Eƨƨe Ran, fera aussi partie de la programmation de l’événement. Pour l’occasion, Pan M 360 s’est entretenu avec lui pour discuter de cet accomplissement et de l’avenir d’Humidex Records.

PAN M 360 : Bonjour Félix! Déjà cinq ans d’existence pour Humidex Records. Résumez-nous la petite histoire du label.

FÉLIX : En gros, le label a été fondé par Leticia Trandafir alias softcoresoft, Simon Chioini et moi en 2019. Au départ, c’était pour faire paraître notre musique, celle de nos amis et organiser des événements. Ça a super bien été au début, nous avons fait plusieurs partys et sorti une compilation avec un morceau de chacun des fondateurs. Ensuite, nous avons préparé la sortie de mon premier EP en 2020, juste avant le début de la pandémie. Pendant cette période, le label a un peu dormi, même si j’ai publié certains de mes morceaux au courant de la pandémie. Vers la fin de l’été 2023, je travaillais sur de la musique et j’avais envie de repartir les activités d’Humidex Records, et c’est ce que j’ai fait. En janvier, j’ai réalisé que notre projet allait avoir cinq ans. Ça m’a donné envie de faire de préparer davantage d’événements pour que les gens de la communauté montréalaise de musique électronique se réunissent. Ça allait nous permettre de mettre en valeur nos différentes sorties comme notre compilation que nous avons récemment fait en soutien à la Palestine ou même la cassette Timbres Oblitérés de musique ambient par l’artiste Errance. Bref, nous sommes de retour en activités pour faire briller les différents artistes sous notre étiquette.

PAN M 360 : Quel rôle occupez-vous au sein d’Humidex Records?

FÉLIX : En ce moment, je suis le seul qui s’occupe du label. Je dirais que j’occupe le rôle de commissaire chez Humidex Records; j’ai le rôle de choisir, de contacter différents artistes, de coordonner les sorties et d’organiser les événements. Mis à part l’apport de différents collaborateurs, j’œuvre en solo au sein d’Humidex Records. 

PAN M 360 : Quels types de musique peuvent grandir sous votre étiquette?

FÉLIX : Humidex Records, c’est avant tout une étiquette de musique techno. Il y a deux penchants qui se développent dans le label: la musique techno et la musique électronique/expérimentale comme l’ambient et les beats déconstruits. Concernant cette dernière catégorie, il y a beaucoup de ce genre de musique qui est créé à Montréal et je trouve ça important que Humidex Records représente ces deux facettes.

PAN M 360 : Vous présenterez ce vendredi à la Société des arts technologiques (SAT) une soirée spéciale afin de célébrer les cinq ans. À quoi doivent s’attendre les amateurs présents?

FÉLIX : Tout d’abord, je vais commencer avec la présentation des artistes qui seront présents lors de l’événement. Pour commencer, parlons de 2Lanes, un artiste de Détroit qui est en train de se faire une place sur la scène internationale. Il fait de la musique électro/techno. Il est né à Détroit et s’est déplacé en Allemagne dans les années 80-90. Il va venir nous présenter un set qu’il a fait plusieurs fois en Europe. Ensuite, il y aura Pascale Project qui est une DJ d’ici bien établie qui est reconnue à l’international. Elle s’occupera d’ouvrir la soirée et proposera un set préparé spécialement pour la soirée Humidex. Pour poursuivre, il y aura l’apparition de Amselysen & Racine. Ils représenteront davantage le côté expérimental et déconstruit dans toute son intensité pendant près de 45 minutes. Je ferai aussi un DJ set sous mon alias Eƨƨe Ran. Je vais mettre en valeur de nouvelles influences, je vais y présenter une techno plus groovy, très en phase avec la proposition de Amselysen & Racine. C’est important de souligner que ce sera à l’Espace SAT au rez-de-chaussée, dans une formule club et intime. Il y aura une installation avec un laser, l’ambiance va être assez fidèle à des clubs ou rave-partys qu’on pourrait retrouver à Berlin. Il va y avoir un show de lumières minimal qui accompagnera la musique.

PAN M 360 : Quelle est la suite pour Humidex Records?

FÉLIX : Pour les prochains mois, il n’y a rien de défini encore. Cependant, c’est certain qu’il y aura du nouveau matériel publié sous l’étiquette Humidex Records au courant de l’année. Il y aura probablement des EPs et une compilation techno avec des artistes autant locaux qu’internationaux. Évidemment, nous allons organiser des lancements et des fêtes pour célébrer les différentes sorties. J’aimerais aussi faire d’autres rave-partys en m’associant avec des collectifs de Montréal.

Crédit photo : Société des arts technologiques

La chanteuse vancouvéroise Jill Barber a déjà sorti deux albums de chansons en français, immensément appréciés du public, particulièrement québécois. Voici que la belle francophile s’y adonne une troisième fois avec l’album Encore!, sur toutes les plateformes le 14 juin. Jill sera également, deux jours plus tard, au Francos de Montréal pour le présenter au public. Une histoire d’amour réciproque qui se poursuit, donc, et qui continue de nourrir de fort belles propositions musicales, très bellement retravaillées pour la personnalité douce et chaleureuse de l’interprète. On redécouvre Piaf, Trenet, Joséphine Baker, Blossom Dearie et Charlebois à travers des lectures habillées de surprenants et séduisants atours. J’ai rencontré Jill Barber qui m’a parlé de ce nouvel album.

DÉTAILS ET BILLETS POUR LE CONCERT ENCORE! DE JILL BARBER AUX FRANCOS 2024

L’entrevue se déroule en français et en anglais

Au Festival Classica de cette année, le duo acclamé Stick&Bow s’apprête à présenter un programme exaltant qui retrace le parcours artistique de l’un des compositeurs de musique nouvelle les plus intrigants, Astor Piazzolla. Rejoint par le pianiste canadien John Roney, le duo composé de la joueuse canadienne de marimba, Krystina Marcoux, et le violoncelliste argentin, Juan Sebastian Delgado, Stick&Bow explorera l’évolution dynamique de Piazzolla, depuis ses premières influences sur la scène jazz new-yorkaise jusqu’à ses compositions de tango innovantes en France.

PAN M 360 : Salut Stick&Bow , merci d’avoir pris le temps ! Cela ressemble à un programme incroyable. Peut-être pourrions-nous commencer par approfondir votre lien personnel avec la musique de Piazzolla. Que représente-t-il pour chacun de vous personnellement ?

Juan Sebastian Delgado : Oh, c’est une bonne question, même si la réponse sera longue ! Combien de temps avons-nous? Eh bien, même si Montréal est devenue ma maison depuis 12 ans, je suis originaire d’Argentine. La musique de Piazzolla est donc profondément ancrée en moi en raison de mes racines. Mais honnêtement, il n’est pas nécessaire d’être de là-bas pour apprécier son génie et sa musique.

Krystina Marcoux : C’est vrai. Le style de Piazzolla va au-delà du simple tango ; c’est un mélange unique de techniques et de traditions musicales, du classique européen au jazz en passant par le folk. Il y en a pour tous les goûts.

Juan Sebastian Delgado : Sa musique est jouée même dans des contextes académiques, ce que je trouve incroyable et qu’il imaginait lui-même impossible. J’ai poursuivi mon doctorat en interprétation à McGill, en me concentrant sur le tango post-piazzolla. Que faire après un génie si important? J’aime la musique nouvelle et le tango, et Piazzolla relie magnifiquement ces esthétiques. Il a fait partie de nombreux univers sonores et, bien qu’il ne soit pas né à New York, il y a passé 15 ans, ce qui a profondément influencé sa vision musicale.

Krystina Marcoux : Oui, surtout dans les années 30 et 40, lorsque le jazz était en plein essor.

PAN M 360 : Alors ce programme est-il spécifiquement conçu pour retracer son parcours et ses influences ?

Krystina Marcoux : Eh bien, ce n’est pas un tableau complet que nous sommes en mesure de donner, mais c’est définitivement le point de départ de notre programme. Tout en nous concentrant sur la trajectoire de carrière de Piazzolla, nous mettrons également en lumière les influences plus larges de son époque, en mettant en valeur des compositeurs comme George Gershwin, qui était une figure importante à New York à l’époque de Piazzolla, ou Nadia Boulanger en France.

PAN M 360 : Vos expériences directes d’enregistrement avec les anciens collaborateurs de Piazzolla ont dû fournir des informations inestimables sur sa musique. Pourriez-vous nous en dire davantage sur ce que cela a été ?

Krystina Marcoux : Nous avons eu la chance de collaborer avec des musiciens qui ont des liens directs avec le musicien Piazzolla, comme son pianiste Gustavo Beytelmann et le bandonéoniste Marcelo Nissiman. Grâce à ces collaborations, nous avons acquis de précieuses informations sur la tradition orale du tango, élément central pour bien comprendre ce genre, et les nuances des compositions de Piazzolla, qui vont bien au-delà de la simple lecture des notes sur une page. Comme c’est fascinant d’apprendre tout cela auprès de gens qui ont vécu l’âge d’or de cette musique. Il ne s’agit pas seulement de jouer les notes. Le tango est un style unique, avec une tradition distincte et des codes de jeux précis, qui se distingue du jazz ou de la musique classique. Ce concert vise à mettre en valeur ces influences.

PAN M 360 : Quand je pense au tango, Piazzolla est le premier nom qui me vient à l’esprit. Il semble pourtant qu’il ait été le mouton noir de la tradition.

Juan Sebastian Delgado : Oui, au niveau international, Piazzolla est le deuxième derrière Gardel en termes de renommée. Et il est intéressant de noter que lorsque Piazzolla a commencé à innover dans le tango, beaucoup d’Argentins n’aimaient pas ce qu’il faisait. Il était considéré comme détruisant le tango traditionnel.

PAN M 360 : Cela me rend encore plus excité pour ce concert. La musique de Piazzolla et son instrumentation unique sont fascinantes. Il semble que ses compositions se prêtent à une certaine flexibilité dans les arrangements ?

Juan Sebastian Delgado : Oui, comme Bach, ses pièces sont arrangées de nombreuses manières. Par exemple, nous utilisons du violoncelle et du marimba, ce qui est plutôt unique.

Krystina Marcoux : Cette flexibilité est en partie due à son influence jazz. Il faisait confiance à ses musiciens et travaillait généralement avec les mêmes instrumentistes pendant des années, un peu comme un musicien jazz, au point où une panoplie d’éléments musicaux viennent plutôt des musiciens que de la partition.

Juan Sebastián Delgado : Exactement. Pour bien comprendre sa musique, vous devriez écouter des enregistrements de Piazzolla jouant avec ses musiciens. Leur phrasé et leur style sont exceptionnels.

PAN M 360 : Comment le marimba s’intègre-t-il dans le programme ?

Krystina Marcoux : Piazzolla n’a pas nécessairement écrit pour le marimba, mais il a écrit pour le vibraphone, en collaborant avec des musiciens comme Gary Burton. Ils ont même enregistré un album ensemble.

Juan Sebastian Delgado : Absolument, ça vaut le détour. Nous incluons également une pièce de Gerry Mulligan, qui a enregistré avec Piazzolla.

PAN M 360 : Mulligan et Burton sont tous deux des légendes du monde du jazz.

Juan Sebastian Delgado : Oui, et ils ont tous deux apporté quelque chose d’unique à la musique de Piazzolla. Dans les notes de l’album, Burton a mentionné qu’il était initialement très intimidé, mais Piazzolla l’a rassuré en lui disant de simplement jouer, que lui s’occuperait du tango. 

Krystina Marcoux : Dans nos arrangements, le marimba joue souvent des parties écrites initialement pour le violon. Mais ce n’est pas toujours le cas, on mélange beaucoup les choses, on inverse les rôles entre les instruments.

Juan Sebastian Delgado : Oui, et nous jouons avec le pianiste John Roney, qui est un excellent exemple de musicien qui habite à la fois le monde du classique et celui du jazz.

PAN M 360 : Nadia Boulanger a bien sûr été le mentor de tant de titans de la musique contemporaine, pouvez-vous m’en dire plus sur l’influence qu’elle a eue ?

Juan Sebastian Delgado : Nadia Boulanger a joué un rôle crucial dans la carrière de Piazzolla, l’encourageant à embrasser sa vision unique de la musique, en fusionnant tango et composition classique. Au départ, Piazzolla cherchait à se distancier du tango avec Boulanger. Cependant elle a reconnu l’authenticité de son jeu de bandonéon et l’encouragea à insuffler des éléments classiques dans ses compositions de tango.

Krystina Marcoux : C’est vrai, Piazzolla avait avait un amour profond pour Stravinsky, Ravel et Bach, et je pense que c’est en France que les influences classiques ont commencé à prendre forme dans sa musique aux côtés du tango.

PAN M 360 : Alors, que diriez-vous au public d’attendre de cette émission ?

Krystina Marcoux : Nous invitons le public à embarquer avec nous dans un voyage musical, explorant les facettes moins connues du répertoire de Piazzolla. Nous ne jouerons pas Libertango, notre programme offre une nouvelle perspective, intégrant des influences françaises et des compositions moins connues qui mettent en valeur l’étendue du génie de Piazzolla et les nombreux univers musicaux dont il a fait partie.

PAN M 360 : Et j’ai vraiment hâte d’y être. Merci à vous deux d’avoir pris le temps de discuter. Profitez de cette belle journée montréalaise.

Juan Sebastian Delgado : Merci, nous allons essayer mais nous devons aller nous pratiquer maintenant !

PAN M 360 : Oh bien sûr.

Krystina Marcoux : Merci et à bientôt !

Kirà, fils de Manu Chao. Le Sénégalaises afroféministes Def Mama Def. L’Algérien Youba Ajrad. Los Gaiteros de Ovejas de Colombie. Queen Omega de Trinidad. Le virtuose malien de la kora Prince Diabaté. Le guitariste Bombino du Niger. La révélation afro-montréalaise d’origine congolaise Kizaba. Le groupe franco-marocain Zar Electric. BCUC d’Afrique du Sud. Athenea Y Su Candela de Cuba. Less Toches, gagnants des Syli d’Or. Ibibiio Sound Machine du Royaume-Uni et du Nigeria. Innoss B de RD Congo. BIM du Bénin. Rutshelle Guillaume d’Haïti. Voilà autant de très belles prises du 38e Festival Nuits d’Afrique, une programmation concoctée par Sépopo Galley, directrice artistique de l’événement qui nous en explique les choix effectués.

TOUTE LA PROGRAMMATION DES 38E NUITS D’AFRIQUE ICI

Il y a quelques semaines à peine, Karina Gauvin faisait paraître un album encensé ici-même sur PanM 360, Marie Hubert – Fille du Roy. À travers un répertoire de chansons folkloriques de France et Nouvelle-France, elle y raconte la vie de son ancêtre, Marie Hubert, arrivée dans la colonie en tant que Fille du Roi, mariée deux fois et mère de cinq enfants qui peupleront la colonie, comme le voulait Louis XIV. Le 11 juin prochain à l’église Sainte-Famille de Boucherville, et dans le cadre du festival Classica, Karina Gauvin revêtera les atours (littéralement) de son aïeule dans une mise en scène du répertoire de l’album. La soprano nous parle de l’album, de marie et du spectacle à venir.

DÉTAILS ET BILLETS POUR LE SPECTACLE MARIE HUBERT – FILLE DU ROY

Rude et puissante, la voix de la Montréalaise d’adoption Joyce N’Sana transcende le blues, enfin tel que se l’imagine le public occidental. Préférant l’étiquette afrobluehop, l’autrice-compositrice et interprète a grandi dans un climat de guerre au Congo. Déterminée, opiniâtre, impérial, ce petit bout de femme lionne possède un organe vocal tout simplement conquérant ! Sa musique est un mélange explosif d’afro-blues et de hip-hop auquel se juxtapose un reggae au féminin. Dans le cas qui nous occupe, c’est un blues africain qui domine la chanson Zola, premier extrait d’un album à paraître cet automne sous étiquette Productions Nuits d’Afrique. Bonne écoute !

En guise d’apéritif pour le prochain album du groupe montréalais We Are Wolves sous étiquette Simone Records, Alex et Vincent présentent la chanson Transition.

Premier extrait d’un album à paraître cet automne, Flying Away est expliqué par sa conceptrice et interprète, Sara Danielle. Enregistré en France l’an dernier, sa chanson a été conçue en collaboration avec la Franco-Américaine Anna Majidson. Bonne écoute!

I’m not home yet
Days are golden
Feeling found in
Unlikely endings

I’m in common places
Making new friends
Fixing pieces of dreams
That are broken

Flying away
I’ll be home tomorrow
No I won’t stay
No more tears nor sorrow

Flying away
Things will change tomorrow
Words I can’t say
Shedding skins I borrowed

Somehow the fear keeps coming
Am I not better off
In this cocoon I managed
To turn myself too fast

In greener pastures
I left a piece of
Peace of mind

Flying away
I’ll be home tomorrow
No I won’t stay
No more tears nor sorrow

Flying away
Things will change tomorrow
Words I can’t say
Shedding skins I borrowed

Flying away
I’ll be home tomorrow
No I won’t stay
No more tears nor sorrow

Flying away
Things will change tomorrow
Words I can’t say
Shedding skins I borrowed

crédits

paru le 23 mai 2024
Recorded at Greenroom Studios and Gamma Recording Studio
Engineered by Nicolas Roberge
Additional engineering by Samuel Gemme and Christian Sean
Mixed by Warren Spicer
Mastered by Philip Shaw Bova

Photography by Gaëlle Leroyer
Visuals by Valéry Lemay
Artistic direction by Valéry Lemay

Music composed by Anna Majidson, Sara-Danielle & Christian Sean
Lyrics written by Sara-Danielle & Anna Majidson

Sara-Danielle : vocals, back vocals
Anna Majidson : vocals
Christian Sean: piano, synthesizers, bass, drum programming, guitars, SFX, vocals
Louis René : Drums, percussions
Antoine Tardif: Trumpet

licence

tous droits réservés

Le samedi 8 juin avait été prévu pour la création du Requiem du compositeur québécois François Dompierre, 80 ans et en pleine possession de ses moyens. Le public en a pris bonne note, puisque le programme de la Maison symphonique de Montréal sera exécuté à guichets fermés. Voilà une excellente raison de présenter une supplémentaire… la veille ! Ainsi, le Requiem tout neuf de Dompierre sera couplé à celui de Gabriel Fauré, composé de 1887 à 1901. L’exécution sera assurée par par l’Orchestre Philharmonique et Chœur des Mélomanes sous la direction de Francis Choinière, à l’origine de cette proposition formulée à François Dompierre. Joint en Italie où il possède une résidence, Dompierre se prête à l’exercice d’expliquer sa démarche: reprendre la forme classique du requiem et en faire une œuvre moderne. Voici donc les explications fournies à Alain Brunet pour PAN M 360.

INFOS ET BILLETS ICI

Dans le cadre de sa série Les Grands Accords Classica, et sous le sceau du NOM (Nouvel Opéra Métropolitain), le festival Classica présente plusieurs œuvres lyriques très variées entre le 28 mai et le 8 juin 2024. L’une d’entre elles est un chef-d’œuvre à découvrir, un trésor caché à la résurrection presque miraculeuse comme l’explique bien le chef Mathias Maute dans l’entrevue qui suit. Il s’agit de Der Kaiser von Atlantis de Viktor Ullman, un compositeur de très grand talent qui a eu le malheur de se trouver sur le chemin des Nazis. Il est mort à Auschwitz en 1944, juste après avoir réussi à compléter sa partition, qui a survécu dans des circonstances presque incroyables. On y parle de tyrannie, mais aussi de rédemption finale, ce qui trahit le côté profondément humaniste de Ullman, malgré le contexte dans lequel il a vécu. L’opéra sera présenté en version concert avec l’Ensemble Caprice sous la direction de Mathias Maute, ainsi qu’une distribution relevée composée entre autres de Sophie Naubert, Florence Bourget, Éric Laporte et Tomislav Lavoie. Il ne faut surtout pas manquer cet événement, car ce petit bijou d’à peine une heure s’écoute très bien grâce à une musique éclectique faisant appel à du romantisme autant que de la dissonance et un peu de jazz/cabaret. Une remarquable fusion, surtout pour l’époque, qui agissait comme un pied de nez aux hordes nazies rétrogrades. Ajoutez à cela une histoire pleine d’humour grinçant avec des personnages archétypaux dont le symbolisme est fascinant, et vous obtiendrez une très belle soirée. Également au programme, car la durée de l’opéra le permet, une Symphonie pour orchestre de chambre du Montréalais Jaap Nico Hamburger dans laquelle il sera question de ‘’Train pour la mort’’ et de ‘’Train pour la vie’’. 

DÉTAILS ET BILLETS POUR DER KAISER VON ATLANTIS DE VIKTOR ULLMAN

La violoncelliste et gambiste canadienne Elinor Frey convie le public à découvrir l’univers musical d’un compositeur français du XVIIIe siècle, Jean Baur (1719 – c.a 1773).  Accompagnée de Mélisande McNabney au clavecin et pianoforte et d’Antoine Malette-Chénier à la harpe, deux éminents musiciens de l’Accademia de’Dissonanti, une institution qui se veut à la fois ensemble instrumental, centre de recherche et école, qu’elle a fondée en 2020, le trio reprend dans ce programme l’essentiel des œuvres qui composent le premier album de l’ensemble, Jean Baur : Chamber Music, qui a été sacré album de l’année dans la catégorie Musique médiévale, de la Renaissance, baroque aux plus récents Prix Opus 2023.

Mais qui était-il, ce méconnu Jean Baur? C’est entre autres de cela que notre collaborateur Alexandre Villemaire a discuté avec Elinor Frey à quelques jours du concert.

Le monde musical de Jean Baur 

Dimanche, 2 juin à 19h30 à l’Église catholique Saint-Bruno de Saint-Bruno-de-Montarville

Pour vous procurer des billets, c’est ici

Pour le 100e anniversaire de la mort du compositeur français Théodore Dubois et pour souligner les 20 ans de l’Ensemble vocal Vox Luminosa qu’il a fondé, le chef de chœur, maestro, chanteur, compositeur a eu l’aval du Festival Classica pour diriger deux projets fort différents.

Ce samedi 1er juin, une cinquantaine d’artistes montent sur scène pour interpréter deux œuvres de son cru et d’autres de Gabriel Fauré et César Franck, le tout suivi du plat de résistance signé Théodore Dubois, Les sept paroles du Christ dans son ultime version pour chœur, orchestre et solistes.

Ce mercredi, le chef se transforme en crooner et dirige un ensemble jazzy pop au service du légendaire Henri Salvador, dont l’album Chambre avec vue fut enregistré alors qu’il avait 80 ans – il en aurait 105 aujourd’hui. Autour du répertoire de cet album désormais mythique, Claudel Callender a monté un répertoire de chanson française et de jazz illustrant les amitiés et affinités d’Henri Salvador avec Jacques Brel, Léo Ferré, Charles Aznavour, Joe Dassin, Django Reinhardt, Sydney Béchet et plus encore.

Il explique tout ça à Alain Brunet, quelques jours avant de monter sur les scènes de Classica.

POUR INFOS ET BILLETS DU CONCERT DU SAMEDI 1ER JUIN, AUTOUR DE THÉODORE DUBOIS, C’EST ICI

Artistes

Claudel Callender, chef d’orchestre et chef de chœur
Ensemble vocal Vox Luminosa et orchestre

Myriam Leblanc, soprano

Emmanuel Hasler, ténor

Geoffroy Salvas, baryton

Jacques Giroux, orgue

Programme

César Franck /Prélude, Fugue et Variation, op. 1      l. Andantino espressivo

Jacques Giroux, orgue

Gabriel Fauré / Cantique de Jean Racine

César Franck/ Panis Angelicus

Gilles Vigneault / Je vous salue Marie

Claudel Callender / Giorno D’eternità                                           

Claudel Callender / O Salutaris Hostias

César Franck /Psaume 150

ENTRACTE

Théodore Dubois / Les sept paroles du Christ

POUR INFOS ET BILLETS DU CONCERT DU MERCREDI 5 JUIN, AUTOUR D’HENRI SALVADOR,C’EST ICI

Artistes

Claudel Callender, chanteur

Nathalie Albert, chanteuse

John Roney, piano

Francis Tétu, guitare

Samuel Blais, saxophone

Bertil Schulrabe, batterie, percussions

François Marion, contrebasse

PROGRAMME

D. Reinhardt, Minor swing

Hommage à J.P. Ferland 

Keren A. Zeidel, B. Biolay, Chambre avec vue 

Keren A. Zeidel, B. Biolay / Le Jardin d’hiver

H. Salvador, G. Molard/ La muraille de Chine

H. Salvador/ Mademoiselle

B. Dimey, H. Salvador/ Syracuse

M. Esteve, A. Mengo, / Il fait dimanche

Keren A. Zeidel, B. Biolay / Jazz Méditerranée

J. Plante, C. Aznavour / For me, Formidable 

M. Modo, H. Salvador / ’ai tant rêvé

H. Salvador, I. Solime, M. Lanjean / Maladie d’amour 

H. Salvador : paroles françaises/ Campbell, Peretti, Weiss, Stanton, Creatore : version originale / Le lion est mort ce soir

H. Salvador, M. Pons/ Le loup, la biche et le chevalier (Une chanson douce)

S. Bechet, F. Bonnifay / Petite fleur

P. Delanoë, M. Wilsh, M. Deighan /Champs Élysées 

M. Legrand, J. Demy / Chanson de Maxence (tiré des Demoiselles de Rochefort) 

J. Brel / Voir un ami pleurer

L. Ferré /C’est extra

C. Callender / L’amour aime

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