La Nuit de la kora, moment phare du Festival international Nuits d’Afrique, met à l’honneur chaque année les virtuoses de la tradition mandingue. Ce dimanche 13 juillet au Gesù, 20h, d’humbles gardiens de la mémoire font vibrer la kora — un instrument aussi majestueux que symbolique. Parmi eux, Zal Sissokho, figure emblématique de la scène world montréalaise, brille par son authenticité et sa capacité à rassembler les acteurs de sa culture et les autres avec qui il échange désormais.
Nommé au Gala Dynastie 2025, il aime, selon ses mots, « marier sa réalité au bagage culturel de la kora ». À ses côtés, Toumany Kouyaté, maître sénégalais de la kora, impressionne par son jeu précis et sa présence scénique. Griot et musicien du spectacle O du Cirque du Soleil — vu par plus de 20 millions de spectateurs — il perpétue, corde après corde, l’âme d’un héritage ancestral. Un rendez-vous inoubliable sous le signe de la beauté et de la transmission. Pour PAN M 360, Keithy Antoine a conversé avec Zal Sisshoko, question de nous mettre en appétit !
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Wesli ne compte plus le nombre de fois qu’il a participé au Festival international Nuits d’Afrique. Cet ambassadeur de la musique haïtienne est fier d’y participer chaque année, et de nous offrir des spectacles mémorables à chaque fois. Cette année, nous aurons droit à des primeurs, des chansons inédites qui figurent dans son prochain album et pour l’occasion, il sera accompagné d’invités spéciaux locaux et internationaux. Il nous dévoile certains d’entre eux durant l’entrevue avec Keithy Antoine, pour PAN M 360.
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Vous l’avez peut-être découvert durant sa participation au projet Kalmunity Vibe Collective, il y a plusieurs années. Fabrice Koffy n’a pas cessé de slamer depuis lors, avec son fidèle guitariste Guillaume Soucy, qui l’accompagne depuis ses débuts. Mais pour la 39ème édition du Festival internationa Nuits d’Afrique, il sera en mode full band, avec saxophone, clarinette, batterie, guitare et contrebasse. Notre collaboratrice Keithy Antoine s’est entretenue avec le poète-slameur à quelques jours de sa performance au Club Balattou le lundi 14 juillet.
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Du 1er au 3 août, se déploie le Festival d’échanges interculturels latino-américain. D’abord une répétition publique au Conservatoire de musique de Montréal le vendredi 1er août. Cette répétition sera suivie le lendemain samedi d’un concert présenté dans la salle de la ferme Cadet-Roussel de Mont-Saint-Grégoire. Ce concert s’inspirera de programmes déjà présenté par Tambuco et relus dans un contexte d’échanges interculturels. On y savourera entre autres la musique de la compositrice mexicaine Gabriela Ortiz, le plateau de musiciens réunit le quatuor à cordes Parcival Project sous la direction d’Emmanuel Vukovich, le renommé quatuor mexicain de percussions Tambuco, sans compter le maître percussionniste montréalais Aldo Mazza (KoSA Music). Pour crémer le tout, la journée de dimanche sera festive à la ferme Cadet-Roussel, on y accueillera une centaine de travailleurs agricoles mexicains venus à la rencontre du public québécois lié de près ou de loin à cette ferme visionnaire. L’objet, aurez-vous deviné, est de construire des ponts entre les cultures québécoise et latino-américaines, mais aussi entre cultures musicales et agriculture. Holistique, dites-vous ?Pour en savoir plus long, Alain Brunet s’adresse à un plateau d’acteurs de cet événement singuliers: Anne Roussel, copropriétaire de la ferme Cadet-Roussel et représentant l’équipe de la ferme, Emmanuel Vukovich, violoniste à la barre du Parcival Project, Ricardo Gallardo de Tambuco, Aldo Mazza de KoSA Music.
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Mateus Vidal a fait partie pendant presque 30 ans du célèbre groupe brésilien de samba-reggae Olodum. Aujourd’hui, il s’est établi à Montréal et a démarré un nouveau projet, le Axé Experience, du nom d’un style de musique afro-brésilien né à Salvador de Bahia, d’où est originaire Mateus Vidal. Le nouveau Québéco-Brésilien a raconté son parcours historique et sa nouvelle vie montréalaise à notre collaborateur Michel Labrecque. Il nous parle aussi de son concert festif, présenté à Nuits D’Afrique le 17 juillet à 17h sur la Scène Loto-Québec.
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Faisant partie des ensembles vocaux les plus en demande au monde avec plus d’une 90 concerts par années, récipiendaire de deux prix Grammy, l’ensemble vocal Chanticleer propose, pour sa première visite au Festival de Lanaudière, un survol de la tradition chorale déployée sur cinq siècles, de la Renaissance à nos jours. Avec des œuvres de compositeur et compositrices variés allant de Guillaume de Machaut en passant par Roland de Lassus, Jean Sibelius et Pete Seeger, les chanteurs de l’ensemble a cappella de 12 voix dresseront le 13 juillet à l’Amphithéâtre Fernand-Lindsay un panorama de la polyphonie vocale.
Pour en discuter, Alexandre Villemaire de PAN M 360 s’est entretenu avec Tim Keeler, directeur musical de l’ensemble et maître d’œuvre de ce programme que les chanteurs de l’ensemble interpréteront de manière autonome.
Cette entrevue a été réalisée en anglais
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Les 13,14 et 15 juillet, le groupe montréalais latino Less Toches, gagnant du concours Sily d’Or de 2024, donnera trois concerts de factures différentes, avec des invités spéciaux différents, à 23h au Club Balattou. Michel Labrecque en a discuté avec Daniel Rodriguez, un des membres de ce quintette colombien-mexicain-argentin qui fait résonner la cumbia sous différentes formes.
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Les partys de cuisine constituent une tradition en soi chez les Québécois de toutes souches. Eli Levison, alias DJ Oonga que l’on connaît aussi pour la coordination de la direction artistique de l’événement Mundial Montréal, a professionnalisé les partys de cuisine de son propre appartement jouxtant le parc Jeanne-Mance, mémorables fêtes privées qui se sont transformés progressivement en Sauce Piquante Sound System.
Sous l’impulstion de DJ Oonga, ce plateau d’artistes à géométrie variable se déploie ce samedi au Ministère, soit de 22h jusqu’à 3h du matin dominical. Toute une fête en perspective !
Toutes les épices de Sauce Piquante Sound System se trouvent dans cette cuisine globale ! On y cuisine ska, rumba, calypso, funk, hip-hop et même punk. DJ Oonga sera entouré des chanteurs et rappeurs KC et Gioco, sans compter les instrumentistes, guitaristes, percussionnistes et autres voix motivées. Et ça se passe en français, en espagnol, en anglais et en portugais… Babel Montréal ne s’est jamais si bien portée!
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L’ensemble montréalais novateur Collectif9 sera au Festival de Lanaudière le 12 juillet pour un concert basé sur le principe du folklore. Bien sûr, connaissant cet orchestre à cordes qui ne fait rien comme les autres, on peut déjà s’attendre à des visions loufoques, surprenantes et peut-être même iconoclastes des clichés et stéréotypes qu’il impose. Le groove, le beat, le rythme, risquent aussi d’être de la partie, de manière audacieuse bien sûr, car Collectif9 est un groupe de musique savante, certes, mais de son temps. Au programme : Nicole Lizée, brillante créatrice d’univers éclectiques allant du grand art à la culture pop. Et aussi : John Zorn, l’inclassable, Vijay Iyer, un génie du jazz contemporain, et bien d’autres. Pour en savoir plus, lisez notre entretien avec Andrea Stewart et Thibaut Bertin-Maghit de Collectif9.
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Secret bien gardé? Daby Touré est devenu Montréalais il y a quelques années et y amorce aujourd’hui un nouveau cycle de sa vie publique. Auteur, compositeur et interprète atypique de l’Afrique car il y intègre tout plein d’éléments de folk, rock ou pop de création à l’occidentale, l’artiste avait connu un départ canon lorsque repéré par Peter Gabriel et pris en charge sous son étiquette Real World pour ainsi tourner avec le célébrissime artiste britannique.
Deux décennies plus tard, le parcours de Daby Touré fut un peu plus confidentiel qu’annoncé. De sa Mauritanie natale et du Sénégal dont sa célèbre famille paternelle est issue (père et oncles du fameux groupe Touré Kunda), Daby Touré n’a cessé de transhumer sur cette Terre et ainsi devenir un authentique citoyen du monde. Après l’Afrique de l’Ouest où il retourne régulièrement, il a vécu à Paris pour ensuite s’établir à Montréal. On lui doit les albums Diam (2004), Stereo Spirit (2007), Lang(u)age (2012), Amonafi (2015).
Daby Touré n’a pas enregistré d’album depuis 10 ans mais affirme avoir tout plein de chansons neuves dans sa besace. Il reprend du service en ce 11 juillet aux Nuits d’Afrique qui lui ont réservé le Théâtre Fairmount pour son retour professionnel. Semble-t-il qu’il a complètement réarrangé ses classiques et nous offrira quelques inédites de son nouveau répertoire. Avant quoi il raconte à Alain Brunet les tenants et aboutissants de son nouveau cycle montréalais qui le mènera possiblement sur les scènes du monde.
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Las Karamba est un groupe féminin de Barcelone, formé majoritairement d’immigrantes d’Amérique Latine.
Deux Vénézuéliennes, deux Cubaines, une Argentine et une Catalane. Après deux albums, Las Karamba sera aux Nuits d’Afrique pour la première fois le 20 juillet, à la Scène TD du Quartier des Spectacles, à 20h15. C’est gratuit. Michel Labrecque s’est entretenu, en espagnol, avec deux membres de ce groupe festif et militant à la fois. Natacha Arizu, Argentine et claviériste et Ayvin Bruno Vénézuélienne et chanteuse, répondent à ses questions.
PANM360 : Racontez moi la genèse de ce groupe féminin, comment Las Karamba s’est-il formé ?
Ayvin Bruno : Je peux dire que je suis l’initiatrice, nous étions en 2018. À Barcelone, il y a toute une scène musicale ouverte, qui permet des jam sessions, où beaucoup de gens issus de nombreux pays peuvent se rencontrer. C’est dans ce contexte que nous avons formé ce groupe féminin, pour raconter nos histoires de migration, de l’Amérique latine à l’Europe. Nous nous sommes rapidement rendu compte que nous vivions beaucoup de choses en commun même si nous venions de pays différents. En 2021, Camino Asi, notre premier disque est paru et en 2024, notre second, Te lo Digo Cantando, sera en grande partie ce que nous allons vous présenter à Montréal.
PANM360 : Il me semble que le dénominateur musical entre vous six, c’est l’amour pour la musique cubaine : salsa, rumba, son, etc. Je me trompe ?
Natacha Arizu : Non, bien que je sois Argentine, j’ai grandi en écoutant beaucoup de musique cubaine et c’est pareil pour les autres. Le groupe compte aussi deux musiciennes cubaines. C’est donc notre base musicale, mais, après, chacune apporte un peu la couleur de son pays et son expérience personnelle.
Ayvin Bruno : Mais nous avons toutes cette affinité avec le son cubain. C’est une musique dansante, qui est reconnue au niveau international. Et ça nous unit. PANM360 : C’est une musique dansante, mais vous voulez aussi faire réfléchir. Qu’est-ce que vous voulez raconter dans vos chansons ?
Ayvin Bruno : Vous savez, dans l’ensemble, la musique latine est écrite dans une perspective masculine, voire patriarcale. Parce que la grande majorité des compositeurs étaient des hommes. Nos chansons racontent notre version de l’histoire. Ça raconte nos luttes, notre quotidien, notre vie de mère, nos anxiétés, aussi la perspective de nos mères ou de nos ancêtres. Je crois que c’est une nécessité sociale de faire cela.
Également, nous avons écrit une chanson en catalan, puisque nous habitons Barcelone et que c’est la langue de la majorité. Mais, à part une Catalane qui est avec nous, nous racontons notre perspective de migrantes, venues ici pour apprivoiser une nouvelle société et lui offrir le meilleur de nous. Et maintenant, nous avons la possibilité de raconter nos histoires à l’échelle internationale en tournant à l’étranger.
PANM360 : Vous êtes Latino-Américaines, pourquoi avez-vous choisi d’immigrer en Espagne plutôt qu’aux États-Unis, comme le font tellement de gens ?
Natacha Arizu : Pour ma part, j’étais attirée par les similarités culturelles, la langue commune. Pour moi, les États-Unis ne représentaient pas forcément un idéal. L’Argentine est largement peuplée d’immigrants européens. Et ce qui se passe aux États-Unis en ce moment renforce mon choix.
Ayvin Bruno : De mon côté, j’ai un passeport italien depuis l’âge de 9 ans, grâce à ma grand-mère. C’était beaucoup plus facile de venir en Europe. C’est pourquoi ma sœur, qui fait aussi partie de Las Karamba et moi sommes ici depuis bientôt 20 ans. J’ai beaucoup d’amis vénézuéliens qui vivent aux États-Unis et leur situation se complique beaucoup actuellement avec la nouvelle administration. Je suis très contente de mon choix.
PANM360 : Et en ce moment, l’économie espagnole va plutôt bien et le pays semble très content d’accueillir des immigrants de langue et de culture commune. Revenons à la musique: qu’allez vous nous présenter à Montréal ?
Natacha Arizu : Ce seront à 100% des compositions originales. Vous allez pouvoir danser tout en réfléchissant. C’est un mélange de choses.
Ayvin Bruno : Vous allez aussi ressentir notre complicité, notre solidarité, que nous vivons à fond puisque nous sommes constamment ensembles dans le cadre de cette tournée. Notre première en Amérique du Nord.
PANM360 : A très vite à Montréal, sur la Scène TD, le 20 juillet !
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Il s’agira d’une première montréalaise et canadienne pour Blaiz Fayah, cet artiste viendra nous faire vibrer sur le shatta, le dancehall martiniquais, mais également le reggae et ses autres dérivés. Pour l’occasion, il viendra accompagné de ses deux danseuses et de ses musiciens pour une soirée festive puisqu’il compte bien mettre le feu. Avec la sortie de son album Shatta Ting cette année, sa notoriété n’est plus à prouver, surtout en Amérique latine, mais c’est au tour du Canada de découvrir cet homme qui enchaine les succès. Notre journaliste Sandra Gasana l’a rejoint à Paris en visioconférence pour PANM360.