L’année du Dragon qui se terminera le 30 janvier se fera sous le signe de la musique et de la rencontre entre l’Orient et l’Occident. Imaginée il y a quelques années, l’enceinte de la Maison symphonique fera entendre en création mondiale le Concerto pour pipa de Christian Thomas, qui sera interprété par la virtuose Liu Fang , une des plus réputées dans le monde et décrite comme « l’impératrice du pipa ». Les notes singulières du pipa, cet instrument chinois millénaire, se joindront à celles de l’Orchestre FILMharmonique dirigé par Françis Choinière qui interprétera également le célèbre concerto pour violon Les Amants papillons, avec le violoniste Guillaume Villeneuve comme soliste, ainsi que L’Oiseau de feu de Stravinski. À quelques jours du concert, Alexandre Villemaire s’est entretenu avec Christian Thomas au sujet de la composition de son concerto.

Lisez la critique du concerto par Frédéric Cardin

Pour plus d’informations et pour des billets, c’est ICI

crédit photo: Enzo Wong

M/NM propose le programme Delta (s), une expérience immersive au formidable Music Multimedia Room (MMR) de l’université McGill. L’exécution a été confiée au Duo AIRS, composé du percussionniste David Therrien-Brongo et du multi-saxophoniste Louis-Philippe Bonin auxquels se joint le compositeur et guitariste Alexandre David, notamment pour sa pièce Delta (s) qui réunit brillamment les esthétiques de la musique contemporaine mais aussi du rock métal et du gamelan balinais. Immersif d’un troisième type ! Imaginées par Andrew Staniland, Alexander Schubert, Nicole Lizée et Rocio Cano Valiño, d’autres œuvres de même cousinage seront aussi jouées en solos, duos et trios. Pour en savoir davantage, Alain Brunet s’est entretenu par David Therrien-Brongo et Alexandre David.

Ce programme est prévu le 19 février au Music Multimedia Room de McGill, présenté par la SMCQ dans le cadre de Montréal/Nouvelles Musiques / 12e édition (2025) — Musique et images.

Participant·es

Concepteur·trices

  • Frédéric Lebel, sonorisation

Programme

Publicité panam

Le 17 janvier dernier, le jeune ensemble québécois qu’est le Quatuor Cobalt a  officiellement lancé son premier album, Reflets du temps. Au travers trois œuvres de compositrices d’époques et de style différent (Maddalena  Sirmen, Fanny Mendelssohn et Alicia Terzian) allant de l’époque classique à  nos jours, le quatuor composé de Guillaume Villeneuve et Diane Bayard (violons), Clément Bufferne (alto) et François Leclerc (violoncelle), traduise  une passion commune pour la variété du répertoire pour quatuor à cordes en  y amenant leur touche bien personnel, notamment par l’interprétation sur  instruments d’époque. Alexandre Villemaire, collaborateur pour PAN M 360  a discuté avec François Leclerc de ce lancement et des projets à venir pour le  quatuor.

crédit photo: Annie Ethier

Vidéo, calligraphie et peinture en direct sont au programme exécuté par le  Trio d’argent. Trois flûtistes français interpréteront Déry, Yu, Sinnhuber, Dazzi et Daudin-Clavaud, dont les œuvres ont été composées pour leur ensemble. Ce programme s’inscrit parfaitement dans la thématique générale de M/NM, soit le lien très contemporain entre musique et image. Cette conversation entre musique de création et art graphique ou pictural. En temps réel, le calligraphe Shanshan Sun s’exécutera de concert avec les musiciens. On évoquera aussi les fameux mangas de Jirô Taniguchi, sans compter les vidéos de dessin en direct de feu Kim Jung-gi. Ainsi flûtistes du Trio d’argent attirent le public dans «l’art du trait» asiatique. « Chaque expression graphique, mise en lumière par le geste musical, révèle une nouvelle facette de cet univers subtil et harmonieux. « 

Événement présenté dans le cadre de Festival Montréal/Nouvelles Musiques / 12e édition (2025) — Musique et images.

Participant·es

Concepteur·trices

Programme

Publicité panam

Inspiré par la poésie de la surdouée Sylvia Plath (1932-1963), I Am Vertical réunit les ensembles montréalais Cordâme et Sixtrum. Leader de la formation Cordâme, le contrebassiste Jean-Félix Mailloux a adapté des textes de l’autrice américaine et les a mis dana la bouche de la chanteuse Coral Egan, autour de laquelle se déploient cordes et percussions. Rappelons que Sixtrum est un de nos principaux véhicules percussifs au service des musiques de création locale et internationale. Quant à Cordâme, l’ensemble enclin au jazz de chambre multiplie les métissages et surimpressions avec les musiques modernes de tradition classique toutes époques confondues. À quelques jours de la présentation du programme, Alain Brunet a interviewé Jean-Félix Mailloux et Fabrice Marandola, porte-parole de Sixtrum. Pour PAN M 360!

INFOS ET BILLETS ICI

Programme

Jean-Félix Mailloux: Créations canadiennes (2025) – plusieurs mouvements sur des poèmes de Sylvia Plath
I am vertical
Mirror
Altea
The night dances
Daddy
Balloons
Soliloquy Of The Solipsist
Ariel
You’re 
Insomniac

Artistes

Publicité panam

L’exploration collaborative entre l’ensemble vocal Phth et l’artiste visuelle Beth Frey promet un récit immersif, spontané et interactif. Cette expérience en temps réel aura lieu le dimanche 16 février à la Société des arts technologiques (SAT), dans le contexte du festival Montréal / Nouvelles Musiques présenté par la Société de musique contemporaine du Québec (SMCQ).La vidéo d’art réalisée par Beth Frey est peuplée de créatures étranges, « morphologiquement ambiguës », qui trouvent leurs réparties vocales par un quintette de chanteurs.euses enclins à l’improvisation et aux techniques avancées du chant, ceci incluant onomatopées, borborygmes et autres son d’un vocabulaire lyrique développé par l’avant-garde au cours des dernières décennies. Bizarroïde d’entrée de jeu, cette approche commune de Phth et Beth Frey n’a rien d’austère: l’humour et la surprise sont partie intégrante de l’affaire. À l’instar de leur interlocutrice vidéo, les artistes de Phth sont toustes compositeurs.trices et improvisateurs·trices parfaitement capables de poser les pierre d’un édifice cohérent et attractif. Pour mieux se préparer à cette expérience, Alain Brunet a rencontré Beth Frey et Gabriel Dharmoo de Phth.

Participant·es

Concepteur·trices

Programme

Plus d’infos: Festival Montréal/Nouvelles Musiques / 12e édition (2025) — Musique et images.

Publicité panam

Le Centre des musiciens du monde de Montréal présente une toute nouvelle série de rencontres intitulée ‘’Concerts intimes’’, qui se déroulera dans un petit espace accueillant, situé derrière l’autel de l’église Saint-Enfant-Jésus, coin Saint-Dominique et Saint-Joseph. Dans cet espace, 50 personnes pourront goûter aux sonorités envoûtantes soit du oud arabe, soit du morin khuur mongol, du charango péruvien, du setar persan (ne pas confondre avec le sitar indien) ou de l’inanga rwandais. Des moments de communion musicale, émotionnelle, voire spirituelle, dont nous parle plus amplement le directeur général du Centre, Frédéric Léotar, dans l’entrevue qu’il m’a accordée.

PROGRAMMATION ET BILLETS DE LA SÉRIE CONCERTS INTIMES

Sous le slogan Lâche ta bête de fête, Igloofête/Igloofest lance sa pleine programmation le jeudi 16 janvier, Quai Jacques-Cartier, pour 4 week-ends consécutifs au cœur de l’hiver. Tali Rose et Michael Bibi sont les têtes d’affiche, Scène Sapporo pendant que Félix Patry, DJ Minx et Willwalsh se succéderont sur la scène Vidéotron. Tout ça ce  jeudi, coup d’envoi d’une brochette impressionnante d’invités internationaux et locaux pour les semaines qui viennent. Pour mieux préparer ses sorties igloofestives, quoi de mieux que d’en causer au principal architecte de la programmation, Mathieu Constance ? 

PAN M 360. Y a-t-il un angle d’attaque pour Igloofête / Igloofest 2025 ? 

Mathieu Constance:  Pour 2025, on parle de notre Tournée Monstre Igloofest qui débute à Montréal le 16 janvier et qui s’étend à Gatineau pour la première fois (13-14-15 février) et à Québec pour sa troisième édition (6-7-8 mars). On encourage notre public à participer à la fête à travers le Québec, durant l’hiver au complet! 

PAN M 360: Quelles sont les actualisations en termes stylistiques?

Mathieu Constance: On retrouve de la hyperpop avec Bladee, DOSS et COUCOU CHLOE ainsi que plusieurs premières, dont Michael Bibi, Skepta (Más Tiempo), Adriatique et Cloonee. Ces noms reflètent la popularité de la techno mélodique et de la tech house, des styles qui font fureur partout dans le monde en ce moment. 

PAN M 360: Visiblement, la direction artistique se fait plaisir avec des pointures telles Skepta et Four Tet ou Apashe. Comment attirer ces artistes qui ne font pas exactement dans le dancefloor pour les présenter aux danseurs.euses du snowfloor ?

Mathieu Constance: On retrouve Four Tet et Apashe tous les deux pour la 2e fois, on sait qu’ils savent nous offrir des moments inoubliables de dancefloor! Skepta présente son projet DJ set Más Tiempo pour la première fois à Montréal. C’est un projet house qui a fait vibrer les dancefloors partout dans le monde, de Miami à Londres à Ibiza. 

PAN M 360: Vous n’invitez donc pas uniquement des artistes dont la fonction principale est de faire danser, on pense à Skepta qui vient en DJ set. Y en a-t-il d’autres et pourquoi ainsi diversifier la proposition?

Mathieu Constance: Bladee présente un live qui est moins orienté au dancefloor, mais qui se prêtera à merveille à notre offre de production. On a vu l’engouement pour des artistes comme 100 gecs et on a cherché à présenter quelque chose de nouveau, qui plaira à un nouveau public. Et c’est la première fois qu’on fait un événement 15 ans et + à Igloofest.

PAN M 360:. Vous poursuivez dans la même lignée, c’est-à-dire un riche mélange de découvertes et artistes consacrés. Le public en est-il conscient ou encore ne viendra-t-il que pour « l’expérience » ?

Mathieu Constance: Je pense qu’on retrouve vraiment un équilibre entre les deux;  pouvoir présenter les deux types d’artistes en parallèle permet au public de pouvoir faire des découvertes inattendues, même quand on va d’abord au set d’une tête d’affiche plus connue. 

PAN M 360: Quelles sont tes meilleures prises cette année, d’un point de vue strictement artistique ? Quelques mots pour chacun STP?

Mathieu Constance: Je suis très content de pouvoir produire le lineup de Four Tet en fermeture – on retrouve un mélange pointu de house, techno, UKG, et tout ce qui se retrouve entre ces styles pour un closing mémorable.

Adriatique sera un spectacle à ne pas manquer non plus, c’est un duo qu’on suit depuis longtemps et qu’on a hâte de voir brasser la scène principale.

En 3e, Marie Davidson est une incontournable, une première bien attendue à Igloofest. Elle lance un album sur le label du duo mythique Soulwax prochainement, et on a très hâte de voir ce qu’elle nous réserve pour son DJ set. 

PAN M 360:  Quelles sont tes meilleures prises cette année, d’un point de vue pouvoir attractif ?

Mathieu Constance: On a droit à beaucoup de grosses soirées cet hiver, mais j’estime que Steve Angello, Adriatique et Claptone seront de gros moments! 

PAN M 360:. Vous avez choisi la formule 3 soirs par semaine, c’est finalement la meilleure à l’évidence. Pourquoi ?

Mathieu Constance: Trois jours de weekend permet non seulement un engagement plus fort de la part des festivaliers, en particulier ceux qui viennent d’ailleurs, mais offre également une programmation variée et de nombreuses opportunités en termes de booking. Du point de vue de l’équipe, c’est une configuration idéale, garantissant des opérations plus fluides et une meilleure implication tout au long de l’événement. 

PAN M 360:. Peux-tu décrire sommairement le public qui se présente à Igloofest en 2025 ? Tranche d’âge, origines (locale ou touristique), intérêt pour la « mélomanie »  ou le party, etc.

Mathieu Constance: Le public d’Igloofest est majoritairement composé de jeunes mélomanes, âgés de 18 à 35 ans qui ont la culture festive dans le sang. L’événement attire des guerriers du froid de tous âges, en quête d’une expérience hivernale unique avec ses offres connexes d’Igloofête et les soirées Après-Ski. Igloofest séduit non seulement les Montréalais, mais aussi les visiteurs français (du Québec et de France!), la majorité du public accueilli réside dans la région du grand Montréal.

TOUTE LA PROGRAMMATION ET ACHAT DE BILLETS ICI

KingAlexBeats est le fils du beatmaker québéco-salvadorien Doc Filo. Dès l’enfance, il était fasciné par le travail du paternel qui l’a bien saisi et qui lui a rapidement fourni les outils nécessaires à la production musicale. Cet attirail sommaire devint sa console de jeu, en quelque sorte ! Il a aujourd’hui 23 ans, et plus d’une décennie d’expérience en création sonore. Il a travaillé avec la communauté d’artistes réunis autour du label Canicule (Shreez, Tizzo, Le Ice, etc.) et a créé des beats pour FouKi, Mike Shabb, Maky Lavender, Obia le chef, pour ne nommer que ceux-là. On lui doit aussi une paire d’albums: King (2022) et Roi à la naissance (2024). Le hip-hop américain, le trap, le rap keb, le reggaeton, les afrobeats et autres sous-genres constituent sa palette de couleurs qu’il met à profit dans son travail de producteur et compositeur.

La suite est spectaculaire : il fut repéré par Alexander Castillo Vasquez, un producteur latino-keb ayant fourni des beats aux grandes ligues de la pop, de Pitbull à Justin Bieber en passant par Nicki Minaj. Intéressé par son travail, le nouveau mentor de KingAlexBeats l’a invité à partager le travail auprès de pointures internationales. Le jeune beatmaker lavallois put alors bosser conjointement avec Castillo sur le mégatube Soltera de la superstar colombienne Shakira, ce qui a incité Pitbull à faire appel à ses services. L’effet boule de neige ne fait que commencer, d’autres collaborations prestigieuses sont à venir, et c’est pourquoi PAN M 360 s’intéresse à son travail. Alain Brunet lui a causé, faisons connaissance avec KingAlexBeats!

Les Productions Nuits d’Afrique démarrent l’année 2025 sur les chapeaux de roue en nous offrant un cadeau incroyable : Le SUBA Trio d’Omar Sosa et Seckou Keita, rejoint par le phénoménal percussionniste Gustavo Ovalles. Jazz afro-cubain, vibrations d’Afrique de l’Ouest et improvisations à couper le souffle : ce trio est réputé pour ses prestations qui laissent le public sous le charme. Alors qu’ils s’apprêtent à nous présenter la musique de leurs deux derniers albums, Transparent Water et SUBA, ils promettent une soirée remplie d’âme, de créativité et d’une connexion musicale profonde.

PAN M 360 : Omar, Seckou, c’est un réel plaisir de vous accueillir ici. Nous sommes tous très enthousiastes à l’idée de votre prochain concert à Montréal pour les Nuits d’Afrique. Avez-vous déjà joué à Montréal ?

Omar Sosa : Oui, j’y ai joué plusieurs fois. C’est l’une des grandes villes musicales du monde. Le Festival de Jazz y est légendaire.

Seckou Keita : J’y ai également joué. L’énergie y est incroyable. Je me souviens d’y être allé pour le Festival de Jazz—l’ambiance était inoubliable. Mais j’ai entendu dire qu’il fait très froid à Montréal en ce moment !

PAN M 360 : Oui, il fait environ moins 10 degrés ! Mais je suis sûr que votre performance réchauffera tout le monde.

Omar Sosa : Absolument ! Et avec Seckou qui arrive directement du Sénégal, il apportera un peu de cette chaleur magnifique avec lui.

PAN M 360 : Vous jouez ensemble depuis un certain temps. Comment gérez-vous les répétitions lorsque vous êtes souvent à des endroits opposés du monde ?

Omar Sosa : Nous avons une connexion qui transcende la géographie. Ce n’est pas seulement une question de répétition, c’est une question de ressenti. Chaque fois que nous nous retrouvons, quelque chose de magique se produit. Seckou apporte une énergie et des rythmes frais du Sénégal, et cela maintient nos performances vivantes.

Seckou Keita : Oui, c’est une connexion naturelle qui devient plus forte à chaque fois que nous nous retrouvons. Plus nous sommes éloignés, plus c’est intense et vibrant quand nous nous réunissons. Notre performance à Montréal sera une explosion de cette énergie.

PAN M 360 : Jouez-vous principalement un répertoire établi issu de vos albums, ou y a-t-il beaucoup d’improvisation dans vos concerts ?

Omar Sosa : Nous mélangeons les deux. Nous honorons nos albums, Transparent Water et SUBA, mais chaque performance est différente. Les structures sont là—A, B, pont—mais la connexion entre nous apporte toujours quelque chose de nouveau. Chaque spectacle donne l’impression d’une nouvelle création.

Seckou Keita : Absolument. Il y a toujours une dynamique fraîche. C’est comme si chaque performance était un nouvel album en soi. Nous partageons cette énergie avec le public, et c’est incroyable de voir comment cela résonne.

PAN M 360 : Quand avez-vous joué ensemble pour la dernière fois ?

Seckou Keita : C’était en mars de l’année dernière, pendant notre tournée au Royaume-Uni. Depuis, nous avons travaillé sur des projets séparés, mais nous sommes impatients de ramener toute cette nouvelle inspiration au SUBA Trio.

Omar Sosa : Exactement. Notre musique reflète non seulement notre collaboration mais aussi nos voyages individuels. Chaque fois que nous jouons ensemble, c’est frais et profondément enraciné dans nos traditions et nos esprits.

PAN M 360 : Parlons de votre performance à Tiny Desk. Comment était cette expérience ?

Omar Sosa : C’était en fait ma deuxième fois à Tiny Desk. La première fois, c’était il y a des années avec Paolo Fresu, et à l’époque, c’était vraiment un bureau—pas de décor, juste pur et simple. Maintenant, ils ont créé un petit décor, mais l’intimité est toujours là. L’accent mis sur le son acoustique et l’ambiance naturelle est magnifique.

Seckou Keita : C’était incroyable. L’espace est si petit, surtout pour le piano d’Omar et l’installation de percussions de Gustavo. Mais les techniciens ont fait un travail formidable pour créer un son si vivant. L’interaction avec les gens du bureau était fantastique. On avait l’impression de partager quelque chose de profondément personnel avec eux.

PAN M 360 : Cette performance a gagné une belle popularité. Cela a-t-il aidé à faire connaître le SUBA Trio ?

Seckou Keita : Oui, cela a attiré beaucoup d’attention sur ce que nous faisons. Les gens nous disent souvent qu’ils nous ont découverts grâce à Tiny Desk. C’est une bénédiction d’avoir une plateforme où notre musique peut toucher tant de nouveaux auditeurs.

PAN M 360 : En tant que musicien moi-même, je suis curieux de savoir comment vous équilibrez le son entre la kora et le piano. Les deux peuvent occuper des espaces tonaux similaires. Comment faites-vous pour que cela fonctionne ?

Omar Sosa : Tout est une question d’écoute et d’humilité. Si Seckou mène avec sa voix et sa kora, mon rôle est de soutenir et de créer une fondation. Nous avons passé beaucoup de temps pendant la production de SUBA à comprendre les espaces de chacun et à trouver cet équilibre.

Seckou Keita : Oui, c’est un dialogue. Nous savons quand nous donner de l’espace et quand nous mêler. C’est une question de confiance et de connaissance profonde, à la fois musicale et spirituelle.

PAN M 360 : Votre musique donne souvent l’impression de canaliser quelque chose au-delà de l’ordinaire. Comment expliquez-vous cela ?

Seckou Keita : Parfois, l’énergie que nous créons est si puissante qu’elle semble dépasser l’humain. C’est comme si nous n’étions que des canaux pour quelque chose de plus grand. Ces moments sont humbles et nous rappellent la dimension spirituelle de ce que nous faisons.

Omar Sosa : C’est l’amour. L’amour pour la musique, pour l’autre, pour nos traditions et pour le public. Quand cet amour est sincère, tout coule naturellement. Ce n’est pas quelque chose que l’on peut forcer ; c’est quelque chose que l’on ressent.

PAN M 360 : Merci à vous deux pour ces partages. Nous avons hâte de ressentir cet amour et cette connexion à Montréal.

Omar Sosa : Merci. Nous sommes impatients d’apporter notre musique dans une ville si spéciale.

Seckou Keita : Oui, merci. À très bientôt à Montréal !

Voici un éclairage sur la part immersive d’un programme présenté à la Satosphère, le 15 février prochain dans le contexte de Montréal / Nouvelles Musiques, un festival présenté à tous les deux ans par la Société de musique contemporaine du Québec. Interprétée par la pianiste Eve Egoyan, Simple Lines of Enquiry « nous emporte dans une lente dérive musicale qui nous fait vivre les possibilités émotionnelles du piano et de ses sonorités éthérées. » Imaginée ici comme l’écho de cette pièce de feue Ann Southam, complice de longue date d’Eve Egoyan , la vidéo immersive Machine for Taking Time de David Rokeby, en l’occurrence le compagnon de vie d’Eve Egoyan,  » nous transporte quant à elle à travers un panorama impossible de Montréal. Tirée de 750 000 images de la ville prises au gré des saisons et des conditions météorologiques, elle nous fait découvrir une ville qui se transforme lentement en superposant ses différentes images de manière imprévisible dans le temps. » Pour éclairer davantage les usagers de PAN M 360, Alain Brunet a interviewé Eve Egoyan avant la tenue de ce programme de M/NM.

Participant·es

Programme

INFOS ET BILLETS ICI

Montréa/Nouvelles Musiques démarre de manière explosive avec le concert Dynamite Barrel de l’ensemble hollandais New European Ensemble (NEuE), présenté le 14 février prochain à la Société des arts technologiques (SAT).

On nous incite à nous préparé à un « mélange bigarré où musique et images s’entremêlent en une danse effrénée avec des œuvres nostalgiques et ludiques » de Tjøgersen, Cendo, Black, Bailie ainsi qu’une création du jeune compositeur québécois Francis Battah, commandée par la SMCQ.

Ce programme se veut  » une collection de souvenirs précieux, remplis de danse, de théâtre d’ombres, d’énergie, de techniques brutes sur des instruments, et de rappels de moments nostalgiques vécus en regardant des dessins animés ».

Dans ce contexte, Francis Battah respecte l’instrumentation du New European Ensemble et s’inspire cette fois du mythique album Bitches Brew de Miles Davis pour nous mener vraiment ailleurs, dans son propre espace. Par l’entremise d’Alain Brunet, faisons connaissance avec Francis Battah et découvrons ici les fondement de cette commande de la SMCQ, créée dans le contexte de Montréal / Nouvelles Musiques.

Participant·es

  • New European Ensemble (NEuE)James Meldrum, clarinette; Ryanne Hofman, clarinette basse; Małgorzata Walentynowicz, piano, clavier; Porter Ellerman, percussions; Jacob Kellermann, guitare; Rada Ovcharova, violon; Mihkel Kerem, violon; Emlyn Stam, alto; Willem Stam, violoncelle

Concepteur·trices

  • Nina Kraszewska, sonorisation et direction technique

Programme

INFOS ET BILLETS ICI

Publicité panam
Inscrivez-vous à l'infolettre