On connaît Sheenah Ko depuis qu’elle fait partie du groupe The Besnard Lakes. Parallèlement à sa carrière d’instrumentiste, elle a lancé trois album solos en tant que chanteuse, parolière et compositrice, soit Nowhere In Time (2020), Future Is Now (2022) et le tout frais Transformation, lancé en septembre 2024 sur le toit du théâtre Rialto. Dans le contexte de POP Montréal, Alain Brunet avait interviewé Sheenah Ko pour en savoir davantage sur le comment et le pourquoi de Transformation, dont la matière fut jouée par Sheenah Ko et ses musicien.ne.s. Quelques mois plus tard, elle nous revient au Taverne Tour, ce jeudi au Quai des Brumes et c’est pourquoi nous vous ramenons cette interview.

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Les étals de la Boutique sont bien sûr sertis de feelings mais aussi de rap, de funk, ou due hip-hop mais aussi de trip-hop,  psychédélisme rock, prog rock et référents krautrock des plus spectaculaires, de chœurs mélodiques des plus musclés, et d’un ressenti tonitruant quant aux normes sociales et politiques qui nous régissent, aussi aux identités en mutation. S’il faut un cousinage hip-hop, on peut citer OutKast et Madlib. S’il en faut un plus indie pop-rock, on peut éviquer Kim Gordon ou Damon Albarn en mode Gorillaz. Lisez cet entretien avec son principal intéressé, soit Karim Lakhdar, mieux connu comme frontman d’Atsuko Chiba, et qui se produit ce jeudi à la Casa Del Popolo dans le cadre du Taverne Tour.

PAN M 360: Peux-tu nous causer un peu de ton évolution musicale ? Comment Boutique Feelings est-il né ?  

Karim Lakhdar: Boutique Feelings est né d’une envie d’explorer une autre partie de moi. En fait, ça fait  déjà un bon moment que j’écris de la musique en catimini, un truc que je partageais juste  avec mes proches. C’était vraiment une sorte de thérapie que je pratiquais sans pression, sans but précis. 

Un des grands tournants pour moi s’est produit quand j’ai quitté mon travail, après plus  de 10 ans. Je n’avais pas vraiment de projet, à part me concentrer sur la musique et  l’expression artistique. La seule chose qui était claire pour moi, c’était d’achever  un EP et le partager. C’était une façon de clore ce chapitre pour en commencer un nouveau. Je ne pense pas que je m’en serais sorti sans l’appui de ma conjointe qui m’a  vraiment soutenu dans cette transition.

PAN M 360: Nous te connaissons d’abord en tant que chanteur, claviériste et guitariste du  groupe Atsuko Chiba. Comment cette expérience influence-t-elle ton  travail aujourd’hui ?  

Karim Lakhdar:  Ça fait 13 ans que je joue avec Atsuko. C’est plus qu’un band, c’est ma famille. Je porte  avec moi toutes les expériences qu’on a vécues ensemble. Que ce soit la composition de  chansons, les tournées, l’amitié, nos conversations… Ça vit en moi, et je ne peux pas m’en dissocier. Je suis toujours en train d’apprendre avec eux. Donc, d’une certaine façon, c’est une partie intégrale de ce que je fais avec Boutique  Feelings. Sans le soutien de tout le monde dans le groupe, ainsi que de la famille qui  nous entoure, je ne sais pas si j’aurais fait ce pas. 

PAN M 360:  L’alliance du hip-hop, trip-hop et prog-psych se ressent dans ta musique.  Qu’est-ce qui t’attire vers ces genres ?  

Karim Lakhdar:  Honnêtement, c’est une question difficile à répondre. Mes goûts musicaux sont très éclectiques, donc les raisons qui m’attirent vers ces genres de musique sont sensiblement les mêmes que celles qui m’attirent vers le post-punk, le funk, la salsa, le rboukh, la musique  électroacoustique, etc. Ce sont toutes des façons de raconter une histoire. 

Dans mon cas, en ce moment, ce qui sort de ma tête prend la forme de ces styles  musicaux. Je ne pourrais dire que ce sera la même chose à l’avenir. Je garde  toujours la porte ouverte. La musique est une manifestation de soi, et comme on  change toujours, la réflexion change aussi.

PAN M 360: Il y a une identité visuelle au projet qui semble déjà être développée et prenante grâce à la technologie analogique. Comment cette identité se développe-t-elle à travers ta vision artistique ? 

Karim Lakhdar: Pour moi, l’identité visuelle est toujours importante. La relation entre la musique et la représentation visuelle du projet doit créer une atmosphère d’intrigue. C’est aussi  quelque chose de très personnel. Les images, comme les mots, veulent dire différentes choses pour chacun d’entre nous. Ce que je comprends en voyant une image n’est pas  nécessairement la même chose que toi. J’adore cet aspect: je ne suis pas là pour te dire quoi penser, c’est toujours une  suggestion. 

Pour la conception et la création, j’ai travaillé avec Rodrigo Sergio. J’espère continuer à  travailler avec lui et expérimenter pour développer une vision qui évolue avec le projet.  Chaque sortie mérite une approche différente, et je suis excité de voir ce que l’avenir  nous réserve ! 

PAN M 360: Comment abordes-tu le sampling et le design audio de ta musique ?  

Karim Lakhdar: Pour moi, chaque chanson de cet E.P. est un univers. Ce sont des vitrines qui invitent  (j’espère au moins)  à découvrir le monde de Boutique Feelings. Dans ce cas, l’échantillonnage  joue un grand rôle dans la création de ces univers. Souvent, ces  samples sont le point de départ d’une idée. Trois secondes peuvent influencer la  direction et le thème d’une chanson. Parfois, je crée mes propres samples, et d’autres  fois, c’est quelque chose que je trouve. 

D’un côté plus technique (ou peut-être pas tant que ça), je m’amuse à découper des  bouts d’audio et à expérimenter. Je modifie les fréquences, je les renverse, j’ajoute des  effets, etc. Parfois, j’enregistre une phrase de guitare, je la découpe et je la rejoue en  utilisant un contrôleur MIDI, ce qui la transforme complètement. Le but, c’est vraiment de créer sans destination. C’est un peu la philosophie générale du  projet. 

PAN M 360:  De ton premier single,  Sundried Autumn, se dégage une ambiance psychédélique et  atmosphérique, alors que Trynna Do met l’emphase sur le développement  personnel. Dans quel état d’esprit étais-tu pour la composition de ces deux premiers morceaux ?  

Karim Lakhdar: Ces chansons ont été créées il y a à peu près deux ans. Elles ont été écrites au début  et pendant la pandémie. Comme tout le monde, j’avais beaucoup de temps pour moi  et je me posais de nombreuses questions. 

Un thème central dans Trynna Do consistait à essayer de regarder le monde autour de moi  avec un regard plus objectif, malgré des pensées négatives. Je sais que ce n’est pas  forcément possible, mais j’essayais d’être plus empathique à l’endroit de ce que je ne  comprenais pas.

Sundried Autumn aborde le thème de la confiance en soi… puisque j’ai personnellement beaucoup de mal avec la confiance en soi. Les deux chansons ont une dimension  introspective et, honnêtement, je n’ai compris cela que lorsque je les ai retravaillées  deux ans plus tard. 

PAN M 360: Comment te sens-tu par rapport à la scène audiovisuelle Montréalaise en ce  moment ? Y a-t-il des artistes locaux que tu suis de près ?  

Karim Lakhdar: Montréal a toujours quelque chose à dire. On a des artistes excellents dans tous les genres. C’est une ville avec tellement de diversité et on tient l’expression artistique à cœur. En termes de musique, je trippe vraiment sur Zouz, Yoo Doo Right, Narcy et Suuns. 

Pour l’audiovisuel, je pense que le travail qu’Anthony Piazza fait depuis des années est  excellent. J’aime aussi beaucoup le travail de Naska Demini, il crée des portraits tellement émouvants. 

PAN M 360: Qu’en est-il pour la suite de Boutique Feelings ? Y a-t-il des projets  excitants à venir que tu peux partager ?  

Karim Lakhdar: Je travaille actuellement sur un album. C’est tout ce que je peux dire pour le moment. Mais je suis excité de poursuivre cette aventure! 

PAN M 360:  Si le public devait retenir un message ou une émotion de ta musique, que  voudrais-tu que ce soit ? Karim Lakhdar:  Je souhaite qu’ils retiennent cette idée d’espoir. Je pense qu’on vit tous des moments  difficiles et c’est important qu’on se réunisse plutôt qu’on se démolisse. Je crois vraiment en l’esprit de communauté. Supportez vos proches, votre famille, votre communauté locale et globale.

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Avant son spectacle en tête d’affiche du Taverne Tour, nous avons rapidement parlé à Gus Englehorn de son dernier album complet, The Hornbook. S’appuyant sur les récits fantasques de rock garage que l’on trouve dans les albums Dungeon Master et Death & Transfiguration, les histoires de The Hornbook sont peuplées de chevaliers, de fantômes, d’amoureux délaissés et d’autres gobelins farfelus, tous issus de l’imagination enfantine de Gus. Avec Estée Preda, compositrice, batteure, artiste visuelle, compagne de route et partenaire de vie, Gus a également publié un trésor de vidéos musicales bricolées pour suivre The Hornbook. Retrouvez ces histoires en live à l’Escogriffe le 6 février à 19h avec Gus Englehorn soutenu par Motherhood et Gondola.

D’ici là, lisez notre entretien avec Gus ci-dessous.

PAN M 360 : Qu’est-ce qui a inspiré ces histoires dans The Hornbook ?

Gus Englehorn : Beaucoup de choses ! Mon père s’appelle Roderick, mon frère a fait l’objet d’un article dans le NYT pour avoir détecté des métaux, ma mère n’a qu’un œil et porte un cache-œil (je plaisante). Ce n’est que les chansons sont achevées à 80 % que je commence à percevoir les indices sur leur signification. Cette signification est toujours attribuée par la suite.

PAN M 360 : Vos chansons portent toujours les récits de personnages farfelus et fantasques comme One Eyed Jack, Roderick of the Vale, et Sweet Marie. Croyez-vous alors qu’il est plus facile d’écrire en ayant un personnage visuel à l’esprit ?

Gus Englehorn : Je n’aborde jamais les choses directement. En général, je joue le riff principal de la chanson, et avant même de m’en rendre compte, des mots sortent de ma bouche. Au début, ce ne sont que des sons. Puis, après quelques centaines d’heures, les sons deviennent des mots et les mots se transforment en histoires.

PAN M 360 : Et Sweet Marie est inspiré d’un tableau ?

Gus Englehorn : Deux chansons de l’album sont inspirées par des peintures. Sweet Marie et The Whirlwind’s Speaking. Sweet Marie a été inspiré par une peinture que j’ai trouvée dans une grange. Je l’ai accrochée dans mon appartement et je l’ai regardée en m’asseyant sur le canapé et en jouant de la guitare. Finalement, un meurtre mystérieux a émergé du brouillard.

PAN M 360 : Pourquoi avez-vous appelé l’album The Hornbook ?

Gus Englehorn : Je l’ai considéré comme mes Fables de La Fontaine. Je me suis dit : si je devais un jour écrire un livre pour enfants, comment l’appellerais-je ? Et j’ai pensé que The Hornbook sonnait bien. Le hornbook était un outil éducatif destiné aux enfants de l’époque médiévale, tablette qu’ils utilisaient pour se casser la tête les uns les autres dans les cours de récréation. Ils avaient la forme d’une pagaie en bois et portaient généralement l’alphabet, des chiffres et un court verset de la Bible.

PAN M 360 : Avez-vous plongé dans de vieilles chansons folkloriques médiévales en écrivant cette chanson ?

Gus Englehorn : Je me suis plongé dans Scarborough Fair, un poème médiéval et de la musique française médiévale tout en conduisant à travers la campagne française et en regardant les châteaux et les verts pâturages.

PAN M 360 : Vous avez un côté très visuel dans votre musique, avec des clips à petit budget. Pouvez-vous nous parler du processus de réalisation de ces vidéos ? Peut-être plus particulièrement la plus récente, The Itch.

Gus Englehorn : Tout a commencé lorsque j’ai lu The Barebones Camera Guide, un livre extraordinaire publié pour la première fois dans les années 80, qui contient de nombreuses informations sur le scénario, le tournage de séquences et le travail sur pellicule. J’ai ensuite lu un autre livre intitulé Lighting For Film. Et nous avons commencé à travailler. Je commence par un grand remue-méninges avec Estée. Ensuite, nous concevons un scénario aussi détaillé que possible et, au moment du tournage, nous nous en tenons la plupart du temps à ce scénario. C’est vraiment une expérience passionnante que de prendre une guitare et de commencer à jouer avec, puis de faire émerger une chanson des profondeurs de soi et de lui donner une forme visuelle. Heureusement, dans mon cas, mes chansons fonctionnent plutôt bien comme de petits scripts.

PAN M 360 : Gus Englehorn, c’est vous, mais s’agit-il aussi d’un personnage sur scène ?

Gus Englehorn : Je pense qu’au fond, c’est juste un peu de moi, mais cela ne veut pas dire que je ne modifie pas les choses pour faire passer l’histoire. Je suis simplement excité à l’idée d’essayer de nouvelles choses et j’aime le sentiment que l’art vous procure, un peu comme si vous attendiez dans un océan de possibilités, de différentes façons de chanter, de jouer, de s’habiller, de bouger, de filmer et cela continue jusqu’à l’infini.

PAN M 360 : Pouvez-vous nous parler de votre processus parolier ? Je trouve toujours que vos chansons sont très faciles à chanter en raison de la nature de leurs rimes. Un peu comme un livre pour enfants ?

Gus Englehorn : Comme Jay-Z, je n’écris plus de paroles. Je les invente en jouant de la guitare. Mais les paroles sont certainement la partie du processus que je préfère. Je n’ai pas toujours l’impression de les contrôler, elles émergent en quelque sorte des ténèbres de mon subconscient et, en général, je ne suis pas satisfait tant qu’elles ne racontent pas une histoire facile à suivre tout en conservant un élément de mystère qui laisse une part à l’interprétation.

PAN M 360 : Comment mesurez-vous votre succès en tant qu’artiste indépendant ?


Gus Englehorn :
J’essaie encore d’y voir clair. Mais j’ai observé que, plus je me concentre sur l’art et ses innombrables dimensions, plus j’en suis profondément amoureux et moins le succès commercial semble avoir d’importance.

PAN M 360 : A quoi peut-on s’attendre pour le spectacle du Taverne Tour ?

Gus Englehorn : L’inattendu. Je plaisante, c’est juste un demi-groupe rouillé qui prend du bon temps à jouer.

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Mine de rien, cela fait déjà près de dix ans que les rappeurs et chanteurs de LaF roulent leur bosse sur la scène montréalaise.

Unique en son genre, le collectif rap s’est toujours démarqué avec un son à la fois complexe et accessible, navigant à travers le boom bap, la pop et le jazz. À chaque sortie, les trois MCs Bkay, Jamaz et Mantisse ont su se renouveler et leur nouvel EP Soin Entreprise (Vol.2), paru vendredi dernier, en est la énième preuve.

Via Disques 7ième Ciel, ils y proposent six nouveaux morceaux, tous concoctés avec soin par Bnjmn.lloyd, compositeur et réalisateur du groupe. En comparaison en leur dernier album CHROME, LaF se montre sous un jour plus décontracté et lumineux.

Sur June, le côté mélodieux du collectif est mis de l’avant grâce à l’excellent refrain de Mantisse, alors que les textes et rimes des MCs brillent sur W, un titre plus old school en lever de rideau. L’amitié et le sentiment de communauté sont deux thèmes centraux de l’EP; la famille est au cœur de Soin Entreprise (Vol. 2)

Pour l’occasion, Pan M 360 s’est entretenu avec Justin Boisclair (Bkay) et Thomas Thivierge-Gauthier (Mantisse) afin de jaser du processus créatif derrière le projet, les ambitions futures de LaF, les 10 ans à venir du collectif et bien plus!

Du 21 février au 9 mai, LaF produira son nouvel EP sur scène partout au Québec dans la cadre de leur tournée. Billets disponibles ici.

Autrice, compositrice, interprète, la Française Laura Cahen a lancé fin janvier un troisième album : De l’autre côté, coréalisé avec Mike Lindsay (Tunng, LUMP avec Laura Marling) et Josephine Stephenson (Damon Alban, Arctic Monkeys). Davantage inspirée par les cultures britannique et américaine que la française sans aucunement la renier, Laura Cahen propose 10 chansons. Dans un monde qui régresse et s’embrase, l’amour, le désir et l’identité sexuelle inspirent la fuite, la quête d’un lieu sûr et propice à l’harmonie entre les êtres différents des normes conservatrices redevenues prééminentes.  « J’imagine un monde pas très loin du nôtre, qui brûlerait de toutes parts, où les bombes ne cesseraient de tomber, la crise écologique battrait son plein, et les gouvernements seraient de plus en plus conservateurs et radicaux. Deux femmes y tomberaient éperdument amoureuses et devraient quitter la ville pour trouver un endroit meilleur dans lequel leur amour aurait une chance d’exister. » Alors? Une conversation s’impose, car De l’autre côté est un album substantiel où la poésie l’emporte sur le pamphlet, où l’art et le ressenti ont le dernier mot. Pour PAN M 360, Alain Brunet a joint virtuellement Laura Cahen en France.

Nouveau Langage, troisième album de N NAO sous étiquette Mothland, se veut une poésie sonore traversée par les considérations écologiques, cosmiques, métaphysiques, oniriques, charnelles, pulsionnelles. Tout est prétexte à création musicale ou chansonnière chez N Nao, qui sait transformer en création singulière tous échantillons de sons cueillis sur le terrain, toutes découvertes électroniques et instrumentales, toutes résonnances captées en studio. Au service de sa voix et de ses mots, les environnements imaginés par la jeune Montréalaise frappent très souvent dans le mille. Alain Brunet l’a rencontrée dans les locaux de Mothland pour causer Nouveau langage.

Plus de détails chez Mothland ICI

Le projet interdisciplinaire Mystery of Clock, présenté au festival Montréal / Nouvelles Musiques le 27 février 2025 au Théâtre Plaza à Montréal rassemble, sous des prémisses à la fois symboliques, philosophiques et sociologiques, un éventail d’expressions qui vont de la musique à la danse et au théâtre en passant par la performance gestuelle, la vidéo et la mise en espace conceptuelle. Un homme et une femme essaient tant bien que mal de ramener leurs horloges vitales (leur individualité telle qu’existante dans l’espace-temps) à une bien furtive harmonie biorythmique. J’ai déjà discuté avec les deux interprètes du projet, le violoniste Mark Fewer et la percussionniste Aiyun Huang (regardez l’entrevue ICI). Cette fois, c’est avec le concepteur Roland Auzet que j’ai tenté de lever un peu plus le voile sur ce mystère qui, finalement, n’en est pas tellement un, du moins après avoir écouté le metteur en scène qui en parle avec grande précision. 

DÉTAILS ET BILLETS ICI

En gestation et en évolution depuis plusieurs années, le projet interdisciplinaire Mystery of Clock porté par le violoniste Mark Fewer et la percussionniste Aiyun Huang et dont la direction artistique a été confiée à Roland Auzet, connaîtra sa création au Théâtre Plaza le 27 février 2025 dans le cadre de la programmation de Montréal / Nouvelles Musiques. Fusionnant théâtre, danse et musique dans une dramaturgie saisissante avec éclairages, gestes, audiovisuels, mise en scène, texte et les interprétations instrumentales de Fewer et Huang, Mystery of Clock vient interroger des thématiques comme le temps qui passe et les relations humaines dans un cadre immersif. Frédéric Cardin a discuté avec Mark Fewer et Aiyun Huang des démarches et de la création entourant ce « mystère de l’horloge ».

BILLETS ET DÉTAILS ICI

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Originaire de Côte d’Ivoire, celle qui a remporté la médaille de bronze aux IXes Jeux de la Francophonie est de passage à Montréal le temps d’une résidence artistique et d’un concert au Club Balattou le 6 février. En plus de chanter et de jouer de la percussion, Lerie Sankofa est également prof de musique et fondatrice du Sankofart Sum, un centre culturel africain pour la promotion de l’art & la culture. Notre journaliste Sandra Gasana s’est entretenue avec elle, entre deux séances de répétition de l’artiste.

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Pour l’ensemble de son œuvre, Michel Levasseur reçoit le Prix Hommage au 28e gala des Prix Opus, tenu le 2 février 2025, 15h, à la Salle Bourgie. Le Conseil québécois de la musique (CQM) a déjà dévoilé le lauréat du Prix Hommage remis à celui qui fut le directeur artistique du Festival internationale de musique actuelle de Victoriaville (FIMAV), et ce pendant quatre décennies – 1983 -2023. Cofondateur de l’organisme Productions Plateforme Inc. qui produit le FIMAV depuis 1983, Michel Levasseur a su financer ce festival de la prise de risque pour le mélomane et constituer un public aussi fervent que restreint, sorte de congrès annuel pour quelques milliers de mélomanes férus de musiques actuelles, sans concession aucune. Pour PAN M 360, Alain Brunet l’a joint chez lui, peu avant la remise de son Prix Hommage.

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L’Harmonie Laval se joint à l’OSL pour un concert spécialement conçu pour la famille. Sous la direction de la dynamique cheffe d’orchestre Diane Caplette, les musiciens de l’Harmonie Laval présenteront un programme amenant à la découverte du répertoire de l’orchestre à vents avec deux musiciens émérites de l’orchestre de Laval, le clarinettiste Jean-François Normand et le corniste Jocelyn Veilleux. Avec des œuvres imagés et emblématiques qui célèbreront le répertoire de l’harmonie et d’instruments à vent, c’est aussi les liens qui unissent l’histoire de l’OSL et de l’Harmonie qui seront mis de l’avant.

Notre collaborateur Alexandre Villemaire en a discuté avec Diane Caplette en amont de leur performance le dimanche 2 février.

André Jutras   

A Barrie North Celebration 

Richard Strauss (arr. John Boyd) 

Concerto pour cor no. 1 en mi bémol majeur, op. 11

Johan de Meij            

Madurodam 

Entracte 

Ilari Hylkilä

Taiga (6 min)

Carl Maria von Weber (arr. Alfred Reed, ed. Don McCathren) 

Concertino pour clarinette en mi bémol majeur, op. 26

Bert Appermont        

Noah’s Ark 

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L’Orchestre symphonique de Laval assume pleinement sa nordicité avec cette Mosaïque nordique, un programme dirigé par le chef montréalais Jean-Marie Zeitouni. On aura ainsi droit à l’exécution de Légendes, du compositeur québécois Jacques Hétu, œuvre inspirée de trois contes et légendes du Québec. suivra le Concerto pour piano en la mineur du compositeur norvégien Edvard Grieg, fleuron du romantisme scandinave, interprété par la pianiste ukrainienne Olga Kudriakova maintenant établie à Montréal. En seconde partie de programme, le plat de résistance est la Symphonie no. 5 du Finandais Jean Sibelius, dont on dit qu’elle « capture l’essence de la nature nordique ». Jean-Marie Zeitouni parle de tout ça à Alain Brunet pour PAN M 360, peu avant l’exécution du programme à la salle André-Mathieu, soit le 1er février.

Programme

Jacques Hétu

Légendes, op. 76 (15 min) 

1. Alexis le trotteur

2. Le diable au bal

3. La chasse-galerie

Edvard Grieg

Concerto pour piano en la mineur, op. 16 (30 min)
1. Allegro molto moderato (13 min)
2. Adagio (7 min)
3. Allegro moderato molto e marcato (10 min)

Entracte (20 min)

Jean Sibelius

Symphonie no. 5 en mi bémol majeur, op. 82 (30 min)

1.  Tempo molto moderato; Allegro moderato – Presto (13 min)
2.  Andante mosso, quasi allegretto (9 min)
3.  Allegro molto; Misterioso (8 min)

Artistes

Orchestre symphonique de Laval

Jean-Marie Zeitouni, chef

Olga Kudriakova, pianiste

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