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Pays : Australie Label : Wild Thing Genres et styles : metal progressif / post-hardcore / rock / rock prog Année : 2020
Ebonivory

The Long Dream I

· par Roxane Labonté

Debout à la fenêtre de notre vaisseau spatial, l’esprit engourdi par le ronronnement du moteur, nous regardons les planètes s’éloigner, le cœur un peu morose. Puis, une communication extérieure nous parvient. Sommes-nous entrés en territoire hostile ? Non, pas du tout : c’est une transmission en provenance d’un autre astronef, nommé Ebonivory. 

Avec The Long Dream I, le commandant Charlie Powlett et sa bande de surdoués envoient un son complexe à travers des notes rapides, pléthore d’émotions à l’appui. Nous en oublions la solitude glacée du vaisseau. Droit au but, avec moult feux d’artifice et un aspect grandiloquent, le djent dément de ces Australiens évoque à la fois Cynic, Northlane, Animals As Leaders, Falling In Reverse et Glassjaw. Reliant des styles a priori un peu disparates comme le post-hardcore et le metal progressif, Ebonivory explore différentes avenues, mais l’album a tout de même un fil conducteur cohérent. 

Les chansons, qu’on dirait traversées d’un immense câble doré, possèdent également une noirceur soyeuse en toile de fond. Les musiciens deviennent des peintres qui ajoutent des étoiles à ce ciel d’encre dans Persist et The Bluegums. Des supernovas multicolores et presque festives apparaissent grâce à Hanmer Street. Les équilibristes Sea Sons et In Reverie créent des moments d’apesanteur au milieu de l’album, supportant le reste avec agilité. Bref, The Long Dream I est une odyssée aux confins de l’espace et l’équipage d’Ebonivory est totalement en droit de revendiquer le futur de ce type de musique.

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