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Trois mouvements en réalité virtuelle ou augmentée

par Michael Guitard-Dubuc

Du vidéoclip au film documentaire, l’exposition Trois mouvements se fonde sur la réalité virtuelle et nous fait ainsi découvrir les œuvres d’artistes québécois, dont certains très connus, on pense à Alexandra Stréliski, Vincent Vallières, Dominique Fils-Aimé, FouKi et Daniel Bélanger. Au Centre Phi, l’exposition est présentée jusqu’au 5 septembre.

On peut contempler Composition, une œuvre en réalité augmentée de Vincent Morisset, Caroline Robert et Édouard Lanctôt-Benoît. Ce projet a été développé dans une résidence exploratoire de 2019 à 2021.

«La beauté de ce type de résidence, c’est qu’on peut commencer en n’ayant pas toutes les réponses et cheminer dans un esprit itératif, expérimental et créer du sens en gardant les propositions ouvertes », précise Vincent Morisset.

En manipulant des cubes sur une table, Composition devient un objet sonore, sorte d’instrument de musique. Plus précisément, les cubes émettent un son lorsqu’un faisceau de lumière les traverse. Si les cubes sont collés ensemble le son sera plus intense et si un seul cube n’est traversé, le son l’est forcément moins.

Réalisateur de plusieurs vidéoclips dont certains du groupe Arcade Fire, Vincent Morriset et son équipe ont mis au point un dispositif intéressant afin produire de la musique.

« Composition devient ce qu’on imagine. À travers la loupe du son, elle évoque un instrument de musique, un logiciel de beatmaking, une partition musicale. À travers la loupe scénographique, on peut y voir un théâtre d’objets, une maquette ou un castelet »,explique le réalisateur.

Est-il besoin d’ajouter que la présentation de ce projet est une première mondiale dans le cadre de cette exposition.

Par ailleurs, l’équipe d’ASTERIA a réalisé une série de vidéoclips en réalité virtuelle pour Alexandra Stéliski, Vincent Vallières, Dominique Fils-Aimé, FouKi et Daniel Bélanger. Certains d’entre eux sont paisibles, et calmes comme ceux de Daniel Bélanger et de Dominique Fils-Aimé. D’autres sont plus en mouvements et en couleurs comme celui de Vincent Vallières. Dans ce dernier on se trouve en voiture, on roule dans un kaléidoscope de couleurs, la balade se termine assis à côté du chanteur. On se trouve alors dans une salle de cinéma et Vallières nous explique quel fut le processus de création.

Dans celui de FouKi, autre beat, autre décor: on survole la mer sur le dos d’un flamant rose avec une vue sur une forêt tropicale.

Ces œuvres en réalité virtuelle montrent que l’univers du vidéoclip est vraiment passé à un autre niveau de possibilités.

Chose certaine, l’exposition Trois mouvements est un excellent moyen d’en apprendre davantage sur la réalité virtuelle , pour ainsi réaliser que cette technologie est de plus en plus accessible aux créateurs. Aussi, on y saisit que la réalité virtuelle a beaucoup évolué, que les possibilités sont plus grandes que jamais elles ne l’ont été auparavant.

Enfin, Trois mouvements présente des œuvres cinématographiques comme Le Livre de la distance de Randall Okita et le premier épisode de Space Explorers: The ISS Experience , réalisé par Félix Lajeunesse et Paul Raphael.

Et pourquoi Trois mouvements au Centre Phi ?: émerveillement, réflexion , évasion.

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