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Un artiste 2020, son choix 2020 (partie 3)

par Rédaction PAN M 360

Pour clore l’inénarrable année 2020, PAN M 360 vous propose une fois de plus l’éclectisme extrême. Pour votre plus grand plaisir, voici plus de 60 points de vue d’artistes de la musique de tous genres, de toutes générations et de toutes langues, d’origines locales, nationales et internationales.

Nous avons déployé nos antennes et lancé un appel rapide et plus d’une soixantaine d’artistes ont répondu ! Sans prétendre qu’il s’agit de leur album numéro 1 de 2020, leur choix a assurément marqué leur année. 

Est-il besoin d’ajouter que nous respectons et apprécions les goûts des artistes mis en ligne sur cette plateforme. Nous savons pertinemment que leurs fans seront ravis qu’ils les expriment sur PAN M 360, aussi sommes-nous d’autant plus honorés de cette généreuse collaboration. De surcroît, ces choix sont tout à fait complémentaires aux sélections de notre communauté !

En vous souhaitant une bonne année 2021, voici trois pavés de plaisir, soit trois parties d’un même concept : un artiste 2020, son choix 2020 ! – Alain Brunet

Tire le coyote est un authentique fleuron de la tendance kebamericana, auteur accompli, compositeur, interprète et aussi mélomane fervent, preuves à l’appui !

Adrianne Lenker, Songs and Instrumentals

 « La leader du groupe Big Thief présente ici un magnifique deuxième album solo. Enregistré simplement dans une cabane du Massachusetts,cet opus offre onze chansons douces et mélancoliques en phase parfaite avec l’automne et l’incertitude  pandémique. »

Jeff Tweedy, Love Is The King

« Ce 3e album solo de chansons originales en trois ans est son meilleur à mon humble avis, ce qui demeure extraordinaire pour un artiste aussi prolifique ayant quelque 30 années de songwriting derrière la cravate. Pour cet opus, le leader du groupe Wilco oscille entre la légèreté du country plus traditionnel et la profondeur de ballades folk, comme lui seul sait les construire. »

Nicolas Boulerice vient de lancer l’album Maison de pierres, projet parallèle au Vent du Nord, vaisseau amiral du trad keb dont il est un incontournable, voire un de ses artistes les plus influents.

Artús, Cerc  

Ciac Boum, L’homme sans tête

«Les uns font du rock expérimental avec du trad, les autres font du trad, avec du voisinage. Selon le pif du jongleur, ces deux disques vous aideront à faire valser 2020 loin derrière vous. »


Mong Tong est le projet des frères Hom Yu et Jiun Chi, qui  proposent un parcours psychédélique dans le folklore taïwanais d’inspiration occulte où nostalgie, tradition, humour et profonde singularité se mêlent au « côté oriental du rêve ».

Voyage Futur, Inner Sphere

« Un album ambient élégant ! La texture des sons chauds des synthés, des percussions et des arrangements en font l’album que nous avons le plus écouté. »

Robert Nelson, nom d’emprunt inspiré du fameux chirurgien révolutionnaire et patriote indépendantiste du Bas-Canada à l’époque de la rébellion (1837-38), est une véritable force du rap keb, tant en solo qu’au sein d’Alaclair Ensemble.

KNLO, Club Mixtape 2020

« Parce que ça donne la bougeotte ! »


Lisandre Bourdages et Sarah Dion font partie de Nobro, furieux combo hard-rock montréalais exclusivement féminin et donc sans « bro » comme son nom l’indique. Sick Hustle, lancé le 17 avril dernier, a remporté le prix du meilleur EP rock de l’année au récent gala Gamiq 2020.

Haim, Women in music part III

« Étrangement, il a fallu au moins 3 ou 4 écoutes complètes de l’album avant de vraiment l’apprécier. Nous étions déjà fans de leur musique mais avec ce nouvel album, nous trouvons qu’elles sont allées encore plus loin, ont pris plus de risque avec des arrangements et prises de son auxquels on se s’attendait pas nécessairement d’elles. Un gros 10/10 pour Haim en 2020 ! »

Thomas Le Duc-Moreau est chef assistant à l’Orchestre symphonique de Montréal, le plus jeune de l’histoire de l’OSM. C’est dire son potentiel ! Il a occupé ce poste aux orchestres symphoniques de Québec et de Trois-Rivières Il est aussi directeur artistique de l’ensemble Volte.

La 2e symphonie de Sibelius par l’Orchestre symphonique de Göteborg dirigé par Santtu-Matias Rouvali

« L’interprétation de la symphonie est d’une grande profondeur artistique et humaine. À l’écoute, on y ressent personnellement une grande connexion avec la musique, mais aussi à quel point les musiciens se sont dévoués à nous la faire sentir. »


Mara Tremblay est une des plus grandes artistes de la mouvance kebamericana et son récent opus Uniquement pour toi est sans conteste l’un des meilleurs albums québécois de 2020.

 

Marie Nadeau-Tremblay, La peste

« La sensibilité, la profondeur et la justesse de jeu de cette grande violoniste viennent m’apaiser et me permettent de m’envoler avec elle. »

Poirier a tenté un virage vers la chanson pop métissée avec l’album Soft Power paru au cours de l’été 2020, un pied toujours bien ancré sur la piste de danse. Son coup de cœur de cette année, ce n’est pas un album, mais un single !

Kabza De Small & DJ Maphorisa, eMcimbini feat. Samthing Soweto, Aymos, Mas Musiq & Myztro (New Money Gang)

« Kabza De Small et DJ Maphorisa sont sans conteste les maîtres – très prolifiques – de l’amapiano, genre hypnotique et envoûtant à souhait qui flirte avec la house mais dont le tempo est plus lent. Cette chanson, tirée de l’album Scorpio Kings Live de Kabza De Small & DJ Maphorisa, peut jouer cinq fois de suite et j’en redemande encore. Assurément le single de l’année. »


Nicolas Basque est multi-instrumentiste, compositeur et réalisateur studio. Membre fondateur de Plants and Animals, il accompagne d’autres artistes, compose pour la danse et le théâtre.

Antoine Corriveau, Pissenlit

« Parce que je l’aime beaucoup et surtout parce que c’est un album sensible où l’instinct est à l’avant-plan. »

Jake Ingalls est guitariste et claviériste chez les Flaming Lips, mais aussi guitariste et chanteur de Spaceface, formation de Memphis connue pour son pop-rock psychédélique planant et ses jeux de lumières hallucinants. La dernière proposition se veut un album des Fêtes bien lysergique : Holydaze.

Petit Prince, Les plus beaux matins

« Ce disque de Petit Prince est mon préféré de l’année. C’est notre claviériste, Katie, qui me l’a fait découvrir il y a quelque temps. J’attendais avec impatience un album complet et je n’ai pas été déçu. C’est un super mélange de pop française psychédélique à synthés et de bizarreries expérimentales. On se sent téléporté par leurs paysages sonores. J’apprendrais le français si ce type collaborait avec nous. »


Jason Williamson (Sleaford Mods) : Après la sortie d’une compilation retraçant les sept dernières années du duo punk-rap britannique parue en mai dernier, le charismatique chanteur s’apprête à lancer le sixième album des Sleaford Mods, Spare Ribs, le 15 janvier 2021.

Billy Nomates, Billy Nomates

« C’est son premier album et c’est brillant ! Je fais une chanson avec elle sur ce disque et j’en suis vraiment fier (Sleaford Mods lui ont d’ailleurs rendu la politesse sur leur prochain album). Elle a un accent qui pourrait être américain ou canadien mais elle britannique. Je trouve ça intéressant comment elle chante et parle, c’est comme un gros fuck-off à la culture britannique, la preuve que t’es pas obligé de chanter avec un accent comme le nôtre. C’est franchement vraiment bon, écoutez ça! »

Totalement Sublime, c’est Marc-Antoine Barbier (Choses Sauvages) et Élie Raymond (Foreign Diplomats). C’est chanté en français, ça se veut contemplatif, ça sonne comme de la synth-pop et de l’avant-pop avec des saveurs progs ou même asiatiques, ça traite de sujets comme la fatigue, la chaleur, la nostalgie.

Nicolas Jaar, Cenizas

« On aime vraiment le côté assez sombre de cet album presque instrumental qui tire même par moments sur la musique concrète (il est allé pas mal plus dans cette direction avec son deuxième album de 2020, Telas). Cenizas est un album assez immersif qui reste toujours dans une ambiance renfermée et on a beaucoup aimé quand c’est sorti. Élie se souvient très bien que Marc-Antoine est la première personne à qui il a écrit : “Maaaaaaan, t’as écouté ça ?!” »


Manu Militari est rappeur keb, auteur, compositeur, avec cinq albums derrière la cravate. Relativement discret depuis un moment, il réapparaît dans le paysage sonore local, on le soupçonne de mijoter quelque chose…

David Goudreault, Le nouveau matériel

« Mon album préféré de 2020 est un album franc, original et pur, c’est aussi l’oeuvre d’un artiste que j’aime autant que je l’admire »

Pierre Guérineau : Artiste complet, compositeur, multi-instrumentiste, producteur, chanteur, parolier, il fait équipe avec Marie Davidson dans des projets communs dont Essaie Pas, L’Oeil Nu et attise les braises de son projet solo : Feu Saint-Antoine.

Grischa Lichtenberger, Kamilhan, il y a péril en la demeure

« Musicien et artiste visuel sous-estimé, Grischa Lichtenberger m’a complètement désarmé cette année avec son album, résolument le plus “pop” de sa série. De par son utilisation émotive des voix synthétiques (v carg 1br, syn resr), son sens du groove et des textures, à la fois intime et complètement alien, il a été l’un des seuls LP de 2020 à rester sur mon disque dur. »


Aurélien Tomasi est clarinettiste et saxophoniste pour la formation multiculturelle Gypsy Kumbia Orchestra, de surcroît compositeur et arrangeur. 

El Balcón, La Bruja

« En s’inspirant du son jarocho mexicain et de la musique grecque, El Balcón présente une esthétique musicale unique et inusitée, riche tout en restant accessible. De la même façon que le Gypsy Kumbia Orchestra le fait avec les musiques afro-colombiennes et balkaniques, El Balcón propose un métissage original, particulièrement représentatif de la richesse cosmopolite du Montréal actuel. Avec l’album La Bruja, El Balcón propose des arrangements intéressants de son traditionnel, ainsi que quelques pièces originales. »

Scott Feltham a joué plusieurs instruments avant de choisir définitivement la contrebasse et d’acquérir le niveau nécessaire à l’obtention d’un poste au sein de l’OSM.

William Prince, Reliever

« Cet artiste a l’une des voix les plus chaleureuses que je connaisse. Ses chansons sont d’une grande douceur et me touchent droit au cœur. Dans ses textes, il est souvent question d’espoir et d’optimisme face aux défis et aux luttes. Des propos tout à fait actuels. »


Gab Bouchard est issu d’une famille d’éminents Bleuets de l’indie rock, son album Triste pareil a attiré l’attention de plusieurs au début de 2020.

Mara Tremblay, Uniquement pour toi

« Je trouve que c’est tellement abouti, tellement bien ficelé. J’ai toujours aimé Mara, et là, j’étais content qu’elle revienne avec un disque aussi solide. Je sais pas si c’est parce que j’aime tout le monde qui a participé à cet album, mais selon moi, c’est pas mal dans les top de 2020 au Québec. »

Lou Canon lançait au printemps son dernier album, Automatic Body, très beau travail dans les boisés torontois de la dream pop, de la synth-pop ou de l’avant-pop.

Jennifer Castle, Monarch Season

« Jennifer Castle a quelque chose de surnaturel. Quand elle chante, c’est comme si je me retrouvais dans les bras tendres et apaisants d’une mère. Elle fait taire le bruit dans ma tête. »


Mirabelle est le nouveau pseudo de Laurence Hélie, qui faisait dans le kebamericana au tournant de la précédente décennie, des années avant de ressurgir avec un projet totalement différent, cette fois bilingue : Late Bloomer.

Helena Deland, Someone New

« J’avais été happée par le talent de cette fille lorsqu’elle avait assuré la première partie de Matt Holubowski, il y a quelques années. Cet album est d’une beauté rare et je pourrais écouter en boucle et pour toujours la première minute de la première chanson sans jamais m’en lasser ! »

Taylor Swift, Folklore 

« Ce n’est pas très en marge comme choix, j’en conviens, mais j’assume. Comme tout le monde, je ne m’attendais pas à cet album. Je ne savais pas non plus à quel point j’en avais besoin et à quel point il me ferait du bien. La douceur et la sobriété des arrangements… les textes ! Les choses auraient sûrement été différentes si on enlevait 2020 de l’équation, mais ce retour aux sources était franchement tout ce que je pouvais encaisser cette année. »

Arlo Parks, EP Black Dog

« J’aime tout tout tout de cet EP… la poésie, sa voix, l’instrumentation respire, on s’accroche à chacune de ses paroles. J’attends avec grande impatience son prochain album en 2021. »

Joseph Edgar a sorti cet automne l’EP indie folk-rock Peut-être un rêve, pur jus de l’Acadie contemporaine dont il est l’un des éminents créateurs de chansons.

Klô Pelgag, Notre-Dame-des-Sept-Douleurs

Antoine Corriveau, Pissenlit

Les Hay Babies, Boîte aux lettres 

« Difficile de choisir un album en particulier, car chacun m’a fait planer à tour de rôle, en boucle d’accompagnement de mes marches quotidiennes et de mes soirées autour de la table tournante. Alors, je déclare ex-aequo ces trois quasi chefs-d’œuvre. Pourquoi eux, malgré quelques autres qui les talonnent de près ? De un, parce que j’ai décidé de rester dans la francophonie (désolé Dylan). De deux, car ces artistes ont su m’emporter dans un monde musical complètement libre, sans toutefois délaisser la maîtrise mélodique et le travail des textes. De trois, parce que depuis leur début y’a rien qui sonne comme eux, et avec ces disques, on ressent vraiment qu’elles et il plantent chacun leur drapeau en plein dans le cœur noir de 2020, me permettant de voyager loin, sans bouger si loin que ça, à ma plus grande joie. »


Marie-Hélène Landry, chanteuse du groupe montréalais Obsolete Mankind, roule sa bosse depuis belle lurette dans les savanes où ça hurle le métal. 

Fuck the Facts, Pleine noirceur

« Parce que les artistes de ce groupe  se sont vraiment réinventés pour cet album. »

Alexandre Lapointe est un bassiste extrêmement sollicité et leader de la formation The Brooks.

King Krule, Man Alive

« Cet album aborde encore une fois les recoins sombres de la vie en société et trouve un moyen de la traduire en perle poétique et mélodique. Archy Ivan Marshall a une très belle manière à lui de mélanger tout style de musique confondue avec agilité ce qui rend ce projet vraiment intéressant peu importe l’album qu’on écoute de King Krule. Qu’il s’agisse de jazz, de hip-hop à la J Dilla ou encore de rock, tout est fait avec brio. »


Yan Thiel est guitariste pour les groupes de métal Obsolete Mankind et Necrotic Mutation

Wake, Devouring Ruin

« Ça n’aura pas été facile, mais je vais opter pour Devouring Ruin de Wake. À la base un groupe purement grindcore, Devouring Ruin, le 5e album du groupe, se démarque par la qualité et la lourdeur de ses compos et nous démontre à quel point le band a évolué musicalement. »

Population II, trio de rock franco expérimental, a lancé l’album À la Ô Terre cet automne chez Castle Face et suscite de plus en plus d’intérêt auprès des amateurs.

Brigid Dawson & The Mothers Network, Ballet Of Apes

« Un premier album solo de l’ex-chanteuse/claviériste du groupe Thee Oh Sees/OCS. On y retrouve des chansons envoûtantes, une production remarquable et des collaborations avec d’incroyables musiciens situés un peu partout sur ce globe : Sunwatchers, Mikey Young (Total Control/Eddy Curre).


Alex Henry Foster est une figure de proue du post-rock montréalais, son offrande la plus récente s’intitule Snowflakes in July.

Gunn-Truscinski Duo, Soundkeeper

« En cette année faite de confusion et d’improbables, je me suis réfugié dans l’univers atmosphérique, drone, expérimental et méditatif du magnifique album instrumental Soundkeeper qu’a lancé le duo de créateurs jazz/psych et bruitistes Steve Gunn et John Truscinski en guise de 4e album. Il m’a offert l’immersion nécessaire à me perdre à travers l’écho de mes réflexions, tout en me permettant de ne jamais totalement sombrer dans l’obscurité de mon environnement oscillant entre chaos et catharsis. »

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